Nessieland : le blog

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S’il y a bien une chose que Nessieland aime par dessus tout, ce sont les découvertes musicales. Alors lorsque nous avons été gentiment sollicités pour interviewer un duo pop français au talent et à la fraîcheur impressionnante, nous avons acceptés sans aucun problème. C’est ainsi que je me suis retrouvée un samedi ensoléillé de janvier (si si, ça existe!) à faire notre toute première interview avec Alex et JB de Call Me Señor, qui viennent de sortir un nouvel EP « Sex With You » et que je vous recommande très chaudement…

Sex With You, le nouvel EP des Call Me Señor

Sex With You, le nouvel EP des Call Me Señor

Hélàs, entre temps, la loi de Murphy a frappé Nessieland et je me suis retrouvée sacrément embêtée pendant une bonne quizaine de jours où mes mails professionels et mon accès au blog étaient bloqués, faute d’avoir un ordi qui marche, en plus d’avoir perdu plusieurs chroniques dans mon PC, désormais au paradis des PC merdiques… Heureusement, les choses reviennent petit à petit dans l’ordre et les chroniques prévues arrivent dans les jours qui viennent. Mais bon, l’interview est là et Nessieland aussi, alors c’est pas grave!!

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Bonjour, je vais d’abord commencer en vous demandant de vous présenter, qui vous êtes, d’où vous venez, etc…

JB: Le groupe, c’est Alex et JB, on s’appelle Call Me Señor, on fait de la musique avec ce groupe depuis un peu plus d’un an. On sort un 2ème EP, prochainement, le 8 février, on fait de la musique ensemble depuis 6 ans et là, ce projet là, c’est un truc très pop et très dansant en même temps, on a pas encore fait de compromis entre le côté très dansant et le côté très catchy, très mélodiques, ce sont deux choses qui nous intéressent.

Bah, en fait vous venez de répondre plus ou moins à ma deuxième question qui en fait de savoir comment vous vous définiriez musicalement?

JB: Ça a un coté très new-pop.

Alex: Tu l’as dis ou pas?

JB: Non, je l’ai pas dit.

Alex: Parce qu’on va commencer à dire ça partout, on avait trouvé ça avec un pote ingé-son, parce que ça reste des mélodies avant tout.

C’est vrai que ça s’entend!

Alex: Ouais, c’est ça, des mélodies et des voix que tu peux chantonner. Et en même temps derrière, on est plus électro, c’est pas juste de la pop classique. Et donc, c’est un peu la tendnace de 2011, je pense. En fait, c’est ça, t’as plus aucune pop vraiment plate comme avant, tous ont un un peu d’éléctro, le new-pop. J’adore (rires).

J’aime aussi, je trouve ça sympa comme concept.

JB: Ça change de l’éléctro rock où t’entend toujours les mêmes trucs.

C’est surtout des trucs qui reviennent très souvent en ce moment.

Alex: Il y a beaucoup de groupes d’éléctro rock qui sortent en ce moment et c’est assez mauvais.

Et vous avez qui comme exemple? (rires)

JB: On a pas le droit de le dire.

Alex: Il y en a que j’aime pas, je vais pas en citer un en particulier. C’est juste un mouvement où t’as l’impression que tout revient à chaque fois. Je parle pas d’artistes qui font la même chose, qui font des chansons qui marchent bien et qui font 12 versions de ce qu’ils ont fait en single. On trouve ça un peu dommage.

Et donc, quels sont vos principales influences musicales? En fait, ça se résumerait à quoi?

JB: C’est Alex, c’est ce qu’il me fait écouter.

Alors, Alex?

JB: Non mais c’est un peu ça (rires).

Alex: La liste, ça commence à Oasis, Blur, les Stones Roses, des trucs qui ramènent à l’Angleterre.

La scène de Manchester, je crois?

Alex: Ouais, c’est un peu ça même s’ils sont plus de Manchester. Sinon, il y a des trucs un peu plus récents comme Kasabian.

JB: On écoute plus de trucs comme ça.

Alex: Sinon, on écoute aussi du rock, disons classiques, évidemement Beatles, Stones, enfin surtout en ce moment. On a eu cette période comme tout le monde et ça nous influence encore. Ça nous influence encore parce que justement, ça a influencé tout le monde après. Qui il y a d’autres…

Ouais, c’est les références?

