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S’il y a bien une chose que Nessieland aime par dessus tout, ce sont les découvertes musicales. Alors lorsque nous avons été gentiment sollicités pour interviewer un duo pop français au talent et à la fraîcheur impressionnante, nous avons acceptés sans aucun problème. C’est ainsi que je me suis retrouvée un samedi ensoléillé de janvier (si si, ça existe!) à faire notre toute première interview avec Alex et JB de Call Me Señor, qui viennent de sortir un nouvel EP « Sex With You » et que je vous recommande très chaudement…

Sex With You, le nouvel EP des Call Me Señor

Sex With You, le nouvel EP des Call Me Señor

Hélàs, entre temps, la loi de Murphy a frappé Nessieland et je me suis retrouvée sacrément embêtée pendant une bonne quizaine de jours où mes mails professionels et mon accès au blog étaient bloqués, faute d’avoir un ordi qui marche, en plus d’avoir perdu plusieurs chroniques dans mon PC, désormais au paradis des PC merdiques… Heureusement, les choses reviennent petit à petit dans l’ordre et les chroniques prévues arrivent dans les jours qui viennent. Mais bon, l’interview est là et Nessieland aussi, alors c’est pas grave!!

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Bonjour, je vais d’abord commencer en vous demandant de vous présenter, qui vous êtes, d’où vous venez, etc…

JB: Le groupe, c’est Alex et JB, on s’appelle Call Me Señor, on fait de la musique avec ce groupe depuis un peu plus d’un an. On sort un 2ème EP, prochainement, le 8 février, on fait de la musique ensemble depuis 6 ans et là, ce projet là, c’est un truc très pop et très dansant en même temps, on a pas encore fait de compromis entre le côté très dansant et le côté très catchy, très mélodiques, ce sont deux choses qui nous intéressent.

Bah, en fait vous venez de répondre plus ou moins à ma deuxième question qui en fait de savoir comment vous vous définiriez musicalement?

JB: Ça a un coté très new-pop.

Alex: Tu l’as dis ou pas?

JB: Non, je l’ai pas dit.

Alex: Parce qu’on va commencer à dire ça partout, on avait trouvé ça avec un pote ingé-son, parce que ça reste des mélodies avant tout.

C’est vrai que ça s’entend!

Alex: Ouais, c’est ça, des mélodies et des voix que tu peux chantonner. Et en même temps derrière, on est plus électro, c’est pas juste de la pop classique. Et donc, c’est un peu la tendnace de 2011, je pense. En fait, c’est ça, t’as plus aucune pop vraiment plate comme avant, tous ont un un peu d’éléctro, le new-pop. J’adore (rires).

J’aime aussi, je trouve ça sympa comme concept.

JB: Ça change de l’éléctro rock où t’entend toujours les mêmes trucs.

C’est surtout des trucs qui reviennent très souvent en ce moment.

Alex: Il y a beaucoup de groupes d’éléctro rock qui sortent en ce moment et c’est assez mauvais.

Et vous avez qui comme exemple? (rires)

JB: On a pas le droit de le dire.

Alex: Il y en a que j’aime pas, je vais pas en citer un en particulier. C’est juste un mouvement où t’as l’impression que tout revient à chaque fois. Je parle pas d’artistes qui font la même chose, qui font des chansons qui marchent bien et qui font 12 versions de ce qu’ils ont fait en single. On trouve ça un peu dommage.

Et donc, quels sont vos principales influences musicales? En fait, ça se résumerait à quoi?

JB: C’est Alex, c’est ce qu’il me fait écouter.

Alors, Alex?

JB: Non mais c’est un peu ça (rires).

Alex: La liste, ça commence à Oasis, Blur, les Stones Roses, des trucs qui ramènent à l’Angleterre.

La scène de Manchester, je crois?

Alex: Ouais, c’est un peu ça même s’ils sont plus de Manchester. Sinon, il y a des trucs un peu plus récents comme Kasabian.

JB: On écoute plus de trucs comme ça.

Alex: Sinon, on écoute aussi du rock, disons classiques, évidemement Beatles, Stones, enfin surtout en ce moment. On a eu cette période comme tout le monde et ça nous influence encore. Ça nous influence encore parce que justement, ça a influencé tout le monde après. Qui il y a d’autres…

Ouais, c’est les références?

Alex: Ouais c’est ça. Il y a du rap aussi, du rap français à un moment mais pas beaucoup. C’étaint des trucs comme NTM, Busta Flex, encore que son premier album j’aimais bien, le 2e, Fric, Violence et je sais pas quoi [ndlr: C’était Fric, Violence, Sexe et Flouze, en 2000], il était trop nul, enfin je trouve. Sinon des trucs américains comme les premiers albums de Dr Dré, Snoop, les premiers d’Eminem, ses démos qui étaient super bien, Kanye West, son dernier album qui est incroyable. Toi (en désignant JB), t’es plutôt sur Lil Wayne.

JB: Pas l’album rock, hein!

(rire général) Ah ouais, mais ça c’était juste une mauvaise blague, en fait. J’ai entendu un titre une fois mais, euh non.

