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Faith No More

Faith No More

Les fans de Faith No More en ont rêvé, ils l’ont fait!!! Avec la participation des sites de nos amis de chez Faith No More 2.0, Stubbadub ainsi que la sympathique Faith No More French Community, les fans ont été invités l’été dernier à poser toutes sortes de questions aux membres du groupe et ils les ont gentiment répondus en marge du Festival de Dour (où j’ai eu la chance de les voir sur scène et d’en faire un joli report). Voilà les vidéos et les traductions (pfioooooou!) en Moliérien en espérant que ça vous plaise.

Voici la 1ère partie ci-dessous :

Et la 2e partie juste ici :

 

Et la traduction, juste en dessous :

D’un point de vue de fan, tout le monde dans le groupe semble être heureux et prendre beaucoup de plaisir sur cette tournée. Qu’en est-il vraiment au sein du groupe? Est-ce que vous vous amusez et êtes juste content d’être à nouveau ensemble?

Bill Gould: En fait, je suis épuisé d’avoir mis en place toute cette tournée depuis l’année écoulée. Vous pouvez voir que je suis beaucoup plus grisonnant que je ne l’étais parce que j’ai dû afficher ce sourire de merde sur mon visage alors que je me sentais comme une merde la plupart du temps.

Roddy Bottum.: C’est épuisant, ça demande beaucoup de travail. Tout le monde dans le groupe semble avoir du bon temps sur cette tournée. On s’est beaucoup amusés. C’est une occasion vraiment folle et unique que nous avons eu.

Mike Bordin: Vous pouviez en déduire que l’on en arriverait à cette conclusion.

RB: N’importe qui penserait que se replonger dans le passé et faire ce que nous sommes en train de faire, revenir en arrière et redécouvrir quelque chose que nous avons fait il y a longtemps, serait de la folie. Et cela, peu importe qui le fait?.

BG: Ça a été une expérience étrange.

RB: Il y a quinze ans, nous étions différents et avons tous fait des choses que nous regrettons, gérer les choses d’une manière que nous n’aurions probablement pas faite aujourd’hui. Ainsi, la possibilité de revenir en arrière et de faire toutes ces choses nouvelle est fascinante. C’est vraiment un ajustement et un bon feeling pour chacun de nous personnellement et d’un point de vue créatif. C’est aussi le fait que nous le fassions 15 ans après, que nous avons tous joué la musique durant ces 15 dernières années, et honnêtement, nous sommes tous meilleurs dans ce que nous faisons. Alors c’est amusant de faire ce que nous faisons, ça sonne mieux, c’est de meilleure qualité et c’est justement cela qui nous fait plaisir.

 

Quelles ont été, si ce fut le cas, les facteurs majeurs qui, selon vous, ont fait de cette réunification une réalité, et pouvez vous nous dire où en est désormais cette réunion?

 

BG: Quand j’étais dans le groupe, je me sentais toujours un peu différent de beaucoup d’autres groupes. Beaucoup de groupes au cours de ces 5 dernières années ont décidé de se reformer et je dirais que pour 90% d’entre eux, ce n’est pas quelque chose de bien. Et j’ai toujours eu beaucoup de fierté à être moi-même dans FNM et j’étais vraiment angoissé à l’idée de me lancer dans quelque chose dont je ne serais pas fier. Ça rend tout ce que vous avez déjà fait la 1ère fois inutile si vous vous sabordez la seconde fois.

RB: Je suis d’accord. Nous avons toujours fait les choses, depuis que nous avons commencé ce groupe, exactement comme nous le voulions. Il était important pour nous tous de revenir en faisant les choses à notre façon avec beaucoup plus de goût, plus élégamment. Il y avait un peu d’excitation, de nervosité, je pense, qu’en sachant que cela pourrait être compromis, que nous serions jugés par certains seulement à cause d’une chose que nous voulions faire personnellement.

BG: Il y a beaucoup de risques personnels et beaucoup de confiance remises en cause car en disant que vous allez faire quelque chose, c’est déjà une chose en soi, mais ensuite vous engager pendant un an sur une tournée, être dans le bus, parfois ça devient un vrai challenge, avoir à faire beaucoup de personnes et ayant à donner. Vous savez quand vous le faites au début, mais vous ne savez pas ce qui va se passer au cours d’une année. C’est donc un acte important de foi.

 

Que pensez-vous avoir gagné et perdu en tant que groupe, lors de vos performances live par rapport à autrefois ?

 

Roddy: Je pense que probablement il y a surtout des gains. Nous faisons de gros concerts, et nous sommes vraiment fiers de ce que nous faisons. Et comme je le disais avant, nous avons tous joué la musique durant ces 15 dernières années. La compétence du groupe sur scène en tant que telle est bien meilleure qu’elle ne l’était avant.

Bill: Oui, c’est vrai.

Roddy: Si nous avons perdu quelque chose c’est peut-être juste une part de nous quand nous étions plus jeunes, probablement un peu plus bêtes et plus enclins à commettre des erreurs, il y a quelque chose à cela. Il y a un petit charme à se lancer dans l’inconnu  et ne pas savoir ce que vous faites. Maintenant, nous sommes un peu plus sages et plus intelligents que nous l’étions.

Bill: Ce qui est intéressant c’est qu’à l’époque, nous avions le même âge que notre public, ce qui parait relativement bizarre. Ok, il y avait pas mal de gosses aussi mais c’était plus pour jouer pour des semblables. Et maintenant nous sommes un peu plus âgés que nous jouons plus pour nous-mêmes alors que je dirais que la majorité des gens qui viennent nous voir aujourd’hui sont plus jeunes que nous.

 

Avez-vous pensé à faire une autre étape du Second Coming Tour mettant l’accent sur le reste de votre catalogue qui n’a pas été jouée ces derniers temps (Everything’s, Ruined, Smaller and Smaller, Mouth To Mouth, Absolute Zero, A Small Victory, Edge of the World, Falling To Pieces …)?

Puffy: [plaisantant] Question suivante!

Roddy: Nous avons été très méticuleux sur le choix des chansons que nous voulions faire et celles que nous ne voulions pas faire. Nous avons essayé de jouer beaucoup de chansons en répétition mais si nous ne les ressentions pas, nous n’allions pas les faire. Nous avons pris beaucoup de soin pour décider des setlists. Je ne pense pas que nous allons revenir en arrière et nous mettre à jouer des chansons que nous n’avons pas envie de jouer.

Billy: Certaines sonnent mieux que par le passé et d’autres ont juste mal vieilli. Et quelques-unes des chansons sur la liste n’ont tout simplement pas un bon son. Nous les avons joué et beurk…  Même si sur les CDs, ce sont de très bons titres comme on les jouera pas maintenant parce que nous ne sommes tout simplement pas dedans.

 

N’ayant pas de Représentant Presse sur cette tournée, Billy et Roddy, vous avez rejoint et adopté Twitter et l’avez utilisé pour la promotion de la tournée de réunification. Avez-vous trouvé ce moyen intrusif ou, au contraire, est ce cela qui vous a amené plus près des fans? Quelle importance cela a-t-il joué?