Alex: Ouais c’est ça. Il y a du rap aussi, du rap français à un moment mais pas beaucoup. C’étaint des trucs comme NTM, Busta Flex, encore que son premier album j’aimais bien, le 2e, Fric, Violence et je sais pas quoi [ndlr: C’était Fric, Violence, Sexe et Flouze, en 2000], il était trop nul, enfin je trouve. Sinon des trucs américains comme les premiers albums de Dr Dré, Snoop, les premiers d’Eminem, ses démos qui étaient super bien, Kanye West, son dernier album qui est incroyable. Toi (en désignant JB), t’es plutôt sur Lil Wayne.

JB: Pas l’album rock, hein!

(rire général) Ah ouais, mais ça c’était juste une mauvaise blague, en fait. J’ai entendu un titre une fois mais, euh non.

JB: C’est dégueulasse, alors que avant il y avait des trucs super intéressants. Je suis pas fan quand il faisait des trucs avec des guitares et des vocoders, je trouve ça un peu épuisé.

Alex: Bah Kayne West, il l’avait fait avec Heartbreak (ndlr: son album sorti fin 2008, qui n’a pas rencontré le public escompté) mais dans des sons peut-être un peu plus propres. Les deux premiers albums de Foals qui m’ont mis complètement sur le cul. En français c’est super léger, ça va être des groupes qui vont chanter en anglais comme Phoenix, Housse de Raquette…

JB: Bah Housse de Raquette, ils avaient fait un premier album en français, un truc incroyable, que j’écoute en boucle. Après il y a des trucs inconnus pour lesquels on est tombés, pour une raison ou une autre, comme Toro Y Moi, Kisses, El Guincho, c’est pas des trucs super connus, moins connus mais excellents.

Alex & JB de Call Me Señor

Alex et JB de Call Me Señor

Vous allez donc sortir un EP le 8 février et vous avez DJ sets de prévus à Londres, plusieurs à Paris et à Reims aussi…

JB: C’est pas des tous des DJ sets,c’est surtout des concerts mais c’est vrai qu’on en a un prévu dans deux semaines [ndlr: l’interview a été faite le 29 janvier et le DJ set a eu lieu le 10 février dernier]. On est pas des DJ, on mixe, on fait des petits sets comme beaucoup de groupes de rock le font…

Alex: …Mais on passe plus des chansons que de faire des vrais mixes, mais c’est surtout des concerts.

JB: C’est vrai que pour les concerts, on a pas de platines, on joue avec de pistes mais on a nos instrus. On est pas juste des DJ derrières des machines. Je pensais à des mecs comme Justice en fait, qui sont juste devant leurs platines.

Et du coup, comment vous appréhendez tout ça en fait, est-ce que vous êtes impatients de monter sur scène, de faire votre truc?

JB: Ça peut paraître prétentieux, c’est pas le but mais c’est quelque chose qu’on mérite. C’est pas qu’on mérite de vendre un million d’albums et tout. C’est juste qu’on mérite parce qu’on travaille dessus depuis un an et demi. On a commencé ce groupe tous les deux, vraiment à partir de zéro, on avait aucune chanson d’avant, on s’est juste câlés, on a passé beaucoup de temps à écrire, à travailler sur les sons qu’on voulait avoir, beaucoup de temps à découvrir aussi ce qu’il serait possible de faire en terme de production et c’est assez flagrant avec les deux EP sur la différence qu’on peut avoir avec le son. Et du coup, c’est pas une surprise, c’est quelque chose de naturel et en fait, on passe beaucoup de temps à travailler et ça devient plus une attente. Et quand une chanson tombe, bah voilà, c’est surtout que je ne sais plus combien de temps on a passé sur cette chanson et il est donc normal que tel mec de telle salle aime bien. Faut pas le prendre pour un truc prétencieux, c’est vraiment travail et rigueur. On est conscient que c’est une chance, qu’on ne l’a pas tous et que ça fait un an et demi qu’on est dessus. On écrit beaucoup, on fait donc de la musique ensemble depuis très longtemps, c’est justifié.

