Nessieland : le blog

Posts Tagged ‘Gonzo

Très en colère
Très en colère

Ce n’est pas dans les habitudes de notre précieux blog de taper sur les doigts des gens quand quelque chose de grave et de déplorable. Ce n’est pas non plus dans mes habitudes non plus de raconter ma vie dans ce blog parce que Nessieland a juste d’autres aspirations que mes états d’âme de jeune femme de mon âge. Mais comme on le dit souvent dans ma famille, il y a un moment où il faut juste arrêter de nous prendre pour des imbéciles. Et c’est à ce moment-là que j’interviens.

J’ai débuté dans l’éditorial il y a à peu près deux ans lorsque une jeune éditrice, entre temps devenue mon amie, m’a proposé d’écrire pour un webzine culturel qui s’appellait Vertige des Moeurs. Ce boulot m’a permis de me lancer dans un truc dont j’ai toujours rêvé de faire partie, le journalisme musical. Grâce à ce webzine, j’ai pu commencer à écrire, voir des expositions et films incroyables, rencontrer des super personnes mais surtout faire ce que j’aime et être respectée pour ça. Helàs pour moi, ce rêve prend fin en même temps que le journal en 2009. Dès lors, un après-midi d’août entre deux frappucinos de chez Starbucks, j’ai fait part à une autre personne, qui est aussi très vite devenu mon fidèle destrier, de mon envie de lancer mon propre blog éditorial et de parler en toute franchise et liberté de ce qui me passionne. L’éditrice, Charlotte, m’avait soutenue dans ce sens et le fidèle destrier, Sugar Daddy, aussi en me disant que ça pourrait être un bon début. Un week-end Faith No Morien à St Cloud plus tard, je décide de créer mon blog musical qui s’appellera… Nessieland. C’était le lundi 31 août 2009, dans le campus de la Fac des Lettres de Créteil.

18 mois, 7 jours, une bonne soixantaine de concerts et 198 articles plus tard, je suis toujours aussi fière de mon petit bébé et de sa petite soeur anglophone (Insane In The Brain sur Blogger) mais le milieu du blog musical s’est de plus en plus infesté de hipsters, de dilletantes et surtout de personnes qui critiquent juste pour le plaisir de critiquer mais qui au fond, n’apportent rien au schmilblick, surtout quand on sait que d’autres ne savent même pas écrire correctement (et les exemples ne manquent pas). Toujours est-il que je trouve ça dommage que ce soit ces personnes qui soient mieux respectées dans ce magnifique job qu’est le journalisme msuical – que ce soit à petite ou grande échelle, d’ailleurs – et non pas celles qui savent à peut près de quoi il(s) ou elle(s) parlent. Un bloggeur rap qui a une forte culture jazz et chanson aura plus de mal à se faire respecter en tant que connaisseur de musique qu’une espèce de fashionnista au cerveau plus vide qu’un oeuf Fabergé vendu 7€ au marché de Sarcelles qui ose dire du mal de Randy Rhoades considérant qu’il n’a rien apporté à la culture rock, si bien tenté qu’elle sache ce qu’a véritablement FAIT Randy Rhoades sans être passée par la case Wikipédia. Et croyez-moi, j’en ai vu plein des comme ça. Mais ce n’est pas ce dont je suis venue me plaindre ici. Non, mon problème, mon GROS problème ce sont les revendeurs de billets. Mais si, vous savez, ceux qui prennent 8 tickets d’un coup pour vous les revendre 350 € sur eBay!!

Dire que ce phénomène est nouveau me ferait perdre le peu de street crédibilité que certain(e)s sur Twitter veuillent bien m’accorder pour le moment mais on peut dire qu’il s’est amplifié depuis quelques mois. La méthode est très simple : les revendeurs utilisent des bots, ces systèmes informatiques qui permettent de commander un certain nombre de billets (4 ou 8 maximum selon les sites de billeteries) au moment même où ils sont mis en vente, ainsi bloquant la possibilité pour les VRAIS fans de pouvoir se procurer les billets de manière un peu plus légitime et surtout légale. Certes, il y a toujours moyen de demander à des potes de prendre sa place pour ensuite le ou la rembourser en temps voulu mais il semble bien que depuis qu’il est possible de commander des billets exclusivement sur Internet, certaines personnes ne se gènent pas pour « piquer » des places qui pourraient être précieuses pour les vrais amateurs de musique pour ensuite les vendre le double, triple et parfois même le quadruple du prix initial sur eBay. Il parait que c’est la crise, mais là, elle a vraiment bon dos la crise parce que léser des vrais fans et ainsi biaiser les artistes qui attendent de faire un concert devant leur public traditionnel, c’est tout bonnement scandaleux. En d’autres termes, un concert « sold out » en 2011 ne veut plus dire qu’il a été fortement plébiscité par les fans mais qu’il a été envahi de ces personnes que le showbiz appelle les « scalpers« , c’est le nom anglophone de ces revendeurs.

Un article fort intéressant du journal en ligne Slate appuie mon argument, celui de dire que c’est absolument dégueulasse de faire ça aux vrais fans de musique, aux fans et aux gens qui méritent de faire ses concerts pour passer une bonne soirée, découvrir ou redécouvrir des titres que l’on ne connaissait pas et faire tout simplement partager l’amour du bon son aux gens qui ne demandent que ça. Ce que certains ont aussi l’air d’oublier que c’est totalement illégal, tout comme la revente à la sauvette, mais faute d’une législation claire et concise sur le sujet, on laisse tout simplement faire ces gens là en toute impunité car même les sites de revente de billets comme feu-Starlight ou encore eBay sont censés intervenir lorsque ce genre de chose se produit afin de les punir comme le suggère une loi de 1919 qui interdit justement « la revente de billets à un prix supérieur à leur valeur faciale », certes cette loi ne semble concerner que les spectacles subventionnés par l’État mais j’estime que le principe est là malgré tout. C’est d’ailleurs à cause de ces scalpers que bon nombre de personnes n’ont pas pu assister à certains concerts (U2 en septembre dernier, Johnny Hallyday dans un autre style et plus récemment Lady GaGa). Et la liste s’allonge quand on sait que des concerts comme celui des Kills, prévu pour le 22 mars, complet en 4 minutes (puis places mises en vente sur eBay), pour les Queens Of The Stone Age au mois de mai à l’Olympia et dont les places sont parfois vendues le triple de son prix original comme ici et aussi System of A Down et dans un autre style les Black Eyed Peas, dont plein plein de fans se sont sentis biaisés (pour ne pas dire baisés) lors de leurs dates respectives au Palais Omnisports de Paris Bercy et au Stade de France. Acheter un ticket et avoir un empêchement, ce sont des choses qui arrivent mais profiter d’un système défaillant, c’est révoltant, abominable et pathétique et puis ce n’est ni plus ni moins que du VOL!!! Et que les labels ainsi que les vrais distributeurs de billets de concerts type Digitick, Ticketnet, AVosBillets, France Ticket ou encore les habituelles bonnes crèmeries ne puissent pas agir de manière plus efficace contre ce genre de fléau. Et si même le GRAND James Murphy de LCD Soundsystem est d’accord avec moi, que dire de plus!!!

