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Les avantages d’assister à un concert de Dillinger Escape Plan, c’est que lorsqu’il fait relativement froid comme en ce vendredi 1er octobre dernier, on a vite le temps de se réchauffer. Et quand la 1ère partie s’appelle Cancer Bats, on sait d’emblée que ce concert risque d’être énorme. S’il m’a fallu 3 semaines pour rédiger ce post, ce n’est pas seulement parce que mon ordi est mort et que recopier des notes prises sur un vieux Alcatel n’est pas journalistiquement évident, en plus du manque cruel de temps dûs à mes obligations d’étudiante, c’est aussi pour pouvoir prendre le temps de vous expliquer en quoi ce concert des Dillinger Escape Plan avec Cancer Bats était sensationnel… à défaut d’être abordable (32€ en prévente, 36 sur place alors que les places en province excèdent rarement les 20€, ouch!).

The Dillinger Escape Plan

The Dillinger Escape Plan

 

J’arrive sur place à 19h45 (merci la RATP, une fois de plus, vous me gâchez la vie) et a pour le coup loupé une bonne partie de la 1ère première partie, à savoir les frenchies de The Ocean, un groupe vraiment sympa et énergique que beaucoup de fans de Norma Jean apprécieront malgré le fait que… bah la salle n’était pas super réceptive. Tant pis, parce que perso j’ai trouvé ça pas mal. Affaire à suivre donc.

Il est 20h et des brouettes quand je rejoins mes collègues du website RockYourLife!, histoire de papoter du concert qui va suivre avant de se remettre plus sérieusement au boulot lorsque les Canadiens barges de chez Cancer Bats ont débarqués et là, les « motherfucking Cancer Bats » comme ils aiment s’appeler ont bien mis l’ambiance au Trabendo (charmante petite salle avec un son correct et une fosse encore plus létale que celle de la Maroquinerie). alternant vieux titres et nouveautés de leur dernier et excellent album Bears, Mayors, Scraps and Bones. La salle et surtout la fosse a clairement dégénéré au milieu du set avec des slams, des gros headbangs et des circle pits à faire languir un hardos à veste jean patché. Ce qui était aussi très drôle, c’est que le chanteur Liam Cormier parle plutôt bien français (bah ouais, ils viennent du Canada donc ils connaissent un peu quand même). Seul gros bémol au concert : ils n’ont pas joué Sabotage!! La fameuse reprise des Beastie Boys qui les a fait connaître aux metalheads, keupons et hardcorers de tous les coins du globe. Les fans étaient ravis de les voir malgré tout sur Paris et le set était franchement bon mais punaise, ils ont pas joué Sabotage?!? J’ai rien compris et on est pas mal à se poser la question, même aujourd’hui quand on y pense. Une prochaine fois, peut-être?

Les "motherfucking" Cancer Bats!!

Les "motherfucking" Cancer Bats!!

Les Cancer Bats ayant fini, les fans se sont par la suite rués au stand merchandising alors que je me préparais psychologiquement à ce 3e show des Dillinger Escape Plan (le 1er étant en 2007 avec Stolen Babies et Poison The Well et le 2e en février dernier avant la sortie de l’excellentissime Option Paralysis et qui avait en première partie… un magicien). Petit moment papotage avec d’autres amies du fanspace d’AqME et hop, je me place devant pour prendre les bons shoots pour ce concert. Il est 21h passées de quelques minutes lorsque retentissent les 1ères notes de Farewell Mona Lisa (1er titre et « single » du dernier méfait des natifs du New Jersey) et c’est lorsqu’on s’attend à voir Greg Puciato (chanteur) devant la petite scène du Trabendo qu’on finit par le retrouver… de l’autre côté de la salle!! Surprise, surprise donc. Ils ont ensuite enchaîné avec pas mal de titres cultes du groupe comme Milk Lizard, Panasonic Youth ou encore Fix Your Face avant d’entamer une magnifique intro/impro (?) de Paranoid Android de Radiohead sur laquelle TOUTE la salle a trippé. Moi comprise.

Puis s’en est suivit les nouveaux titres du nouvel album : ils ont été au nombre de 6 (sur 10 quand même) et puis les titres plus anciens ne sont pas en reste car la foule (fans de Dillinger en majorité) connaissaient les titres par cœur de ces titres là à savoir Sugar Coated Sour (tirée du cultissime album Calculating Infinity, datant de 1999), Black Bubblegum (tirée du très bon Ire Works, sorti en septembre 2007) ou encore ma préférée Sunshine The Werewolf (extraite de Miss Machine de 2004, 1er album studio avec Greg Puiato au chant et dernier avec Chris Pennie à la batterie, parti rejoindre les gros relous de Coheed And Cambria) où il était difficile de ne pas slammer ou au moins de moshpitter comme des oufs mentaux. Parce que la salle a été vachement réceptive, comme une sorte de grosse communion où le chaos regne aussi bien musicalement que dans l’attitude. Je ne saurais vous dire à quels points les circle pits étaient plutôt impressionnants et puis, il faut dire que le show qui nous était offert était… hum… disons musclé!! Très musclé. Bourré de testostérones et un peu de bière aussi mais quoi qu’il en soit, voir Ben Weinman (le gratteux et compositeur) faire le con sur scène et se laisser photographier aussi facilement ainsi que Greg Puciato qui va carrément sauter dans la fosse pour se laisser slammer, c’est tout simplement énorme. Les autres membres du groupe (dont le jeune et sympathique batteur Billy Rymer) étaient vraiment cool de remercier les fans et de les saluer. Rarement un groupe n’aura été aussi proche de ses fans et quand je vois ça, je suis hyper ravie de les voir dans les petites salles parce que c’est là où on prend conscience de ce gros foutoir qu’est The Dillinger Escape Plan. Seul hic, quelques petits problèmes de son récurrents(changez d’ingé son les mecs, crotte de zut!!) qui une fois de plus a fait buguer certaines chansons.