Roddy: Il était vraiment important pour nous d’avoir une voix venant du groupe. Nous avons décidé dès le départ que nous ne ferions pas de promo presse car il n’y a vraiment rien qui ne nécessitait une promotion ainsi qu’aucun besoin de parler de nos propres personnes (une petite reformulation s’imposait). Nous avons fait cette déclaration il y a longtemps, lorsque nous avons fait nos albums studios et évolués et il n’y a rien de nouveau à dire. Nous avons donc pris la décision ferme que nous n’allions pas faire de presse du tout. Peu de temps après avoir pris cette décision, Billy s’est inscrit sur Twitter, puis nous avons réalisé la capacité à atteindre autant de personnes intéressées. Je pense qu’il y avait beaucoup de personnes au début, lorsque nous avons commencé la tournée qui ont voulu savoir ce qui se passait, avoir des scoops. Twitter est une excellente occasion pour nous deux d’atteindre et de s’adresser aux gens.

Bill: Quelque part, et c’est très bizarre, nous n’avons pas vraiment besoin d’un porte-parole ou d’un représentant presse. Il y a quelques interventions sur Twitter, surtout lorsqu’on a amorcé cette reformation – comme lorsque nous avions ajouté une date en Pologne – et les journaux ont relayés nos tweets et les ont utilisés comme base pour des articles, c’est incroyable. C’est très bien.

Roddy: Et c’est aussi libérateur de savoir tout est entre nos mains.

 

Nous avons tous apprécié l’aspect communicatif de ce Second Coming, en particulier en ce qui concerne des informations importantes concernant les préventes et les infos sur le concert, et ce, grâce à Twitter. Ma question est, quelle importance pensez-vous que les différents communautés en ligne, la plupart établis bien après votre séparation, ont eu pour cette réunion? Et si certains d’entre vous jette un œil sur ces sites?

 

Bill: Je consulte la plupart d’entre eux

Roddy: Je pense que nous tous les consultons tout le temps, enfin la plupart d’entre eux. C’est vraiment super pour nous d’autant plus avec une famille dysfonctionnelle comme c’est le cas avec le groupe, collectivement, les sites ont formé cette famille dysfonctionnelle et folle de nos fans à travers le monde. Ça a été vraiment intéressant de regarder les différentes interprétations des gens, de ce que nous faisons et d’observer leurs réactions les uns avec les autres et de leurs interactions avec nous. C’est un processus vraiment intéressant.

Bill: Nous avons commencé sur Internet et à travailler avec des communautés de fans comme . Je pense que c’était 1994 ou 95 peut-être ou peut-être plus tôt, au moment d’Angel Dust, sans doute lorsque nous avons commencé avec les forums, les newsgroup et ce genre de trucs. Ainsi, nous avons été actifs dessus et pendant une longue période. C’est vraiment cool que nous utilisons  comme notre site parce que cela a vraiment été l’une des choses après la rupture qui ne s’arrêtait pas et qui nous faisait exister, les gens peuvent obtenir des renseignements sur nous. Je dirais qu’une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui a effectivement à voir avec les fans et les sites de fans. Je tiens à dire que 2.0 est impressionnant. Ils ont fait un excellent travail. C’est mieux que vous, les gars, le fassiez plutôt que nous.

Roddy: Absolument, vous les mecs, vous avez une meilleure perspective. Surtout de ceux de 2.0, qui le font bien mieux.

Bill: Ils montrent des vidéos de nous que je n’aurais jamais montrées.

 

Une équipe de tournage a été remarqué lors des concerts de San Francisco, comptez-vous sortir un DVD / Blu-Ray sur ce Second Coming Tour ?

 

Roddy: Les shows que nous avons fait à San Francisco ont été des shows vraiment spéciaux, les premiers que nous avons fait dans la Bay Area depuis très longtemps. On pourrait en faire un DVD, on ne sait pas. Nous savions les concerts àSan Francisco seraient vraiment particuliers, vraiment spéciaux. C’étaient trois concerts et trois nuits vraiment formidables. Nous savions ce que nous voulions et les mettre en boite dans le cas où plus tard, nous voudrions en faire un DVD.

Bill: Nous avons eu beaucoup de gens et pas mal de nos amis qui ont essayés d’en savoir plus sur ces trois jours et maintenant quelqu’un doit siéger à travers eux et voir ce que nous allons faire avec eux. Mais c’est cool que nous l’avons eu.

 

Depuis FNM version 1, vous avez tous beaucoup travaillé sur d’autres projets difféents. Groupes éphémères, musiques de films et crétions de maisons de disques entre vous, Ozzy, Imperial Teen, Ipecac et Kool Arrow, pour ne citer qu’eux. Théoriquement, si vous deviez faire un autre disque, pensez-vous que les compéetnces et l’expérience que vous avez tous acquises au cours de ces 10 dernièes années, pourraient avoir une incidence sur l’écriture et sur son enregistrement ?

 

Roddy: C’est une grande inconnue. Nous n’allons pas faire un autre disque, mais je pense qu’une partie de du travail fourni avec Faith No More lorsque nous étions ensemble et que nous écrivions des chansons, c’est que chacun d’entre nous a quittés le bagage de nos autres intérêts en dehors de la porte et se sont réunis en tant que groupe et a crée quelque chose qui était une sorte de fusion de ce qui était dans la salle. Je ne pense pas que nous allons apporter de nouvelles choses… mais sait-on jamais…

Bill: Je pense que dans n’importe quelle partie d’une chose où vous avez travaillé a toujours une identité différente et je pense que nous avons une certaine identité qui fait de nous tous ce que nous sommes. Il y a deux choses : l’une, c’est d’être capable de se détendre et s’exprimer et l’autre, c’est de travailler avec les forces et les faiblesses de chacun. Heureusement, plus on est amené à faire des choses et plus on s’améliore.

 

Au fil des ans depuis votre séparation, aucun d’entre vous n’a écrit quelque chose qui pourrait être considéré comme utile à Faith No More?

Roddy: Je n’en ai pas, non.

Bill: Je dois avoir peut-être autour de 500 ou 600 des choses qui pourraient éventuellement ètre imputable à Faith No More. Je n’ai pas cessé d’écrire, j’écris tout le temps.

 

J’ai été surpris au moment du concert de FNM à Coachella que, autant les médias que les fans de musique aux États-Unis, ne semblaient connaître de vous que ‘Epic’. Cela ne vous a t-il pas irrité de voir qu’une chanson pas vraiment représentative de votre discographie soit votre plus grand succès ? Et avez-vous déjà pensé à faire un peu comme Radiohead qui ont arrêtés de jouer ‘Creep’ en live ?


Roddy: Je ne sais pas. Je ne comprends pas vraiment notre public américain, en tout cas pas assez pour dire que nous sommes souvent identifiés qu’avec cette chanson. Je pense que ce n’est pas notre cas. Je pense que c’est plus compliqué que cela pour le public américain.

Bill: La presse, les médias et VH1 sont une chose et puis il y a aussi les gens, c’est un pays vraiment grand. Je suis d’accord avec Roddy, c’est vraiment difficile à dire.