JB: C’est dégueulasse, alors que avant il y avait des trucs super intéressants. Je suis pas fan quand il faisait des trucs avec des guitares et des vocoders, je trouve ça un peu épuisé.

Alex: Bah Kayne West, il l’avait fait avec Heartbreak (ndlr: son album sorti fin 2008, qui n’a pas rencontré le public escompté) mais dans des sons peut-être un peu plus propres. Les deux premiers albums de Foals qui m’ont mis complètement sur le cul. En français c’est super léger, ça va être des groupes qui vont chanter en anglais comme Phoenix, Housse de Raquette…

JB: Bah Housse de Raquette, ils avaient fait un premier album en français, un truc incroyable, que j’écoute en boucle. Après il y a des trucs inconnus pour lesquels on est tombés, pour une raison ou une autre, comme Toro Y Moi, Kisses, El Guincho, c’est pas des trucs super connus, moins connus mais excellents.

Alex & JB de Call Me Señor

Alex et JB de Call Me Señor

Vous allez donc sortir un EP le 8 février et vous avez DJ sets de prévus à Londres, plusieurs à Paris et à Reims aussi…

JB: C’est pas des tous des DJ sets,c’est surtout des concerts mais c’est vrai qu’on en a un prévu dans deux semaines [ndlr: l’interview a été faite le 29 janvier et le DJ set a eu lieu le 10 février dernier]. On est pas des DJ, on mixe, on fait des petits sets comme beaucoup de groupes de rock le font…

Alex: …Mais on passe plus des chansons que de faire des vrais mixes, mais c’est surtout des concerts.

JB: C’est vrai que pour les concerts, on a pas de platines, on joue avec de pistes mais on a nos instrus. On est pas juste des DJ derrières des machines. Je pensais à des mecs comme Justice en fait, qui sont juste devant leurs platines.

Et du coup, comment vous appréhendez tout ça en fait, est-ce que vous êtes impatients de monter sur scène, de faire votre truc?

JB: Ça peut paraître prétentieux, c’est pas le but mais c’est quelque chose qu’on mérite. C’est pas qu’on mérite de vendre un million d’albums et tout. C’est juste qu’on mérite parce qu’on travaille dessus depuis un an et demi. On a commencé ce groupe tous les deux, vraiment à partir de zéro, on avait aucune chanson d’avant, on s’est juste câlés, on a passé beaucoup de temps à écrire, à travailler sur les sons qu’on voulait avoir, beaucoup de temps à découvrir aussi ce qu’il serait possible de faire en terme de production et c’est assez flagrant avec les deux EP sur la différence qu’on peut avoir avec le son. Et du coup, c’est pas une surprise, c’est quelque chose de naturel et en fait, on passe beaucoup de temps à travailler et ça devient plus une attente. Et quand une chanson tombe, bah voilà, c’est surtout que je ne sais plus combien de temps on a passé sur cette chanson et il est donc normal que tel mec de telle salle aime bien. Faut pas le prendre pour un truc prétencieux, c’est vraiment travail et rigueur. On est conscient que c’est une chance, qu’on ne l’a pas tous et que ça fait un an et demi qu’on est dessus. On écrit beaucoup, on fait donc de la musique ensemble depuis très longtemps, c’est justifié.

Alex: C’est pas trop mon cas, c’est surtout être excité de faire ces concerts. Là, on joue à Londres, la Flèche d’Or c’est la troisème date de l’année, la deuxième où on est en tête d’affiche et c’est super cool. Moi j’aime bien parce que ça casse un peu le rythme, on fait partie de ces groupes où de par le positionnement, c’est pas du tout le même exercice le live comme des groupes comme The National, où c’est vraiment le son qui compte. Nous, en live, les gens ont la perfection de notre son, enfin ce que nous on cherche sur nos titres, ils le retrouvent dans nos enregistrements en club, en concert comme à la Flèche d’Or, le but c’est que les gens se marrent, qu’ils passent une bonne soirée, qu’ils s’éclatent, dansent, qu’ils aient un bon souvenir. Et le nombre de soirées dans lesquels je suis allé où je me suis souvenu de la bonne soirée ou de la mauvaise soirée en fonction de la musique qui y passait et tout. C’est ce qui compte. Donc, en live c’est moins difficile pour nous, je dis pas qu’on doit pas être bon, je dis juste qu’on a pas cette perfection de son à rechercher, il faut juste que les chansons passent, qu’elles soient bien jouées et que les gens s’éclatent.

Vous avez un album en vue, faire quelque chose d’un peu plus gros ou alors vous préférez rester cantonnés sur les EP pour le moment?

JB: Là aussi, ça se fait petit à petit, c’est un taf. On a autant de chansons pour pouvoir faire un album potentiel, en même temps, ça sert à rien de sortir un album tout de suite. On sait vraiment où on va aller, on ne veut pas que quand on sort un album, que ça fasse comme – je citerais aucun nom – mais des groupes parisiens qui  sortent direct un album et qui en ont vendus 3 à leur potes et à leur famille, ce serait une erreur parce qu’il s’agit de groupes qui ont souvent de bonnes chansons, en même temps, ils sortent ça trop tôt. Il y a un vrai truc, et les groupes l’ont un peu oubliés, c’est qu’il faut d’abord travailler, faire plein de concerts et faire plein de EP, de faire connaître ton truc et après, quand on sentira que c’est prêt, là on se fera un album.

