Nessieland : le blog

Posts Tagged ‘James Murphy

Très en colère
Très en colère

Ce n’est pas dans les habitudes de notre précieux blog de taper sur les doigts des gens quand quelque chose de grave et de déplorable. Ce n’est pas non plus dans mes habitudes non plus de raconter ma vie dans ce blog parce que Nessieland a juste d’autres aspirations que mes états d’âme de jeune femme de mon âge. Mais comme on le dit souvent dans ma famille, il y a un moment où il faut juste arrêter de nous prendre pour des imbéciles. Et c’est à ce moment-là que j’interviens.

J’ai débuté dans l’éditorial il y a à peu près deux ans lorsque une jeune éditrice, entre temps devenue mon amie, m’a proposé d’écrire pour un webzine culturel qui s’appellait Vertige des Moeurs. Ce boulot m’a permis de me lancer dans un truc dont j’ai toujours rêvé de faire partie, le journalisme musical. Grâce à ce webzine, j’ai pu commencer à écrire, voir des expositions et films incroyables, rencontrer des super personnes mais surtout faire ce que j’aime et être respectée pour ça. Helàs pour moi, ce rêve prend fin en même temps que le journal en 2009. Dès lors, un après-midi d’août entre deux frappucinos de chez Starbucks, j’ai fait part à une autre personne, qui est aussi très vite devenu mon fidèle destrier, de mon envie de lancer mon propre blog éditorial et de parler en toute franchise et liberté de ce qui me passionne. L’éditrice, Charlotte, m’avait soutenue dans ce sens et le fidèle destrier, Sugar Daddy, aussi en me disant que ça pourrait être un bon début. Un week-end Faith No Morien à St Cloud plus tard, je décide de créer mon blog musical qui s’appellera… Nessieland. C’était le lundi 31 août 2009, dans le campus de la Fac des Lettres de Créteil.

18 mois, 7 jours, une bonne soixantaine de concerts et 198 articles plus tard, je suis toujours aussi fière de mon petit bébé et de sa petite soeur anglophone (Insane In The Brain sur Blogger) mais le milieu du blog musical s’est de plus en plus infesté de hipsters, de dilletantes et surtout de personnes qui critiquent juste pour le plaisir de critiquer mais qui au fond, n’apportent rien au schmilblick, surtout quand on sait que d’autres ne savent même pas écrire correctement (et les exemples ne manquent pas). Toujours est-il que je trouve ça dommage que ce soit ces personnes qui soient mieux respectées dans ce magnifique job qu’est le journalisme msuical – que ce soit à petite ou grande échelle, d’ailleurs – et non pas celles qui savent à peut près de quoi il(s) ou elle(s) parlent. Un bloggeur rap qui a une forte culture jazz et chanson aura plus de mal à se faire respecter en tant que connaisseur de musique qu’une espèce de fashionnista au cerveau plus vide qu’un oeuf Fabergé vendu 7€ au marché de Sarcelles qui ose dire du mal de Randy Rhoades considérant qu’il n’a rien apporté à la culture rock, si bien tenté qu’elle sache ce qu’a véritablement FAIT Randy Rhoades sans être passée par la case Wikipédia. Et croyez-moi, j’en ai vu plein des comme ça. Mais ce n’est pas ce dont je suis venue me plaindre ici. Non, mon problème, mon GROS problème ce sont les revendeurs de billets. Mais si, vous savez, ceux qui prennent 8 tickets d’un coup pour vous les revendre 350 € sur eBay!!

