Nessieland : le blog

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NOTE DE LA REDACTION: CECI EST NOTRE 200e ARTICLE!!! 😀

 

Le saviez-vous? La Finlande est de loin le pays le plus heavy metal d’Europe car c’est le seul pays où il est possible de voir plusieurs groupes de métal entrer les charts de ce pays scandinave et qui a aussi permit de gagner l’édition 2005 de l’Eurovision avec le groupe de monstres gentils, Lordi et son Hard Rock Hallelujah… Ça c’était pour planter le décor.

Relentless Reckless Forever, sorti le 7 mars

Relentless Reckless Forever, sorti le 7 mars

Eh bien, sachez chers lecteurs que ce pays fourmille de groupes de métal tous plus excellents les uns que les autres et dans leurs domaine de prédilection car ils ne font pas TOUS le même style de métal (black metal, Death mélodique, metal à chanteuse, hard rock, grindcore, punk gothique et j’en passe…) et il y en a au moins 3 que vous vous devez de connaître : HIM, si vous aimez l’esprit gothico-romantique à la Tim Burton, Nightwish si vous aimez les belles voix féminines et les sonorités épiques et Children Of Bodom, si vous préférez les trucs nettement plus bourrins. Et puisque HIM n’a pas trop d’actualité et que son dernier album n’a pas eu le succès escompté et que l’on entend davantage parler de l’ancienne vocaliste de Nightwish, Tarja Turunen (et de son nouveau projet solo) que du groupe en lui-même, alors je me tourne vers Children Of Bodom qui, oh, quel hasard, a sorti il y a quelques jours (le 7 mars plus précisément) son 8e effort, intitulé Relentless Reckless Forever. Groupe qui a connu les faveurs de bons nombre de metalheads grâce aux albums Hate Crew Deathroll (2003) ou encore l’album de reprises sorti il y a deux ans, Skeletons In The Closet contenant le mythique Oops I Did It Again, version power metal.

Cette galette est, comparée aux autres albums du groupes, plus court et surtout plus catchy, comme si le temps était compté et que du coup, il faut expédier ses chansons telle une mitraillette dans la chambre couverte de posters de Justin Bieber. Toujours est-il que les neuf titres qui ornent cet opus sont loin, très loin d’être mauvais. On peut même dire qu’ils sont très efficaces tant ils vont droit au but. Il me sera donc inutile de vous dire que le titre qui ouvre, Not My Funeral, est archi tonitruant et très bourrin mais avec cette petite touche « bodomienne » si chère à la bande à Alexi Laiho (chanteur et gratteux de son état) qui consiste à délivrer dans nos écoutilles une cavalcade de riffs parfaitement accompagnée du clavier de Janne Wirman. Et le reste de l’album est ainsi, tout comme le titre éponyme de l’album, Relentless Reckless Forever, ou encore le single Was It Worth It? qui est décrit par son frontman de « chanson pour faire la fête ». Je dois reconnaître qu’il n’a pas complètement tort. En tout cas, je vous le conseille chaudement ce single.

Children Of Bodom

Children Of Bodom

Et même s’ils ont voulu nous montrer que cet album est celui de la maturité, je serais tentée de dire à ces messieurs que même si ça ne ressemble pas au COB du début, bah ça reste du Children pur jus avec toutes les caractéristiques que l’on peut trouver : les riffs, les solos de barge, le mélange des genres, à la fois hyper mélodique, très épique et aussi méga méchant. Comme sur les titres Pussyfoot Miss Suicide ou encore le titre qui clôture l’album, Northpole Throwdown (petite référence cachée à leur patrie, pays située au sud du Pôle Nord) qui est de loin un des meilleurs titres de l’album et qui, j’en suis sûre fera mouche lors de concerts et en particulier celui très attendu au Zénith le 2 mai prochain (cherchez pas les mecs, c’est déjà complet!!).

Pour moi les titres qui se détachent sont Cry Of The Nihilist et Shovel Knockout, que je trouve excellent car vraiment différents dans le sens où ils nous emmènent dans des univers différents et où on sent que malgré tout, il y a eu du boulot et de la recherche dans les textes et les mélodies. De plus, ils sont aussi tous les deux vraiment intéressants à écouter quand on est fan du groupe depuis un moment. Seul Ugly ne semble pas attirer mon attention plus que ça mais ça n’engage que moi!!!

Alexi Laiho

Alexi Laiho, frontman et guitar hero

Pour résumer, l’album est très bon et se dirige aussi pour un beau et franc succès auprès de ses fans (et c’est vrai qu’ils sont très dévolus chez la COBHC – comprenez COB-HateCrew), on est pas trop déçus au final et donne un rendu suffisamment chouette pour qu’on ait hâte, oh oui hâte de les voir en concert. Si vous ne connaissiez pas ou peu Children Of Bodom, cet album pourra vous donner de bonnes bases!!! Une bonne réussite, sans surprises certes, mais bonne quand même.

Album: Relentless Reckless Forever
Sortie le 7 mars chez Universal France
Note: 7/10

http://www.cobhc.com
http://www.myspace.com/childrenofbodom
http://twitter.com/cobhc

Miss Nessie.

Très en colère
Très en colère

Ce n’est pas dans les habitudes de notre précieux blog de taper sur les doigts des gens quand quelque chose de grave et de déplorable. Ce n’est pas non plus dans mes habitudes non plus de raconter ma vie dans ce blog parce que Nessieland a juste d’autres aspirations que mes états d’âme de jeune femme de mon âge. Mais comme on le dit souvent dans ma famille, il y a un moment où il faut juste arrêter de nous prendre pour des imbéciles. Et c’est à ce moment-là que j’interviens.

J’ai débuté dans l’éditorial il y a à peu près deux ans lorsque une jeune éditrice, entre temps devenue mon amie, m’a proposé d’écrire pour un webzine culturel qui s’appellait Vertige des Moeurs. Ce boulot m’a permis de me lancer dans un truc dont j’ai toujours rêvé de faire partie, le journalisme musical. Grâce à ce webzine, j’ai pu commencer à écrire, voir des expositions et films incroyables, rencontrer des super personnes mais surtout faire ce que j’aime et être respectée pour ça. Helàs pour moi, ce rêve prend fin en même temps que le journal en 2009. Dès lors, un après-midi d’août entre deux frappucinos de chez Starbucks, j’ai fait part à une autre personne, qui est aussi très vite devenu mon fidèle destrier, de mon envie de lancer mon propre blog éditorial et de parler en toute franchise et liberté de ce qui me passionne. L’éditrice, Charlotte, m’avait soutenue dans ce sens et le fidèle destrier, Sugar Daddy, aussi en me disant que ça pourrait être un bon début. Un week-end Faith No Morien à St Cloud plus tard, je décide de créer mon blog musical qui s’appellera… Nessieland. C’était le lundi 31 août 2009, dans le campus de la Fac des Lettres de Créteil.

18 mois, 7 jours, une bonne soixantaine de concerts et 198 articles plus tard, je suis toujours aussi fière de mon petit bébé et de sa petite soeur anglophone (Insane In The Brain sur Blogger) mais le milieu du blog musical s’est de plus en plus infesté de hipsters, de dilletantes et surtout de personnes qui critiquent juste pour le plaisir de critiquer mais qui au fond, n’apportent rien au schmilblick, surtout quand on sait que d’autres ne savent même pas écrire correctement (et les exemples ne manquent pas). Toujours est-il que je trouve ça dommage que ce soit ces personnes qui soient mieux respectées dans ce magnifique job qu’est le journalisme msuical – que ce soit à petite ou grande échelle, d’ailleurs – et non pas celles qui savent à peut près de quoi il(s) ou elle(s) parlent. Un bloggeur rap qui a une forte culture jazz et chanson aura plus de mal à se faire respecter en tant que connaisseur de musique qu’une espèce de fashionnista au cerveau plus vide qu’un oeuf Fabergé vendu 7€ au marché de Sarcelles qui ose dire du mal de Randy Rhoades considérant qu’il n’a rien apporté à la culture rock, si bien tenté qu’elle sache ce qu’a véritablement FAIT Randy Rhoades sans être passée par la case Wikipédia. Et croyez-moi, j’en ai vu plein des comme ça. Mais ce n’est pas ce dont je suis venue me plaindre ici. Non, mon problème, mon GROS problème ce sont les revendeurs de billets. Mais si, vous savez, ceux qui prennent 8 tickets d’un coup pour vous les revendre 350 € sur eBay!!