Roddy: Je voudrais clarifier quelque chose aussi. Les gens m’ont demandé sur cette tournée et sur les différents dates et lorsque nous étions en Amérique en supposant que le fait, ils pensent que la raison pour laquelle nous ne tournons pas aux États-Unis c’est parce que nous n’avons pas été aussi populaire ou alors il n’y aurait pas assez de gens pour vouloir nous voir jouer. Ce n’est pas le cas. Je suis sûr que si nous voulions faire une tournée US, nous l’aurions faite et ça nous irait très bien. Nous n’avons pas eu un réel désir de rentrer dans le bus et de jouer dans toutes les petites villes à travers l’Amérique, ce n’est justement pas où nous en sommes aujourd’hui.

Bill: Ça nous a un peu dérangé sur le moment. Je dirais que les pouvoirs en place dans les États par rapport à la mise en place des concerts, je veux dire que nous avons un spectacle dans notre ville natale de San Francisco et ses environs. Je pense qu’il est appelé et ils ne veulent pas de nous cette année, ce qui est vraiment étrange que nous vu que nous sommes de là-bas, et nous sommes effectivement disponibles pour le faire. Bien que nous avions eu un très gros succès commercial aux USA pendant un temps très limité et les personnes qui ont travaillés pour nous là bas nous ont vu que ce genre de choses dans l’industrie – je ne sais pas si c’est un bon mot à utiliser- il y a une certaine perception qui a pris avec nous et nulle part ailleurs. Je ne pense pas que cela passe pour le fan de base, mais ce sont des trucs qui se font, nous devons passer au-dessus de ces préjugés.

 

Quels sont vous meilleurs souvenirs et moments préférés de cette tournée?


Roddy: La mise en route a été vraiment, vraiment fun, très excitante. Ça faisait beaucoup de temps que nous étions tous en interaction comme dans un groupe, et il y avait une sorte de nervosité folle, pour moi, en ce qui me concerne, une énergie folle à l’idée d’ètre de retour dans la même pièce que tout le monde et en passant par les chansons. C’était très émouvant. Je ne n’étais pas rendue compte que cela était aussi émotionnel, c’était quelque chose de vraiment vraiment lourd. Juste aller sur scène et de jouer les chansons d’abord entre nous. C’était vraiment intense pour moi et c‘est quelque chose que j‘ai adoré. Et puis, de la même manière que de commencer, le premier spectacle à Brixton a été vraiment passionnant et très tendu, juste un sentiment affectif réel et grand.

Bill: Il y en a eu beaucoup effectivement. Ce qui s’est passé à Brixton a été impressionnant: il a été plein à craquer et nous avons été vraiment différents de ce que nous sommes maintenant. Je dirais que l’autre soir en Serbie quand on a fait cette chanson (lorsque qu‘ils ont joué Ajde Dano, ndlr), c’était aussi énorme. Chaque tour nous a apporté beaucoup de choses mémorables.

 

Comme à Moscou, j’ai vu que la foule était complètement folle. L’était-ce tant que ça?

 

Bill: Tu veux savoir une chose au sujet de ce concert. Il y avait cette main courante au bas de l’escalier et nous sommes sortis de la camionnette et je courais dans l’escalier et je me suis écorché tout le bras sur la balustrade et c’était environ 45 minutes avant que nous devions monter sur scène et je ne pouvais plus bouger ma main. Je l’ai mis sous glace et …

Puffy: Sa main n’a littéralement pas fonctionné !

Bill: Mais de toute façon il pouvait tenir la pioche et je pouvais me débrouiller pour jouer. Et si je m’étais vraiment fait mal, j’aurais probablement bousillé mon bras. D’une certaine manière, ça me l’a bien remis en place là où ça n‘a pas fait mal.

Roddy: Nous avons été très chanceux, quand même. Dans la préparation de cette tournée, nous avons été suffisamment précis dans le sens où nous voulions que ces concerts soient assez spéciaux. Et dans la plupart des cas, nous nous en sommes sortis en réalisant une expérience incroyable. Nous avons été vraiment chanceux, comme lors des concerts à New York qui ont été formidables. Nous y avons joué juste en face de la rivière au coucher du soleil. En Serbie aussi, l’autre soir c’était vraiment dingue, on s‘est vraiment amusés. Et on s‘est appliqué pour ça. Nous avons joué cette chanson et que seuls les gens de ce pays auraient compris et c’était vraiment un magnifique souvenir. Nous avons été vraiment chanceux.

Bill: Et puis nos fans aussi, pour être venus à tous nos spectacles, ils ont été incroyables et de très loin. C’est vraiment difficile d’avoir un mauvais concert quand vous avez autant d’énergie venant d’eux, lorsque vous recevez beaucoup d’énergies positives. On peut vraiment travailler avec ça et c’est un plaisir et ça rend les choses meilleures. Nous avons été vraiment, vraiment chanceux dans à peu près tous les spectacles, je dirais sur cette tournée. Avons-nous fait un concert où ils ont eu des balais dans le cul ?

Puffy: Partout, ils ont été heureux de nous voir.

Bill: A chaque concert.

Puffy: C‘est un truc chez nous qu‘il ne faut pas exagérer. Ne pas sortir trop, le plus important ce sont les concerts. Et les gens savent que ce n’est pas comme pour une tournée d’adieu qui durerait 10 ans. Venez nous voir quand vous avez l’occasion et que ça, c’est très particulier pour moi.

Bill: En profiter pleinement tant qu’on y est.
Puffy: C’est aussi ce que nous faisons, c’est la raison même pour laquelle nous le faisons.

 

Pouvez-vous nous parler de vos riders pour les concerts … Est-ce que vous faites la demande ? Il parait que vous tombez sur des trucs bizarres, voire même carrément salaces…

Bill: Il y a qu’un français pour poser une question pareille !

Roddy: Nous demandons juste que nos costumes soient nettoyés tous les jours et c’est quelque chose de particulier pour nos riders. Nous avons des magazines coquins sur les riders pour une raison quelconque. Je pense que Tim Moss, notre gestionnaire, doit en mettre sur les riders plus que nous. C’est pas un truc qui nous intéresse forcément mais je n’ai pas dans un point et j’insiste sur le fait ça se fait à part égale, de sorte que nous ayons autant d’hommes nus que des femmes nues.

Bill: Il faut dire que ça les a surpris que nous puissions trouver ça dégoûtant, alors on nous a donné en Belgique [on nous montre un exemplaire de USA Today].

Puffy: Je ne voudrais pas ça montrer à mes enfants.

Bill: En Turquie, ça a été le rapport Robb et le Financial Times, je crois.

Puffy: Tim a également une machette ou un hachoir à viande sur le rider.

Roddy: Des corsages, des fleurs pour nos costumes…

Bill: C’est comme un rider de 56 pages, mais la plupart de qu’il a à faire avec des trucs techniques comme des lumières et tout et tout. Toutefois, je sais qu’il est déjà・posté sur le net alors vous pouvez aller les trouver.

 

Bien que vous, les gars, vous ne l’admettrez jamais, vous avez sans aucun doute changé un aspect du « rock alternatif » ou ce que vous voulez l’appeler. Votre influence en tant que groupe est difficilement atteignable. Vous avez ouvert les oreilles et les esprits de beaucoup de monde et cela a aussi permis d’explorer tous les types de styles de musique avec différents styles que vous avez explorés et les gens avec lesquels vous avez collaborés. Ceci étant dit et fait, que voudriez-vous en tirer de votre expérience chez Faith No More pour nous le faire partager et apprécier?