Dire que ce phénomène est nouveau me ferait perdre le peu de street crédibilité que certain(e)s sur Twitter veuillent bien m’accorder pour le moment mais on peut dire qu’il s’est amplifié depuis quelques mois. La méthode est très simple : les revendeurs utilisent des bots, ces systèmes informatiques qui permettent de commander un certain nombre de billets (4 ou 8 maximum selon les sites de billeteries) au moment même où ils sont mis en vente, ainsi bloquant la possibilité pour les VRAIS fans de pouvoir se procurer les billets de manière un peu plus légitime et surtout légale. Certes, il y a toujours moyen de demander à des potes de prendre sa place pour ensuite le ou la rembourser en temps voulu mais il semble bien que depuis qu’il est possible de commander des billets exclusivement sur Internet, certaines personnes ne se gènent pas pour « piquer » des places qui pourraient être précieuses pour les vrais amateurs de musique pour ensuite les vendre le double, triple et parfois même le quadruple du prix initial sur eBay. Il parait que c’est la crise, mais là, elle a vraiment bon dos la crise parce que léser des vrais fans et ainsi biaiser les artistes qui attendent de faire un concert devant leur public traditionnel, c’est tout bonnement scandaleux. En d’autres termes, un concert « sold out » en 2011 ne veut plus dire qu’il a été fortement plébiscité par les fans mais qu’il a été envahi de ces personnes que le showbiz appelle les « scalpers« , c’est le nom anglophone de ces revendeurs.

Un article fort intéressant du journal en ligne Slate appuie mon argument, celui de dire que c’est absolument dégueulasse de faire ça aux vrais fans de musique, aux fans et aux gens qui méritent de faire ses concerts pour passer une bonne soirée, découvrir ou redécouvrir des titres que l’on ne connaissait pas et faire tout simplement partager l’amour du bon son aux gens qui ne demandent que ça. Ce que certains ont aussi l’air d’oublier que c’est totalement illégal, tout comme la revente à la sauvette, mais faute d’une législation claire et concise sur le sujet, on laisse tout simplement faire ces gens là en toute impunité car même les sites de revente de billets comme feu-Starlight ou encore eBay sont censés intervenir lorsque ce genre de chose se produit afin de les punir comme le suggère une loi de 1919 qui interdit justement « la revente de billets à un prix supérieur à leur valeur faciale », certes cette loi ne semble concerner que les spectacles subventionnés par l’État mais j’estime que le principe est là malgré tout. C’est d’ailleurs à cause de ces scalpers que bon nombre de personnes n’ont pas pu assister à certains concerts (U2 en septembre dernier, Johnny Hallyday dans un autre style et plus récemment Lady GaGa). Et la liste s’allonge quand on sait que des concerts comme celui des Kills, prévu pour le 22 mars, complet en 4 minutes (puis places mises en vente sur eBay), pour les Queens Of The Stone Age au mois de mai à l’Olympia et dont les places sont parfois vendues le triple de son prix original comme ici et aussi System of A Down et dans un autre style les Black Eyed Peas, dont plein plein de fans se sont sentis biaisés (pour ne pas dire baisés) lors de leurs dates respectives au Palais Omnisports de Paris Bercy et au Stade de France. Acheter un ticket et avoir un empêchement, ce sont des choses qui arrivent mais profiter d’un système défaillant, c’est révoltant, abominable et pathétique et puis ce n’est ni plus ni moins que du VOL!!! Et que les labels ainsi que les vrais distributeurs de billets de concerts type Digitick, Ticketnet, AVosBillets, France Ticket ou encore les habituelles bonnes crèmeries ne puissent pas agir de manière plus efficace contre ce genre de fléau. Et si même le GRAND James Murphy de LCD Soundsystem est d’accord avec moi, que dire de plus!!!

Ma réponse à cela, c’est faire comme les Arcade Fire qui ont décidé à l’occasion de leur concert le 28 juin au Zénith, qui vendront à partir de vendredi 10h leur place pour ce Zénith uniquement en magasin afin d’éviter de se faire encore une fois arnaquer par des personnes mal intentionnées, cherchant à se faire du fric facile sur le dos des aficionados purs et durs. Et on ne pourra en acheter que 2 billets maximum. Comme au bon vieux temps… Quand je pense qu’on m’a reproché d’être trop jeune pour tout comprendre, je crois que ce que je viens d’écrire et vous de lire démontre bien le contraire. Sans prétention aucune, bien sur 😉