Ma réponse à cela, c’est faire comme les Arcade Fire qui ont décidé à l’occasion de leur concert le 28 juin au Zénith, qui vendront à partir de vendredi 10h leur place pour ce Zénith uniquement en magasin afin d’éviter de se faire encore une fois arnaquer par des personnes mal intentionnées, cherchant à se faire du fric facile sur le dos des aficionados purs et durs. Et on ne pourra en acheter que 2 billets maximum. Comme au bon vieux temps… Quand je pense qu’on m’a reproché d’être trop jeune pour tout comprendre, je crois que ce que je viens d’écrire et vous de lire démontre bien le contraire. Sans prétention aucune, bien sur 😉

N’hésitez pas à faire part de vos impressions en commentaire ou alors par mail nessielandrocks@gmail.com ou encore sur Twitter (@NessielandRocks) avec le hashtag #Nessieland…

Miss Nessie

Publicités

Comme vous le savez, aujourd’hui est une journée particulière: hormis l’anniversaire de la mort de Darry Cowl (disparition plus que tragique…) c’est aussi la St Valentin. Qu’on l’aime ou qu’on l’a déteste, et je sais qu’il y en a plein qui l’a déteste, cette fête des amoureux, des fleuristes, des restaurateurs et des chocolatiers est une occasion en or de dire à l’élu de son coeur, son ou sa valentine, à quel point on l’aime.

you rock

Valentine's Day Rocks... enfin parfois!!

A titre purement personnel, ceux que j’aime le savent déjà donc le 14 février, alors on zappe et on se goinfre de chocolats fourrés au caramel et vice-versa. Mais bon, comme je suis gentille et que je me suis suffisamment défoulée comme ça sur ma playlist anti-St Valentin que vous pouvez trouver ici, dans Insane In The Brain, voici ma sélection typiquement gonzo pour une très bonne St Valentin…

 

This Love – Pantera [cliquez ici pour écouter]

I’m Your Man – Leonard Cohen [cliquez ici pour écouter]

You’re One – Imperial Teen [cliquez ici pour écouter]

I Love U So – Cassius [cliquez ici pour écouter]

I Believe In Miracles -Stereophonics [cliquez ici pour écouter]

You’re The First, The Last, My Everything – Barry White [cliquez ici pour écouter]

Forever In My Life – Prince [cliquez ici pour écouter]

Let’s Get It On – Marvin Gaye [cliquez ici pour écouter]

Lovercall – Danko Jones [cliquez ici pour écouter]

As Much As I Ever Could – City & Colour [cliquez ici pour écouter]

This Guy’s In Love With You – Faith No More [cliquez ici pour écouter]

Fuck Her Gently – Tenacious D (j’étais obligée de passer celle-là) [cliquez ici pour écouter]

Here In My Room – Incubus [cliquez ici pour écouter]

Late In The Day – Supergrass [cliquez ici pour écouter]

The Greatest View – Silverchair [cliquez ici pour écouter]

(special last one) Are You Gonna Be My Girl? – Jet [cliquez ici pour écouter]

 

En espérant ne pas avoir été trop cul cul la praline et estimez-vous heureux que je n’ai pas mis les Poetic Lovers… Puisque c’est l’heure des remerciements, je remercie Queen Mafalda (amie et collègue), Stéphanie, GigaBru, Tamara (bedankt!), Tommy (danke) ainsi que tous les tweeps que j’ai dû oublier de citer!!! 😉

Miss Nessie.

Il y a quelques mois de ça, presque un an en fait, ils ont crées la surprise à Rock En Seine. Annoncés comme Les Petits Pois, le super groupe des Them Crooked Vultures a littéralement enflammé Saint-Cloud. C’est donc avec enthousiasme que j’attendais le concert des Them Crooked Vultures au Zénith de Paris, le mardi 8 juin 2010.

Them Crooked Vultures

Them Crooked Vultures

Euh, en fait pour ceux qui ne savent pas qui sont les TCV (honte à vous, ô pauvres pêcheurs) c’est un all-star band de rêve composé de Dave Grohl (ex-Nirvana et leader des Foo Fighters) à la batterie, Josh Homme (ex-Kyuss, frontman des mythiques Queens Of The Stone Age et accessoirement le rouquin le plus sexy de toute l’histoire du rock’n’roll) à la gratte et puis Monsieur John Paul Jones (légendaire bassiste de Led Zeppelin). Et sur scène, c’est Alain Johannes, sympathique guitariste live, les accompagne.

Un sacré public, aussi hétéroclite qu’à Madness, mais un peu plus rock’n’roll quand même et parmi eux, moi et ma charmante copine de gig, Mam’zelle Chris, toutes deux des énormes fans de TCV. Bon, c’est l’heure de la 1ère partie et le moins qu’on puisse dire, bah c’est qu’on était pas du tout au courant. Donc on laisse les belges de Nosfell nous faire la surprise mais le paquet cadeau s’avérait être empoisonné. La putain de déception et je n’ai pas honte de le dire: c’était vraiment à chier: pas de musicalité apparente, pas de niaque, ennui total et manque de transcendance et de riffs qui en jette. Et puis le chanteur-guitariste qui en fait mais des tonnes, le pauvre mec essaie de copier voire singer le regretté Jeff Buckley ou alors Jonsi de Sigur Ros, je ne sais pas, en fait, je ne saurais vous dire qui tellement c’était téléphoné et puis aussi parce que c’était vraiment mauvais. Je peux vous dire en revanche que ses pseudos-déhanchés à la Iggy Pop ont fait pschitt (perso, j’ai fait tchip!), du gros « what the fuck », en somme. Cinq chansons et puis s’en vont, Nosfell, plus jamais!! J’avoue que je les connaissais de nom, j’ai bien fait de les zapper fissa. « Y a de l’idée mais ça ne va pas assez loin » dixit Mam’zelle. Tu es bien trop indulgente, très chère mais bon, ça doit aussi venir de moi…

Petite pause d’une demi-heure où j’essaie de me mettre en condition, de régler tant bien mon appareil (je suis dans les gradins, pas moyen de faire des photos correctes, en revanche pour la vidéo, ça peut se faire). Tandis que Mam’zelle est partie se dégoter un petit t-shirt de Them Crooked Vultures, en attendant que le show commence, en mode cartoon, il est magnifique!! Le mien est noir, un peu vintage, avec un beau logo du groupe. Enfin bref, on papote entre copines, on imagine la playlist et on se prépare psychologiquement au concert qui doit débuter incessamment sous peu, avec quelques cris de groupies, j’avoue que j’adore ça mais j’assume…

Et là, les voilà! Dave Grohl, John Paul Jones, Josh Homme et enfin Alain Johannes (gratteux live qui était présent à Rock en Seine 2009) et ils attaquent d’emblée No One Loves Me, Neither Do I. Une sacrée belle purée, donc! Juste énorme!! Et puis le son est meilleur qu’à Madness, autre belle satisfaction avec l’harmonie qui règne dans le groupe et qui fait que c’est génial de les entendre en live. Mention très bien à la session rythmique d’ailleurs. Et au diable les contradicteurs et autres « vieux cons » parce qu’ils le valent bien, tout bêtement, parce que ça n’a rien à avoir avec la version studio (qui est toute aussi réussie). Et puis le gros slam qui fait mosher les purs et durs comme moi, un must. Puis s’en suit Gunman, qui confirme le génie de Dave Grohl au patapoum. Efficace, catchy, rien à dire quoi!