Dire que ce phénomène est nouveau me ferait perdre le peu de street crédibilité que certain(e)s sur Twitter veuillent bien m’accorder pour le moment mais on peut dire qu’il s’est amplifié depuis quelques mois. La méthode est très simple : les revendeurs utilisent des bots, ces systèmes informatiques qui permettent de commander un certain nombre de billets (4 ou 8 maximum selon les sites de billeteries) au moment même où ils sont mis en vente, ainsi bloquant la possibilité pour les VRAIS fans de pouvoir se procurer les billets de manière un peu plus légitime et surtout légale. Certes, il y a toujours moyen de demander à des potes de prendre sa place pour ensuite le ou la rembourser en temps voulu mais il semble bien que depuis qu’il est possible de commander des billets exclusivement sur Internet, certaines personnes ne se gènent pas pour « piquer » des places qui pourraient être précieuses pour les vrais amateurs de musique pour ensuite les vendre le double, triple et parfois même le quadruple du prix initial sur eBay. Il parait que c’est la crise, mais là, elle a vraiment bon dos la crise parce que léser des vrais fans et ainsi biaiser les artistes qui attendent de faire un concert devant leur public traditionnel, c’est tout bonnement scandaleux. En d’autres termes, un concert « sold out » en 2011 ne veut plus dire qu’il a été fortement plébiscité par les fans mais qu’il a été envahi de ces personnes que le showbiz appelle les « scalpers« , c’est le nom anglophone de ces revendeurs.

Un article fort intéressant du journal en ligne Slate appuie mon argument, celui de dire que c’est absolument dégueulasse de faire ça aux vrais fans de musique, aux fans et aux gens qui méritent de faire ses concerts pour passer une bonne soirée, découvrir ou redécouvrir des titres que l’on ne connaissait pas et faire tout simplement partager l’amour du bon son aux gens qui ne demandent que ça. Ce que certains ont aussi l’air d’oublier que c’est totalement illégal, tout comme la revente à la sauvette, mais faute d’une législation claire et concise sur le sujet, on laisse tout simplement faire ces gens là en toute impunité car même les sites de revente de billets comme feu-Starlight ou encore eBay sont censés intervenir lorsque ce genre de chose se produit afin de les punir comme le suggère une loi de 1919 qui interdit justement « la revente de billets à un prix supérieur à leur valeur faciale », certes cette loi ne semble concerner que les spectacles subventionnés par l’État mais j’estime que le principe est là malgré tout. C’est d’ailleurs à cause de ces scalpers que bon nombre de personnes n’ont pas pu assister à certains concerts (U2 en septembre dernier, Johnny Hallyday dans un autre style et plus récemment Lady GaGa). Et la liste s’allonge quand on sait que des concerts comme celui des Kills, prévu pour le 22 mars, complet en 4 minutes (puis places mises en vente sur eBay), pour les Queens Of The Stone Age au mois de mai à l’Olympia et dont les places sont parfois vendues le triple de son prix original comme ici et aussi System of A Down et dans un autre style les Black Eyed Peas, dont plein plein de fans se sont sentis biaisés (pour ne pas dire baisés) lors de leurs dates respectives au Palais Omnisports de Paris Bercy et au Stade de France. Acheter un ticket et avoir un empêchement, ce sont des choses qui arrivent mais profiter d’un système défaillant, c’est révoltant, abominable et pathétique et puis ce n’est ni plus ni moins que du VOL!!! Et que les labels ainsi que les vrais distributeurs de billets de concerts type Digitick, Ticketnet, AVosBillets, France Ticket ou encore les habituelles bonnes crèmeries ne puissent pas agir de manière plus efficace contre ce genre de fléau. Et si même le GRAND James Murphy de LCD Soundsystem est d’accord avec moi, que dire de plus!!!

Ma réponse à cela, c’est faire comme les Arcade Fire qui ont décidé à l’occasion de leur concert le 28 juin au Zénith, qui vendront à partir de vendredi 10h leur place pour ce Zénith uniquement en magasin afin d’éviter de se faire encore une fois arnaquer par des personnes mal intentionnées, cherchant à se faire du fric facile sur le dos des aficionados purs et durs. Et on ne pourra en acheter que 2 billets maximum. Comme au bon vieux temps… Quand je pense qu’on m’a reproché d’être trop jeune pour tout comprendre, je crois que ce que je viens d’écrire et vous de lire démontre bien le contraire. Sans prétention aucune, bien sur 😉

N’hésitez pas à faire part de vos impressions en commentaire ou alors par mail nessielandrocks@gmail.com ou encore sur Twitter (@NessielandRocks) avec le hashtag #Nessieland…

Miss Nessie

S’il y a bien une chose que Nessieland aime par dessus tout, ce sont les découvertes musicales. Alors lorsque nous avons été gentiment sollicités pour interviewer un duo pop français au talent et à la fraîcheur impressionnante, nous avons acceptés sans aucun problème. C’est ainsi que je me suis retrouvée un samedi ensoléillé de janvier (si si, ça existe!) à faire notre toute première interview avec Alex et JB de Call Me Señor, qui viennent de sortir un nouvel EP « Sex With You » et que je vous recommande très chaudement…

Sex With You, le nouvel EP des Call Me Señor

Sex With You, le nouvel EP des Call Me Señor

Hélàs, entre temps, la loi de Murphy a frappé Nessieland et je me suis retrouvée sacrément embêtée pendant une bonne quizaine de jours où mes mails professionels et mon accès au blog étaient bloqués, faute d’avoir un ordi qui marche, en plus d’avoir perdu plusieurs chroniques dans mon PC, désormais au paradis des PC merdiques… Heureusement, les choses reviennent petit à petit dans l’ordre et les chroniques prévues arrivent dans les jours qui viennent. Mais bon, l’interview est là et Nessieland aussi, alors c’est pas grave!!

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Bonjour, je vais d’abord commencer en vous demandant de vous présenter, qui vous êtes, d’où vous venez, etc…

JB: Le groupe, c’est Alex et JB, on s’appelle Call Me Señor, on fait de la musique avec ce groupe depuis un peu plus d’un an. On sort un 2ème EP, prochainement, le 8 février, on fait de la musique ensemble depuis 6 ans et là, ce projet là, c’est un truc très pop et très dansant en même temps, on a pas encore fait de compromis entre le côté très dansant et le côté très catchy, très mélodiques, ce sont deux choses qui nous intéressent.

Bah, en fait vous venez de répondre plus ou moins à ma deuxième question qui en fait de savoir comment vous vous définiriez musicalement?

JB: Ça a un coté très new-pop.

Alex: Tu l’as dis ou pas?

JB: Non, je l’ai pas dit.

Alex: Parce qu’on va commencer à dire ça partout, on avait trouvé ça avec un pote ingé-son, parce que ça reste des mélodies avant tout.

C’est vrai que ça s’entend!

Alex: Ouais, c’est ça, des mélodies et des voix que tu peux chantonner. Et en même temps derrière, on est plus électro, c’est pas juste de la pop classique. Et donc, c’est un peu la tendnace de 2011, je pense. En fait, c’est ça, t’as plus aucune pop vraiment plate comme avant, tous ont un un peu d’éléctro, le new-pop. J’adore (rires).

J’aime aussi, je trouve ça sympa comme concept.

JB: Ça change de l’éléctro rock où t’entend toujours les mêmes trucs.

C’est surtout des trucs qui reviennent très souvent en ce moment.

Alex: Il y a beaucoup de groupes d’éléctro rock qui sortent en ce moment et c’est assez mauvais.

Et vous avez qui comme exemple? (rires)

JB: On a pas le droit de le dire.