Alex: C’est pas trop mon cas, c’est surtout être excité de faire ces concerts. Là, on joue à Londres, la Flèche d’Or c’est la troisème date de l’année, la deuxième où on est en tête d’affiche et c’est super cool. Moi j’aime bien parce que ça casse un peu le rythme, on fait partie de ces groupes où de par le positionnement, c’est pas du tout le même exercice le live comme des groupes comme The National, où c’est vraiment le son qui compte. Nous, en live, les gens ont la perfection de notre son, enfin ce que nous on cherche sur nos titres, ils le retrouvent dans nos enregistrements en club, en concert comme à la Flèche d’Or, le but c’est que les gens se marrent, qu’ils passent une bonne soirée, qu’ils s’éclatent, dansent, qu’ils aient un bon souvenir. Et le nombre de soirées dans lesquels je suis allé où je me suis souvenu de la bonne soirée ou de la mauvaise soirée en fonction de la musique qui y passait et tout. C’est ce qui compte. Donc, en live c’est moins difficile pour nous, je dis pas qu’on doit pas être bon, je dis juste qu’on a pas cette perfection de son à rechercher, il faut juste que les chansons passent, qu’elles soient bien jouées et que les gens s’éclatent.

Vous avez un album en vue, faire quelque chose d’un peu plus gros ou alors vous préférez rester cantonnés sur les EP pour le moment?

JB: Là aussi, ça se fait petit à petit, c’est un taf. On a autant de chansons pour pouvoir faire un album potentiel, en même temps, ça sert à rien de sortir un album tout de suite. On sait vraiment où on va aller, on ne veut pas que quand on sort un album, que ça fasse comme – je citerais aucun nom – mais des groupes parisiens qui  sortent direct un album et qui en ont vendus 3 à leur potes et à leur famille, ce serait une erreur parce qu’il s’agit de groupes qui ont souvent de bonnes chansons, en même temps, ils sortent ça trop tôt. Il y a un vrai truc, et les groupes l’ont un peu oubliés, c’est qu’il faut d’abord travailler, faire plein de concerts et faire plein de EP, de faire connaître ton truc et après, quand on sentira que c’est prêt, là on se fera un album.

Alex: Et puis aujourd’hui, avec l’ère numériqu, on sait très bien que, même nous, on essaie d’acheter des albums pour leur continuité et puis, après tout je fais de la musique, donc je suis obligé d’être un peu câlé là-dessus. Sinon, tous les gens qui sont autour de moi, ils achètent que les chansons qu’ils aiment, ils n’achètent plus forcément d’albums, ça se fera sur iTunes, sur tous les supports digitaux. Donc, après ce qui va changer pour nous, en tout cas pour moi, c’est que le support, on s’en fout complètement. Il faut juste continuer à écrire des chansons, comme d’habitude et après, ils finiront peut-être sur un EP 4 titres ou sur un album avec 12 ou 14 chansons. Mais dans le résultat, je vois pas pourquoi ça changerait mon écriture. On s’est donné une direction et un objectif: on écrit, on écrit et le jour où on aura l’opportunité de faire un album, on le fera. En attendant, l’EP c’est super, ça permet de faire un peu de distribution

JB: Et puis l’album c’est un truc que le manager voit. Lui, il le saura, il viendra nous voir, il nous dira « Ce serait bien de faire un album… » Nous, on écrit nos chansons, on fait des concerts, on fait des remixes de plein de trucs, et ça on le fait bien.

Alex: Ça fait genre 10 ans qu’on fait de la musique, enfin avant qu’on se connaisse. Ca change tellement. Et au début, quand t’as 15 et que tu penses à faire de la musique, tu te dis évidemment que le but c’est l’album. Maintenant, il y a plein d’artistes archi connus, qui aujourd’hui sortent à peine leurs albums. Ils ont fait 4 EP, ils ont fait leur carrière grâce à ça, il y a aussi le fait d’être diffusé qui est génial, déjà pour iTunes, ça n’existait pas avant. On sait pas comment ça fonctionne. Je sais que nous, si on faisait un album, il faudrait qu’on choisisse 10 ou 12 chansons qui soient cohérentes. Après, avoir plein de chansons et qu’elles soient bonnes, c’est ce qu’on essaie de faire tous les jours, qu’on ai un album en vue ou pas, quoi.
Comment vous avez en fait rencontré Nico Prat?

JB: En soirée. Nico est un noctambule avéré et il est connu dans tout Paris pour ça.

Alex: J’imagine que tu l’as rencontré en soirée aussi…

Eh bien, en fait, je le connais via une émission de radio qu’il anime, les Critiques Zik avec Laura Leishman [sur Le Mouv’, l’émission est du lundi au jeudi de 21h à minuit et tous les mercredis à 22h, on invite 2 autres bloggeurs ou rédacs chef de webzines musicaux pour parler des derniers titres qui tournent en radio en Europe et aux States]. Et un jour, il m’envoie un mail en me demandant si ça me plairait de faire une petite interview des Call Me Senor, alors je lui réponds « Ouais, pourquoi pas… » Alors je vais checker tout ça sur MySpace et je me suis dit « Ah ouais, ça va être sympa », alors j’ai préparé mes questions et puis je suis là (rires).

