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On dit souvent que l’argent ne fait pas le bonheur, mais qu’il y contribue fortement. Et vu l’état de mes finances, je serais la première à affirmer que cela est vrai. Mais il est aussi vrai de souligner que la vie de certaines familles riches ont été pourries par le succès, la fortune et quelque fois l’avarice, l’histoire nous la démontré plusieurs fois : les Médicis, la famille Borgia, le clan Kennedy, la famille Ewing… certes qui n’a jamais existé mais que celui qui ne s’est jamais pris de passion pour Dallas me jette la 1ère pierre. Allez, avouez le!! Comme si vous allez me faire croire que vous n’avez jamais regardé un épisode de Dallas un jour de grippe ou de varicelle… haha haha je le savais.

 

Dirty Sexy Money

Dirty Sexy Money: les "Ewing" du 21e siècle

Et puis figurez vous que mon coup de cœur cathodique du moment n’est autre que la représentation moderne de la famille d’exploitants pétroliers texane la plus célèbre du monde. Dirty Sexy Money, c’est le nom de cette série télé américaine qui fait les beaux jours, enfin les belles 2èmes parties de soirées, de TF1 depuis un petit mois où chaque mercredi nous sommes invités à suivre les tribulations de la famille Darling.

 

L’histoire se déroule à New-York où vit Nick George (joué par Peter Krause, ancien croque-mort dans la mythique série des 2000s « Six Feet Under » ), un avocat idéaliste et sans histoires et dont sa vie sera chamboulée lorsqu’il est tenu de reprendre les affaires de son père, Dutch, décédé dans un accident d’avion, et tout naturellement hérite de ses plus gros clients, la richissime famille new-yorkaise Darling. Menée par l’intraitable patriarche Tripp Darling (impitoyable en affaires mais incapable de tenir sa famille tranquille – subliment interprété par le grand Donald Sutherland), il doit aussi faire face aux problèmes de conscience de son épouse Leticia (jouée par Jill Clayburgh) qui a entretenu pendant plus de 40 ans une liaison secrète avec Dutch George (le père de Nick donc) ainsi qu’aux écarts de conduite de ses enfants pourris gâtés.

Il y a Patrick (William Baldwin, plus en forme que jamais), le fils aîné candidat au poste de sénateur de New-York et fou d’amour pour une transsexuelle, puis Karen (jouée par Natalie Zea), la petite garce passée reine des mariages et divorces express qui en pince toujours pour Nick, déjà marié avec Lisa (Zoe McLellan) et père d’une petite Kiki (Chloe Grace Moretz, l’adorable Hit-Girl dans le film déjà culte « Kick-Ass »), il ne faut pas oublier le plus cynique des Darling, Brian (l’excellent Glenn Fitzgerald) l’homme de Dieu infidèle limite méchant et les plus glandeurs de la famille, à savoir Jeremy et Juliet (respectivement interprétés par le beau-gosse Seth Gabel et la mignonne Samaire Armstrong), les jumeaux fêtards et frivoles. Il accepte ce job qui lui permettra de mener sa petite enquête sur le meurtrier de son père.

Alors les intrigues dans Dirty Sexy Money ne manquent pas, mais ce qui frappe le téléspectateur, c’est le côté caustique, piquant et franchement absurdes de certaines intrigues qui rend la série excellente. Personnellement, elle me fait mourir de rire car chaque personnage est censé être la parodie d’une certaine catégorie de personne mais en fin de compte, on s’aperçoit que c’est beaucoup plus réalistes. Par exemple, si on prend le personnage de Patrick Darling, il faut être sacrément ciboulonné pour se douter qu’il serait baba devant une fringante et douce transsexuelle répondant au doux nom de Carmelita quand on sait que son épouse légitime, Helen, est au contraire ce qu’on appelle aux States une « ultimate bitch ». Ou encore la benjamine Juliet Darling, qui contrairement à ce que fut Lucy Ewing dans les années 80 ou alors Paris Hilton plus près de nous, est une fille tout ce qu’il y a de plus chaste et pure. Ça c’est ce que j’appelle un exemple pour la jeunesse. Ou encore Kiki George, la petiote de Nick, qui aimerait faire partie de l’univers quasi impitoyable des Darling alors que sa mère Lisa souhaiterait en sortir…