Alex: Il y en a que j’aime pas, je vais pas en citer un en particulier. C’est juste un mouvement où t’as l’impression que tout revient à chaque fois. Je parle pas d’artistes qui font la même chose, qui font des chansons qui marchent bien et qui font 12 versions de ce qu’ils ont fait en single. On trouve ça un peu dommage.

Et donc, quels sont vos principales influences musicales? En fait, ça se résumerait à quoi?

JB: C’est Alex, c’est ce qu’il me fait écouter.

Alors, Alex?

JB: Non mais c’est un peu ça (rires).

Alex: La liste, ça commence à Oasis, Blur, les Stones Roses, des trucs qui ramènent à l’Angleterre.

La scène de Manchester, je crois?

Alex: Ouais, c’est un peu ça même s’ils sont plus de Manchester. Sinon, il y a des trucs un peu plus récents comme Kasabian.

JB: On écoute plus de trucs comme ça.

Alex: Sinon, on écoute aussi du rock, disons classiques, évidemement Beatles, Stones, enfin surtout en ce moment. On a eu cette période comme tout le monde et ça nous influence encore. Ça nous influence encore parce que justement, ça a influencé tout le monde après. Qui il y a d’autres…

Ouais, c’est les références?

Alex: Ouais c’est ça. Il y a du rap aussi, du rap français à un moment mais pas beaucoup. C’étaint des trucs comme NTM, Busta Flex, encore que son premier album j’aimais bien, le 2e, Fric, Violence et je sais pas quoi [ndlr: C’était Fric, Violence, Sexe et Flouze, en 2000], il était trop nul, enfin je trouve. Sinon des trucs américains comme les premiers albums de Dr Dré, Snoop, les premiers d’Eminem, ses démos qui étaient super bien, Kanye West, son dernier album qui est incroyable. Toi (en désignant JB), t’es plutôt sur Lil Wayne.

JB: Pas l’album rock, hein!

(rire général) Ah ouais, mais ça c’était juste une mauvaise blague, en fait. J’ai entendu un titre une fois mais, euh non.

JB: C’est dégueulasse, alors que avant il y avait des trucs super intéressants. Je suis pas fan quand il faisait des trucs avec des guitares et des vocoders, je trouve ça un peu épuisé.

Alex: Bah Kayne West, il l’avait fait avec Heartbreak (ndlr: son album sorti fin 2008, qui n’a pas rencontré le public escompté) mais dans des sons peut-être un peu plus propres. Les deux premiers albums de Foals qui m’ont mis complètement sur le cul. En français c’est super léger, ça va être des groupes qui vont chanter en anglais comme Phoenix, Housse de Raquette…

JB: Bah Housse de Raquette, ils avaient fait un premier album en français, un truc incroyable, que j’écoute en boucle. Après il y a des trucs inconnus pour lesquels on est tombés, pour une raison ou une autre, comme Toro Y Moi, Kisses, El Guincho, c’est pas des trucs super connus, moins connus mais excellents.

Alex & JB de Call Me Señor

Alex et JB de Call Me Señor

Vous allez donc sortir un EP le 8 février et vous avez DJ sets de prévus à Londres, plusieurs à Paris et à Reims aussi…

JB: C’est pas des tous des DJ sets,c’est surtout des concerts mais c’est vrai qu’on en a un prévu dans deux semaines [ndlr: l’interview a été faite le 29 janvier et le DJ set a eu lieu le 10 février dernier]. On est pas des DJ, on mixe, on fait des petits sets comme beaucoup de groupes de rock le font…

Alex: …Mais on passe plus des chansons que de faire des vrais mixes, mais c’est surtout des concerts.

JB: C’est vrai que pour les concerts, on a pas de platines, on joue avec de pistes mais on a nos instrus. On est pas juste des DJ derrières des machines. Je pensais à des mecs comme Justice en fait, qui sont juste devant leurs platines.

Et du coup, comment vous appréhendez tout ça en fait, est-ce que vous êtes impatients de monter sur scène, de faire votre truc?

JB: Ça peut paraître prétentieux, c’est pas le but mais c’est quelque chose qu’on mérite. C’est pas qu’on mérite de vendre un million d’albums et tout. C’est juste qu’on mérite parce qu’on travaille dessus depuis un an et demi. On a commencé ce groupe tous les deux, vraiment à partir de zéro, on avait aucune chanson d’avant, on s’est juste câlés, on a passé beaucoup de temps à écrire, à travailler sur les sons qu’on voulait avoir, beaucoup de temps à découvrir aussi ce qu’il serait possible de faire en terme de production et c’est assez flagrant avec les deux EP sur la différence qu’on peut avoir avec le son. Et du coup, c’est pas une surprise, c’est quelque chose de naturel et en fait, on passe beaucoup de temps à travailler et ça devient plus une attente. Et quand une chanson tombe, bah voilà, c’est surtout que je ne sais plus combien de temps on a passé sur cette chanson et il est donc normal que tel mec de telle salle aime bien. Faut pas le prendre pour un truc prétencieux, c’est vraiment travail et rigueur. On est conscient que c’est une chance, qu’on ne l’a pas tous et que ça fait un an et demi qu’on est dessus. On écrit beaucoup, on fait donc de la musique ensemble depuis très longtemps, c’est justifié.

Alex: C’est pas trop mon cas, c’est surtout être excité de faire ces concerts. Là, on joue à Londres, la Flèche d’Or c’est la troisème date de l’année, la deuxième où on est en tête d’affiche et c’est super cool. Moi j’aime bien parce que ça casse un peu le rythme, on fait partie de ces groupes où de par le positionnement, c’est pas du tout le même exercice le live comme des groupes comme The National, où c’est vraiment le son qui compte. Nous, en live, les gens ont la perfection de notre son, enfin ce que nous on cherche sur nos titres, ils le retrouvent dans nos enregistrements en club, en concert comme à la Flèche d’Or, le but c’est que les gens se marrent, qu’ils passent une bonne soirée, qu’ils s’éclatent, dansent, qu’ils aient un bon souvenir. Et le nombre de soirées dans lesquels je suis allé où je me suis souvenu de la bonne soirée ou de la mauvaise soirée en fonction de la musique qui y passait et tout. C’est ce qui compte. Donc, en live c’est moins difficile pour nous, je dis pas qu’on doit pas être bon, je dis juste qu’on a pas cette perfection de son à rechercher, il faut juste que les chansons passent, qu’elles soient bien jouées et que les gens s’éclatent.

Vous avez un album en vue, faire quelque chose d’un peu plus gros ou alors vous préférez rester cantonnés sur les EP pour le moment?

JB: Là aussi, ça se fait petit à petit, c’est un taf. On a autant de chansons pour pouvoir faire un album potentiel, en même temps, ça sert à rien de sortir un album tout de suite. On sait vraiment où on va aller, on ne veut pas que quand on sort un album, que ça fasse comme – je citerais aucun nom – mais des groupes parisiens qui  sortent direct un album et qui en ont vendus 3 à leur potes et à leur famille, ce serait une erreur parce qu’il s’agit de groupes qui ont souvent de bonnes chansons, en même temps, ils sortent ça trop tôt. Il y a un vrai truc, et les groupes l’ont un peu oubliés, c’est qu’il faut d’abord travailler, faire plein de concerts et faire plein de EP, de faire connaître ton truc et après, quand on sentira que c’est prêt, là on se fera un album.

Alex: Et puis aujourd’hui, avec l’ère numériqu, on sait très bien que, même nous, on essaie d’acheter des albums pour leur continuité et puis, après tout je fais de la musique, donc je suis obligé d’être un peu câlé là-dessus. Sinon, tous les gens qui sont autour de moi, ils achètent que les chansons qu’ils aiment, ils n’achètent plus forcément d’albums, ça se fera sur iTunes, sur tous les supports digitaux. Donc, après ce qui va changer pour nous, en tout cas pour moi, c’est que le support, on s’en fout complètement. Il faut juste continuer à écrire des chansons, comme d’habitude et après, ils finiront peut-être sur un EP 4 titres ou sur un album avec 12 ou 14 chansons. Mais dans le résultat, je vois pas pourquoi ça changerait mon écriture. On s’est donné une direction et un objectif: on écrit, on écrit et le jour où on aura l’opportunité de faire un album, on le fera. En attendant, l’EP c’est super, ça permet de faire un peu de distribution

JB: Et puis l’album c’est un truc que le manager voit. Lui, il le saura, il viendra nous voir, il nous dira « Ce serait bien de faire un album… » Nous, on écrit nos chansons, on fait des concerts, on fait des remixes de plein de trucs, et ça on le fait bien.