Alex: On savait qu’il bossait un peu dans la musique, qu’il bossait dans des magazines, qu’il organisait des soirées, et comme l’a dit JB, on a recommencé un nouveau groupe de zéro et on s’est dit qu’on allait demander à Nico pour savoir si on pouvait un petit concert par ci par là et il nous a booké deux dates. Et à la fin de la deuxième, je suis reparti chez moi, parce que je devais bosser et JB est resté, il m’a laissé un message sur mon portable en disant maintenant on a un manager. Ca reste notre manager, c’est pas moi qui l’ait choisi mais voilà…

JB: Mais même avant, on trainait dans d’autres bars, qui étaient assez réputés à Paris parce qu’il y avait des groupes qui y allaient très souvent et on avait croisé Nico, qui traînait là aussi. Après tout, on fait parti des mêmes cercles.

Et donc pour 2011, vous prévoyez quoi? Une tournée, peut-être même des festivals…

JB: Ouais, dans l’idéal ce serait des festivals, ça nous ferait vraiment marrer.

Alex: D’ailleurs, c’est maintenant qu’il faut s’en occuper!

JB: On a envie de jouer, que les morceaux tournent. On va en écrire d’autres, on va essayer de faire des remixes, faire tourner le truc…

Alex: C’est vrai qu’on essaye, c’est l’avantage d’avoir maintenant un manager qui est Nico, c’est que on peut, juste après l’interview rentrer et écrire une chanson si on veut faire notre truc et après, c’est Nico qui s’occupe de gérer l’organisation derrière. C’est lui qui va nous dire si ça nous va de faire un concert là, un concert là, éventuellement une tournée et c’est lui qui va préparer notre rentrée. Mais là, nous on reste sur la musique tout le temps, et là il nous avait préparé une journée promo pour faire des versions acoustiques d’une chanson. On essaie de faire ça étape par étape. Donc là, journée promo, ensuite le concert à la Flèche d’Or [ndlr: qui était d’après les échos que j’ai eu « incroyable » et « bien sympa », ça m’apprendra à mal choisir mes soirées parisiennes], à Londres. Et puis il va y avoir aussi le clip de Sex With You qui se prépare et qui sera disponible d’ici un mois (et qui sera naturellement dans Nessieland).

Et une dernière question, vous avez un mot pour la fin, un truc à dire aux gens du style « Venez nous voir, on est géniaux! »?

Alex: Aux français, aux gens de Londres et à toute la population…

JB (l’interrompant): T’es en train de faire l’appel du 29 janvier, c’est ça? (rires)

Alex: Et en plus, ce sera dans l’East End, ce sera un super concert. Un petit festival. Et pour ceux qui ne pourront pas aller, la date de la Flèche d’Or [le 11 février dernier, je vous mettrai des liens relatifs à ce concerts très vite] avec Patrick Bower, qui est l’autre artiste du label Shakermaker.

Bah voilà, j’en ai fini pour l’instant, plus d’autres questions, je vous remercie d’avoir répondu à mes questions…

JB: C’est nous qui te remercions!

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Pour plus d’info sur les Call Me Señor, rendez vous sur leur MySpace (http://www.myspace.com/callmesenor), leur twitter (http://twitter.com/cmsenor) ou encore sur leur page facebook (http://www.facebook.com/pages/Call-Me-Se%C3%B1or/265537139169)… Et pour ceux qui veulent savoir à quoi ça ressemble Call Me Senor, voici une petite vidéo qui vous fera plaisir…

Une autre? Bon d’accord mais seulement parce que c’est vous…

Miss Nessie

ps: Enormes remerciements à JB et Alex pour leur gentillesse ainsi qu’à Nico Prat pour sa patience ainsi que pour avoir rendu cette toute première interview de Nessieland possible…

Vendredi 5 novembre dernier avait lieu un petit festoche alternative rock dans une toute petite salle mais qui fut, parole de Gonzo Dudette, une des soirées les plus fun de ma carrière et aussi de ma vie. Est-il possible de faire plus fun que le Sonisphere en Espagne l‘été dernier? Est-il possible de faire plus fan que Rock en Seine en 2009? Je réponds oui et en plus, j’en ai eu beaucoup moins cher!!! Et comme pourrait dire certains, il en faut peu pour être heureux et gnagnagna…