Petite présentation du groupe par le sieur Homme et puis Scumbag Blues (la préférée de Mam’zelle, me semble-t-il) où Josh part une nouvelle fois dans le lyrisme (attention, c’est tout sauf péjoratif, ce que je dis). Invitation au voyage? Possible, en tout cas, je me suis bien défoulée dessus. Idem avec Dead End Friends et Elephants. Le tout accompagné de quelques cris de groupies, quand je vous dis qu’on est des indécrottables 😉 Et puis la basse de Monsieur John Paul Jones, ça se savoure comme du petit lait tellement c’est mortel. Et voici venu le temps des bonnes affaires, pour un New Fang acheté, un solo de Grohl offert.

Premier inédit avec Highway One, belle surprise avec une rythmique folle, folle, folle, joliment conclue par un solo donné par Alain Johannes. C’était assez bluesy, bien foutu et puis très cool aussi. Et Josh Homme pendant ce temps ne tournait pas la manivelle (ouh la la, je savais qu’écrire une review avec une semaine de retard, ça peut avoir des séquelles sur les vannes, toutes mes excuses NDLR), mais il fumait, à la cool, normal. Jones regarde le spectacle et le public est plus que conquis. Et c’est à mon tour d’être doublement conquise parce que Bandoliers arrive, et que j’adore cette chanson qui me donne des envies de vacances loin de nos chères vuvuzelas (et pourtant j’aime le foot), chanson à laquelle le public a positivement réagit. Les moshes deviennent des danses, enfin des ersatz de « danses du mia » mais en plus rock’n’roll, quoi. À ce moment précis du concert, je suis déjà en route pour le 7e ciel.

Et là, c’est LE moment d’anthologie. Interlude With Ludes, avec un Homme, plus « hot dans son bod » que jamais. Je fonds comme du beurre sur un crumpet, je me liquéfie en le voyant se dandiner nonchalamment comme une belle vahiné, si je n’étais pas aussi loin de la scène, j’aurais fait péter deux trois sous-vêtements (mais non, je déconne, mais j’aurais pu). Je n’avais pas reconnu cette chanson et pourtant en live, c’est quelque chose, et là je parle objectivement. Trêve de plaisanteries, TCV passe à nouveau aux choses sérieuses avec Mind Eraser, No Chaser. Du lourd et du bon, rien à jeter! Autre chanson qui a reçu un super accueil du public dès les 1ères notes dans un Zénith plus que chaud bouillantissime. John Paul Jones et Dave Grohl aux chœurs avec Alain Johannes et Josh Homme qui assurent à la gratte sur Caligulove, « simply beautiful » comme dirait l’autre.

Deuxième inédit, Can’t Possibly Begin To Imagine, qui ravit l’assemblée – déjà hyper conquise à la noble cause (en même temps, vu le casting…) Perso, j’ai beaucoup dansé dessus et je n’étais pas la seule, preuve que c’était une tuerie. Ça va faire une semaine et je l’ai encore en tête. J Et pourtant, au bout d’une heure et plus de quarante minutes, Josh Homme nous annonce les dernières chansons. Quelques « boo » desasprobateurs venant du public mais ça reste bon enfant. Pour le rappel, enfin entre guillemets, ils nous servent les trois autres chansons de leur album éponyme, sorti le 16 novembre dernier, à savoir Spinning In Daffodils (très catchy et trippant), Reptiles (efficace en live) et font un finish de taré mental avec le titre-fleuve Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up.

Standing ovation d’une bonne demi-dizaine de minutes puis le choc, il faut se rendre à l’évidence… Mais bon, heureusement que les membres du groupes nous remercie chaleureusement et en français, excusez du peu, en déployant un grand drapeau tricolore avec les têtes des vautours véreux (traduction littérale pour Them Crooked Vultures, NDLR) imprimés. Après un show incroyable de 2 heures, …c’est déjà fini ! En temps normal, on est rassuré après un show mais Mam’zelle et moi et je pense tous ceux qui étaient au Zénith cette soirée-là, on en voulait encore plus, comme si on n’était pas rassasiés – on a d’ailleurs toutes les deux eu cette impression après Faith No More à Rock en Seine l’été dernier. Belle soirée, sacrée claque et tueries en cascade, encore un concert que je ne suis pas prête d’oublier. Merci TCV!!

Miss Nessie

Je vous avais laissé hier un peu en suspens parce qu’il n’y avait plus d’Oreos dans mon bol et que sans cela, j’allais mourir de faim et d’ennui lors de ce samedi soir d’Eurovision… mais bien sur, il me restait encore un paquet dans mon sac et ma soirée norvégienne a pu continuer sans trop de dégats.

 

Eurovision 2010

Lena, grande gagnante de l'Eurovision 2010

Donc, où en étais-je ? Ah oui, le 13ème candidat !! Aaaaah mais c’est le Royaume-Uni qui vient. Steph’ Bern nous confie que le jeune Josh Dubovie n’était pas vraiment apprécié des autres candidats car trop prétentieux et sûr de lui. Aaaah lalala, la jeunesse d’aujourd’hui ? Mais qu’est ce que je raconte, je suis à peine plus agée que lui. Bon avant de juger le bonhomme, voyons un peu l’étendue du… ah ça commence ! Bon, visiblement ils nous ont refourgué une sorte de Rick Astley popisant et ringard à souhait !! Sa chanson s’appelle That Sounds Good To Me, ouais mec ben t’es le seul. La prochaine fois, n’essaie pas de chanter des trucs que même tes parents refuseraient d’entendre !! Et hop, à la trappe. Bon, l’Eurovision 2011, ce sera pas pour Londres. Vraiment pourri !!

ème candidat !! Aaaaah mais c’est le Royaume-Uni qui vient. Steph’ Bern nous confie que le jeune Josh Dubovie n’était pas vraiment apprécié des autres candidats car trop prétentieux et sûr de lui. Aaaah lalala, la jeunesse d’aujourd’hui ? Mais qu’est ce que je raconte, je suis à peine plus agée que lui. Bon avant de juger le bonhomme, voyons un peu l’étendue du… ah ça commence ! Bon, visiblement ils nous ont refourgué une sorte de Rick Astley popisant et ringard à souhait !! Sa chanson s’appelle That Sounds Good To Me, ouais mec ben t’es le seul. La prochaine fois, n’essaie pas de chanter des trucs que même tes parents refuseraient d’entendre !! Et hop, à la trappe. Bon, l’Eurovision 2011, ce sera pas pour Londres. Vraiment pourri !!
 

