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Il fait partie des légendes de la Brit Pop. Le dandy mancunien des temps modernes, aussi sulfureux que talentueux, Steven Patrick Morrissey alias The Moz, a soufflé hier en ce samedi de la Pentecôte ses 51 ans… Mozzer’s Day, comme on dit dans le milieu.

Morrissey aka The Moz

Morrissey aka The Moz

Fils d’immigrés irlandais, le petit Morrissey naquit le 22 mai 1959 grandit dans la banlieue de Manchester et vécut une enfance partagée entre son amour grandissant pour la musique et ses relations plus que tendues avec son paternel. Ses idoles à l’époque étaient Sandie Shaw, Marianne Faithfull (la grande Marianne!!), James Dean ou encore Oscar Wilde, rien que ça.

À l’adolescence, ce seront des groupes commes les New York Dolls, David Bowie, T-Rex ou encore Roxy Music qui feront grandir son amour pour la musique. C’est d’ailleurs aussi à cette époque qu’il se mit à l’écriture, envoyant souvent des lettres à des magazines musicaux britanniques tels que NME et Melody Maker – des bibles pour tout mélomane, journaliste musical et passionné comme moi – où il exposait son avis sur certains groupes. Une grande gueule avant l’heure, donc. Sa carrure athlétique lui permit d’éviter le bizutage par des petits camarades (pour ne pas dire petits cons et Dieu sait que j’en connais pas mal) mais il décrira souvent son adolescence comme une période dépressive et solitaire (tiens tiens…) comme dans l’une de ses chansons Never Had No One Ever (qui s’avère être ma préférée des Smiths) où il dit qu‘« [il] a fait un mauvais rêve qui a duré 20 ans, 7 mois et 27 jours… ». Dépression qu’il l’a suivra toute sa vie d’ailleurs.

Justement, en parlant des Smiths, ce groupe dont il fera partie pendant un peu plus de 5 ans, est celui qui le fera connaître auprès du grand public. C’est après avoir rencontré en 1982 Johnny Marr (guitariste de son état) qu’il fonde The Smiths, qui est devenu en l’espace de quelques albums, tournées et années, un des groupes pop les plus influents de la scène britannique. Ils sortirent 4 albums entre 1984 et 1987, année de leur séparation dont les mythiques « The Queen Is Dead » en 1986 et « Strangeways, Here We Come » en 1987 où ils sortirent leur chanson culte à titre-fleuve Stop Me If You Think You’Ve Heard This One Before (excellemment reprise en 2007 par le British Mark Ronson et son poulain australien Daniel Merriweather, qu’on aime aussi beaucoup dans Nessieland). Dès lors, sa carrière solo est lancée avec les hauts (Viva Hate, Your Arsenal, Vauxhall & I, You Are The Quarry) et les bas (Southpaw Grammar, Maladjusted, Swords,Years Of Refusal) que l’on connaît. Il a notamment repris en 1994 « Moonriver », de la BO de Diamants sur Canapés dont on vous a précédemment parlé ici, est d’ailleurs un bijou (et de surcroît une des seules fois où ce chef d’oeuvre classique du cinéma n’a pas été massacrée).

Mais Morrissey, au délà de l’artiste, c’est aussi une personnalité avec un sacré caractère et quelques légendes à son actif. Végétarien depuis l’âge de 11 ans, il défend avec ferveur les droits des animaux et est aussi membre actif de la PETA. Il est aussi connu, notamment de la presse pour ses opinions politiques, longtemps anti-thatchériste, il se défend aussi régulièrement des accusations le disant raciste (« Si je suis raciste, alors le Pape est une femme » a-t-il rétorqué il y a quelques années). Il a beaucoup critiqué l’arrivée au pouvoir de Jörg Haider en Autriche (leader d’extrême droite dont sa mort en 2009 a permis de découvrir sa double vie strictement opposée à ses valeurs).

Morrissey est aussi un très grand cinéphile et a uneaffection toute particulière pour le cinéma français et ses mythes telles que Delon, Jean Marais, Brasseur, Godart, Truffaut et j’en passe. D’ailleurs, lors de son passage à Rock en Seine en 2006 (punaise, il est passé à côté de chez moi et je n’y étais même pas grrrrrrr!), il s‘est présenté en étant Jean Gabin. La grande classe, quand même. Fan de Françoise Hardy et de Serge Gainsbourg, il est aussi un grand fan de la France en elle-même, dont il fera l’éloge dans sa chanson « I’m Throwing Your Arms In Paris » et la légende dit qu’il parle plutôt bien la langue de Molière. Y a de quoi être fiers, parole de Gonzo Dudette!!

Ses relations amicales avec David Cameron a fait d’ailleurs coulé beaucoup d’encre outre-Manche tout comme ses orientations sexuelles. Certains disent qu’il est gay, d’autres bisexuel quand certains le disent carrément asexué car il aurait gardé un exécrable souvenir des « chevauchées fantastiques » diront nous. Mais bon, au fond, ce n’est pas ce qui importe le plus. Son lyrisme pop, son esprit typiquement Rock’n’roll ainsi que son humour cynique et caustiquement sardonique (wouah et je l’ai trouvé toute seule comme une grande 😉 ) et de sa grande sensibilité font du Moz une icône comme on les aime. On dit d’ailleurs que sans lui, des groupes comme les Babyshambles, The Strokes ou encore Maximö Park n’existeraient pas. Perso, je serais lui, je le prendrais mal mais bon, le Moz restera à jamais le Moz, et une personnalité aussi gonzo que lui méritait amplement de faire partie de notre panthéon Nessielandesque. Happy Birthday, Mozzer fucker!!!

Miss Nessie

Ps: je tiens à m’excuser pour ce jeu de mots un peu pourri mais je suis meilleure rédactrice que raconteuse de blagues, autant pour moi. 😀

Morrissey, nouvelle coqueluche de Nessieland

Voilà 3 jours que je suis en pleine « crise du Moz » : 3 jours que je ne peux me décrocher du leader charismatique des Smiths, Morrissey, 3 jours que je me repasse en boucle cette reprise de la bande originale de « Diamants sur Canapés », le film culte de Blake Edwards qui a propulsé Audrey Hepburn au rang de « grande actrice ».

Audrey Hepburn chantant Moonriver

Cette langoureuse ballade, écrite et interprétée par Henry Mancini et immortalisée par Johnny Mercer puis par Audrey Hepburn dans le film, fait parti de ces chansons de films qui vous donnent des frissons dès les premières notes. Imaginez donc ce que ça donne quand The Moz s’y colle, eh bien ma foi, ça donne – en plus de la chair de poule et des larmichettes dans les yeux – un merveilleux moment pour tout mélomane qui se respecte…

Et bien, que « Moon River » fut reprise par des nombreux artistes (pas de massacres, je vous rassure), celle de Morrissey est à mon goût celle qu est la plus émouvante après bien sur celle de la fameuse interprète d’Holiday « Holly » Golightly. D’ailleurs, sur cette version de Morrissey, on peut aussi entendre les pleurs d’Audrey, ce qui donne encore plus de relief à l’atmosphère melancolique de « Moon River »

Ecoutez, frissonnez et surtout dégustez sans modération…

Miss Nessie.

P.S.: Remercie infiniment ses collègues de ciné ainsi que son fidèle destrier Sugardaddy pour m’avoir fait découvrir Morrissey et aussi son ancien groupe The Smiths. 😉


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