Nessieland : le blog

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Aaaaah la Suède, ses fjords, ses polars, ses enseignes de meubles low-cost. Et sa foisonnante scène rock, pop et metal. Eh oui, des artistes comme Robyn, Lykke Li, The Cardigans ou encore Opeth et In Flames sont bel et bien du pays de Fifi Brindacier et de Mikael Blomkvist. Certes, il n’y a pas que Abba et Neneh Cherry en Suède. Une chose est sure, en 2011 il va falloir compter sur un tout nouveau groupe, les Royal Republic.

Royal Republic

Royal Republic

Depuis 2007, ce quatuor originaire de Malmö (prononcez malle-meuh) fait du bon rock’n’roll bien barré et à l’énergie punkisante qui en ravira plus d’un. En somme, si vous avez aimé The Hives ou The International (Noise) Conspiracy, vous les adorerez!! Sonorités entraînantes, refrains entêtants et humour carrément potache, ce premier effort « We Are The Royal » est une petite pépite dans le genre, si ce n’est la pépite de ce début d’année 2011. Décorticage de la bête…

We Are The Royal

We Are The Royal: une pépite made in Sverige

 

L’album commence de manière tonitruante avec l’intro « The Royal » où l’on découvre les qualités vocales de Adam Grahn, alliant punk et rockabilly. Le ton est déjà donné avec le 2e titre, « President’s Daughter » qui allie bon riffs, textes hilarants et mélodies catchy. En parlant de paroles hilarantes, l’album contient pas mal de titres complètement tarés et catchy dont les paroles parlent essentiellement de filles, de conquêtes féminines et… de meufs! Les exemples les plus criants seraient « Tommy-Gun », « I Must Be Out Of My Mind », « Walking Down The Line » (un hommage à Johnny Cash?) ou encore l’excellentissime nouveau single « Underwear », qui peut se vanter d’avoir le meilleur refrain au monde: « I can see your underground from down here… » (trad: je peux voir tes sous-vêtements d’ici-bas). Chez moi, on dit que c’est PRICELESS!!!

 

Enfin bref, toujours est-il que ce premier effort des Royal Republic est très prometteur, les singles « Tommy-Gun », « All Because » (qui les a fait connaître en Scandinavie, fin 2009) ou encore « Underwear » (dont le clip devrait arriver incessamment sous peu) en sont de belles preuves. Sinon, il y a aussi des titres plus rentre-dedans comme « OiOiOi » (oui oui, comme le style musical), « The End » ou encore « Cry Baby Cry » qui fait énormément penser à The Hives comme si l’intro aurait été pompée à « Walk Idiot Walk » mais là, non ça passe crème comme dirait les djeun’s…

 

(clip de Tommy Gun)

 

S’il y a un titre qui caractérise parfaitement bien cet opus, c’est bien « Good To Be Bad ». Cette chanson a le don de vous rendre jouasse, vous faire shaker du booty en soirée et qui serait archi efficace en Sabotage Rock Party (juste pour éviter de mettre des trucs comme les Black Eyed Peas ou les Plasticines, après moi je dis ça, je dis rien…). Certes, ça sent l’influence Hives/Danko Jones à plein nez, mais qu’importe parce que ce titre est taillé pour la scène, en plus d’être l’une des plus réussies de l’album. « Full Stream Machine » est aussi super sympa, puissant et à la fois drôle avec ses petits effets futuristes façon « Retour du Jedi ». En tout cas, la mayonnaise prend très facilement avec cette album, le son et la prod sont sans défauts et il vous rendra de bonne humeur en toute circonstances. Quand on vous dit que la musique adoucit les mœurs…

 

Pour conclure, je dirais que cette première galette est réussie, que c’est un album à posséder parce qu’un truc qui vous fait sautiller comme un cabri 12 fois par titre et que le rock’n’roll scandinave est plus que vivant et c’est tant mieux!! Quelque chose d’autre à ajouter à cela? Oui, que cet opus des Royal Republic est indispensable et quand bien même il ne se serait pas encore, croyez moi, parole de Gonzo Dudette, IL LE SERA!!! Tack så mycket Royal Republic!!!