 

Et maintenant, c’est le tour de la Géorgie (capitale : Tbilissi, qu’on prononce bi-li-scie) et de la chanteuse Sofia Nitzaradze qui interprète Shine. Elle fait un peu Mariah (prononcer à la floridienne Meu-wrah-yah) Carey, robe rouge passion un peu kitsch et chansonnette super sirupeuse. Oops, quelques fausses notes et puis des mecs qui dansent avec elles, genre elle fait sa convoitée. Pfff, que nenni !! Une belle grosse daube, oui !! Hey miss, ce n’est QUE l’Eurovision, Simon « Tétons qui pointent » Cowell ne viendra pas te juger ici !! Bon, en gros elle en a fait des tonnes et j’ai horreur des chanteurs qui en font des tonnes !!

Les 15èmes sont les trucs de maNga. C’est vrai que la Turquie a souvent gagné l’Eurovision, ce qui est fun quand on connait la position du pays en Europe. Enfin bref, ils débarquent et font péter les guitares !! Pas de doute, les 30 Seconds To Mars locaux envoient secs et puis ça fait du bien. C’est moins relou que KoRn ou Linkin Park, c’est plus brut que les 30STM eux mêmes (car plus aérien, plus expérimentaux et plus états-uniens) mais en tout cas, leur chanson We Could Be The Same est très efficace et très rock et je les place aussi en favoris comme pour le Belge Tom Dice.

Le temps de finir ma 2ème canette de panaché et d’engouttir deux cookies Oreos que la candidate pour l’Albanie débarque. Mais OH MON DIEU !! Mais c’est Madonna !! Bon, on dit qu’elle s’appelle Juliana Pasha mais je vous jure sur la tête de la mère de Booba que c’est elle !! Même style, même voix, même mimique mais pas de justaucorps à paillettes. On a dû la prévenir qu’il y avait des femmes et des enfants qui regarderaient ça !! Dites, ils se ficheraient pas de nous à Tirana, des fois non ? Carton rouge pour It’s All For You, juste pour nous avoir menti !! Na !! Et en plus, c’est pas ma came les covers ratés de Womanizer !!

Et là, c’est qui ? C’est… l’Islande je crois !! Oui, c’est l’Islande. La chanteuse à forme mais mignonne s’appelle Hera Björk (euh… pas super originaux les parents !!) et la chanson s’appelle Je Ne Sais Quoi. Une islandaise qui chante en français, c’est du jamais vu mais l’électro-pop de la dame en rouge velours me plait beaucoup. Bizarrement, j’ai envie qu’elle me fasse un câlin parce que ses formes me rappelle celles de ma môman. Mais en tout cas, j’ai bien accroché et j’espère qu’elle fera partie du Top 5 des votes !!

Bon c’est quand qu’il vient Jessy Matudor ? Ah c’est juste après. Bon bah, y a plus qu’à voir qui vient ensuite. L’Ukraine, ok ok !! Et hop, un petit Oreo dans mon estomac !! Mmmmm j’adore ça les Oreos c’est tellement que… ah zut, la chanson commence. La petite s’appelle Alyosha, blondinette aux airs de vampire et à la chanson un peu apocalyptique (Sweet People) mais vachement rock aussi !! Mais elle chante bien, elle en fait pas des tonnes et puis elle est plus Rock’n’roll que Fergie et c’est déjà pas mal !! Une chanson sur laquelle j’aurais pu craquer en temps normal. J’aime bien !!

Aaaaaaah bah le voilà !! Bon, il arrive tout sourire, il fait un peu le kéké mais bon, on peut le comprendre s’il y a les potes qui le regardent à la maison et tout et tout !! Jessy Matador pour la France et sa chanson Allez Ola Olé reçoivent un très bel accueil à Oslo, les gens dansent, agitent les drapeaux et semble s’amuser. Et vas-y que je te colle, et vas-y que je te colle, en tout cas ça semble réussir. Le show coupé-décalé à fait son petit effet dans la salle, en sera-t-il ainsi pour le reste de l’Europe. Faut voir. Rooooh mais il m’énerve Hanouna et Bern avec leur chauvinisme « Il a été formidable, il va gagner, c’est le meilleur et blablabla ». Non, il nous reste encore 7 candidats avant de savoir qui est le meilleur ou la meilleure ou les meilleurs !! Crotte !!

En 19ème position, la Roumanie avec Paula Seling & Ovi et sa chanson Playing With Fire. Bon, en gros c’est – attention au panaché – de la soupe eurovisioneque avec regards complices pour la caméra, chroristes en mode potiche et chanson niaise comme à la Star Ac’ !!! Chanson calibrée US, donc pas assez folko pour l’Eurovision mais bon, comme on est jamais à l’abri d’une surprise… Mais bon, perso j’ai pas aimé mais ils seront dans le top 10. D’habitude, j’aime bien les roumains mais là, c’est mort de chez mort magazine!!

Plus que 5 candidats et le prochain, enfin les prochains parce qu’ils ont plusieurs, c’est Peter Nalitch & Friends et sa chanson Lost And Forgotten. D’habitude, ils font des trucs pas trop pourris en Russie mais cette année, pouaaaaaah mais quelle horreur !! C’est mou, c’est larmoyant, c’est fade, c’est niet !! Et puis le mec en fait des tooooooonnes comme ce n’est pas permis !! An non non non, trop plan-plan pour l’Eurovision, ils ont pas été bien ambitieux… une prochaine fois peut-être… ou pas !!

Et puis, vient l’Arménie (capitale: Erevan). Alors pour l’Eurovision, c’est pas trop ça mais je dis qu’un pays qui a infanté Aznavour et System Of A Down, c’est forcément un pays avec une belle culture musicale. J’écoute sans trop comprendre et d’un coup, j’ai tout compris – eh hop, encore un cookie, aïe ma dent ! La fille est laide, la chanson l’est tout autant et elle a mis une robe décidément trop petite pour elle : on peut voir très distinctement ses flotteurs et ce n’est pas terrible, ça !!! Raaah quel gâchis. Cette diva de bas-étage est une insulte à l’Arménie tellement elle est moche, folko et vulgos !!! Une horreur, tout simplement une horreur !! Eva Rivas et sa soupe Apricot Stone n’a pas vraiment allumé les foules, si elle finit dans le top 3, je me suicide au guacamole !!

La 22ème candidate est une jeune allemande répondant au nom de Lena Meyer-Handrut. Généralement, l’Allemagne s’en sort bien mais là cette année, grooooooosse surprise. Ok, elle a un look de goth mais elle chante Satellite, un truc assez dansant et qui swingue. Avec sa bouille sympatoche, m’étonnerais pas qu’elle s’en sorte bien classée. Elle galope, elle danse, elle est contente et moi avec. Les gens à Oslo aiment bien mais bon, c’est pas la grosse ovation non plus.

23ème et antépénultième candidate, et elle nous vient du Portugal. Filipa Acevedo est, comment dire… un peu niaise avec ses airs de Barbie Princesse des Fleurs, sa robe a frou-frous et sa chanson (en portguais, youpi) tout droit sorti d’un Disney guimauve. Et il est vrai que le Ha Dias Assim de la miss Acevedo est plus qu’indigeste. Autant l’an dernier, ça avait l’air sympa, autant cette année c’est juste soporifique. La Leona Lewis portugaise ne semble pas avoir convaincue grand monde, et puis moi non plus d’ailleurs!! Allez, on zappe, euh non, on va plutôt manger – hop hop, deux Oreos de moins dans ce triste monde tragique (référence à la série télé Daria).