Vivement la prochaine tournée et une 4ème mi-temps avec les Dillinger, groupe que je surkifferais jusqu’à la fin de mes jours.

Miss Nessie

Setlist DEP:

  • Farewell
  • Milk Lizard
  • Fix Your Face
  • Paranoid
  • Room Full Of Eyes
  • Gold Teeth On A Bum
  • Chinese Whispers
  • Sugar Coated Sour
  • Widower
  • Black Bubblegum
  • Good Neighbor
  • Sunshine The Werewolf
  • Mouth Of Ghosts
  • 43% Burned

ps: Les photos du concerts seront disponibles ce mardi sur notre blog anglophone, Nessieland Rocks!! avec quelques commentaires en prime. Le lien sera également disponible lundi sur notre page MySpace ainsi que sur mon compte Twitter (@NessiefromParis)

Certes, ça fait un peu moins d’une semaine et l’évènement m’a complètement sorti de l’esprit, pour des raisons scolaires d’ailleurs, mais bon, comme on dit il faut battre le feu tant qu’il est encore chaud. Et puis tant qu’à faire, pourquoi ne pas célébrer avec un peu de retard l’anniversaire d’un grand monsieur de la musique alternative, je veux parler d’Henry Rollins.

Henry Rollins, un mec sacrément gonzo

Henry Lawrence Garfield, c’est son vrai nom,  naquit le 13 février 1961 à Washington, D.C., aux États-Unis, ville où il passera son enfance et son adolescence jusqu’au divorce de ses parents. Il est envoyé très jeune à l’école militaire, dont il déteste l’ambiance mais où il va acquérir le sens de la discipline et du travail qui, selon ses dires, lui ont permis de faire carrière.

Il s’implique dans la scène punk locale grâce à son ami Ian MacKaye (membre de Minor Threat et Fugazi) et devient chanteur du groupe State of Alert (SOA). Le groupe se sépare rapidement. Il enchaîne les petits boulots, jusqu’à ce qu’il fasse la connaissance du groupe Black Flag dont il deviendra un grand fan et ami. Très vite, il est invité à tenir le poste de chanteur. Sa présence scénique impressionnante fait de lui un membre permanent du groupe qui va connaître un grand succès jusqu’en 1986, année durant laquelle le groupe va se séparer. Henry Rollins va alors s’entourer de musiciens pour mener une carrière avec son groupe : Rollins Band (dont la plupart de ses chansons deviennent cultes comme Disconnect, Low Self Opinion, Ghostrider, Tearing ou encore (et de loin la meilleure de toutes) Liar où Rollins se déchaine littéralement sur cette chanson. Le clip de ce dernier est un must et mérite d’être vu (il est ci-dessous).

Parallèlement à la musique, Rollins a débuté très tôt une carrière d’acteur. La plupart de ses prestations se limitent toutefois à des seconds rôles. En 2009, il est A.J. Weston, personnage raciste et séparatiste, dans la série Sons of Anarchy (saison 2) mais a aussi figuré dans HeatBad Boys II, Lost Highway, Jackass le film ou encore Dogtown and Z-Boys. Il apparait dans le jeu vidéo « Def Jam: fight for NY »; un jeu de combat avec plusieurs rappeurs. Ses citations sont aussi intéressantes que si je l’avais eu en Philo en terminale, je me serais faite beaucoup moins chier et beaucoup doivent penser comme moi. 😉

Et en plus d’être chanteur, écrivain, acteur, compositeur, scénariste et producteur, Henry Rollins est aussi un homme de convictions. Profondément virulent envers les Républicains et le pouvoir de Bush, militant très actif pour les Droits de l’Homme et Droits des homosexuels (LGBT si vous préférez) mais aussi fervent opposant aux deux guerres en Irak et en Afghanistan, le père Rollins a d’ailleurs sorti un album en 2002 Rise Above: 24 Black Flag Songs to Benefit the West Memphis Three où on retrouve une ribanbelle d’artistes comme Chuck D (ex-Public Enemy), Iggy Pop, Cedric Bixler Zavala (The Mars Volta), Mike Patton (woohoo!), Tom Araya  (Slayer) ou encore l’indétrônable Lemmy (Motörhead).

En décembre 2009, il participe à l’album « The Flaming Lips and Stardeath and White Dwarfs With Henry Rollins and Peaches Doing the Dark Side of the Moon » des Flaming Lips, album reprenant l’intégrale de Dark Side of the Moon de Pink Floyd, notamment avec la canadienne Peaches.

Miss Nessie.

P.S.: Voici Liar juste pour vous, amis de la bonne musique et des clips à mourir de rire !!!


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