 

Miss Nessie

 

  • Album: We Are The Royal
  • Sortie le 17 janvier 2011 chez Roadrunner Records
  • Note: 9/10

 

www.royalrepublic.com

www.myspace.com/royalrepublicsweden

www.twitter.com/royalrepublic

 

Petite vidéo buzz pour la route ou « comment nous dépoter du poney – comme dirait l’autre – quand on a le look d’une danseuse de Bollywood? ». Très simple, il suffit de demander à Kannagi Ohlsson, une suédois d’origine indienne qui nous fait une version très particulière de We Will Rock You de Queen, si si je vous jure…

Kannagi

The "Queen" from India

On la doit notamment à un télé-crochet suédois, équivalent de notre Nouvelle Star, qui a répéré le filon en début d’année 2010 avant d’attérir sur YouTube et de faire le buzz depuis une bonne semaine avec des milliers (bientôt des millions) de clics par jour. Certains aimeront, d’autres vont carrément crier au blasphème mais moi, je dis que la rock’n’roll attitude, c’est inné et je crois qu’elle a un sérieux potentiel, même si j’avoue m’être beaucoup marrée en la voyant cette vidéo. Mais elle a un potentiel certain…

Ils sont tarés ces Suédois et c’est aussi pour ça qu’on les aime à Nessieland… hey les mecs, emmenez-moi là bas, loin de ce pays anti-noirs, anti-arabes et anti-métalleux, s’il vous plaaaaaaaaaaaaît!!!!

Miss Nessie

C’était samedi dernier au Bataclan qu’il fallait être si on est un fan de Prog’ de Death metal ou tout simplement de métal suédois car les papes du Death Metal Mélodique, les bien nommés Opeth fêtaient leurs 20 ans d’existence. L’Evolution XX Tour a donc fait escale à Paris dans une salle que je commence à bien connaître maintenant et même si j’ai loupé mes amis de chez Roadrunner France, ce concert était tout simplement ma-gique. Je m’explique…

*****

Opeth

Opeth fête ses 20 ans cette année

J’arrive un peu à la bourre au concert après avoir longtemps patienté dans la longue file d’attente me menant au Bataclan. Punaise, j’avais jamais autant poireauté pour un concert et encore moins au Bataclan, résultats des courses, je manque le tout début du « Blackwater Set ». Ouf, la deuxième chanson, Bleak, commence à peine. Ah oui, j’oubliais… Pour les padawans et non-spécialistes, le Blackwater Set c’est en fait l’album mythique de 2001 (« Blackwater Park ») qui est repris dans son intégralité lors de la première partie du concert. C’est au moment où retentit Harvest que je me rends compte d’un truc frappant: un concert d’Opeth, c’est plus qu’un simple gig, c’est un moment de communion et définitivement PAS un concert comme les autres. Ça headbangue en rythme et on reste pantois devant les suédois et plus particulièrement du grand Mikael Åkerfeldt, le frontman du groupe. Le quintet suédois finira par être surpris de voir autant d’enthousiasme de la part des fans français venus en masse pour les applaudir. C’est simple, ils ont eu droit durant tout le concert à de longues minutes d’applaudissements, d’accompagnements du public au début des chansons mais aussi de « cris de bourrins » légèrement éméchés à mon humble avis mais bon, c’est aussi ça le charme des concerts de métal…

Sinon le son était aussi incroyablement bon. Les intrus étaient suffisamment fort pour être entendus et la voix d’Åkerfeldt – tantôt claire et mélodique, tantôt brutale et puissante – est restée impeccable tout le long du gig. D’ailleurs, certaines chansons comme Harvest ou The Drapery Falls ont littéralement transcendé la salle. Quant au finish de Blackwater Park, énorme!! Première partie sans fioriture et très pro de la part d’Opeth puis le groupe nous remercie et nous rendez-vous dans 20 petites minutes pour la suite, le temps pour moi d’aller me chercher un t-shirt mais je n’étais manifestement pas la seule à avoir la même idée. Les fans se sont rués vers le stand des goodies: mug, bonnets, t-shirts, hoodies et compagnie sont pris d’assaut – et moi en sandwich par quelques hardos ma foi sympathiques – au bout de 18 minutes, je finis par avoir le sacré graal: un t-shirt souvenir du concert parisien. Je profite des deux minutes restantes pour voir si je trouve l’équipe Roadrunner, histoire de les saluer, mais trop tard, le concert recommence et il me faut regagner ma place.