Je pars faire une petite pause quand soudain j’entends la voix du représentant de la délégation Israélienne, Harel Skaat et sa chanson, Milim. Vu que je n’ai pas fait hébreu en LV2, je décide de passer outre le titre et de voir ce que le bonhomme a à nous offrir. On est forcés de constater qu’il n’a pas grand chose à nous offrir sauf si on aime les mecs désespérés qu’on dirait qu’il s’est fait largué par sa copine pour son frère ou son cousin germain, En fait, c’est le cousin de Vitaa mais en mode casher. Fausses notes en cascade et attitude de crooner à égo surdimensionné, pauvre bonhomme, je vous parie ce que vous voulez qu’Israel repartira bredouille.

Et les derniers candidats sont Chanée & n’evergreen pour le Danemark avec In A Moment Like This. Alors là, je suis déçue par le Danemark, pays réputés pour ses groupes electro-pop absoluement délicieux comme feu-les Junior Senior ou encore les Asteroids Galaxy Tour (dont je suis fan), et là, qu’est ce qu’on a une espèce de duo de Star Ac qui reprendrait Hooked On A Feeling de David Hasselhoff. Alors, ça pourait passer en radio mais là, c’est juste une blague, une mauvaise blague pour dire vrai!! De qui se moque-t-on? Et en plus, c’est hyper scénarisé, genre « je te poursuis et je te rattrape » et hop, un bisou pour la fin… Navrant mais efficace, parce que Oslo a beaucoup aimé vu les applaudissements. Seul « notre » Jessy Matador national et Daniel Diges l’Espagnol (tiens, pourquoi il repasse une deuxième fois d’ailleurs) en ont eu autant…

Bon, le temps de faire une dernière pause et je reviens pour les votes (parce que la séance de 15 minutes avec Madcon, c’est juste pas possible, Mais on m’a dit que leur flashmob à travers l’Europe, c’était cool!!! Arf, c’est pas sur le Champ de Mars qu’on verra ça, alors à quoi bon…

Il est 23h15 et les votes ont clos, place à ma partie préférée de l’Eurovision, les points!! Et au bout d’une heure et après avoir consultés 39 pays (tout en les imitants avec des « 8 points goes to… », « 10 points to… » et « and the 12 points goes to… », j’ai l’air super douée quand même, France 3 je suis prête pour l’année prochaine, c’est finalement l’Allemande Lena qui remporte la compétition avec un total de 246 points. Explosion de joie à Berlin et Hambourg, et la petite qui n’en revient toujours pas!!! Suivent ensuite, les turcs de maNga avec 170 points (bravo les mecs!!) puis la Roumanie de Paula Seling & Oli (dégoutée mais pas surprise).

La suite du palmarès 2010:

  • 4. Danemark : 149 points
  • 5. Azerbaïdjan : 145 points
  • 6. Belgique : 143 points (quel dommage!!)
  • 7. Arménie : 141 points (rooooh purée!!)
  • 8. Grèce : 140 points
  • 9. Géorgie : 136 points
  • 10. Ukraine : 108 points (dans le top 10, ça me rassure!!)
  • 11. Russie : 90 points (merci aux votes géopolitiques)
  • 12. France : 82 points (s’en sort bien bien qu’il n’ai pas gagné, mais bon, c’est juste la 32ème fois d’affilée qu’on perd)
  • 13. Serbie : 72 points
  • 14. Israël : 71 points (j’ai toujours pas compris!!)
  • 15. Espagne : 68 points (grosse désillusions mais bon, apparement, les Espagnols ne lui en tiennent pas rigueur et est sollicité de partout, belle revanche donc pour le joli poupon spaniard)
  • 16. Albanie : 62 points
    17. Bosnie Herzégovine : 51 points
    18. Portugal : 43 points (ha ah !)
    19. Islande : 41 points (oooh dommage aussi)
    20. Norvège : 35 points
  • 21. Chypre : 27 points
    22. Moldavie : 27 points
    23. Irlande : 25 points (la favorite du concours subit un echec cuisant, dommage pour elle aussi, raah lala, ils ont vraiment pas de bol les irlandais en ce moment)
    24. Biélorussie : 18 points (les papillons n’ont pas convaincus, le contraire m’aurait vraiment étonné)
    25. Royaume-Uni : 10 points (aux chiottes, jeune Rick Astley au rabais, et bien fait hahahahaha!)

La soirée se termine donc avec Satellite de Lena Meyer-Handrut et les au-revoirs de Bern et Hanouna (pitié, prenez en d’autres l’année prochaine, des moins énervants aussi) un peu hâtifs. On remarque que le 1er à la féliciter c’est Jessy Matador (fair play en plus, c’est cool) et le gagnant de l’an dernier commence déjà à la draguer… M’enfin, il est déjà minuit passée de vingt minutes et l’Eurovision touche à sa fin. Je termine ma 3ème et dernière canette de panaché et je vois qu’il me reste un dernier cookie Oreo. Je le mange juste après avoir éteint ma télé. Mon samedi soit peut enfin commencer!!!

Miss Nessie.

ps: envoyer ses articles par mail c’est nuuuuuuul!!! La prochaine fois, mes posts seront 10 fois mieux présentés!!

Cette année, la 55ème édition du concours de l’Eurovision (concours souvent qualifié de ringard et de chiant, bah oui l’Eurovision c’est chiant!!) a pris ses aises à Oslo, la capitale de la Norvège, pour les nullos en géographie. Malheureusement pour moi, j’ai Stéphane Bern et Cyril « Pète-Couille » Hanouna comme accompagnateurs mais bon, avec quelques canettes de panaché et des cookies Oreos à profusion, je devrais être parée pour ladite soirée.

Eurovision 2010

Eurovision 2010 à Oslo

Alors que je vous explique, j’ai très longtemps boudé l’Eurovision pour 4 raisons: preum’s, on perd tous les ans depuis 1977, date de la dernière victoire française ; deuze, tous les ans les commentateurs sont de plus en plus exaspérant, pour ne pas dire que si jamais, je les croisais dans la rue, je leur pèterais les jambes, les bras et je les désarticulerais avec tant de violence qu’il ne restera d’eux que de la purée de piou-piou!! ; troize, les chansons sont vraiment pénibles et parfois même à la limite du ridicule (et on a eu un joli palmarès cette année) et enfin, juste parce que j’ai autre chose à foutre un samedi que de me coltiner l’Eurovision alors que j’aurais pu me mettre un DVD des Jackass!! Parce que vu le niveau de connerie, il n’y a que Jackass pour rivaliser avec l’Eurovision. Mais cette année, j’ai voulu tenter l’expérience d’autant plus que des rumeurs insistantes donnaient le candidat représentant la France, Jessy Matador (que ma sœur et mes cousins adorent), dans le Top 5. Fera-t-il mieux que Patricia Kaas l’année dernière à Moscou…? Rien n’est mois sur, mais bon, au moins j’aurais bien ri!!

21h00 et France 3 fait retentir l’hymne de l’Eurovision.