Cette série a aussi réussi à construire un beau casting autour d’acteurs plus ou moins connus mais avec des seconds rôles de choix tels que Blair Underwood (dans le rôle de Simon Elder, grand rival de Tripp Darling), Lucy Liu (dans celui de l’avocate séductrice aux dents longues Nola Lyons), John Schneider (dans la rôle de Charles Whatley) ou encore Tamara Feldman (dans le rôle de la jet-setteuse Natalie Kimpton)

Tout ce beau remue-ménage a beau faire des bons scores d’audiences ici en France (TF1 diffuse actuellement la 2e saison), cela n’a hélas pas été le cas aux États-Unis. La grève des scénaristes de 2007 puis l’érosion des audiences américaines ont précipité sa déprogrammation puis son annulation après seulement 2 saisons. Raaaah ils sont pénibles ces ricains, ils nous enlève des séries de qualité comme Dirty Sexy Money et nous rabachent encore des ignominies comme 24 Heures Chrono Pour Sauver Le Monde Sans Pause Pipi Et Sans Pause Café et les Desespérantes Housewives. Mais bon, vu le talent des acteurs, je ne me fais pas de soucis pour la suite de leur carrière…

Miss Nessie

C’est en regardant des vieux épisodes de Charmed, la série télé cultes des 90s sur les Soeurs Halliwell, sorcières next gen de leur état, qui se battaient contre des vilains démons, que je me suis rendue compte d’un truc qui, jusque là ne m’avais jamais traversé l’esprit…

Charmed

Charmed, mythique série des 2000s

La fameuse série américaine, dont les héroïnes Prue (jouée par Shannen Doherty), Piper (Holly Marie Combs), Phoebe (Alyssa Milano) puis rejointe par leur demi-soeur Paige (Rose Mc Gohan) a fait les belles heures de M6 pendant plus de 8 ans, à l’époque (bénie) de la « Trilogie du Samedi » était une série pas comme les autres et vraiment sympa, en plus d’avoir une BO sacrément « rock’n’roll » pour l’époque. En effet, pas mal de groupes sont passés dans la série que ce soit Pat Benatar, Dishwalla, Dave Navarro, Les Cranberries, les Goo Goo Dolls ou encore Ziggy Marley pour ne citer qu’eux, notamment dans le club de Piper qui s’appellait le P3.

Cela étant dit, ce qui nous intéresse ici, c’est le générique (« How Soon Is Now? ») qui est interprété par un groupe new-yorkais qui s’appelle Love Spit Love, combo aujourd’hui disparu. Mais ce que vous ne saviez pas – et que vous allez savoir grâce à Nessieland – c’est que cette chanson datant de 1995 est en réalité une reprise des Smiths. Eh oui, encore et toujours The Smiths, mais que voulez-vous j’adore ce groupe autant que la série.

Ça c’est la version originale des Smiths de 1984 (qui était sorti sur le 2e album du groupe « Meat Is Murder« . Elle fut même appellée par certains critiques rock le « Stairway To Heaven des 80s » et est très souvent classée dans le top 500 des plus grandes chansons rock de tous les temps, que ce soit par NME, Blender Magazine ou encore Rolling Stone…

Et ça, c’est le générique de Charmed, interprété donc en 1994 par Love Spit Love, qui figure aussi dans la BO de The Craft et qui fut aussi le plus gros tube de ce groupe, né des cendres de The Psychedelic Furs. Ça va vous rappeler des bons souvenirs, en tout cas…

Une version un peu plus connue mais moins sympa des petites lolitas moscovites de t.A.T.u qui ont repris cette chanson en 2000 avec un énorme succès aux Etats-Unis dans les Charts. Perso, c’est pas ma préférée des t.A.T.u, bien que j’aime bien ce groupe.

Fin de la boîte à souvenir, si vous avez des idées pour un prochain voyage musical dans le temps, n’hésitez pas à aller sur notre MySpace ou de nous envoyer un mail 😉

Miss Nessie.


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