N’hésitez pas à faire part de vos impressions en commentaire ou alors par mail nessielandrocks@gmail.com ou encore sur Twitter (@NessielandRocks) avec le hashtag #Nessieland…

Miss Nessie

Aussi bizarre que cela puisse vous paraître, en plus du rock, de l’alternative et aussi du metal, je suis une fan d’électro. C’est simple, j’en raffole comme les touristes raffolent du camembert. Une fois de plus, je n’ai pas la tête de la techno-head, et pourtant dans une vie pas si antérieure que cela, j’étais une accro du dance-floor. Et même si j’ai déserté les pistes folles depuis quelques temps, je garde toujours une oreille attentive à l’électro et à la bonne dance qui fait remuer du popotin.

LCD Soundsystem

This Is Happening, un album pour danser et s'éclater

C’est donc avec beaucoup d’impatience et aussi grâce à l’application de mon mp3 qui me permet d’écouter la radio (et une en particulier que je vous conseille plus que vivement, si vous aussi, vous aimez la bonne musique) que j’ai appris que le 3ème de LCD Soundsystem. Bon, entre temps j’ai découvert, toujours par le biais de la radio que ce serait le dernier bébé studio du collectif mené par le charismatique James Murphy, new-yorkais de son état, et DJ mélomane qui souffre du syndrome du « Mais ma parole, je suis né avec au moins 15 ans de retard!! ». T’en fait pas, Jimmy, on est deux. Blague à part, notre DJ tourmenté a malgré tout voulu faire son job à la propre comme on dit et ce This Is Happening est une belle tuerie. Un bon album dansant et jouissif qui a aussi le mérite d’être intelligent…

L’album est composé de 9 chansons dont la moyenne de durée excède souvent les 8 minutes. Certains programmateurs radio pourraient s’arracher les cheveux mais pour les fans de bonne musique comme Bibi, c’est du pain béni au « wiki-wiki-wiki » des bons vieux scratches de vinyles (vous aussi, vous pouvez faire les bruitages de là où vous êtes). Y a de quoi se lécher les babines!! La première chanson choisie pour ouvrir le bal, c’est aussi une de mes préférées (Dance Yrself Clean) qui commence et se finit par un même beat, un peu en down-step et genre, entre les deux, c’est idéal pour les soirées d’été avec tout le ramdam et les copines parce que ça part en sorte disco mais en plus élaboré et plus moderne – donc en moins chiant et moins criard que le vrai disco, parce que ça pue. Sans hésiter dans une playlist pour une boum ou pour une soirée étudiante parce qu’elle est hyper efficace. Et aux diables les oiseaux de mauvais augure qui rôdent dès le début de la chanson: « The worst happens every night »…

Le 2ème, c’est le tube Drunk Girls, que l’on peut entendre sur tout bon blog, MySpace ou radio qui se respecte. Dans une veine un peu plus festive et donc, peut-être moins réfléchie (en tout cas, c’est l’avis que je me suis faite), c’est la chanson de la l’album, avec peut-être Pow Pow, qui est le plus accessible au total padawan qui est resté coincé à Daft Punk et Fatboy Slim (deux groupes dont je suis hyper fan). C’est frais, un petit cocktail succulent en bouche et surtout en oreille qui ravira les teufeurs les plus indécrottables.

Le 3ème titre, One Touch, est aussi un très bon titre et qui est aussi du LCD Soundsystem tout craché. Petits sons bien électro, quelques sonorités gamesques (un peu comme si on jouait à Pong pendant un mix) et aussi une belle rythmique. Un morceau typiquement pour les soirées dansantes et qui plait. Après, c’est le genre de chanson qu’il faut écouter plusieurs fois avant d’apprécier réellement.

Tout le contraire de All I Want dont les sonorités pop-rock m’ont plus fait penser à du Queens Of The Stone Age (si si, je vous jure !) qu’à de l’électro. La voix légèrement pompée à Bono (bien que venant de Murphy, ce n‘est pas intentionnel), l’air entraînant à David Bowie et cette chanson est une tuerie, une petite bombinette mitonnée aux oignons comme je les aime. Frais, audacieux et bougrement dansant. Je n’aime pas, j’en redemande.