Toujours est-il que le Tamanoir, toute petite salle coincée dans une cité de Gennevilliers, dans les Hauts-De-Seine, est une salle particulière dans le sens où ce café musique accueille beaucoup de groupes français alternatifs et de métal aussi. Le mois dernier, Ed-Ake et Die On Monday y jouaient et l’an dernier j’ai aussi pu applaudir Dagoba toujours dans le cadre de ce Tama’Core et aussi parce que l’ambiance est aussi géniale que sa bière pas chère. D’autant plus que c’est tout près de « chez moi ». Cette année, 4 groupes y participaient et en arrivant (en charmante compagnie) au Tamanoir je n’en connaissais qu’un seul et pas des moindres car il s’agissait de nos petits chouchous de Headcharger (découverts au Sonisphere de Madrid cet été puis croisés en 1ère partie d’AqME il y a 15 jours comme en constate ce report pour nos amis de chez RockYourLife!).

Le Tamanoir de Gennevilliers (92)

Les portes se sont ouvertes à un peu plus de 20 heures et le 1er groupe à débarquer sur scène était un groupe uruguayen répondant au nom de Guachass. Un quartet stoner mené par une chanteuse, Camila (dont sa voix pourrait s’apparenter à Courtney Love ou encore Kim Gordon de Sonic Youth) et une guitariste, Mariana, petite par la taille mais grande par les solos de riffs dont bien des hommes devraient s’en inspirer!! Leurs compos à la fois lourdes et entraînantes, chantées en majeure partie en espagnol, sont impressionnantes. La session rythmique est aussi très efficace et les mélodies sont imparables. Voilà un groupe que je soutiendrais mordicus pour le restant de mes jours car un tel groupe, dont le jeu n’est pas sans rappeller Led Zeppelin et Black Sabbath, venu de si loin (Montevideo, quand même) est un groupe qui vaut définitivement le détour!!! A suivre de très près donc et à ne pas rater s’ils passent très de chez vous. Amis parisiens, les Guachass seront le 15 novembre au Klub à Paris et j’y serais!!!

Guachass

Guachass : groupe garage rock de Montevideo (Uruguay)

 

Tout comme le 2e groupe à être passé, les Niçois de chez Water Pipe Cult, qui viennent de sortir une démo (ma foi excellente, je devrais en faire une chronique si le temps me le permet) et qui est aussi mené par un sacré bout de nenette, Caroline. Un groupe qui résulterait d’une fusion explosive entre Fu Manchu, At The Drive-In et Queen Adreena (groupes qu ont bercé mon adolescence) et ce charmant cocktail est encore plus efficace en live. De l’énergie, du fun, une belle voix, des super riffs et puis surtout de sacrés bons moshs en perspective – quand ils se sont pas en train de pogotter, ce qui est drôle quand on sait qu’il devait y avoir une petite trentaine de personnes dans la salle – ils ont absolument TOUT pour me plaire et j‘espère VOUS plaire aussi. Les Water Pipe Cult ont aussi très communicatifs avec le public et puis leurs compos feront, je n’en doute pas une seconde, mouche auprès de certaines radios ou au moins une… Une de mes préférées jouées ce soir là c’est Walking Back Home. Que je vous conseille plus que chaudement d’aller les voir aussi dès qu’ils passent très de chez vous (et je parle surtout pour nos amis du Sud-Est), perso j’en suis tombée folle amoureuse!!!

Water Pipe Cult, MON coup de coeur de la soirée

Water Pipe Cult, MON coup de coeur de la soirée

 

Troisième groupe à arriver sur la scène du Tamanoir, un peu plus connu dans la scène française, il s’agit de Loading Data, considérés par certains (et à juste titre) comme les pontes du stoner en France. Hormis le fait qu’un des membres ait produit la démo des Water Pipe Cult, ils font aussi du bon gros son comme on les aime. En gros, c’est l’équivalent tricolore de Kyuss pour ceux qui ne savent pas vraiment où je veux en venir. Là aussi, les influences stoner et desert rock de Loading Data font une grosse partie du boulot et puis quand à la voix chaude et grave du chanteur n’a absolument RIEN à envier au célèbre géant rouquin des Reines de l’Age de Pierre tellement elle est efficace. Et puis leurs riffs, de toute façon les riffs stoners… pff si je vous en parle je vais vous faire une flaque tellement j’aime ça mais ils valent largement leur pesant de cacahouètes, surtout en live bien qu’on attends avec impatience un nouveau méfait de la part des parisiens. C’est puissant, catchy, trippant et puis très mélodieux à la fois. Le mieux pour parler d’eux c’est de les voir en concert mais j’ai passé les ¾ d’heures les plus heavy metal de ma vie depuis Dour parce que c’était tout simplement mortel!!! Donc, on va chez les agitateurs de curiosités et on prend une place ou deux pour aller les applaudir dès qu’ils passent dans le coin!! C’est un ordre!!!