Alex: Ça fait genre 10 ans qu’on fait de la musique, enfin avant qu’on se connaisse. Ca change tellement. Et au début, quand t’as 15 et que tu penses à faire de la musique, tu te dis évidemment que le but c’est l’album. Maintenant, il y a plein d’artistes archi connus, qui aujourd’hui sortent à peine leurs albums. Ils ont fait 4 EP, ils ont fait leur carrière grâce à ça, il y a aussi le fait d’être diffusé qui est génial, déjà pour iTunes, ça n’existait pas avant. On sait pas comment ça fonctionne. Je sais que nous, si on faisait un album, il faudrait qu’on choisisse 10 ou 12 chansons qui soient cohérentes. Après, avoir plein de chansons et qu’elles soient bonnes, c’est ce qu’on essaie de faire tous les jours, qu’on ai un album en vue ou pas, quoi.
Comment vous avez en fait rencontré Nico Prat?

JB: En soirée. Nico est un noctambule avéré et il est connu dans tout Paris pour ça.

Alex: J’imagine que tu l’as rencontré en soirée aussi…

Eh bien, en fait, je le connais via une émission de radio qu’il anime, les Critiques Zik avec Laura Leishman [sur Le Mouv’, l’émission est du lundi au jeudi de 21h à minuit et tous les mercredis à 22h, on invite 2 autres bloggeurs ou rédacs chef de webzines musicaux pour parler des derniers titres qui tournent en radio en Europe et aux States]. Et un jour, il m’envoie un mail en me demandant si ça me plairait de faire une petite interview des Call Me Senor, alors je lui réponds « Ouais, pourquoi pas… » Alors je vais checker tout ça sur MySpace et je me suis dit « Ah ouais, ça va être sympa », alors j’ai préparé mes questions et puis je suis là (rires).

Alex: On savait qu’il bossait un peu dans la musique, qu’il bossait dans des magazines, qu’il organisait des soirées, et comme l’a dit JB, on a recommencé un nouveau groupe de zéro et on s’est dit qu’on allait demander à Nico pour savoir si on pouvait un petit concert par ci par là et il nous a booké deux dates. Et à la fin de la deuxième, je suis reparti chez moi, parce que je devais bosser et JB est resté, il m’a laissé un message sur mon portable en disant maintenant on a un manager. Ca reste notre manager, c’est pas moi qui l’ait choisi mais voilà…

JB: Mais même avant, on trainait dans d’autres bars, qui étaient assez réputés à Paris parce qu’il y avait des groupes qui y allaient très souvent et on avait croisé Nico, qui traînait là aussi. Après tout, on fait parti des mêmes cercles.

Et donc pour 2011, vous prévoyez quoi? Une tournée, peut-être même des festivals…

JB: Ouais, dans l’idéal ce serait des festivals, ça nous ferait vraiment marrer.

Alex: D’ailleurs, c’est maintenant qu’il faut s’en occuper!

JB: On a envie de jouer, que les morceaux tournent. On va en écrire d’autres, on va essayer de faire des remixes, faire tourner le truc…

Alex: C’est vrai qu’on essaye, c’est l’avantage d’avoir maintenant un manager qui est Nico, c’est que on peut, juste après l’interview rentrer et écrire une chanson si on veut faire notre truc et après, c’est Nico qui s’occupe de gérer l’organisation derrière. C’est lui qui va nous dire si ça nous va de faire un concert là, un concert là, éventuellement une tournée et c’est lui qui va préparer notre rentrée. Mais là, nous on reste sur la musique tout le temps, et là il nous avait préparé une journée promo pour faire des versions acoustiques d’une chanson. On essaie de faire ça étape par étape. Donc là, journée promo, ensuite le concert à la Flèche d’Or [ndlr: qui était d’après les échos que j’ai eu « incroyable » et « bien sympa », ça m’apprendra à mal choisir mes soirées parisiennes], à Londres. Et puis il va y avoir aussi le clip de Sex With You qui se prépare et qui sera disponible d’ici un mois (et qui sera naturellement dans Nessieland).

Et une dernière question, vous avez un mot pour la fin, un truc à dire aux gens du style « Venez nous voir, on est géniaux! »?

Alex: Aux français, aux gens de Londres et à toute la population…

JB (l’interrompant): T’es en train de faire l’appel du 29 janvier, c’est ça? (rires)

Alex: Et en plus, ce sera dans l’East End, ce sera un super concert. Un petit festival. Et pour ceux qui ne pourront pas aller, la date de la Flèche d’Or [le 11 février dernier, je vous mettrai des liens relatifs à ce concerts très vite] avec Patrick Bower, qui est l’autre artiste du label Shakermaker.

Bah voilà, j’en ai fini pour l’instant, plus d’autres questions, je vous remercie d’avoir répondu à mes questions…

JB: C’est nous qui te remercions!

******

Pour plus d’info sur les Call Me Señor, rendez vous sur leur MySpace (http://www.myspace.com/callmesenor), leur twitter (http://twitter.com/cmsenor) ou encore sur leur page facebook (http://www.facebook.com/pages/Call-Me-Se%C3%B1or/265537139169)… Et pour ceux qui veulent savoir à quoi ça ressemble Call Me Senor, voici une petite vidéo qui vous fera plaisir…

Une autre? Bon d’accord mais seulement parce que c’est vous…

Miss Nessie

ps: Enormes remerciements à JB et Alex pour leur gentillesse ainsi qu’à Nico Prat pour sa patience ainsi que pour avoir rendu cette toute première interview de Nessieland possible…

Aaaaah la Suède, ses fjords, ses polars, ses enseignes de meubles low-cost. Et sa foisonnante scène rock, pop et metal. Eh oui, des artistes comme Robyn, Lykke Li, The Cardigans ou encore Opeth et In Flames sont bel et bien du pays de Fifi Brindacier et de Mikael Blomkvist. Certes, il n’y a pas que Abba et Neneh Cherry en Suède. Une chose est sure, en 2011 il va falloir compter sur un tout nouveau groupe, les Royal Republic.

Royal Republic

Royal Republic

Depuis 2007, ce quatuor originaire de Malmö (prononcez malle-meuh) fait du bon rock’n’roll bien barré et à l’énergie punkisante qui en ravira plus d’un. En somme, si vous avez aimé The Hives ou The International (Noise) Conspiracy, vous les adorerez!! Sonorités entraînantes, refrains entêtants et humour carrément potache, ce premier effort « We Are The Royal » est une petite pépite dans le genre, si ce n’est la pépite de ce début d’année 2011. Décorticage de la bête…

We Are The Royal

We Are The Royal: une pépite made in Sverige

 

L’album commence de manière tonitruante avec l’intro « The Royal » où l’on découvre les qualités vocales de Adam Grahn, alliant punk et rockabilly. Le ton est déjà donné avec le 2e titre, « President’s Daughter » qui allie bon riffs, textes hilarants et mélodies catchy. En parlant de paroles hilarantes, l’album contient pas mal de titres complètement tarés et catchy dont les paroles parlent essentiellement de filles, de conquêtes féminines et… de meufs! Les exemples les plus criants seraient « Tommy-Gun », « I Must Be Out Of My Mind », « Walking Down The Line » (un hommage à Johnny Cash?) ou encore l’excellentissime nouveau single « Underwear », qui peut se vanter d’avoir le meilleur refrain au monde: « I can see your underground from down here… » (trad: je peux voir tes sous-vêtements d’ici-bas). Chez moi, on dit que c’est PRICELESS!!!