Même constat pour I Can Change, à la fois, frais, dansant et où James Murphy est de plus en plus envoûtant. Sa belle ritournelle (« I can change, if it helps to fall in love ») nous donne envie de le croire pour de vrai et puis c’est poppy et très entraînant. Encore un titre qui nous donne la pêche en allant en soirée voire même en rentrant de boite.

Les chanson suivantes, à savoir You Wanted A Hit et Pow Pow, sont aussi des titres que l’on pourrait assimiler à des tubes relativement accessibles à ceux qui ne connaissent pas LCD. Un peu plus maîtrisés et formatés (ouh ouh, j’ai dit un gros mot, je sais mais une fois de plus, j’émets un avis personnel sur une chronique professionnelle) que Drunk Girls et que d’ailleurs les autres chansons de l’album. Entraînant et très dansants comme je l’ai déjà dit bien que ces titres semblent être plus fait pour la scène (ça, ce sera en vous d’en juger vu que James Murphy et sa joyeuse bande sera en tournée dans tous les grands festivals d’Europe dont les Eurockéennes de Belfort début juillet- une des rares bonnes venues du festival cette année parce que la prog’ est vraiment euh… nasebroque pour rester polie – et aussi Rock En Seine à Paris fin août – et là, ça risque d’être chaud bouillant, moi en tout cas, j’y serais).

Un des titres des plus énigmatiques de cet album, This Is Happening, c’est sans le moindre doute Somebody’s Calling Me. Dans une interview récente, le père Murphy nous avoue qu’il a enregistré cette chanson une nuit d’insomnie après avoir pris quelques downers (eh oui, le pauvre garçon est un éternel insatisfait, un peu stressé et angoissé mais bon, il est vraiment génial comme DJ alors on lui pardonne tout) et que quelques heures de roupillon après, il a retravaillé la bande mais a laissé le côté endormi, un peu en éveil ou en somnolence. Mais cet entre-deux est, ma foi, très intéressante et puis c’est un titre aussi bon que Dance Yrself Clean. Une autre tuerie de l’album.

Dernier titre et non des moindres, Home. Alors, cette chanson se démarque complètement des autres par son aptitude à nous faire planer, tripper comme jamais. Et quand on habite dans une grande ville comme moi, c‘est juste génialissime. Toujours aussi audacieux et aussi frais, ce Home, à l’instar de vieux titres de LCD Soundsystem comme Someone Great, fait du bien aux oreilles et en plus, ça vous donne l’impression d’aller faire la night avec des vieux potes à vous ou encore de jumper dans un festival (encore une chanson que je suis impatiente d’aller voir en live d’ici quelques mois).

Alors oui, j’avoue avoir été très positive voire carrément élogieuse par rapport à cet album mais si le jeu n’en valait pas autant la chandelle, je pense que je ne me serais même pas permise d’en faire un chronique. Mon coup de cœur électro de ce Printemps 2010 avec l’excellent Plastic Beach de Gorillaz (que je vous conseille très chaudement, pas seulement parce que c’est Gorillaz mais avant tout parce que c’est bon). Une belle surprise et puis, c’est aussi ça, Nessieland, vous faire aller vers de contrées pas forcément connues mais qui vous amusera comme dans une fête foraine. Et si This Is Happening devait être une attraction, je dirais que ce serait le stand de tir pour gagner le nounours rose tout câlin, faites un tour vraiment, c’est ce qu’on appelle un coup gagnant!!

Miss Nessie

Note: 4,5/5

Sortie le 17 mai 2010 sur EMI

Plus d’infos sur le website officiel de LCD Soundsystem, leur MySpace, leur page Facebook ou encore leur compte Twitter


Calendrier

octobre 2019
L M M J V S D
« Sep    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Blog Stats

  • 91 621 hits

Twitter de Nessieland

Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.

Flickr Photos

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

Rejoignez 4 autres abonnés