Loading Data

Loading Data, groupe à suivre de toute urgence

Quatrième et dernier groupe à passer – il est déjà 23h40 et on m’a déjà offert 4 bières en plus d’avoir bien sympathisé avec les Guachass et les Water Pipe Cult, les Headcharger!!! On les aime dans Nessieland et on les soutient depuis pas mal de temps déjà et le fait que la salle était exceptionnellement peu remplie, l’ambiance y était!!! Troisième fois oblige, je commence à connaître les chansons par cœur et la setlist est similaire à celui donné lors du concert avec AqME où anciens et nouveaux morceaux font part belle au quintet caennais. Même leur reprise de Led Zeppelin, Communication Breakdown, a été efficace. Set et ambiance bien rodée, plutôt hardcore aussi et les mouvements de bassin de Seb’, le chanteur, me font toujours autant tripper. Mais blague à part, moi et la toute petite trentaine de personnes qui étaient au concert se sont bien amusés, surtout lorsqu’à retenti Intoxicated que le Tamanoir connaissait par cœur. Autres 45 minutes intenses et riches en barres de rire et en headbangs qui me valent, à presque une semaine après les fait, une douleur assez persistante au niveau des cervicales. Ouch!! Mais qu’importe parce que ça les valait et que je suis impatiente de remettre ça lors du Bring The Noise Festival à la mi-décembre avec Die On Monday et Airbourne.

Nos amis de chez Headcharger

Une belle soirée qui s’achève mais avec des souvenirs plein la tête et de belles photos que vous retrouverez dès ce weekend dans Nessieland Rocks!! ainsi que sur notre MySpace. Et comme on dit chez moi, hell yeah!

Pour les MySpaces c’est aqui pour Guachass, pour Water Pipe Cult, here pour Loading Data et ici pour Headcharger!!

 

Miss Nessie

 

Ps: Gros remerciements à Headcharger pour leur gentillesse ainsi qu’aux Guachass et Water Pipe Cult pour la sacrée soirée passée avec elles et une pensée toute particulière au charmant accompagnateur qui se reconnaîtra (küsse!)

Music Lover

Fan de musique depuis 1989...

On m’a souvent reproché mon manque d’ouverture d’esprit musicale, mon manque de discernement et il parait aussi que je suis une sale gosse immature… Ok, bien que ces critiques soient TOUT sauf constructives, je vais malgré tout vous faire part de mes découvertes musicales, des chansons qui m’ont vraiment plu, que j’ai écouté en boucle ces derniers temps et aussi de ces classiques qui ont faites de moi la Gonzo Dudette que je suis… et en technicolor por favor!!

Ma première pépite, c’est « Apprends à Te Taire » de la rappeuse Casey. C’est une chanson qui résume bien l’état d’esprit du moment. C’est vrai que dans la musique, on entend des trucs qui sont tellement consternants qu’ils en deviennent risibles!! Comme une réponse à la musique actuelle en France ou aux coups de péripatéticiennes en 140 caractères, cette chanson est une belle tuerie parce que d’une, les paroles sont réfléchies et sans concession et de deux, parce qu’une rappeuse française plus hardcore que Diam’s, bah je dis pas non… Écoutez aussi les paroles à la toute fin de la chanson, c’est vraiment tordant!!

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Deuxième pépite et pas des moindres c’est « Demagogue » de Urban Dance Squad, un groupe de fusion néerlandais qui envoie du très lourd. Formé dans les années 80, ce combo a sorti plusieurs albums dont ceux de 1991 (« Mental Floss For The Globe ») et de 1994 (« Persona Non Grata ») ont remporté un franc succès en Europe et aux Etats-Unis. La plus connue du groupe c’est Deeper Shade of Soul mais Demagogue est vraiment celle que je préfère!! Ce groupe, souvent comparé à Fishbone (raaaaah Fishbone!!), a pas mal contribué, musicalement parlant, au succès de groupes comme les Red Hot Chili Peppers (m’enfin au tout début) et Rage Against The Machine (gros fans des funk-rock-rappeurs bataves). J’ai découvert cette chanson à la radio, un soir de révisions de Mai et depuis je suis à fond dessus. Testez le en réveil matin, ça fout la patate!!