Roddy: C’est une très bonne conculusion, je trouve. Nous avons vécu tellement de temps ensemble. Billy et moi nous connaissons depuis que nous avons 10 ans ou quelque chose comme ça, ça fait un bail qu’on se connait, trois ou quatre d’entre nous. Nous trois (en parlant de Billy, Roddy et Puff), ça va doit 25 ans voire plus.  On a eu des hauts et des bas,  le fait de bosser ensemble et de vivre ensemble et créer de l’art ensemble et de voyager tous ensemble. Il y a tant de hauts et de bas, et nous nous sommes aussi dispersés au fil du temps. Et s’en aller en ce moment, avec une relation  intacte artistiquement et personnellement et rester  amis, c’est une chose assez étonnante.

Bill: Faites confiance à nos instincts et se faire confiance mutuellement au fil des ans. Nous avons beaucoup tourné, nous avons beaucoup travaillé et nous avons connus beaucoup de changements comme Roddy le disait et c’est seulement quand on arrive presque à la fin qu’on peut regarder ce que tu as fait et que tu said précisement pourquoi tu faisais ce que tu faisais. Parce que tu étais tellement concentré, que tu faisais les choses au jour le jour, semaines après semaines parce que tu n’as pas le luxe de savoir, vous le savez, pourquoi tu dois le faire parfois. Maintenant que tu peux regarder en arrière et te dire que je suis content d’avoir fait confiance à mon instinct.

 

FIN DE L’INTERVIEW

 

Je tiens à remercier tout ceux qui ont contribué de près ou de loin à cette interview et plus particulièrement à Billy Gould, Roddy Bottum et Mike Puff Bordin pour avoir si gentiment répondu à ces questions mais aussi nos partenaires (Adrian, Gerry, Josh et notre lecteur et ami Sugar Daddy).

La suite au prochain épisode…

Miss Nessie

 

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Jinaugure aujourdhui notre nouvelle rubrique répondant au joli nom de « Before / After ». Le but du jeu, enfin si on peut le dire ainsi, est de découvrir ou de redécouvrir une chanson à travers ses reprises et celle de cette semaine cest la chanson « Easy ». Et jai longtemps hésité entre Toxic de Britney Spears (bien que les charmantes reprises ne battent pas loriginale) et Wicked Game de Chris Rea mais celui là, je le réserve pour un autre blog

Cette chanson, Easy, est à la base une chanson du groupe de rhythm’n’blues, The Commodores sortie en 1976, sur l’album Commodores. Un album auréolé de succès outre-Atlantique aux Billboard Charts pour le groupe qui accueillait en son sein cinq afro-américains (avec les coupes permanentées qui allaient avec) dont un certain Lionel Ritchie (grand chanteur de R&B, responsable du mythique ‘Say You, Say Me’).

En ce qui concerne les paroles, on peut dire qu’on a pas eu besoin d’avoir passé le « Big Challenge » au collège pour comprendre l’aspect tristounet de cette histoire, celle d’un homme qui en a gros sur la patate après une rupture compliquée et qui se dit qu’au lieu de dépressionner en mode grosse loque, il continue sa vie en restant tel qu’il est « facile comme un dimanche matin » (vive les traductions littérales, pardon c’était un petit trip que seule une étudiante angliciste comme moi peut se permettre à moins qu’on soit un taré fort sympathique souvent connecté sur Twitter).

Un de mes moments préférés de la chanson des Commodores, ce sont les 1ères notes de piano du début qui est suivie des trompettes parce qu’on sent la petite pointe old school un peu country si chère au leader du groupe Lionel Ritchie. La preuve en images…

Cette chanson a connu peu de reprises et quand je dis ça, j’exclus les versions des télé-crochets qui selon moi, n’ont strictement AUCUNE valeur artistique. Mais c’est une opinion qui n’engage que ma petite pomme, bien sur. Mais elle a connu une seconde jeunesse grâce à un groupe que j’aime énormément (ouais, je sais c’était gros comme une maison, mais j’assume :-p ), hahaha eh oui, vous l’avez deviné, il s’agit de Faith No More. Nous sommes en 1992 et nos californiens préférés sont les coqueluches de la sphère métal du moment grâce à leur 4e et fantastique album, Angel Dust, et lors de l’enregistrement, Mike Patton et ses joyeux compères (Roddy Bottum, Billy Gould, Mike Bordin et Jim Martin) ils ont eu un gros délire sur cette chanson et ont voulu immortaliser ce moment sans se douter de ce qui devait être un B-Side allait devenir un énorme tube. Tube repris à plein tube lors de leurs concerts de la tournée « The Second Coming » et j’ai encore en mémoire les shows madrilènes et wallons du mois dernier *gros soupirs puis larmichette au coin de l’œil*.

Le clip est aussi décalé que le groupe, en plein ego tripping accompagnés de charmantes « demoiselles » dans une chambre d’hôtel. Et puis le solo de guitare de « Big » Jim Martin est absolument magique. Ça sent la grosse blague mais en vrai, ils sont plus que sérieux et ça rend la vidéo encore plus timbrée. Je suis fan de ce groupe depuis pratiquement 8 ans et je me marre toujours autant en le regardant et j’espère que vous en ferez autant…

 

D’autres se sont essayés à la reprendre sans jamais surpasser la version originale et la version alternative rock/metal : Ritchie Havens, Boys II Men et même, et c’est surprenant le boys band irlandais Westlife (rooooh putain!!). Il y a aussi eu la version samplée du rappeur Cam’ron avec « Hey Ma » au milieu des 2000s qui doit encore être au fin fond du disque dur du vieux PC de ma petite sœur parmi les tonnes de vieilles chansons qu’elles n’écoutent plus depuis l’invention des réseaux sociaux.

Et comme le disait une vieille copine de lycée, vous vous coucherez moins cons ce soir et ça, c’est grâce à qui? À Nessieland, bien sur ;-). Prochain « Before / After », Careless Whispers, attention ça va être rock’n’roll…

 

Miss Nessie

ps: Je tiens à dédier ce post à la mémoire d’une FNMeuse qui nous manquera, Donna. RIP

C’est en tant que fan de musique alternative que j’ai décidé d’aller faire un tour chez nos voisins belges pour assister à la 22e édition du festival de Dour. Mais je dois aussi reconnaître que j’ai surtout fait le déplacement en ce lendemain de fête Nationale surtout pour revoir mon groupe préféré, Faith No More, pour la 3e et probablement dernière fois.

Dour Festival

22e édition du festival de Dour en Belgique

Confidence pour confidence, la programmation de cette année m’a laissé un peu sur ma faim et en particulier, celle du jeudi, censée être la plus intéressante pour moi. J’ai croisé des groupes durant mes petites escapades dans cette petite ville de Wallonie mais ces derniers ne m’ont pas enthousiasmés des masses, que je m’explique.