Alex: Et puis aujourd’hui, avec l’ère numériqu, on sait très bien que, même nous, on essaie d’acheter des albums pour leur continuité et puis, après tout je fais de la musique, donc je suis obligé d’être un peu câlé là-dessus. Sinon, tous les gens qui sont autour de moi, ils achètent que les chansons qu’ils aiment, ils n’achètent plus forcément d’albums, ça se fera sur iTunes, sur tous les supports digitaux. Donc, après ce qui va changer pour nous, en tout cas pour moi, c’est que le support, on s’en fout complètement. Il faut juste continuer à écrire des chansons, comme d’habitude et après, ils finiront peut-être sur un EP 4 titres ou sur un album avec 12 ou 14 chansons. Mais dans le résultat, je vois pas pourquoi ça changerait mon écriture. On s’est donné une direction et un objectif: on écrit, on écrit et le jour où on aura l’opportunité de faire un album, on le fera. En attendant, l’EP c’est super, ça permet de faire un peu de distribution

JB: Et puis l’album c’est un truc que le manager voit. Lui, il le saura, il viendra nous voir, il nous dira « Ce serait bien de faire un album… » Nous, on écrit nos chansons, on fait des concerts, on fait des remixes de plein de trucs, et ça on le fait bien.

Alex: Ça fait genre 10 ans qu’on fait de la musique, enfin avant qu’on se connaisse. Ca change tellement. Et au début, quand t’as 15 et que tu penses à faire de la musique, tu te dis évidemment que le but c’est l’album. Maintenant, il y a plein d’artistes archi connus, qui aujourd’hui sortent à peine leurs albums. Ils ont fait 4 EP, ils ont fait leur carrière grâce à ça, il y a aussi le fait d’être diffusé qui est génial, déjà pour iTunes, ça n’existait pas avant. On sait pas comment ça fonctionne. Je sais que nous, si on faisait un album, il faudrait qu’on choisisse 10 ou 12 chansons qui soient cohérentes. Après, avoir plein de chansons et qu’elles soient bonnes, c’est ce qu’on essaie de faire tous les jours, qu’on ai un album en vue ou pas, quoi.
Comment vous avez en fait rencontré Nico Prat?

JB: En soirée. Nico est un noctambule avéré et il est connu dans tout Paris pour ça.

Alex: J’imagine que tu l’as rencontré en soirée aussi…

Eh bien, en fait, je le connais via une émission de radio qu’il anime, les Critiques Zik avec Laura Leishman [sur Le Mouv’, l’émission est du lundi au jeudi de 21h à minuit et tous les mercredis à 22h, on invite 2 autres bloggeurs ou rédacs chef de webzines musicaux pour parler des derniers titres qui tournent en radio en Europe et aux States]. Et un jour, il m’envoie un mail en me demandant si ça me plairait de faire une petite interview des Call Me Senor, alors je lui réponds « Ouais, pourquoi pas… » Alors je vais checker tout ça sur MySpace et je me suis dit « Ah ouais, ça va être sympa », alors j’ai préparé mes questions et puis je suis là (rires).

Alex: On savait qu’il bossait un peu dans la musique, qu’il bossait dans des magazines, qu’il organisait des soirées, et comme l’a dit JB, on a recommencé un nouveau groupe de zéro et on s’est dit qu’on allait demander à Nico pour savoir si on pouvait un petit concert par ci par là et il nous a booké deux dates. Et à la fin de la deuxième, je suis reparti chez moi, parce que je devais bosser et JB est resté, il m’a laissé un message sur mon portable en disant maintenant on a un manager. Ca reste notre manager, c’est pas moi qui l’ait choisi mais voilà…

JB: Mais même avant, on trainait dans d’autres bars, qui étaient assez réputés à Paris parce qu’il y avait des groupes qui y allaient très souvent et on avait croisé Nico, qui traînait là aussi. Après tout, on fait parti des mêmes cercles.

Et donc pour 2011, vous prévoyez quoi? Une tournée, peut-être même des festivals…

JB: Ouais, dans l’idéal ce serait des festivals, ça nous ferait vraiment marrer.

Alex: D’ailleurs, c’est maintenant qu’il faut s’en occuper!

JB: On a envie de jouer, que les morceaux tournent. On va en écrire d’autres, on va essayer de faire des remixes, faire tourner le truc…

Alex: C’est vrai qu’on essaye, c’est l’avantage d’avoir maintenant un manager qui est Nico, c’est que on peut, juste après l’interview rentrer et écrire une chanson si on veut faire notre truc et après, c’est Nico qui s’occupe de gérer l’organisation derrière. C’est lui qui va nous dire si ça nous va de faire un concert là, un concert là, éventuellement une tournée et c’est lui qui va préparer notre rentrée. Mais là, nous on reste sur la musique tout le temps, et là il nous avait préparé une journée promo pour faire des versions acoustiques d’une chanson. On essaie de faire ça étape par étape. Donc là, journée promo, ensuite le concert à la Flèche d’Or [ndlr: qui était d’après les échos que j’ai eu « incroyable » et « bien sympa », ça m’apprendra à mal choisir mes soirées parisiennes], à Londres. Et puis il va y avoir aussi le clip de Sex With You qui se prépare et qui sera disponible d’ici un mois (et qui sera naturellement dans Nessieland).