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Troisième pépite et là, on change complètement de registre: Edgecrusher de Fear Factory. J’ai très longtemps boudé les groupes comme Fear Fac’ ou Machine Head sous prétexte que je les trouvais, pas mous mais « kids-friendly », le genre de trucs dont on est fan de 15 à 17 ans!! Mais je me suis remise tout doucement à Machine Head et aussi à Fear Factory depuis une petite année et je ne le regrette pas!! Mieux, je me remercie d’avoir attendu avant de bien savourer ces groupes thrash que j’aime tant!! Bon, on arrête les auto congratulations et je vais vous expliquer la VRAIE raison de ce choix. C’est tout con mais dans le refrain, en tendant bien l’oreille, on croierait que Burton C. Bell dit : « fraiches coquillettes, fraicheur, des coquillettes fraiches, fraiches coquillettes, fraicheur « . Alors oui, je sais c’est bête et méchant mais ça m’a bien faite marrer et si j’arrive à headbanguer malgré la possible hallucination auditive, c’est que ça doit être une super chanson, voilà tout!! Chose qui n’est désormais plus possible sur « The Unforgiven » de Metallica...

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Autre belle découverte, celle du groupe (assez hype d’après ce que j’en ai conclu) indie-folk-rock new-yorkais Grizzly Bear et sa chanson « Two Weeks« . J’ai découverte cette chanson dans une pub, si si celle pour une marque de voiture qui commence par P, et j’ai eu un véritable coup de coeur sur la voix du chanteur, qui me rappelle beaucoup Ray LaMontagne ou encore mon petit chouchou Dallas Green, et sur cette mélodie entraînante et poppy. Pas le genre de came à laquelle je suis accro mais thumbs up pour les Grizzly Bear parce que j’adore cette chanson. Que les fans de séries télé se réjouissent (ou me saluent, c’est selon) parce que Two Weeks a été jouée dans la cinquième saison de How I Met Your Mother.

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Autre pépite, What Difference Does It Make des Smiths, groupe dont je suis tombée sous le charme et dont j’aime vous vanter les mérites. La chanson est vraiment belle, que ce soit dans les paroles, dans les sonorités ou encore dans l’interprétation donnée par Steven Patrick Morrissey alias The Moz. J’ai remarqué qu’une chanson de Smiths c’est comme un épisode de votre vie chantée. Pas mal de chansons de ce groupe me touchent parce qu’elles expriment parfaitement ce que j’ai pu vivre ou que je vis encore. Et ça fait toute la différence… Dans ces cas-là, j’oublie carrément que ce titre date de 1982 (époque des clips Tops of the Pops kitchissimes) et même les déhanchés quelques peu… étranges du Moz. Nevermind, j’adore cette chanson et vu qu’elle résume bien mon humeur, je vous la mets avec grand plaisir et sans guacamole!!

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Une reprise comme je les aime, Sabotage. Initialement interprétée par les Beastie Boys, les hardcoreux canadiens de Cancer Bats l’ont remise au gout du jour et bondidjiou j’adore ça!!! C’est vrai, quoi et en plus, le clip est à mourir de rire. Des metalheads avec de l’humour, certains penseraient que cela serait dû à un manque de maturité ou à une case en moins mais pas du tout, c’est juste plus subtil, en tout cas venant de la part des mecs de Cancer Bats… Après, je dis ça, je dis rien!! Bon bref, tout ça pour dire que la version hardcore metal 2010 est aussi intense et fun que l’originale sortie en 1994!!

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui… Bon week-end, profitez de la Gay Pride si vous le pouvez et puis bon foot au reste du monde… ou pas, d’ailleurs 😉

Miss Nessie

MOPA

My Own Private Alaska en tournée

Petit statement de la part de nos amis toulousains de My Own Private Alaska qui seront en tournée du 12 au 22 Mai en France. Ce jeune combo viendra d’ailleurs près de chez vous pour défendre leur dernier album, le très très bon « AMEN » (déjà dans le bacs et bientôt dans votre iPod, j’espère) et courez les voir parce qu’ils en valent vraiment le coup… le 12 Mai avec Manimal, Magyar Posse et Naive @ Le Bikini pour le Vendetta Festival de TOULOUSE (31)