 

Enfin bref, toujours est-il que ce premier effort des Royal Republic est très prometteur, les singles « Tommy-Gun », « All Because » (qui les a fait connaître en Scandinavie, fin 2009) ou encore « Underwear » (dont le clip devrait arriver incessamment sous peu) en sont de belles preuves. Sinon, il y a aussi des titres plus rentre-dedans comme « OiOiOi » (oui oui, comme le style musical), « The End » ou encore « Cry Baby Cry » qui fait énormément penser à The Hives comme si l’intro aurait été pompée à « Walk Idiot Walk » mais là, non ça passe crème comme dirait les djeun’s…

 

(clip de Tommy Gun)

 

S’il y a un titre qui caractérise parfaitement bien cet opus, c’est bien « Good To Be Bad ». Cette chanson a le don de vous rendre jouasse, vous faire shaker du booty en soirée et qui serait archi efficace en Sabotage Rock Party (juste pour éviter de mettre des trucs comme les Black Eyed Peas ou les Plasticines, après moi je dis ça, je dis rien…). Certes, ça sent l’influence Hives/Danko Jones à plein nez, mais qu’importe parce que ce titre est taillé pour la scène, en plus d’être l’une des plus réussies de l’album. « Full Stream Machine » est aussi super sympa, puissant et à la fois drôle avec ses petits effets futuristes façon « Retour du Jedi ». En tout cas, la mayonnaise prend très facilement avec cette album, le son et la prod sont sans défauts et il vous rendra de bonne humeur en toute circonstances. Quand on vous dit que la musique adoucit les mœurs…

 

Pour conclure, je dirais que cette première galette est réussie, que c’est un album à posséder parce qu’un truc qui vous fait sautiller comme un cabri 12 fois par titre et que le rock’n’roll scandinave est plus que vivant et c’est tant mieux!! Quelque chose d’autre à ajouter à cela? Oui, que cet opus des Royal Republic est indispensable et quand bien même il ne se serait pas encore, croyez moi, parole de Gonzo Dudette, IL LE SERA!!! Tack så mycket Royal Republic!!!

 

Miss Nessie

 

  • Album: We Are The Royal
  • Sortie le 17 janvier 2011 chez Roadrunner Records
  • Note: 9/10

 

www.royalrepublic.com

www.myspace.com/royalrepublicsweden

www.twitter.com/royalrepublic

 

Comme vous le savez, aujourd’hui est une journée particulière: hormis l’anniversaire de la mort de Darry Cowl (disparition plus que tragique…) c’est aussi la St Valentin. Qu’on l’aime ou qu’on l’a déteste, et je sais qu’il y en a plein qui l’a déteste, cette fête des amoureux, des fleuristes, des restaurateurs et des chocolatiers est une occasion en or de dire à l’élu de son coeur, son ou sa valentine, à quel point on l’aime.

you rock

Valentine's Day Rocks... enfin parfois!!

A titre purement personnel, ceux que j’aime le savent déjà donc le 14 février, alors on zappe et on se goinfre de chocolats fourrés au caramel et vice-versa. Mais bon, comme je suis gentille et que je me suis suffisamment défoulée comme ça sur ma playlist anti-St Valentin que vous pouvez trouver ici, dans Insane In The Brain, voici ma sélection typiquement gonzo pour une très bonne St Valentin…

 

This Love – Pantera [cliquez ici pour écouter]

I’m Your Man – Leonard Cohen [cliquez ici pour écouter]

You’re One – Imperial Teen [cliquez ici pour écouter]

I Love U So – Cassius [cliquez ici pour écouter]

I Believe In Miracles -Stereophonics [cliquez ici pour écouter]

You’re The First, The Last, My Everything – Barry White [cliquez ici pour écouter]

Forever In My Life – Prince [cliquez ici pour écouter]

Let’s Get It On – Marvin Gaye [cliquez ici pour écouter]

Lovercall – Danko Jones [cliquez ici pour écouter]

As Much As I Ever Could – City & Colour [cliquez ici pour écouter]

This Guy’s In Love With You – Faith No More [cliquez ici pour écouter]

Fuck Her Gently – Tenacious D (j’étais obligée de passer celle-là) [cliquez ici pour écouter]

Here In My Room – Incubus [cliquez ici pour écouter]

Late In The Day – Supergrass [cliquez ici pour écouter]

The Greatest View – Silverchair [cliquez ici pour écouter]

(special last one) Are You Gonna Be My Girl? – Jet [cliquez ici pour écouter]

 

En espérant ne pas avoir été trop cul cul la praline et estimez-vous heureux que je n’ai pas mis les Poetic Lovers… Puisque c’est l’heure des remerciements, je remercie Queen Mafalda (amie et collègue), Stéphanie, GigaBru, Tamara (bedankt!), Tommy (danke) ainsi que tous les tweeps que j’ai dû oublier de citer!!! 😉

Miss Nessie.

Cela faisait un sacré bout de temps que Nessieland n’avait pas publié de Gonzo News et bien maintenant, les « Gonzo News » reviennent et vous apporterons des nouvelles toutes fraîches de l’univers musical alternatif et qui sera, une fois encore séparées en 2 parties: la partie « métal » et la partie « punk ». Et cet article vous est offert par nos confrères et amis de chez Metalorgie.com

Gonzo News 2.0

Gonzo News 2.0

PARTIE METAL

Souvenirs, souvenirs: Qui se souvient encore du groupe Alien Ant Farm? Personne? Ma fois, c »est vraiment dommage car il y a excatement 10 ans, l’album ANThology était sorti dans les bacs. Ce groupe américain est surtout connu dans le monde des B.O de « Teen Movies » grâce à cette repris de Smooth Criminal, interprété par un certain Mickael Jackson. Pour vous raffraichir la mémoire, c’est ici que ça se passe.

Dans la rubrique « Rééditions à gogo », Earache (le label ès musiques extrêmes) nous ressorte non pas une mais trois rééditions de Napalm Death. Inside The Torn ApartWords From The Exit Wound et Breed To Breathe sont tous les trois réunis au sein d’un même coffret.

 

Dans la rubrique « Gigs in the teeth »: les Cavalera Conspiracy (mais oui,  le side project des frangins Cavalera avec en plus Joe Duplantier de Gojira) sera à l’Elysée Montmartre (Paris) le 20 juin.
Festival toujours avec de nouveaux noms pour la date suisse du grand festival itinérant Sonisphere : Mr Big, In ExtremoPapa Roach, Hatebreed, Kreator, Hammerfall, Judas Priest, Mastodon, Cavalera Conspiracy, Gwar, Escape The Fate, Devildriver et Times Of Grace s’ajoutent à l’affiche du Sonisphere Suisse (avec Iron Maiden, Slipknot, Alice Cooper). Tout ce beau monde se réunira à Bâle, St Jakob, non loin de Mulhouse… Avis aux amateurs, donc!!
On part en direction de Montréal pour le Heavy MTL 2011, qui auront lieu les 23 & 24 juillet. Les premières têtes d’affiches sont Megadeth, Godsmack, Disturbed, In Flames, Kingdom Of Sorrow et Machine Head. Rien que ça 😉
D’après une récente interview de Fred Durst, Gold Cobra, le prochain Limp Bizkit, annoncé il y a plus de 18 mois et prévu pour l’an dernier est actuellement (encore et toujours) en phase de mixage. Espérons que cet album ne soit pas le Chinese Democracy des Guns N’ Roses… surtout quand on sait ce que ça a donné!!!

Les thrasheurs de Cleveland, Chimaira ont changé de label et ont tout récemment signé chez eOne pour la distribution en Amérique et au Japon. On espère entendre du nouveau les concernant!!

Dans la rubrique « What The Fuck!?! »: Munky, le gratteux de Korn a affirmé sur le site Zoiks! Online,que le groupe bossait déjà sur de nouvelles compos, qui serait inspiré de la scène grunge de Seattle. Vous, je sais pas mais moi j’ai peur.

Vous voulez pleurer un bon coup pour les festivals d’été, c’est le moment. Par pure décence, je ne parlerais pas du Download Festival mais pour une fois, la programmation des Eurockéennes de Belfort font plaisir à voir. Donc, du 1er au 3 juillet prochain, vous aurez l’occasion de voir: Arctic Monkeys, Motörhead, Arcade Fire, House of Pain (yeaaaaah!!!), Tiken Jah Fakoly et Boys Noize entre autres.