Et une dernière question, vous avez un mot pour la fin, un truc à dire aux gens du style « Venez nous voir, on est géniaux! »?

Alex: Aux français, aux gens de Londres et à toute la population…

JB (l’interrompant): T’es en train de faire l’appel du 29 janvier, c’est ça? (rires)

Alex: Et en plus, ce sera dans l’East End, ce sera un super concert. Un petit festival. Et pour ceux qui ne pourront pas aller, la date de la Flèche d’Or [le 11 février dernier, je vous mettrai des liens relatifs à ce concerts très vite] avec Patrick Bower, qui est l’autre artiste du label Shakermaker.

Bah voilà, j’en ai fini pour l’instant, plus d’autres questions, je vous remercie d’avoir répondu à mes questions…

JB: C’est nous qui te remercions!

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Pour plus d’info sur les Call Me Señor, rendez vous sur leur MySpace (http://www.myspace.com/callmesenor), leur twitter (http://twitter.com/cmsenor) ou encore sur leur page facebook (http://www.facebook.com/pages/Call-Me-Se%C3%B1or/265537139169)… Et pour ceux qui veulent savoir à quoi ça ressemble Call Me Senor, voici une petite vidéo qui vous fera plaisir…

Une autre? Bon d’accord mais seulement parce que c’est vous…

Miss Nessie

ps: Enormes remerciements à JB et Alex pour leur gentillesse ainsi qu’à Nico Prat pour sa patience ainsi que pour avoir rendu cette toute première interview de Nessieland possible…

Faith No More

Faith No More

Les fans de Faith No More en ont rêvé, ils l’ont fait!!! Avec la participation des sites de nos amis de chez Faith No More 2.0, Stubbadub ainsi que la sympathique Faith No More French Community, les fans ont été invités l’été dernier à poser toutes sortes de questions aux membres du groupe et ils les ont gentiment répondus en marge du Festival de Dour (où j’ai eu la chance de les voir sur scène et d’en faire un joli report). Voilà les vidéos et les traductions (pfioooooou!) en Moliérien en espérant que ça vous plaise.

Voici la 1ère partie ci-dessous :

Et la 2e partie juste ici :

 

Et la traduction, juste en dessous :

D’un point de vue de fan, tout le monde dans le groupe semble être heureux et prendre beaucoup de plaisir sur cette tournée. Qu’en est-il vraiment au sein du groupe? Est-ce que vous vous amusez et êtes juste content d’être à nouveau ensemble?

Bill Gould: En fait, je suis épuisé d’avoir mis en place toute cette tournée depuis l’année écoulée. Vous pouvez voir que je suis beaucoup plus grisonnant que je ne l’étais parce que j’ai dû afficher ce sourire de merde sur mon visage alors que je me sentais comme une merde la plupart du temps.

Roddy Bottum.: C’est épuisant, ça demande beaucoup de travail. Tout le monde dans le groupe semble avoir du bon temps sur cette tournée. On s’est beaucoup amusés. C’est une occasion vraiment folle et unique que nous avons eu.

Mike Bordin: Vous pouviez en déduire que l’on en arriverait à cette conclusion.

RB: N’importe qui penserait que se replonger dans le passé et faire ce que nous sommes en train de faire, revenir en arrière et redécouvrir quelque chose que nous avons fait il y a longtemps, serait de la folie. Et cela, peu importe qui le fait?.

BG: Ça a été une expérience étrange.

RB: Il y a quinze ans, nous étions différents et avons tous fait des choses que nous regrettons, gérer les choses d’une manière que nous n’aurions probablement pas faite aujourd’hui. Ainsi, la possibilité de revenir en arrière et de faire toutes ces choses nouvelle est fascinante. C’est vraiment un ajustement et un bon feeling pour chacun de nous personnellement et d’un point de vue créatif. C’est aussi le fait que nous le fassions 15 ans après, que nous avons tous joué la musique durant ces 15 dernières années, et honnêtement, nous sommes tous meilleurs dans ce que nous faisons. Alors c’est amusant de faire ce que nous faisons, ça sonne mieux, c’est de meilleure qualité et c’est justement cela qui nous fait plaisir.

 

Quelles ont été, si ce fut le cas, les facteurs majeurs qui, selon vous, ont fait de cette réunification une réalité, et pouvez vous nous dire où en est désormais cette réunion?

 

BG: Quand j’étais dans le groupe, je me sentais toujours un peu différent de beaucoup d’autres groupes. Beaucoup de groupes au cours de ces 5 dernières années ont décidé de se reformer et je dirais que pour 90% d’entre eux, ce n’est pas quelque chose de bien. Et j’ai toujours eu beaucoup de fierté à être moi-même dans FNM et j’étais vraiment angoissé à l’idée de me lancer dans quelque chose dont je ne serais pas fier. Ça rend tout ce que vous avez déjà fait la 1ère fois inutile si vous vous sabordez la seconde fois.