  • le 13Mai avec Magyar Posse @ L’Echonova de VANNES (56)
  • le 14 Mai avec Magyar Posse @ La Grange à Musique de CREIL (60)
  • le 15 Mai avec Magyar Posse et Kwoon @ l’EMB de SANNOIS (95)
  • le 16 Mai avec Magyar Posse @ Nouveau Casino de PARIS (75)
  • le 17 Mai avec Magyar Posse @ Le FerrailleurNANTES (44)
  • le 19 Mai avec Magyar Posse @ Les Trinitaires de METZ (57)
  • le 20 Mai avec Magyar Posse @ Le Clacson de LYON (69)
  • le 21 Mai avec Magyar Posse @ La Cartonnerie REIMS (51)
  • le 22 Mai avec Magyar Posse @ L’Aeronef de LILLE (59)

Pour les plus chanceux et les plus téméraires d’entre vous, ami(e)s lecteurs (-trices), je vous donne donc RDV à Sannois 😉

Miss Nessie

Ce n’est pas dans les habitudes de Nessieland de faire dans le discours politisé parce que d’une, c’est pas notre job et de deux, parce que nous au moins, on tiens nos promesses !! Mais c’est avec écoeurement que j ‘ai appris via Twitter que le Hellfest 2010 était menacé par des élus de droite du Pays de la Loire et que ça, à Nessieland, ça nous fout grave les boules !!! Pas contents!!

Hellfest 2010

Hellfest, un des plus grands festivals de metal en France

C’est lors d’un meeting de campagne UMP pour les élections régionales à Nantes – quoi, vous ne le saviez pas, on est censé aller voter demain et dimanche prochain – jeudi 11 mars dernier que la bombe « puante » a été lâchée. D’après nos amis du site officiel du Hellfest, et « Devant près de 1500 militants gonflés à bloc, Mr De Villiers à réaffirmé son soutien au candidat et s’est attaqué au festival Hellfest : « Nos valeurs ne sont pas celles qui poussent le Conseil Régional actuel (PS) à financer un festival sataniste ! », discours salué et applaudi chaleureusement par Mr Bechu [Christophe Béchu, candidat UMP/MPF du Pays de la Loire, ndlr] ainsi que par Mr Fillon » présent pour les soutenir.

Le festival Hellfest étant actuellement soutenu financièrement à hauteur de 1% par le Conseil Régional actuel PS poussent certains conservateurs à jouer la carte de la démagogie et du mépris pour les aficionados de metal, comme vous, comme moi et comme bon nombre de citoyens à travers le monde.

Les organisateurs du Hellfest comptent sur leurs fans, amis, connaissances via les réseaux sociaux tels que Facebook (où 4 groupes de soutiens ont été crée jusqu’à présent) se défendent en nous rappelant que le festival qui se tient tous les ans mi-juin à Clisson (44) est  » à ce jour le plus important festival de musiques actuelles (toutes musiques confondues) en Pays de la Loire ».

Les organisateurs, après coup, ont publié un statement sur leur sit où ils tenaient « à réagir à ces propos qu’ils [estiment] blessants et diffamatoires « Le Festival est ravi de pouvoir compter sur le non soutien de Mr De Villiers, le contraire aurait été surprenant, la diversité culturelle n’est pas le fer de lance de ses hommes politiques bien pensants et conservateurs » et de rajouter « Nous encourageons massivement tous les habitants des régions Pays de la Loire à se rendre aux urnes ce dimanche et de voter pour une politique culturelle respectueuse des gouts de chacun. »

Comme chacun le sait, le festival Hellfest sera amené à déménager en 2012, et que sans le soutien affirmé d’une région comme les Pays de la Loire, il lui sera très difficile voire impossible de trouver une terre d’accueil…Amis métalleux des Pays de la Loire, et autres défenseurs de la diversité culturelle, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! »

En espérant que leur message soit bien passé auprès de la population metalhead, ou pas d’ailleurs, de France, de Navarre et des pays francophones, je vous invite à aller voir leur site pour les soutenir ou alors rejoindre ces groupes Facebook suivants:

<http://www.facebook.com/group.php?gid=22375479735&gt;

<http://www.facebook.com/hellfest?ref=nf&v=wall#!/group.php?gid=95531469014&ref=ts&gt;

<http://www.facebook.com/group.php?gid=22375479735#!/group.php?gid=363503896178&ref=ts&gt;

<http://www.facebook.com/search/?q=hellfest&init=quick#!/group.php?gid=92490879863&ref=search&sid=1343683093.2675797068..1>

Miss Nessie


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