Dans la rubrique « L’espoir fait vivre »: Ozzy Osbourne a envisagé une possible réunion de Black Sabbath avec le Line-Up originel du groupe, incluant une tournée mondiale ainsi qu’un nouvel album. Bien sur, rien n’est encore fait, a t-il gentiment précisé lors de son Interview sur ABC News Radio. En tout cas, on attends ça de pied ferme!!

PARTIE PUNK

Le prochain album de Thursday sortira en avril prochain chez Epitaph Records. Artwork et tracklisting à venir…

Roger Miret (Agnostic Front) et son side-project Roger Miret And The Disasters vient de sortir Gotta Get Up Now. Il est dispo dès maintenant en stream intégral sur ce lien.

Le leader de The Gaslight Anthem, Brian Fallon, a détaillé sur son blog son nouveau side project. Il créera ses compositions avec son guitariste Ian Perkins sous le nom de The Horrible Crowe.

 

Dans la rubrique « Nous, on adooooore faire des reprises »: Nada Surf a mis en ligne sa version de Enjoy The Silence de Depeche Mode. Décidément, cette chanson ne cessera jamais d’être reprise et re-reprise. Espérons qu’elle ne connaisse pas la même malédiction que My Way, Hallelujah et Yesterday

 

Prochain épisode la semaine prochaine…

Miss Nessie

 

ps: On s’excuse platement pour la présentation plus que brouillon…

Jeudi 18 novembre dernier eut lieu à l’Elysée-Montmartre un concert que beaucoup de metalheads n’auraient raté pour rien au monde, à savoir le concert des américano-brésiliens de Soulfly. Bah oui, un concert avec Max Cavalera, ce n’est pas un concert qu’on risque de rater même si ça tombe une veille de partiels (non, je ne me sens absolument pas visée). Quoi qu’il en soit, cette date était très attendue par les fans du groupe d’autant plus que leur dernier album, l’excellent Omen, est déjà sorti depuis quelques mois déjà (et qu’on a pu chroniquer ici même pour Nessieland). Résumé d’une soirée placée sous le signe auriverde…

Soulfly
Soufly en concert

La première partie était assurée par un groupe, originaire de Phoenix (où réside o senhor Cavalera avec sa charmante petite famille), répondant au nom de Incite. Pour être totalement honnête, je les connaissais déjà vu que je les ai connus sur MySpace (eh oui, ça existe encore, même que c’est mieux que Fessebouque) et je savais que ce groupe serait connu par beaucoup de thrashers parce que le chnateur n’est autre que Ritchie Cavalera, le beau fils de Max. Venus presque en opportunistes pour promouvoir leur premier méfait, The Slaughter, le combo a plutôt tenté tant bien que mal de chauffer l’Elysée-Montmartre, plus qu’impatiente de mosher sur du Soulfly. On ne pourra jamais leur reprocher leur brutalité mais on peut bien les reprocher un manque d’originalité parce que, hélas, il ne suffit pas de s’appeler Cavalera pour faire du bon son et être crédible en tant qu’artiste. Les riffs ont comme un goût de déjà entendu, les autres membres du groupe étaient trop cloués sur place et quant à Ritchie, ma foi, à force de trop vouloir faire comme papa, il finit par ressembler à une mauvaise caricature de Phil Anselmo et ça c’est pas cool !! La fin du set (surtout les 3 derniers titres) étaient plus sympas à entendre. Allez courage, avec un peu de travail et beaucoup d’originalité, vous arriverez à faire aussi bien que DevilDriver ou Lamb Of God

Incite
Incite
Ritchie Cavalera
Ritchie Cavalera

Il est pas loin de 20h45 quand Max Cavalera et toute sa clique débarque sur scène et enchaîner sans chipoter sur Blood Fire War Hate repris en chœur par la foule puis par Prophecy, l’anthologique Back To The Primitive, Seek ‘n’ Strike et ma préférée Babylon , qui m’a permis de me rendre compte que c’est toujours un plaisir d’aller dans un concert où on peut croiser du jeune, du moins jeune, du tatoué, du percé et parfois même des cadres sup en costard. Eh oui, croyez-moi ça existe !! Alors évidement, on a aussi eu droit à de très beaux moshpits et à des petits moments de folie comme on les aime dans les concerts métal. On a aussi droit à de très beaux classiques de genre Roots Bloody Roots, Refuse Resist, enfin les bons vieux Sepultura quoi mais aussi Bloodbath & Beyond, Frontline ou encore un Jumpdafuckup tout bonnement monstrueux en fin de set. Notons aussi que Rise Of The Fallen a été joué et que c’est plutôt pas mal… même sans la présence de Greg Puciato des Dillinger Escape Plan.

Le grand Max Cavalera
Le grand Max Cavalera
Soulfly

Seul souci, les vigiles !! De ma vie de moshpitteuse professionnelle, je n’ai jamais vu des gros connards aussi insultants, hautains et irrespectueux envers les fans, comme ce fan qui s’est fait tabasser par des vigiles alors que le bassiste était tout simplement en train de le saluer sans parler de l’autre qui insultait les gens et refusaient que ces derniers posent leurs sacs sur les côtés. Instaurer un minimum de sécurité, c’est un truc qui est compréhensible, mais les traiter comme des sous-merdes, je ne suis pas d’accord !! Hormis ce détail plus que pénible, la soirée a quand même été bonne et puis une fois de plus, Max Cavalera a tout déchiré et ses acolytes peuvent effectivement être fiers d’avoir produit un très bon show. Vivement le prochain 🙂

Setlist :

  • Blood Fire War Hate
  • Prophecy
  • Back To The Primitive
  • Seek ‘n’ Strike
  • Babylon
  • Kingdom
  • Refuse/Resist (Sepultura cover)
  • Bloodbath & Beyond
  • L.O.T.M.
  • Porrada
  • Bumba
  • Troops Of Doom (Sepultura cover)
  • Frontlines
  • Arise / Dead Embryonic Cells (Sepultura cover)
  • Rise Of The Fallen

Encore:

  • Roots Bloody Roots (Sepultura cover)
  • Jumpdafuckup / Eye For An Eye

ps: Désolée pour la mauvaise qualité des photos mais on est en attente d’un bridge tout beau tout mignon pour pouvoir prendre des supers clichés des concerts à venir cette année et c’est vrai qu’il y en a une pelle!! 😉

Vendredi 5 novembre dernier avait lieu un petit festoche alternative rock dans une toute petite salle mais qui fut, parole de Gonzo Dudette, une des soirées les plus fun de ma carrière et aussi de ma vie. Est-il possible de faire plus fun que le Sonisphere en Espagne l‘été dernier? Est-il possible de faire plus fan que Rock en Seine en 2009? Je réponds oui et en plus, j’en ai eu beaucoup moins cher!!! Et comme pourrait dire certains, il en faut peu pour être heureux et gnagnagna…

Toujours est-il que le Tamanoir, toute petite salle coincée dans une cité de Gennevilliers, dans les Hauts-De-Seine, est une salle particulière dans le sens où ce café musique accueille beaucoup de groupes français alternatifs et de métal aussi. Le mois dernier, Ed-Ake et Die On Monday y jouaient et l’an dernier j’ai aussi pu applaudir Dagoba toujours dans le cadre de ce Tama’Core et aussi parce que l’ambiance est aussi géniale que sa bière pas chère. D’autant plus que c’est tout près de « chez moi ». Cette année, 4 groupes y participaient et en arrivant (en charmante compagnie) au Tamanoir je n’en connaissais qu’un seul et pas des moindres car il s’agissait de nos petits chouchous de Headcharger (découverts au Sonisphere de Madrid cet été puis croisés en 1ère partie d’AqME il y a 15 jours comme en constate ce report pour nos amis de chez RockYourLife!).