RB: Je suis d’accord. Nous avons toujours fait les choses, depuis que nous avons commencé ce groupe, exactement comme nous le voulions. Il était important pour nous tous de revenir en faisant les choses à notre façon avec beaucoup plus de goût, plus élégamment. Il y avait un peu d’excitation, de nervosité, je pense, qu’en sachant que cela pourrait être compromis, que nous serions jugés par certains seulement à cause d’une chose que nous voulions faire personnellement.

BG: Il y a beaucoup de risques personnels et beaucoup de confiance remises en cause car en disant que vous allez faire quelque chose, c’est déjà une chose en soi, mais ensuite vous engager pendant un an sur une tournée, être dans le bus, parfois ça devient un vrai challenge, avoir à faire beaucoup de personnes et ayant à donner. Vous savez quand vous le faites au début, mais vous ne savez pas ce qui va se passer au cours d’une année. C’est donc un acte important de foi.

 

Que pensez-vous avoir gagné et perdu en tant que groupe, lors de vos performances live par rapport à autrefois ?

 

Roddy: Je pense que probablement il y a surtout des gains. Nous faisons de gros concerts, et nous sommes vraiment fiers de ce que nous faisons. Et comme je le disais avant, nous avons tous joué la musique durant ces 15 dernières années. La compétence du groupe sur scène en tant que telle est bien meilleure qu’elle ne l’était avant.

Bill: Oui, c’est vrai.

Roddy: Si nous avons perdu quelque chose c’est peut-être juste une part de nous quand nous étions plus jeunes, probablement un peu plus bêtes et plus enclins à commettre des erreurs, il y a quelque chose à cela. Il y a un petit charme à se lancer dans l’inconnu  et ne pas savoir ce que vous faites. Maintenant, nous sommes un peu plus sages et plus intelligents que nous l’étions.

Bill: Ce qui est intéressant c’est qu’à l’époque, nous avions le même âge que notre public, ce qui parait relativement bizarre. Ok, il y avait pas mal de gosses aussi mais c’était plus pour jouer pour des semblables. Et maintenant nous sommes un peu plus âgés que nous jouons plus pour nous-mêmes alors que je dirais que la majorité des gens qui viennent nous voir aujourd’hui sont plus jeunes que nous.

 

Avez-vous pensé à faire une autre étape du Second Coming Tour mettant l’accent sur le reste de votre catalogue qui n’a pas été jouée ces derniers temps (Everything’s, Ruined, Smaller and Smaller, Mouth To Mouth, Absolute Zero, A Small Victory, Edge of the World, Falling To Pieces …)?

Puffy: [plaisantant] Question suivante!

Roddy: Nous avons été très méticuleux sur le choix des chansons que nous voulions faire et celles que nous ne voulions pas faire. Nous avons essayé de jouer beaucoup de chansons en répétition mais si nous ne les ressentions pas, nous n’allions pas les faire. Nous avons pris beaucoup de soin pour décider des setlists. Je ne pense pas que nous allons revenir en arrière et nous mettre à jouer des chansons que nous n’avons pas envie de jouer.

Billy: Certaines sonnent mieux que par le passé et d’autres ont juste mal vieilli. Et quelques-unes des chansons sur la liste n’ont tout simplement pas un bon son. Nous les avons joué et beurk…  Même si sur les CDs, ce sont de très bons titres comme on les jouera pas maintenant parce que nous ne sommes tout simplement pas dedans.

 

N’ayant pas de Représentant Presse sur cette tournée, Billy et Roddy, vous avez rejoint et adopté Twitter et l’avez utilisé pour la promotion de la tournée de réunification. Avez-vous trouvé ce moyen intrusif ou, au contraire, est ce cela qui vous a amené plus près des fans? Quelle importance cela a-t-il joué?

Roddy: Il était vraiment important pour nous d’avoir une voix venant du groupe. Nous avons décidé dès le départ que nous ne ferions pas de promo presse car il n’y a vraiment rien qui ne nécessitait une promotion ainsi qu’aucun besoin de parler de nos propres personnes (une petite reformulation s’imposait). Nous avons fait cette déclaration il y a longtemps, lorsque nous avons fait nos albums studios et évolués et il n’y a rien de nouveau à dire. Nous avons donc pris la décision ferme que nous n’allions pas faire de presse du tout. Peu de temps après avoir pris cette décision, Billy s’est inscrit sur Twitter, puis nous avons réalisé la capacité à atteindre autant de personnes intéressées. Je pense qu’il y avait beaucoup de personnes au début, lorsque nous avons commencé la tournée qui ont voulu savoir ce qui se passait, avoir des scoops. Twitter est une excellente occasion pour nous deux d’atteindre et de s’adresser aux gens.

Bill: Quelque part, et c’est très bizarre, nous n’avons pas vraiment besoin d’un porte-parole ou d’un représentant presse. Il y a quelques interventions sur Twitter, surtout lorsqu’on a amorcé cette reformation – comme lorsque nous avions ajouté une date en Pologne – et les journaux ont relayés nos tweets et les ont utilisés comme base pour des articles, c’est incroyable. C’est très bien.