Mikael Åkerfeldt (chanteur/guitariste), Fredrik Åkesson (guitariste), Martín Mendez (basse),  Per Wiberg (claviers, synthés) et Martin Axenrot (batteries, percus) arrivent tous sourires et visiblement heureux de revenir à Paris. D’ailleurs, le père Åkerfeldt plaisantera un bon moment sur l’amour des fans parisiens, il parlera de « manly love » d’ailleurs et aussi sur le fait qu’il était content de ne pas avoir eu à écrire des blagues pour les raconter durant le Blackwater Set où ils s’étaient contentés de plaisants « Merci beaucoup » dans la langue de Molière. Quelques bourrins lui crient « We want jokes we want jokes !! » et là Mikael Åkerfeldt nous sort LA phrase du jour (bon, je vous la fait en VF) « Je ne raconte pas de blagues, je raconte la réalité !! ». La salle, hyper réceptive, a accueillie la vanne positivement et l’a applaudit. Comme quoi, vous saurez pour la prochaine fois qu’une bonne vanne à un concert, ça vous met le public dans la poche et en plus, ça met de l’ambiance!!! Ce qui arrive hyper souvent dans les concerts de métal d’ailleurs.

Ensuite, il nous explique entre quelques vannes que le deuxième set se déroulera de manière chronologique et qu’ils vont commencer avec Forest, extrait de leur premier album Orchid, sorti en 1995 (ouais, je sais ça nous rajeunit pas tout ça). Puis s’en suit Advent de Morningrise (1996) et l’hypnotique April Ethereal de My Arms, Your Hearse (1998). C’est d’ailleurs avant cette chanson que l’autre meilleure vanne de la soirée fait son apparition lorsque le même Åkerfeldt parle de son pays natal, la Suède, « où tout le monde a un putain de groupe de Death metal mélodique. Ma mère aussi a un groupe de Death metal mélodique ». Nouveaux rires dans la salle et moi, qui regretterait presque d’être née de parents capverdiens. Blague à part, le concert se déroule toujours aussi bien quand soudain – peu avant Wreath, je crois – une fan jette une lettre en direction du chanteur guitariste qu’elle appellera tout joliment dans sa dite lettre « Dear Swedish Sexy Beast »… Toute traduction m’est… euh… inutile, je crois. Mais comme beaucoup dans la salle, j’ai beaucoup ri.

Le show s’est terminé en apothéose avec les deux chansons que je préférais le plus sur les deux derniers albums que je connais davantage (à savoir Reveries / Harlequin Forest, tiré du Ghost Reveries de 2005 et The Lotus Eater du Watershed de 2008). Impressionnante standing ovation sur les coups de 22h40 de la part d’un Bataclan conquis. Si les fans qui ont eu la chance et la joie d’être là ce samedi 3 avril 2010 se souviendront à jamais de ce concert magique, il en sera certainement de même de la part du groupe, qui adore passer par Paris lors des tournées. Et croyez-moi, de mémoire de metalleuse, ce gig parisien d’Opeth restera pour moi un des meilleurs concerts auxquels j’ai assisté de ma jeune vie de Gonzo Dudette.

Je finirais ce report écrit en direct de la bus 27 en direction de la gare St Lazare sur quelques mots en suédois que j’ai appris dans une autre vie: Tack så mycket för denna magiska konsert. Du var fantastisk och jag vill inte glömma…

Miss Nessie

PS: Un énorme merci à l’équipe Roadrunner, en particulier Christine et Florian. Dommage de vous avoir ratés!!!

Setlist:

Blackwater Set:

  • The Leper Affinity
  • Bleak
  • Harvest
  • Dirge For November
  • The Drapery Falls
  • The Funeral Portrait
  • Patterns In The Ivy
  • Blackwater Park

Encore


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