Les hipsters de chez Eiffel ont produit un show relativement mièvre et j’en ai conclu qu’on les a sans doute un peu trop vite surestimés. Au bout de trois chansons, je suis partie parce que ça devenait un peu trop chiant pour moi. Un peu comme si je regardais un film de Sofia Coppola, j’attendais une action qui ne viendrait pas. Bah, c’est un peu le même sentiment que j’ai eu avec Eiffel. Et c’était pas mieux avec Wax Tailor (et pourtant j’étais contente de les voir), pourtant le groupe produit des albums plus qu’intéressants mais en live, le soufflé retombe parce qu’on tombe dans une sorte de mécanique: tu jumpes parce qu’il faut jumper, tu secoues ta tête parce qu’il faut le faire, tu bouges ce que tu peux mais la magie n’y est pas. Ou alors, je suis passée complètement à côté, ce qui est possible après tout. Mais bon, je crois que je vais me cantonner aux albums et aux extraits sur MySpace, parce que Wax Tailor, bah c’est quand même sympa comme groupe.

Autre groupe un poil décevant: The Maccabees. Ils sont anglais, plutôt mignons, relativement jeunes, la vingtaine à tout casser et sinon, ils n’ont pas grand-chose, hormis des sonorités indie brit-pop à la Revolver voire les Libertines bifurquant sur du sous-Blur mais sans le fun et la foufoune qui va avec, pour reprendre l’expression plus que douteuse de Dédé Manoukian (oui oui, je sais, ça craint mais j’ai pas trouvé mieux, hélas! Vous excuserez ce manque de tact flagrant de ma part mais bon, mieux vaut être honnête et appeler un chat un chat que de sortir des trucs qui font « péteux de service » mais cela n‘engage que moi). Si la brit-pop de chambre, c’est votre came, vous pouvez toujours y jeter une oreille, sinon réservez-les pour d’autres groupes nettement plus rock’n’roll… ou pour un bon vieux Murderdolls!!

Bon maintenant on va passer aux choses un peu plus positives parce qu’il s’en est quand même passés des bons trucs, malgré une prog’ placé sous le signe de la ‘hype’ trop de hype saoule les mélomanes et pas qu’un peu d’ailleurs et une bande de punks anars qui crachaient et insultaient tous les francophones qui se trouvaient sur le site. Il va falloir bannir ces gens des festivals parce qu’ils sont sacrément casse-burnes à foutre le bordel et à faire chier les gens qui viennent parfois de très loin pour faire la fête, grrrr!! Je les déteste!

Les trucs positifs donc. Oui, enfin j’en ai retenu trois. La 1ère, ce sont les stands entre ceux pour les cosmétiques où on pouvait se faire offrir des échantillons et des séances de maquillage gratos, ceux pour Coca Cola et sa ‘Fontaine du Bonheur’ où on pouvait gagner des chapeaux en participant à des jeux sympas et aussi celui de Jack Daniels où on pouvait gagner des t-shirts et des portes clés en faisant des blind-tests et des trucs comme ça. J’ai pas trop participé faute de temps et d’argent mais bon, de ce que j’ai vu ça avait l’air funnissime! La 2e chose positive de ce festival, c’était l’ambiance. Hormis ces satanés keupons, l’ambiance était au beau fixe, tout comme le temps et c’est clair que les gens sont venus à Dour pour s’amuser. Sourires et bronzages en vue, que demander de plus!! Et la 3e chose positive de ce festival, c’est ce jeune combo américain, orginaire de Virginie mais désormais basé à Savannah, Géorgie et qui s’appelle Baroness. Alors il va vraiment falloir que je m’appesantisse parce que c’est juste une pure merveille!!

J’ai connu Baroness, il y a 2 ans et la première chose qu’on m’ait dite sur eux, c’est que c’est un bon mix entre Mastodon et Don Caballero. Ils ont vu juste parce que ces deux groupes ont infanté mes années lycées, alors il était plus que naturel qu’ils m’accompagnent dans mes (més)aventures à la fac d’Anglais de l’UPEC. Alors, j’arrive dans un grand chapiteau baptisé « La Petite Maison Dans La Prairie » après m’être procurée un t-shirt ‘Happy Birthday Fucker!’ (le t-shirt officiel de la tournée européenne 2010 de FNM) et l’épisode de ces abrutis de punks et je m’aperçois que ô joie, ô bonheur retrouvé il y a une floppée de fans de Faith No More dans le chapiteau. J’en profite pour saluer certains et pour me placer suffisamment bien pour pouvoir faire des bonnes photos lors du show des états-uniens. Comme un poisson dans l’eau… enfin haha dans la bière.

Ce qui m’a pas mal amusée, c’est que les roadies ont été applaudis par le public. Preuve qu’ils font un super boulot et que le metalleux n’oublie jamais le roadie et ça, c’est cool! 19 heures passées de 13 ou 14 minutes, je ne sais plus, les quatre membres de Baroness débarquent sur scène et dès le début, ils envoient du lourd, du très lourd avec O’ Appalachia, je crois. Ils défendent parfaitement bien leur deux efforts (Red Record, sorti en 2007 et Blue Record, sorti en 2009). On a eu droit a de beaux moments de complicités entre le quatuor, notamment par les 2 chanteurs-gratteux John Baizley et Brian Blickle.

Un de mes moments préférés, c’est quand ils ont enchaînés The Birthing, Isaac et Wanderlust. Mes trois préférées!!! Alors une fois n’est pas coutume, je n’ai pas moshé. Non, pas de moshpits pour la Gonzo Dudette mais un sacré trip mi-sludge mi-stoner mais vraiment excellent. La dernière fois que j’ai autant trippé, c’était au concert de 65daysofstatic en avril dernier. Le groupe a reçu un excellent accueil à Dour et ils en avaient l’air ravis. J’espère les revoir très très vite à Paris dans le courant de l’année, vu que j’ai pleuré lorsque je les ai raté à Paris en janvier, voire en 2011.

Après ça, je pars rejoindre mes Aussie gals pour nous rendre sur place au concert de Faith No More. Pour moi, c’était ma 3e fois après la jolie claque que fut Rock en Seine et le show tonitruant qu’était celui du Sonisphere à Madrid, il y a 10 jours. Pile poil pour la fin du show timidou des Maccabees. Alors on s’installe et on discute de la playlist, tout en taillant un bout de gras avec quelques fans venus de Franche Comté et du Nord – Pas de Calais pour applaudir la bande à Patton. Pas de potes de la FNM French Community en vue mais bon…

On nous avait dit avant le concert que cette date belge réserverait quelques surprises, ma foi, nous avons été servis car ils ont débutés avec Midnight Cowboy joué en intro. Ça a l’air un peu timide vu comme ça, mais le public a super bien réagi. Preuve que c’est très efficace. Mais bon, un concert de FNM sans pogos, ça ne serait pas un concert de FNM et les pogos sont venus de From Out Of Nowhere, une fois de plus repris par une foule de fans (dont une grosse majorité de trentenaires et bizarrement plus qu’à Madrid et à Paris l’an dernier). Je me retrouve un peu écrabouillée lorsque Mike Patton fait péter le mégaphone mais bon, j’ai pu prendre des supers photos, c’est déjà ça ^^

Idem lors de Land Of Sunshine où Mikey fait à nouveau son taré et où la foule ne tient plus en place. Gros headbangs en perspective et un darwa pas possible avec Caffeine. Entendre des flamands, wallons, luxembourgeois, néerlandais, français et tellement plus encore s’égosiller « Almost. Sweet Talk. Caffeeeeeeeine! », c’est un bonheur indescriptible. C’est juste incroyable!! La tension redescend un peu avec Evidence, chantée en anglais avec un petit bout en espagnol et comme je suis une élève studieuse, j’ai bien retenu les paroles espagnoles lors de mon séjour à Madrid alors j’ai pu la chanter tranquillou et faire claquer mes doigts au moment opportun auprès des Aussies et du couple de FNMers de Besançon qui m’a bien fait rire!!