Roddy: Et c’est aussi libérateur de savoir tout est entre nos mains.

 

Nous avons tous apprécié l’aspect communicatif de ce Second Coming, en particulier en ce qui concerne des informations importantes concernant les préventes et les infos sur le concert, et ce, grâce à Twitter. Ma question est, quelle importance pensez-vous que les différents communautés en ligne, la plupart établis bien après votre séparation, ont eu pour cette réunion? Et si certains d’entre vous jette un œil sur ces sites?

 

Bill: Je consulte la plupart d’entre eux

Roddy: Je pense que nous tous les consultons tout le temps, enfin la plupart d’entre eux. C’est vraiment super pour nous d’autant plus avec une famille dysfonctionnelle comme c’est le cas avec le groupe, collectivement, les sites ont formé cette famille dysfonctionnelle et folle de nos fans à travers le monde. Ça a été vraiment intéressant de regarder les différentes interprétations des gens, de ce que nous faisons et d’observer leurs réactions les uns avec les autres et de leurs interactions avec nous. C’est un processus vraiment intéressant.

Bill: Nous avons commencé sur Internet et à travailler avec des communautés de fans comme . Je pense que c’était 1994 ou 95 peut-être ou peut-être plus tôt, au moment d’Angel Dust, sans doute lorsque nous avons commencé avec les forums, les newsgroup et ce genre de trucs. Ainsi, nous avons été actifs dessus et pendant une longue période. C’est vraiment cool que nous utilisons  comme notre site parce que cela a vraiment été l’une des choses après la rupture qui ne s’arrêtait pas et qui nous faisait exister, les gens peuvent obtenir des renseignements sur nous. Je dirais qu’une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui a effectivement à voir avec les fans et les sites de fans. Je tiens à dire que 2.0 est impressionnant. Ils ont fait un excellent travail. C’est mieux que vous, les gars, le fassiez plutôt que nous.

Roddy: Absolument, vous les mecs, vous avez une meilleure perspective. Surtout de ceux de 2.0, qui le font bien mieux.

Bill: Ils montrent des vidéos de nous que je n’aurais jamais montrées.

 

Une équipe de tournage a été remarqué lors des concerts de San Francisco, comptez-vous sortir un DVD / Blu-Ray sur ce Second Coming Tour ?

 

Roddy: Les shows que nous avons fait à San Francisco ont été des shows vraiment spéciaux, les premiers que nous avons fait dans la Bay Area depuis très longtemps. On pourrait en faire un DVD, on ne sait pas. Nous savions les concerts àSan Francisco seraient vraiment particuliers, vraiment spéciaux. C’étaient trois concerts et trois nuits vraiment formidables. Nous savions ce que nous voulions et les mettre en boite dans le cas où plus tard, nous voudrions en faire un DVD.

Bill: Nous avons eu beaucoup de gens et pas mal de nos amis qui ont essayés d’en savoir plus sur ces trois jours et maintenant quelqu’un doit siéger à travers eux et voir ce que nous allons faire avec eux. Mais c’est cool que nous l’avons eu.

 

Depuis FNM version 1, vous avez tous beaucoup travaillé sur d’autres projets difféents. Groupes éphémères, musiques de films et crétions de maisons de disques entre vous, Ozzy, Imperial Teen, Ipecac et Kool Arrow, pour ne citer qu’eux. Théoriquement, si vous deviez faire un autre disque, pensez-vous que les compéetnces et l’expérience que vous avez tous acquises au cours de ces 10 dernièes années, pourraient avoir une incidence sur l’écriture et sur son enregistrement ?

 

Roddy: C’est une grande inconnue. Nous n’allons pas faire un autre disque, mais je pense qu’une partie de du travail fourni avec Faith No More lorsque nous étions ensemble et que nous écrivions des chansons, c’est que chacun d’entre nous a quittés le bagage de nos autres intérêts en dehors de la porte et se sont réunis en tant que groupe et a crée quelque chose qui était une sorte de fusion de ce qui était dans la salle. Je ne pense pas que nous allons apporter de nouvelles choses… mais sait-on jamais…

Bill: Je pense que dans n’importe quelle partie d’une chose où vous avez travaillé a toujours une identité différente et je pense que nous avons une certaine identité qui fait de nous tous ce que nous sommes. Il y a deux choses : l’une, c’est d’être capable de se détendre et s’exprimer et l’autre, c’est de travailler avec les forces et les faiblesses de chacun. Heureusement, plus on est amené à faire des choses et plus on s’améliore.

 

Au fil des ans depuis votre séparation, aucun d’entre vous n’a écrit quelque chose qui pourrait être considéré comme utile à Faith No More?

Roddy: Je n’en ai pas, non.

Bill: Je dois avoir peut-être autour de 500 ou 600 des choses qui pourraient éventuellement ètre imputable à Faith No More. Je n’ai pas cessé d’écrire, j’écris tout le temps.