Ouaip, un peu pompeux mais bon, en même temps, c’est un peu le genre de la maison. Les présentateurs (un blondinet un peu benêt qui parle en norvégien, une star locale blackette parle en anglais et une star locale de la télé qui parle en français) débarquent et nous expliquent les règles du jeu: on peut voter pour le pays de son choix (sauf le nôtre, baaaah ouais quand même) et cette année, les 25 candidats venue de toute l’Europe et d’ailleurs vont faire le show. Mouais ok, j’attends de voir. La présentatrice télé, Nadia, nous explique aussi dans un très bon français (elle est à moitié marocaine, ça explique un tas de chose *ironique*) que le show est retransmis dans 47 pays (tous les pays européens et participants et puis aussi en Nouvelle Zélande et en Australie – ça fera plaisir à mes Aussie mates) et que le pays gagnant sera récompensé d‘un beau trophée, d‘un chèque de *naaan, je peux pas le dire c‘est indécent* et son pays sera organisateur l‘année suivante du concours. Et c’est là que le pauvre kéké qui a gagné l’année dernière en Russie, un violoniste norvégien répondant au nom d’Alexander Rybak, une tête de poupon et une chanson un peu mollassonne mais qui fait tellement Eurovisionesque. Un peu ennuyée mais comme je m’y attendais, j’attaque donc mes 1ères gorgées de panaché.

Ok, place à la compète et v’la le 1er pays qui est l’Azerbaïdjan (dont la capitale est Bakou, parce que dans Nessieland on est pas des incultes et qu’on est aussi un blog de service public… hahahahah c’est bon, je déconne!!) avec la chanteuse Safura et sa chanson Drip Drop. Aaaaaaargh, mais c’est quoi ce truc!! Non mais quelle horreur, une diva comme dans les pubs pour rasoirs féminins et en plus sa chanson est sirupueuse, un peu à la Leona Lewis, genre « tu m’as quitté, tu étais l’homme de ma vie, et blablabla et ouin-ouin-ouin ». Et la miss qui en fait des caisses, genre je fais des trucs avec mes mains et puis les potiches qui lui servent de choristes, ça fait pitié. Hanouna lance des vannes sur le fait qu’elle est bien roulée. Le pompon!! On l’a dit favorite mais perso, j’ai détesté. Je crains la suite. Mes oreilles saignent et en, plus elle en fait des tonnes!! A la revoyure, Whitney de pacotille!!

Le 2ème à s’élancer, c’est l’Espagnol Daniel Diges et sa chanson Algo Pequeñito. L’Espagne (où je serais dans quelques semaines pour couvrir le Sonisphere à Getafe, près de Madrid NDLR) a beaucoup misé sur lui et puis… oooooh comme il est mignon!! Avec ses bouclettes rousses et ses airs de poupons, j’ai envie de lui faire des poutous tellement il est meugnon!! Ah, et en plus il a l’air d’avoir du coffre le bonhomme!! Sa chanson, c’est de la variet’ mais le thème fait un peu penser à du Burton sous Mescaline, avec des jouets désarticulés qui dansent autour de lui. Oslo apprécie, moi aussi. Le reste de l’Europe l’appréciera-t-il? Y a des chances!! Olé!!

3ème en lice, la Norvège (le pays organisateur) qui sera représenté cette année par Didrik Solli-Tangren avec My Heart Is Yours. Bon, le mec a autant de prestance qu’un châtaigner dans une réserve au Kenya, en gros on sait pas trop ce qu’il fout là, ooouh lalala il fait pas mal de fausses notes et pour couronner le tout, le pauvre garçon est d’une mollesse incroyable. Hanouna disait que c’était le Florent Pagny local, eh bien, je les plains les pauvres norvégiens. Déjà qu’avec le nôtre, on a du mal… sa chanson en fait, c’est Just A Man de Faith No More mixée et plagiée honteusement par les chœurs de l’Armée Rouge et une de ces chansons caritatives que Michael Jackson affectionnait tant. Un massacre, en somme!! Bon bah, lui il fera pas long feu!! Seul point positif, il est aussi mignon que mon prof de com allemand.

Puis vient la Moldavie (pourquoi suis-je déjà prise d’un fou rire? Est-ce le panaché ou le souvenir d’un groupe moldave qui a cartonné dans le monde entier il y a 5 ans avec une chanson aussi rigolote que ridicule qui parlait de faire l’amour sous un tilleul, chanson tellement culte qu’un petit gros a gagné des milliers de dollars en la reprenant sur Internet grâce à une vidéo regardée par le monde entier? Perso, je me pose encore la question…) Bon, alors le groupe c’est Sunstroke Project & Olia Tira avec la chanson Run Away et dès le début, je m’exclaffe !! C’est 2-Unlimited mais en pire et en plus bleu, bien sur il y a la David Guetta touch (et il n’en faut pas plus pour m’irriter « Mais c’est quoi cette *bip*, faut arrêter de mettre du Guetta partout, sales *bip* de mes *biiiiiiiiip* » furent mes mots exactes). On rentre dans le folkore de l’Eurovision avec le costumes zarbes et un saxo qui semble faire l’amour à son saxo… Bizarre, oui mais pas que!! Le chanteur fait son canard devant tout Oslo et j’avoue qu’ils m’ont bien fait rire. Le bonne blague de la soirée mais bon, pas d’Eurovision à Chisinau en 2011.

Bon, petite pause avant de voir le pays suivant, Chypre et son candidat Jon Lilygreen & The Islanders qui interprète Life Looks Better In Spring. Alors, le petit Jon est en réalité gallois et il n’y a qu’un chypriote dans le groupe mais qu’importe… le chanteur semble s’être inspiré de James Morrison ou de Paolo Nutini (vous savez, avec cette mode de sortir des chanteurs folk à belles gueules qui a plus ou moins marqué l’année 2007) pour sa chanson mais elle est pas mal du tout!! Ils s’en sortent vraiment bien, le tout c’est de savoir s’ils plairont au public! Moi, ils m’ont bien plu et puis ça m’a changé du désastre moldave!!

6ème au bataillon, la Bosnie & Herzégovine. Wouaaaah!! On roxxe en Bosnie!! Incroyable mais vrai!! Grosse surprise par le mec, certes il est fringué comme Nicola Sirkis d’Indochine mais Vukain Brozic et son Thunder & Lightening reste efficace. Ni plan-plan, ni percutant, il fait son job à la propre et c’est pas mal. Et puis un Bosniaque qui fait du pop-rock, c’est si rare que ça mérite d’être souligné.

Ensuite, vient le tour de Tom Dice, qui représente la Belgique, et sa chanson Me And My Guitar. Beau gosse, le p’tit flamand. Chanson à la cool comme pour la Chypre mais on a été plus réceptif à Oslo, ils ont beaucoup aimés. Même lui en est surpris de cet accueil. Énorme et très belle surprise, lui c’est clair que j’en fais tout di souite mon favori parce qu’un mec avec un talent pareil mérite de gagner. En plus, j’ai toujours été fan de nos voisins de la Belgique, pays que j’aime beaucoup et que je rêve d’aller visiter!! Un tour au Dour Festival cette année est d’ailleurs à prévoir…

Après ça, je finis ma canette de panaché et j’engloutis quelques Oreos. *S’étouffe avec ses Oreos*. Non mais c’est quoi ce machin!! Une espèce de Playmobil au visage boxé ou botoxé, on sait pas trop, qui chante un truc incompréhensible. Folklorisme, quand tu nous tiens… ok, alors le mec représente la Serbie (parce qu’apparemment c’est un mec), il s’appelle Milan Stankovic et chante Ova Je Balkan, une espèce de soupe locale sur les trucs sympas qu’on trouve aux Balkans avec quelques vocalises dessus. Rien de bien méchant mais de franchement pourri. L’Eurovision dans toute sa diversité… et dans sa médiocrité. Pouaaaaaaah!!