Re-darwa pendant Surprise You’re Dead! Ça part en cacahouète avec une foule excitée et un combo qui l’était autant (parce que tandis que Patton se déchaînait sur scène, on a aussi eu droit à quelques distractions de la part de Roddy Bottum et de Puff Bordin). Et en parlant de surprises, on a eu droit à une nouvelle interprétation de Chinese Arithmetics. Fini le « Fuck You » des débuts piqués à Lily Allen et bye-bye au plus que mythique « Poker Face » de Lady GaGa et place à Boom Boom Pow des Black Eyed Peas en intro. Je voudrais pas charrier mais Patton s’avère très crédible en Fergie. Mais blague à part, cette version était tout aussi réussie. Puis vient mon moment préféré: Last Cup Of Sorrow. Ma chanson préférée en live parce que c’est la chanson qui me met dans tous mes états et qui a un son de basse à se lécher les babines. Je suis une fan de la basse de Billy Gould et en particulier lorsque LCOS est jouée en live parce que les sonorités y sont encore meilleures, moi j’adore! Vous imaginez alors ma joie lorsqu’elle fut jouée. Bons délires et quelques headbangs de rigueur.

Cuckoo For Caca. Généralement, c’est à ce moment-là que les choses empirent parce que TOUT LE MONDE se déchaîne sur cette chanson. Aussi bien les fans que le groupe, même Jon Hudson qui est remarquable dans sa discrétion nous livre de sacrés bons riffs. Et puis, la batterie folle de M. Bordin aussi d’ailleurs. Moment de communion avec les fans lors de la ballade/reprise Easy. Tout le monde lève les mains en l’air, quelques cornes ont été faites, pas de briquets mais une belle symbiose et Dour qui chante en chœur le refrain et même le solo de guitare. J’ai vu des mecs se ridiculiser en le faisant mais ça avait le mérite d’être très fun.

Symbiose en mode off et place aux riffs cinglants de Ashes To Ashes. Entre le trip et le mosh, mon cœur a balancé longtemps avant d’opter pour le trip mais bon, l’audience semblait avoir fait de même et ça, c’est beau. Quelques clichés de fait et hop, back to the party et place à ze moment du concert, à savoir Midlife Crisis. Alors non je ne ferais pas de jeux de mots douteux entre l’âge moyen de l’assistance et les paroles de la chansons parce que vu comment ça jumpait, hurlait et headbanguait, j’avais plus l’impression de me retrouver avec des kids qu’avec des pères et mères de famille. Ce qui est rassurant en soi, c’est d’ailleurs un mec à Rock en Seine qui avait dit que lors de Midlife; tout le monde dans la fosse avait 15 ans d’âge mental. Et pour l’avoir fait trois fois, je peux vous dire que c’est complètement véridique. Preuve que l’âge, c’est juste un nombre et que s’en soucier est débile. Un moment plutôt sympa lors du break dans Midlife Crisis, c’est que Sir Duke de Stevie Wonder a été rejouée en gimmick mais en mode down-tempo, groovy me dites-vous, oh que oui!!

Une chanson que Mike Patton a dédié « à toutes les mères » et celle que j’ai le plus redouté car c’est justement une des préférées de ma môman, Ben. Cette chanson qui fut interprété par le défunt Michael Jackson a été jouée devant une scène qui a joué le jeu. Mes Aussie gals étaient au courant que je n’appréciais pas Ben à cause de ma mère et m’ont consolée en me souhaitant bien du courage. Au final, j’en ai ri de cette situation mais aussi parce que les chœurs (Gould, Bottum et Hudson) avaient l’air de saturer de Ben, après ça reste mon impression, ça fait peut-être partie du truc et ça me faisait penser à une mauvaise blague ou à un pari perdu. Mais bon, l’important c’est qu’ils l’aient jouée et que j’ai quand même pas mal ri durant la chanson. Ouf, le semi calvaire terminé, les FNM enchaîne avec un Gentle Art Of Making Enemies des plus monstrueux. Une belle bouillasse de riffs, de shreds et de son sempiternel mais néanmoins génial même deux semaines après le V-DAY 21 « Happy Birthday Fucker!! ». Simple, efficace et direct. Tout ce que j’aime!!

Dernières chansons avant le rappel: King For A Day qui a vu Dour s’enflammer comme jamais (en tout cas, aucun autre groupe à mon avis n’a pas leur donner le même effet que nos San Franciscains préférés) et vu des effets musicaux impressionnants (merci Roddy et Mike pour les jolis bidouillages, j’ai beaucoup apprécié) ; puis Epic qui a rendu The Last Arena (scène où jouaient FNM) hystériques, tellement hystéro que je me suis refaite écrabouillée le plexus à cause des mecs qui clamaient au dessus de la foule, mais il a survécu ne vous en faites pas 😉 et puis un finish assez cocasse sur Just A Man où le crooner tente de faire chanter un enfant qui a eu peur de lui. Il s’en ai un peu moqué lors du rappel « C’est pas juste, pourquoi les enfants ne m’aiment pas! Je croyais qu’on ne trouverait mignon et gentil, mais non, ce sale gosse a eu peur de moi!! », la triste réalité vue par Mike Patton, perso j’ai trouvé ça drôle.

Cinq minutes plus tard, ils reviennent pour le rappel et je m’étais préparée psychologiquement aux Charriots de Feu accompagnée de Stripsearch mais au final, c’est A Small Victory qui a été jouée. C’était pas prévu mais c’est excellentissime. Jumps, moshpits et époumonnements ont été de sortie, j’étais plus que ravie de les voir le jouer sur scène, d’autant plus que c’était la 1ère fois. Puis un autre finish de toute beauté avec Be Agressive. Et tout le monde qui accompagnait Roddy en chantant « BE- AGGRESSIVE, B-E AGRESSIVE, B-E A-GG-R-E-SS-I-V-E! ». Et à la toute fin de la chanson: « Belgium, you win! » de la part de Mike Patton. Lui et ses acolytes nous remercie d’être venus en nombre et nous disent au revoir. Après la fin de ce show, je me suis d’abord dite: « Hey, mais où est passée Stripsearch! » et puis ensuite, il a fallu que je me rende à l’évidence, je ne les reverrais plus avant un moment et rien que d’y repenser, trois jours après les faits, ça me déprime encore plus. Ouaip je suis bien partie pour une dépression post-gig et ça sera plus sévère qu’à Rock en Seine

Il est 23h30 passées et l’assemblée venue très nombreuse pour Faith No More s’en va et nous avec. Je fais le trajet jusqu’à Mons, puis dis au revoir à mes Aussie gals en leur souhaitant un bon retour à Sydney et puis, je me rendors péniblement en repensant à cette soirée et à la fin de mes belles aventures faithnomoresques. Prochain live-report, dans 1 mois et demi lors du Rock en Seine édition 2010.