 

J’ai été surpris au moment du concert de FNM à Coachella que, autant les médias que les fans de musique aux États-Unis, ne semblaient connaître de vous que ‘Epic’. Cela ne vous a t-il pas irrité de voir qu’une chanson pas vraiment représentative de votre discographie soit votre plus grand succès ? Et avez-vous déjà pensé à faire un peu comme Radiohead qui ont arrêtés de jouer ‘Creep’ en live ?


Roddy: Je ne sais pas. Je ne comprends pas vraiment notre public américain, en tout cas pas assez pour dire que nous sommes souvent identifiés qu’avec cette chanson. Je pense que ce n’est pas notre cas. Je pense que c’est plus compliqué que cela pour le public américain.

Bill: La presse, les médias et VH1 sont une chose et puis il y a aussi les gens, c’est un pays vraiment grand. Je suis d’accord avec Roddy, c’est vraiment difficile à dire.

Roddy: Je voudrais clarifier quelque chose aussi. Les gens m’ont demandé sur cette tournée et sur les différents dates et lorsque nous étions en Amérique en supposant que le fait, ils pensent que la raison pour laquelle nous ne tournons pas aux États-Unis c’est parce que nous n’avons pas été aussi populaire ou alors il n’y aurait pas assez de gens pour vouloir nous voir jouer. Ce n’est pas le cas. Je suis sûr que si nous voulions faire une tournée US, nous l’aurions faite et ça nous irait très bien. Nous n’avons pas eu un réel désir de rentrer dans le bus et de jouer dans toutes les petites villes à travers l’Amérique, ce n’est justement pas où nous en sommes aujourd’hui.

Bill: Ça nous a un peu dérangé sur le moment. Je dirais que les pouvoirs en place dans les États par rapport à la mise en place des concerts, je veux dire que nous avons un spectacle dans notre ville natale de San Francisco et ses environs. Je pense qu’il est appelé et ils ne veulent pas de nous cette année, ce qui est vraiment étrange que nous vu que nous sommes de là-bas, et nous sommes effectivement disponibles pour le faire. Bien que nous avions eu un très gros succès commercial aux USA pendant un temps très limité et les personnes qui ont travaillés pour nous là bas nous ont vu que ce genre de choses dans l’industrie – je ne sais pas si c’est un bon mot à utiliser- il y a une certaine perception qui a pris avec nous et nulle part ailleurs. Je ne pense pas que cela passe pour le fan de base, mais ce sont des trucs qui se font, nous devons passer au-dessus de ces préjugés.

 

Quels sont vous meilleurs souvenirs et moments préférés de cette tournée?


Roddy: La mise en route a été vraiment, vraiment fun, très excitante. Ça faisait beaucoup de temps que nous étions tous en interaction comme dans un groupe, et il y avait une sorte de nervosité folle, pour moi, en ce qui me concerne, une énergie folle à l’idée d’ètre de retour dans la même pièce que tout le monde et en passant par les chansons. C’était très émouvant. Je ne n’étais pas rendue compte que cela était aussi émotionnel, c’était quelque chose de vraiment vraiment lourd. Juste aller sur scène et de jouer les chansons d’abord entre nous. C’était vraiment intense pour moi et c‘est quelque chose que j‘ai adoré. Et puis, de la même manière que de commencer, le premier spectacle à Brixton a été vraiment passionnant et très tendu, juste un sentiment affectif réel et grand.

Bill: Il y en a eu beaucoup effectivement. Ce qui s’est passé à Brixton a été impressionnant: il a été plein à craquer et nous avons été vraiment différents de ce que nous sommes maintenant. Je dirais que l’autre soir en Serbie quand on a fait cette chanson (lorsque qu‘ils ont joué Ajde Dano, ndlr), c’était aussi énorme. Chaque tour nous a apporté beaucoup de choses mémorables.

 

Comme à Moscou, j’ai vu que la foule était complètement folle. L’était-ce tant que ça?

 

Bill: Tu veux savoir une chose au sujet de ce concert. Il y avait cette main courante au bas de l’escalier et nous sommes sortis de la camionnette et je courais dans l’escalier et je me suis écorché tout le bras sur la balustrade et c’était environ 45 minutes avant que nous devions monter sur scène et je ne pouvais plus bouger ma main. Je l’ai mis sous glace et …

Puffy: Sa main n’a littéralement pas fonctionné !

Bill: Mais de toute façon il pouvait tenir la pioche et je pouvais me débrouiller pour jouer. Et si je m’étais vraiment fait mal, j’aurais probablement bousillé mon bras. D’une certaine manière, ça me l’a bien remis en place là où ça n‘a pas fait mal.

Roddy: Nous avons été très chanceux, quand même. Dans la préparation de cette tournée, nous avons été suffisamment précis dans le sens où nous voulions que ces concerts soient assez spéciaux. Et dans la plupart des cas, nous nous en sommes sortis en réalisant une expérience incroyable. Nous avons été vraiment chanceux, comme lors des concerts à New York qui ont été formidables. Nous y avons joué juste en face de la rivière au coucher du soleil. En Serbie aussi, l’autre soir c’était vraiment dingue, on s‘est vraiment amusés. Et on s‘est appliqué pour ça. Nous avons joué cette chanson et que seuls les gens de ce pays auraient compris et c’était vraiment un magnifique souvenir. Nous avons été vraiment chanceux.