Le Tamanoir de Gennevilliers (92)

Les portes se sont ouvertes à un peu plus de 20 heures et le 1er groupe à débarquer sur scène était un groupe uruguayen répondant au nom de Guachass. Un quartet stoner mené par une chanteuse, Camila (dont sa voix pourrait s’apparenter à Courtney Love ou encore Kim Gordon de Sonic Youth) et une guitariste, Mariana, petite par la taille mais grande par les solos de riffs dont bien des hommes devraient s’en inspirer!! Leurs compos à la fois lourdes et entraînantes, chantées en majeure partie en espagnol, sont impressionnantes. La session rythmique est aussi très efficace et les mélodies sont imparables. Voilà un groupe que je soutiendrais mordicus pour le restant de mes jours car un tel groupe, dont le jeu n’est pas sans rappeller Led Zeppelin et Black Sabbath, venu de si loin (Montevideo, quand même) est un groupe qui vaut définitivement le détour!!! A suivre de très près donc et à ne pas rater s’ils passent très de chez vous. Amis parisiens, les Guachass seront le 15 novembre au Klub à Paris et j’y serais!!!

Guachass

Guachass : groupe garage rock de Montevideo (Uruguay)

 

Tout comme le 2e groupe à être passé, les Niçois de chez Water Pipe Cult, qui viennent de sortir une démo (ma foi excellente, je devrais en faire une chronique si le temps me le permet) et qui est aussi mené par un sacré bout de nenette, Caroline. Un groupe qui résulterait d’une fusion explosive entre Fu Manchu, At The Drive-In et Queen Adreena (groupes qu ont bercé mon adolescence) et ce charmant cocktail est encore plus efficace en live. De l’énergie, du fun, une belle voix, des super riffs et puis surtout de sacrés bons moshs en perspective – quand ils se sont pas en train de pogotter, ce qui est drôle quand on sait qu’il devait y avoir une petite trentaine de personnes dans la salle – ils ont absolument TOUT pour me plaire et j‘espère VOUS plaire aussi. Les Water Pipe Cult ont aussi très communicatifs avec le public et puis leurs compos feront, je n’en doute pas une seconde, mouche auprès de certaines radios ou au moins une… Une de mes préférées jouées ce soir là c’est Walking Back Home. Que je vous conseille plus que chaudement d’aller les voir aussi dès qu’ils passent très de chez vous (et je parle surtout pour nos amis du Sud-Est), perso j’en suis tombée folle amoureuse!!!

Water Pipe Cult, MON coup de coeur de la soirée

Water Pipe Cult, MON coup de coeur de la soirée

 

Troisième groupe à arriver sur la scène du Tamanoir, un peu plus connu dans la scène française, il s’agit de Loading Data, considérés par certains (et à juste titre) comme les pontes du stoner en France. Hormis le fait qu’un des membres ait produit la démo des Water Pipe Cult, ils font aussi du bon gros son comme on les aime. En gros, c’est l’équivalent tricolore de Kyuss pour ceux qui ne savent pas vraiment où je veux en venir. Là aussi, les influences stoner et desert rock de Loading Data font une grosse partie du boulot et puis quand à la voix chaude et grave du chanteur n’a absolument RIEN à envier au célèbre géant rouquin des Reines de l’Age de Pierre tellement elle est efficace. Et puis leurs riffs, de toute façon les riffs stoners… pff si je vous en parle je vais vous faire une flaque tellement j’aime ça mais ils valent largement leur pesant de cacahouètes, surtout en live bien qu’on attends avec impatience un nouveau méfait de la part des parisiens. C’est puissant, catchy, trippant et puis très mélodieux à la fois. Le mieux pour parler d’eux c’est de les voir en concert mais j’ai passé les ¾ d’heures les plus heavy metal de ma vie depuis Dour parce que c’était tout simplement mortel!!! Donc, on va chez les agitateurs de curiosités et on prend une place ou deux pour aller les applaudir dès qu’ils passent dans le coin!! C’est un ordre!!!

Loading Data

Loading Data, groupe à suivre de toute urgence

Quatrième et dernier groupe à passer – il est déjà 23h40 et on m’a déjà offert 4 bières en plus d’avoir bien sympathisé avec les Guachass et les Water Pipe Cult, les Headcharger!!! On les aime dans Nessieland et on les soutient depuis pas mal de temps déjà et le fait que la salle était exceptionnellement peu remplie, l’ambiance y était!!! Troisième fois oblige, je commence à connaître les chansons par cœur et la setlist est similaire à celui donné lors du concert avec AqME où anciens et nouveaux morceaux font part belle au quintet caennais. Même leur reprise de Led Zeppelin, Communication Breakdown, a été efficace. Set et ambiance bien rodée, plutôt hardcore aussi et les mouvements de bassin de Seb’, le chanteur, me font toujours autant tripper. Mais blague à part, moi et la toute petite trentaine de personnes qui étaient au concert se sont bien amusés, surtout lorsqu’à retenti Intoxicated que le Tamanoir connaissait par cœur. Autres 45 minutes intenses et riches en barres de rire et en headbangs qui me valent, à presque une semaine après les fait, une douleur assez persistante au niveau des cervicales. Ouch!! Mais qu’importe parce que ça les valait et que je suis impatiente de remettre ça lors du Bring The Noise Festival à la mi-décembre avec Die On Monday et Airbourne.

Nos amis de chez Headcharger

Une belle soirée qui s’achève mais avec des souvenirs plein la tête et de belles photos que vous retrouverez dès ce weekend dans Nessieland Rocks!! ainsi que sur notre MySpace. Et comme on dit chez moi, hell yeah!

Pour les MySpaces c’est aqui pour Guachass, pour Water Pipe Cult, here pour Loading Data et ici pour Headcharger!!

 

Miss Nessie

 

Ps: Gros remerciements à Headcharger pour leur gentillesse ainsi qu’aux Guachass et Water Pipe Cult pour la sacrée soirée passée avec elles et une pensée toute particulière au charmant accompagnateur qui se reconnaîtra (küsse!)

Les avantages d’assister à un concert de Dillinger Escape Plan, c’est que lorsqu’il fait relativement froid comme en ce vendredi 1er octobre dernier, on a vite le temps de se réchauffer. Et quand la 1ère partie s’appelle Cancer Bats, on sait d’emblée que ce concert risque d’être énorme. S’il m’a fallu 3 semaines pour rédiger ce post, ce n’est pas seulement parce que mon ordi est mort et que recopier des notes prises sur un vieux Alcatel n’est pas journalistiquement évident, en plus du manque cruel de temps dûs à mes obligations d’étudiante, c’est aussi pour pouvoir prendre le temps de vous expliquer en quoi ce concert des Dillinger Escape Plan avec Cancer Bats était sensationnel… à défaut d’être abordable (32€ en prévente, 36 sur place alors que les places en province excèdent rarement les 20€, ouch!).

The Dillinger Escape Plan

The Dillinger Escape Plan

 

J’arrive sur place à 19h45 (merci la RATP, une fois de plus, vous me gâchez la vie) et a pour le coup loupé une bonne partie de la 1ère première partie, à savoir les frenchies de The Ocean, un groupe vraiment sympa et énergique que beaucoup de fans de Norma Jean apprécieront malgré le fait que… bah la salle n’était pas super réceptive. Tant pis, parce que perso j’ai trouvé ça pas mal. Affaire à suivre donc.

Il est 20h et des brouettes quand je rejoins mes collègues du website RockYourLife!, histoire de papoter du concert qui va suivre avant de se remettre plus sérieusement au boulot lorsque les Canadiens barges de chez Cancer Bats ont débarqués et là, les « motherfucking Cancer Bats » comme ils aiment s’appeler ont bien mis l’ambiance au Trabendo (charmante petite salle avec un son correct et une fosse encore plus létale que celle de la Maroquinerie). alternant vieux titres et nouveautés de leur dernier et excellent album Bears, Mayors, Scraps and Bones. La salle et surtout la fosse a clairement dégénéré au milieu du set avec des slams, des gros headbangs et des circle pits à faire languir un hardos à veste jean patché. Ce qui était aussi très drôle, c’est que le chanteur Liam Cormier parle plutôt bien français (bah ouais, ils viennent du Canada donc ils connaissent un peu quand même). Seul gros bémol au concert : ils n’ont pas joué Sabotage!! La fameuse reprise des Beastie Boys qui les a fait connaître aux metalheads, keupons et hardcorers de tous les coins du globe. Les fans étaient ravis de les voir malgré tout sur Paris et le set était franchement bon mais punaise, ils ont pas joué Sabotage?!? J’ai rien compris et on est pas mal à se poser la question, même aujourd’hui quand on y pense. Une prochaine fois, peut-être?