Miss Nessie

Ps: Gros remerciements aux Aussie gals, au couple de FNMers qui m’ont fait beaucoup rire et le reste de l‘assemblée pour l‘ambiance festive qui régnait au Last Arena, aux mecs de Baroness pour avoir fait un super show ainsi que les roadies, à mon Froggy Fucker préféré qui se reconnaîtra, aux gens sympas rencontrés à Mons, à l’ensemble du groupe Faith No More, à tous mes potes des communautés chiliennes et françaises de FNM ainsi qu’à la Stubb Family et au blog faithnomore2.0 et puis, je crois que c’est tout.

Il y a de ces anniversaires que l’on oublie pas… sans doute parce qu’ils se rapprochent des notres. C’est surement pour cette raison que je me souviens toujours de celui de Roddy Bottum, claviériste de Faith No More, qui a fêté hier le 1er juillet ses 47 ans. Et comme on dit en Californie, « CHEERS! »

Roddy Bottum

Roswell C. Bottum III - Est. 1963

Faire une mini-bio ou un Gonzo Tribute sur l’ami Roswell Christopher Bottum III n’est pas du tout une chose facile, précisement parce que on ne sait pas où commencer…Sans doute par sa rencontre au lycée avec Billy Gould et Mike Bordin (respectivement bassiste et batteur de FAITH NO MORE, groupe qu’il rejoindra en 1981 suite au départ de Wade Worthington, le claviériste originel). Il est assez rare dans un groupe de métal, dans les années 1980 j’entends bien, d’avoir du clavier qui ne sonne pas « synthé pourri à la Europe » ou « orgue d’église catholique traditionaliste » et pourtant, c’est ce qu’a réussi jusqu’à présent à faire Mister Bottum. En même temps, il fait du piano depuis qu’il est tout petit…

De fil en aiguille, le groupe prend un peu plus d’ampleur et c’est donc en 1989 (hihihihi hahahahaha, hum désolée) avec l’album « The Real Thing » et en particulier avec la chanson « Epic« , tube parmi les tubes dans les Headbangers’ Ball, où le mélange des genres classiques et heavy metal digne de la scène de la Bay Area de San Francisco rend non seulement très bien, mais où il y a une certaine forme de magie qui se forme, je pense surtout à la fin de « Epic » avec le solo de piano… Ce genre de crossover, il n’y a que très peu de groupes qui arrivent à le faire, l’exemple le plus probant serait les Beastie Boys. Autre nouveauté apportée grâce à Roddy, l’utilisation des samples à bon escient… là, je vous ramène à l’album « Angel Dust » où on sent bien la patte de Roddy, outre le son de basse more et les performances vocales de Mike Patton.

Outre son job dans Faith No More, il a aussi son propre groupe: Imperial Teen, qu’il a fondé en 1994 avec son amie Lynn Berko, figure de proue de la scène indie de la Bay Area où il officie comme chanteur mais où il est aussi composituer et multi-instrumentaliste. Rien que ça, et pourtant Roddy Bottum considère que Imperial Teen, c’est juste un groupe de potes, sans leaders et qui joue pour le coup une sorte de power pop sucrée qui se savoure comme une barbe à papa, ou bien une pomme d’amou, c’est selon… Imperial Teen, groupe dont les mérites devraient être ventés plus souvent que ceux des bébés rockeurs français (après, ça n’engage que moi), c’est aussi le bébé de Roddy car ce groupe est fort par son identité clairement indie, un groupe de scène aussi et dont tout fan de Sonic Youth se DOIT d’aimer tant les sonorités vont de paire. C’est en gros, son coté pop qui parle, pour grossir un peu le trait, avec des relants post-punk à la The Saints (groupe punk australien des 70s connu dont sa chanson phare « I’m Stranded » a été un tube en Amérique du Nord en 1976, NDLR). Et il chante aussi en alternance avec Berko. Ils ont sorti 4 albums et le 5ème est en préparation. En Nessielandien, ça veut juste dire que je vais vous en parler très très prochainement.

Les fans de FNM comme moi, auront aussi remarqués que M. Bottum a beaucoup moins participé à l’élaboration de l’album « King For A Day, Fool For A Lifetime », il faut dire qu’il traversait une très mauvaise passe en ce temps là, pas mal de trucs horribles comme le décrochage de la drogue et la mort de son père entre autres. Mais, il s’est bien rattrapé sur « Album Of The Year » (les premières notes de Stripsearch hyper trippante, c’est bien de Roddy 😉 ) et il a aussi beaucoup participé à la réunification du groupe en 2009. Et c’est parce qu’il a beaucoup apporté dans Faith No More et qu’il est aussi super cool avec les fans (il communique souvent via Twitter (@RODDYBOTTUM) et son nouveau site web roddybottum.com qui a ouvert lundi dernier) qu’il est autant appréciés des FNMers.

Et en dehors de Faith No More et de Imperial Teen, il collabore avec pas mal de monde de la scène indie comme les L7, il y a quelques années, Hole aussi (Courtney Love est une de ses meilleures amies et fut un temps vocaliste de Faith No Man, qui devint Faith No More en 1984) ou tout récemment les Horrors et ça, c’est quand il ne compose pas des bandes originales de films comme « What Goes Up », « Adam & Steve », la série « Help Me, Help You » ou encore la série pour enfants « Fred: the Movie ».

Pour finir, je concluerais cet artrcle en revenant brièvement sur ma rencontre avec M. Bottum l’an dernier à Rock en Seine, je n’ai échangé que quelques mots avec lui mais il a été un vrai gentleman, super gentil et en plus, entre Cancers il y a forcément des atomes crochus. Je me souviens aussi de l’avoir fait rire quand je lui a dit que son anniversaire était la veille du mien et que la sorti en France de « The Real Thing » était le lendemain de ma naissance et que j’en ai conclu que c’était le destin. Excellent souvenir et encore joyeux anniversaire!!!

Miss Nessie (qui a officiellement 21 ans depuis quelques heures!!)

Aujourd’hui, les fans de Faith No More du monde entier (moi incluse) célèbre en ce 3 juin 2010, les 18 ans d’un des albums mythiques des années 1990, à savoir « Angel Dust« !! Sorti donc, le 3 juin 1992 dans toutes les bonnes crèmeries , cet album a aussi celui qui a été le plus vendu par le groupe, mais ça ce n’est qu’un détail!!

Angel Dust

Angel Dust, 18 ans et toujours aussi efficace!!

Ce n’est pas trop dans les habitudes de Nessieland de célébrer les albums… mais cet album, tout comme le groupe qui l’a conçu, est si spécial et si cher à mon petit « corazon » de jeune metalleuse, passionnée de musique et surtout d’apprentie journaliste gonzo, que cela aurait été un crime si je n’en parlais pas!!