Bill: Et puis nos fans aussi, pour être venus à tous nos spectacles, ils ont été incroyables et de très loin. C’est vraiment difficile d’avoir un mauvais concert quand vous avez autant d’énergie venant d’eux, lorsque vous recevez beaucoup d’énergies positives. On peut vraiment travailler avec ça et c’est un plaisir et ça rend les choses meilleures. Nous avons été vraiment, vraiment chanceux dans à peu près tous les spectacles, je dirais sur cette tournée. Avons-nous fait un concert où ils ont eu des balais dans le cul ?

Puffy: Partout, ils ont été heureux de nous voir.

Bill: A chaque concert.

Puffy: C‘est un truc chez nous qu‘il ne faut pas exagérer. Ne pas sortir trop, le plus important ce sont les concerts. Et les gens savent que ce n’est pas comme pour une tournée d’adieu qui durerait 10 ans. Venez nous voir quand vous avez l’occasion et que ça, c’est très particulier pour moi.

Bill: En profiter pleinement tant qu’on y est.
Puffy: C’est aussi ce que nous faisons, c’est la raison même pour laquelle nous le faisons.

 

Pouvez-vous nous parler de vos riders pour les concerts … Est-ce que vous faites la demande ? Il parait que vous tombez sur des trucs bizarres, voire même carrément salaces…

Bill: Il y a qu’un français pour poser une question pareille !

Roddy: Nous demandons juste que nos costumes soient nettoyés tous les jours et c’est quelque chose de particulier pour nos riders. Nous avons des magazines coquins sur les riders pour une raison quelconque. Je pense que Tim Moss, notre gestionnaire, doit en mettre sur les riders plus que nous. C’est pas un truc qui nous intéresse forcément mais je n’ai pas dans un point et j’insiste sur le fait ça se fait à part égale, de sorte que nous ayons autant d’hommes nus que des femmes nues.

Bill: Il faut dire que ça les a surpris que nous puissions trouver ça dégoûtant, alors on nous a donné en Belgique [on nous montre un exemplaire de USA Today].

Puffy: Je ne voudrais pas ça montrer à mes enfants.

Bill: En Turquie, ça a été le rapport Robb et le Financial Times, je crois.

Puffy: Tim a également une machette ou un hachoir à viande sur le rider.

Roddy: Des corsages, des fleurs pour nos costumes…

Bill: C’est comme un rider de 56 pages, mais la plupart de qu’il a à faire avec des trucs techniques comme des lumières et tout et tout. Toutefois, je sais qu’il est déjà・posté sur le net alors vous pouvez aller les trouver.

 

Bien que vous, les gars, vous ne l’admettrez jamais, vous avez sans aucun doute changé un aspect du « rock alternatif » ou ce que vous voulez l’appeler. Votre influence en tant que groupe est difficilement atteignable. Vous avez ouvert les oreilles et les esprits de beaucoup de monde et cela a aussi permis d’explorer tous les types de styles de musique avec différents styles que vous avez explorés et les gens avec lesquels vous avez collaborés. Ceci étant dit et fait, que voudriez-vous en tirer de votre expérience chez Faith No More pour nous le faire partager et apprécier?

Roddy: C’est une très bonne conculusion, je trouve. Nous avons vécu tellement de temps ensemble. Billy et moi nous connaissons depuis que nous avons 10 ans ou quelque chose comme ça, ça fait un bail qu’on se connait, trois ou quatre d’entre nous. Nous trois (en parlant de Billy, Roddy et Puff), ça va doit 25 ans voire plus.  On a eu des hauts et des bas,  le fait de bosser ensemble et de vivre ensemble et créer de l’art ensemble et de voyager tous ensemble. Il y a tant de hauts et de bas, et nous nous sommes aussi dispersés au fil du temps. Et s’en aller en ce moment, avec une relation  intacte artistiquement et personnellement et rester  amis, c’est une chose assez étonnante.

Bill: Faites confiance à nos instincts et se faire confiance mutuellement au fil des ans. Nous avons beaucoup tourné, nous avons beaucoup travaillé et nous avons connus beaucoup de changements comme Roddy le disait et c’est seulement quand on arrive presque à la fin qu’on peut regarder ce que tu as fait et que tu said précisement pourquoi tu faisais ce que tu faisais. Parce que tu étais tellement concentré, que tu faisais les choses au jour le jour, semaines après semaines parce que tu n’as pas le luxe de savoir, vous le savez, pourquoi tu dois le faire parfois. Maintenant que tu peux regarder en arrière et te dire que je suis content d’avoir fait confiance à mon instinct.

 

FIN DE L’INTERVIEW

 

Je tiens à remercier tout ceux qui ont contribué de près ou de loin à cette interview et plus particulièrement à Billy Gould, Roddy Bottum et Mike Puff Bordin pour avoir si gentiment répondu à ces questions mais aussi nos partenaires (Adrian, Gerry, Josh et notre lecteur et ami Sugar Daddy).

La suite au prochain épisode…

Miss Nessie

 


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