Les "motherfucking" Cancer Bats!!

Les "motherfucking" Cancer Bats!!

Les Cancer Bats ayant fini, les fans se sont par la suite rués au stand merchandising alors que je me préparais psychologiquement à ce 3e show des Dillinger Escape Plan (le 1er étant en 2007 avec Stolen Babies et Poison The Well et le 2e en février dernier avant la sortie de l’excellentissime Option Paralysis et qui avait en première partie… un magicien). Petit moment papotage avec d’autres amies du fanspace d’AqME et hop, je me place devant pour prendre les bons shoots pour ce concert. Il est 21h passées de quelques minutes lorsque retentissent les 1ères notes de Farewell Mona Lisa (1er titre et « single » du dernier méfait des natifs du New Jersey) et c’est lorsqu’on s’attend à voir Greg Puciato (chanteur) devant la petite scène du Trabendo qu’on finit par le retrouver… de l’autre côté de la salle!! Surprise, surprise donc. Ils ont ensuite enchaîné avec pas mal de titres cultes du groupe comme Milk Lizard, Panasonic Youth ou encore Fix Your Face avant d’entamer une magnifique intro/impro (?) de Paranoid Android de Radiohead sur laquelle TOUTE la salle a trippé. Moi comprise.

Puis s’en est suivit les nouveaux titres du nouvel album : ils ont été au nombre de 6 (sur 10 quand même) et puis les titres plus anciens ne sont pas en reste car la foule (fans de Dillinger en majorité) connaissaient les titres par cœur de ces titres là à savoir Sugar Coated Sour (tirée du cultissime album Calculating Infinity, datant de 1999), Black Bubblegum (tirée du très bon Ire Works, sorti en septembre 2007) ou encore ma préférée Sunshine The Werewolf (extraite de Miss Machine de 2004, 1er album studio avec Greg Puiato au chant et dernier avec Chris Pennie à la batterie, parti rejoindre les gros relous de Coheed And Cambria) où il était difficile de ne pas slammer ou au moins de moshpitter comme des oufs mentaux. Parce que la salle a été vachement réceptive, comme une sorte de grosse communion où le chaos regne aussi bien musicalement que dans l’attitude. Je ne saurais vous dire à quels points les circle pits étaient plutôt impressionnants et puis, il faut dire que le show qui nous était offert était… hum… disons musclé!! Très musclé. Bourré de testostérones et un peu de bière aussi mais quoi qu’il en soit, voir Ben Weinman (le gratteux et compositeur) faire le con sur scène et se laisser photographier aussi facilement ainsi que Greg Puciato qui va carrément sauter dans la fosse pour se laisser slammer, c’est tout simplement énorme. Les autres membres du groupe (dont le jeune et sympathique batteur Billy Rymer) étaient vraiment cool de remercier les fans et de les saluer. Rarement un groupe n’aura été aussi proche de ses fans et quand je vois ça, je suis hyper ravie de les voir dans les petites salles parce que c’est là où on prend conscience de ce gros foutoir qu’est The Dillinger Escape Plan. Seul hic, quelques petits problèmes de son récurrents(changez d’ingé son les mecs, crotte de zut!!) qui une fois de plus a fait buguer certaines chansons.

Vivement la prochaine tournée et une 4ème mi-temps avec les Dillinger, groupe que je surkifferais jusqu’à la fin de mes jours.

Miss Nessie

Setlist DEP:

  • Farewell
  • Milk Lizard
  • Fix Your Face
  • Paranoid
  • Room Full Of Eyes
  • Gold Teeth On A Bum
  • Chinese Whispers
  • Sugar Coated Sour
  • Widower
  • Black Bubblegum
  • Good Neighbor
  • Sunshine The Werewolf
  • Mouth Of Ghosts
  • 43% Burned

ps: Les photos du concerts seront disponibles ce mardi sur notre blog anglophone, Nessieland Rocks!! avec quelques commentaires en prime. Le lien sera également disponible lundi sur notre page MySpace ainsi que sur mon compte Twitter (@NessiefromParis)

Il est vrai que depuis quelques temps, j’ai un petit peu délaissé Nessieland. Pour cela je m’en excuse mais j’ai trois excellentes raisons pour cela: la fac a repris non sans peine, mon ordi est mort de chez mort (et doit patienter un petit moment avant d’en avoir un tout beau tout neuf et surtout sans virus) et la 3e bonne raison, je la garde pour moi, mais c’est une excellente raison quand même *sourire benêt*…

Ween

Ween, duo électrique

Toujours est-il que je vais une nouvelle fois vous parler de ce groupe dont je suis baba depuis quelques semaines maintenant et qui s’appelle Ween. Début septembre, je vous avais parlé de « Push Th’ Little Daisies » qui me faisait délirer alors que j’étais hyper grippée. Eh bien, j’ai décidé de découvrir un peu plus ce fascinant duo musical (ouaip, vachement plus rock’n’roll et inspiré que tous les White Stripes du monde, disons les choses comme elles sont) que forment depuis la fin des 80s Aaron « Gene Ween » Freeman et Mickey « Dean(er) Ween » Melchiondo. Et c’est en me retaper quelques autres Beavis & Butthead que j’ai découvert cette monstruosité énorme qu’est Freedom Of ’76. Attention, quand je dis « monstruosité énorme« , c’est tout sauf péjoratif, en tout cas PAS dans Nessieland.

Cette chanson est en réalité un hommage à Philadelphie, cette grande ville bien connue de la Côte Est des États-Unis, qui se trouve aussi être une ville que les deux amis d’enfance connaissent très bien pour y avoir grandi dans sa proche banlieue. Et on y trouve (aussi bien dans le clip ci-dessous) que dans les paroles des références bien précises sur Philly (le Liberty Bell, Mannequin (film de 1987 avec Kim Catrall) ou encore les Boys II Men) et puis le flow de cette chanson est vraiment particulière car c’est à la fois bluesy, nostalgique et idéal pour s’évader loin des tumultes parisiens (ou marseillais, lyonnais, bordelais, lillois, petaouschnoquiens à la rigueur on s’en fiche…).

Chocolate & Cheese

Chocolate and Cheese, sorti il y a déjà 16 ans

De plus, cette chanson,  à mon très humble et modeste avis – est un bijou musical dans le sens où ça nous donne envie d’y aller, comme le fit Liza Minelli avec New York, New York ou encore plus proche de nous, la talentueuse songwriter londonienne Adele avec son Hometown Glory (qui donne des envies d’Eurostar ou fondre en larmes, ça dépend des jours) mais toujours est-il que ce Freedom of ’76 qui est issu de leur 4e album sorti en 1994 et intitulé « Chocolate And Cheese » (avec une pochette que beaucoup de mâles apprécieront je pense) et qui est, selon pas mal de critiques avisés, leur meilleur album. Quoi qu’il en soit, ce groupe est excellent et je les soutiendrais un très long moment je pense… en espérant qu’ils partent faire une tournée en Europe en 2011 (sait-on jamais?)

Voici la vidéo de Beavis & Buttehad avec leurs commentaires toujours aussi raffinés et subtiles (désolée, pas de sous-titres en françis pour celui-là) :

Ici, la version originale avec le clip dans son intégralité (et qui me fait hurler de rire) :

Et là, la version live de cette chanson fin 1993 juste avant la sortie de l’album et la version live que je préfère. Elle me donnerait presque des envies de créer un tribute-band à Ween. Enfin, je digresse, voilà la douloureuse :

Miss Nessie

ps: D’ailleurs, si vous êtes partant pour cette histoire de tribute band ou juste que vous êtes hyper fan de Ween, vous pouvez toujours me mailer à nessieland-paris@orange.fr et me donner vos impressions. Je serais ravie de vous répondre 🙂


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