La Biélorussie passe en 9ème. J’en avais entendu parlé dans le Petit Journal de Yann Barthès à cause des costumes kinesthésiques à souhaits. Arf, ça sera pourave mais bon, au pire on rigolera un bon coup. Le groupe 3 +2 (groupe choisi par le dictateur Loukachenko en personne) doivent chanter Butterflies. What The Fuck?!? Gros WTF!! Les mecs sont censés chanter en anglais mais j’ai juste pas compris un traitre mot de ce qu’ils racontent. Même en bon yaourt, j’ai rien capté à tout ce barda! VRAIMENT!! *baille* On s’ennuie à mourir… attends voir, c’est quoi ce truc avec les robes. Ooooh hahahahah, les ailes de papillons (de lumières) qui sortent des robes. Juste risible!! Bon, bah pour l’an prochain, on fera un Téléthon pour de meilleurs costumes en Biélorussie. Je sais que la vie était pas facile à Minsk (la capitale), mais là, je crains pour leurs vies s’ils terminent derniers…

Bon passons à la suivante, Niamh Kavanagh et sa chanson It’s For You. La représentante de l’Irlande est une vétérante d’après Stéphane Bern car elle a fait gagner son pays en 1993 et l’Irlande a reporté le concours 4 fois de suite. Du coup, elle connaît un peu les codes et sa chanson est standard pour la compète. Le public adhère à la sympathique irlandaise. Je ne suis pas emballé mais elle a de fortes chances de réussir.

Maintenant, c’est le tour de Giorgios Akalos & Friends qui vient en mode vieux conquérrant grec (parce que héhéhé il roule pour la Grèce) et sa chanson (une de rares dans la langue du pays, jusqu’à présent seules la Serbie et l’Espagne l’ont fait) sobrement intitulée Opa. C’est du Ricky Martin à la sauce feta, c’est hyper testostéronéidé (si bien que ça ferait presque « macho macho man »), bon il a l’air d’avoir fait son temps mais bon, on reconnaît la Greek Touch si chère à l’autre buse de Nikos Tumlékas. En plus, son violoniste a des faux airs de Francis Lalanne mais sinon c’est juste la folie ce truc. Mais ça n’a pas d’importance parce que bah, z’aime pô!!

Ô Enfer et Damnation, il n’y a plus d’Oreos!! Mais il reste encore 13 chansons et la séance des points… Vais-je finir mon reportage en direct de chez moi sur l’Eurovision sans Oréos? La France se fera-t-elle bottée les fesses en Norvège? Quel pays l’emportera après la Norvège? Vous le saurez demain dans la 2ème partie de la chronique gonzo d’une soirée à Oslo par votre dévouée Gonzo Dudette…

Miss Nessie

Si vous n’étiez pas à l’Élysée Montmartre vendredi dernier, c’est que vous avez manqué un superbe gig de 65daysofstatic. À moins que vous ne soyez pas fans du groupe ce qui est fort dommage ou alors que vous ne connaissez pas ce groupe, et dans ce cas-là, c’est encore plus dommage parce que vous passez à côté de quelque chose, parole de Gonzo Dudette…

65dos

65daysofstatic: sacré band!!

Donc, vendredi dernier, j’étais dans cette salle aussi impeccable que mythique pour assister au concert des petits british, actuellement en tournée en Europe pour leur dernier album « We Were Exploding Anyway ». J’arrive à pile poil à l’heure pour la 1ère partie, les grenoblois de Rien (c’est le nom du groupe) tandis que je sympathisais gentiment avec le type du merchandising et que je prenais quelques photos (disponibles dès demain sur notre MySpace). Le set fut bien court (une grosse demi-heure) et pas très rock’n’roll mais néanmoins sympathique. Le temps de rejoindre mes collègues et amis du site Lord Of The Geeks et hop, la deuxième 1ère partie, les petits montpelliérains de NLF3, jeune trio très intéressant qui nous offrent un set un chouia plus vif avec quelques bruitages et expérimentations en prime, ils ont aussi été plus interactifs avec le public.

Petite pause d’environ 25 minutes avant le début du show des 65dos (plus facile à retenir et à écrire), le temps de blaguer un moment avec mes accompagnateurs, de papoter zique et gigs et aussi de se mettre en chauffe. Oui, c’est dès la première chanson (Go Complex) que je me suis rendue compte qu’un concert de 65dos, c’est pas comme dans les gigs rock/metal où j‘ai l‘habitude d‘y aller, c’est assez dansant, trippant et aussi bluffant. Si je dis bluffant, c’est parce que pour ceux qui vont les voir pour la première fois, comme moi, sont agréablement surpris et bluffés par la prestation des membres du groupe qui jouent souvent de plusieurs instrus à la fois, les habitués, eux, sont déjà dans le trip et finissent par être rejoins par les padawans. Dès le début, les 65ers nous remercient, nous demandent si on va bien et aussi si on est heureux. La foule répond un gros « yeeeeeeah » et les mecs ont dit, en gros, qu’il faut savoir être heureux et qu’il ne faut pas laisser le blues nous envahir… un petit Don’t Go Down To Sorrow aurait été une parfaite parenthèse mais bon, Await Rescue a très bien fait l’affaire.

Quant vient l’heure de Retreat! Retreat!, chanson qui m’a fait découvrir 65dos au lycée comme pour beaucoup je suppose, l’audience l’a accueilli par des applaudissements. Tout comme Crash Tactics, extrait du dernier album des anglais de Sheffield ou encore un de mes préférés du nouvel album Dance Dance Dance. Il y a eu pas mal de nouvelles chansons et les anciennes jouées sont certainement les plus appréciées des fans comme Fix The Sky A Little, Await Rescue ou encore une de mes préférées du groupe Radio Protector, jouée en toute fin de show (et ça c’est juste énoooooooorme!!).

Un des moments les plus ouf du concert, c’est quand l’un des guitaristes, Paul Wolinski, sauf erreur, prend sa gratte et s’amuse à la faire tenir en équilibre grâce à sa bouche pendant une bonne minute. Beaucoup ont pris des clichés de Wolinski tenant la guitare par les dents, moi itou. L’autre moment ouf du gig, c’était la session dansante de 10 minutes juste avant le rappel où tout le monde, je dis bien TOUT LE MONDE, dansait comme des malades et cette session dansante était grandiose car voir une Gonzo Dudette danser, c’est un truc qui arrive tellement rarement que la dernière fois, ça devait remonter au moins à la terminale. En tout cas, je n’étais pas la seule à m’être éclatée comme une folle à la fin de la session dansante!! Beaucoup mieux que tous les prout prout machins de mes deux à la David Fuckin’ Guetta, d’ailleurs. Le rappel nous a offert une bombe (Debutante) et deux classiques (The Last Home Recording et Radio Protector), emballé c’est pesé et non seulement ils ont réussis à les conquérir mais lorsque le concert se termine aux alentours de  22h20, le combo britannique est chaudement congratulé sous les applaudissements du public.

Trop court comme concert à mon goût mais trop bon. Et si certains se ruent vers le stand merchandising pour avoir son petit CD, t-shirt et autres goodies, d’autres discutent et donnent leurs impressions sur le gig, celles que j’ai entendues étaient toutes positives en tout cas, et aussi sur l’album.  Déjà l’heure de rentrer et de retourner à ma petite vie plan-plan d’étudiante lambda mais qui pourra au moins se vanter d’avoir vu les 65daysofstatic à Paris et d’avoir passé un excellent moment avec ses potes du côté du boulevard Rochechouart. Il faut savoir que sur les 9 titres de l’album, 8 ont été jouées ce soir, ce qui nous donnent une belle impression de la galette. Et pour l’avoir écouté toute la journée d’hier, je peux vous affirmer que c’est de très très bonne qualité: un album à conseiller et à se procurer d’urgence dès aujourd’hui…

Miss Nessie

Setlist 65daysofstatic

  • Go Complex
  • Piano Fights
  • Await Rescue
  • Retreat! Retreat!
  • Crash Tactics
  • Dance Dance Dance
  • Weak4
  • Fix the Sky a Little
  • Mountainhead
  • 65 Doesn’t Understand You
  • Tiger Girl

Rappel:

  • Debutante
  • The Last Home Recording
  • Radio Protector

J’étais chez moi, dans ma chambre ce matin en train de paufiner mes playlists de la semaine tout en pensant au concert des 65daysofstatic de ce soir (dont le live-report en ligne dimanche ou lundi) quand je me suis souvenue que nous étions aujourd’hui le 30 avril… Pour le commun des mortels, le 30 avril c’est juste un jour comme un autre, voire pour certains le « jour de paie » mais pour moi, la Gonzo Dudette, c’est une bien triste journée car il y a 28 ans nous quittait l’un des plus grands critiques rock gonzo de l’histoire du journalisme moderne, à savoir Lester Bangs.

Lester Bangs

Leslie "Lester" Bangs (1948-1982)

Derrière ce pseudonyme hyper racoleur se cachait un homme, un touche-à-tout répondant au nom de Leslie Conway Bangs. Leslie naquit le 14 décembre 1948 à Escondido, en Californie et était à la fois  journaliste, critique musical, auteur et musicien.

Considéré comme l’un des plus grands rock critics de l’histoire, son œuvre atypique dépasse largement le cadre du rock ‘n’ roll et est souvent considérée comme une œuvre littéraire à part entière, fortement influencée par Bukowski, Burroughs et Kerouac. Le premier article de Lester Bangs fut une critique du disque Kick out the Jams du MC5 pour le compte du magazine Rolling Stone. Alors âgé de vingt ans, Lester Bangs critique l’album avec véhémence, alors que ce dernier rencontre un fort succès auprès du public et des rédactions spécialisées (il se rétractera quelques années plus tard, reconnaissant un certain talent à la formation de Détroit). Ouaip, Lester était loin d’être un ange; sans concession avec les artistes qu’il chroniquait, le bonhomme n’hésitait pas à se montrer un peu méchant.

Lester Bangs publia en tout plus de cent cinquante critiques pour Rolling Stone entre 1969 et 1973, année où il fut renvoyé pour « manque de respect envers les musiciens ». Voilà ce que ça coûte d’être intraitable. C’est alors le magazine Creem qui l’engagea et lui donna un espace de liberté où il eut tout loisir de s’exprimer à sa guise. Considérant que sa personne était aussi importante que les artistes dont il avait à parler, il n’hésitait pas à insérer dans ses textes de larges plages autobiographiques, d’où son association sinequanone et indiscutable au journalisme gonzo.

Méprisant toutes les prétentions et cultivant un goût certain pour la provocation, il éprouvait un profond dédain pour des groupes comme Led Zeppelin, qu’il n’hésita pas à qualifier de « pédales émaciées ». En revanche, il avait un profond respect pour Lou Reed. Lester Bangs inventa, développa et promut une esthétique de joyeux dédain et d’amour de ce qui pouvait passer pour du déchet. À cela il donna un nom : le punk. Pour le compte de Creem, il publia plus de cent soixante-dix comptes-rendus et soixante-dix articles (dont certains atteignaient la trentaine de pages, notamment celui sur The Clash).

Ami et collègue du maître Hunter et adepte de drogues et d’alcool, il mourut de complications respiratoires le 30 avril 1982, à l’âge de 33 ans. Nous savons aujourd’hui qu’il avait beaucoup de projets de romans, d’essais et de livres en tous genres, que sa courte vie ne lui permit pas de mener à terme. Selon sa propre expression, « le disque de rock qui a eu le plus d’importance dans sa vie » est l’album Astral Weeks, de Van Morrison

Oeuvres et biographies

Discographie

  • Lester Bangs and the Delinquents : Jook Savages on the Brazos, LP, Live Wire, 1981.
  • Birdland, With Lester Bangs, LP, Add On, 1986.
  • Lester Bangs : Let It Blurt / Live, 45t, Spy Records Ltd, 1979. (single)

Héritage laissé par Lester

  • Bangs est mentionné dans la chanson de R.E.M. It’s the End of the World as We Know It (and I Feel Fine) en 1987.
  • Bangs est également mentionné dans la chanson de Dillinger Four Our Science Is Tight.
  • Bangs est encore mentionné dans la chanson des Ramones It’s Not My Place (In the 9 to 5 World) de l’album Pleasant Dreams en 1981.
  • L’auteur de science fiction Bruce Sterling a écrit son histoire de Dori Bangs (publiée dans Asimov’s Science Fiction en 1989) en s’inspirant de Bangs (et de l’auteur de comics Dori Seda). Sterling étudie ce qu’aurait pu faire Bangs s’il avait vécu plus longtemps.
  • Bangs est interprété par Philip Seymour Hoffman dans le film autobiographique de Cameron Crowe Presque célèbre (2000), dans lequel un journaliste musical le prend comme idole.
  • Et même si on a de quoi se plaindre dans le journalisme musical vu les baltringues et autres abrutis finis que constituent la majeure partie de la grande famille des « rock critics« , en particulier en France, on peut toujours apprécier l’hyper objectivité journalistique dans le monde des magazines culturels et musicaux que fut celui du grand Lester. Repose en paix, dude…

    Miss Nessie

    ps: Toute référence à des rédacteurs des Inrocks, de Rock N’ Folk ou autre juré de télé-crochets est tout sauf fortuite. Et comme on dit par chez nous: « Straightforwardness Rocks »!! 😀


    Calendrier

    octobre 2017
    L M M J V S D
    « Sep    
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  

    Blog Stats

    • 89,522 hits

    Twitter de Nessieland

    Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.

    Flickr Photos

    Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

    Rejoignez 4 autres abonnés