Alors, Angel Dust c’est une pléthore de chansons cultes comme Caffeine, Midlife Crisis ou encore la reprise des Commodores Easy, des clips incroyables comme A Small Victory ou Everything’s Ruined et c’est aussi la combinaison parfaite des genres comme on peut en trouver dans Land Of Sunshine, Be Agressive ou encore dans Jizzlobber!! C’est donc dans une optique typiquement expérimentale que Angel Dust fut conçu durant l’année 1991 et devait s’appeler Crack Hitler (du titre de la 11ème piste de l’album) mais bon, comme vous devez vous en douter, la maison de disques a préféré un titre qui serait moins polémique et ils (le groupe) ont donc optés pour Angel Dust (trad.: poussière d’ange, qui est aussi un dérivatif du LSD).

La tracklist est la suivante:

  1. Land of Sunshine
  2. Caffeine
  3. Midlife Crisis
  4. RV
  5. Smaller and Smaller
  6. Everything’s Ruined
  7. Malpractice
  8. Kindergarten
  9. Be Aggressive
  10. A Small Victory
  11. Crack Hitler
  12. Jizzlobber
  13. Midnight Cowboy
  14. Easy (disponible sur les éditions brésiliennes, japonaises, australiennes et britanniques avant sa réédition definitives quelques années plus tard)
  15. As the Worm Turns (uniquement sur l’édition japonaise)

L’album Angel Dust est aussi celui qui a le plus marqué les esprits dans les coeurs de bon nombre d’artistes tels que Ville Valo (de HIM), les membres d’Incubus et en particulier le chanteur Brandon Boyd (dont la parenté vocale est impressionnante notamment sur les 3 premiers albums avec le groupe, c’est un peu son équivalent à la fin des 90s), The Dillinger Escape Plan (énormes fans de FNM et ont d’ailleurs collaborés avec Mike Patton en 2002 sur l’EP Irony Is A Dead Scene), Henry Rollins (qui est aussi un pote du groupe) et aussi toute la clique des groupes de néo-métal des années 2000 tels que KoRn, Limp Bizkit, Staind, Drowning Pool, Godsmack et d’autres que je ne saurais vous citer tellement c’est honteux!!

Malgré mon goût très prononcé pour le journalisme gonzo et ma mélomanie ultra-contagieuse, je me dois d’être un minimum honnête en vous disant que de Angel Dust, ceux qui en parle le mieux, ce sont les trentenaires (ou alors les « thirty-something » si bien annoncés sur la chanson cultissime Midlife Crisis) et nos amis de la Faith No More French Community ont été particulièrement inspirés par ladite galette. Alors oui, c’était des ados à l’époque, des kids de la même trempe que moi, si ce n’était pas pire et du coup, Angel Dust et la grosse tournée qui a suivi juste après resonnent en eux comme une belle fiesta madchesterienne sans les dommages collatéraux qui ont suivis (après moi, je dis ça, je dis rien 😉 )

Par exemple, Nina (une amie australienne qui est aussi fan de FNM que moi, si fan qu’elle ira les voir cet été en Europe, comme moi d’ailleurs) nous raconte que Angel Dust pour elle représente beaucoup plus qu’un simple album, « c’est le début de mon adolescence et aussi le début de ma vie. C’est d’ailleurs pour cette raison que je me suis faite tatouer 18 ans plus tard ‘Land Of Sunshine’ sur le bras« .

Pour Karine, qui est « vraiment devenue fan de Faith No More avec Angel Dust« , cet album est tout simplement « un must » parce que c’est « un album unique en son genre« .  Hahaha rien que ça, mais il faut reconnaître qu’elle a de sacrés bons arguments: « Le chant s’est vraiment étoffé, Patton [Mike de son prénom, 41 ans et chanteur charismatique du groupe] passe avec aisance du crooner au cri d’écorché vif. […] Rares sont les chanteurs capables de transposer le jeu d’acteur au chant, dans RV on peut parfaitement visualiser grâce à l’interprétation et aux paroles mêlant humour et désespoir, le gars loser, ringard et dépressif décrit dans la chanson. Mention très spéciale à Midnight Cowboy, cette version instrumentale m’émeut toujours aux larmes même après toutes ces années à l’écouter. L’analyse fine et critique de certains aspects de notre société dans les textes (Land of Sunshine , Midlife Crisis, Everything’s ruined…) [Dans Be Agressive aussi, c’est hyper suggestif comme chanson mais tellement entraînante, oops, là c’est moi!!], le mélange des genres et des ambiances, font de cet album une œuvre vraiment à part alliant subtilité, émotion et gros son. » Quand je vous ai dit qu’elle avait de très bons arguments…

Et les hommes dans tout ça, ils sont là, ne vous inquiétez pas!! Antoine, gros fan de FNM depuis de bien nombreuses années nous a expliqué aussi que Angel Dust est l’album « le plus « homogène » de Faith No More, celui qui a le plus de « personnalité », en quelque sorte » et aussi qu’il « n’a pas vieilli du tout. Côté tournée, celle qui a suivi « Angel Dust » est celle que je regrette le plus d’avoir raté. De ce que j’ai pu voir en vidéo, les concerts de 92/93 étaient incroyablement intenses. Comme l’album, en fait. »

Enfin quelqu’un qui me comprend (pouffe de rire) mais il y en avait des kids qui étaient bel et bien là lors du Angel Dust Tour de 92/93 et qui y ont pris un pied pas croyable comme son ami Stevens (qui fut dans le milieu 1990 le responsable du fan club français du groupe, « Just A Fan », qui a rassemblé pas mal de beau monde comme par exemple Thomas Vanderberghe (célèbre chroniqueur, critique rock et puis aussi comédien) et plein d’autres. Pour lui, cette tournée était particulière. Voici son récit:

« Dire que j’attendais cet album avec impatience relève de l’euphémisme. Après avoir écouté 3998 fois The Real Thing [son prédécesseur sorti le 3 juillet 1989 en Europe (tiens tiens) et qui a propulsé la bande de Frisco aux sommet et plus particulièrement ici en France],  poussé mon padré dans ses derniers retranchements pour m’acheter une chaîne hi-fi digne de ce nom pour introduire ma K7 de FNM et en profiter pleinement, usé cette même K7 jusqu’à ne plus voir les titres et le nom du groupe imprimés dessus, veillé jusqu’à tard le soir afin de choper l’émission boulv’hard and heavy sur M6 tous les mardi soir, le doigt appuyé sur la touche REC et dépenser une somme folle pour l’un des premiers bootlegs de FNM en double vinyl « pay to hell » , me voici enfin dans les rayons de la fnac ce 9 juin 1992, à la recherche du nouveau FNM.L’album sort en France avec un CD 2 titres (pochette noire avec seulement pour titre FNM). Le temps de prendre la K7, le cd & le vinyl, et de soutirer au vendeur tout le reste (affiche publicitaire, stickers…), je m’enfuis chez moi pour me délecter de cette nouvelle livraison. Sur le chemin, je défais le CD pour feuilleter le livret, superbe ! J’adore la pochette et le titre de l’album que je trouve déjà culte. La photo de l’abattoir me plait et me fait sourire. La photo du groupe est géniale. Me voici devant ma fameuse chaîne hi-fi, j’introduis le CD…..Et là, le choc…Patton ne s’est pas fait greffer une paire, mais dix paires de couilles, je ne reconnais plus sa voix ! Méconnaissable ! Un ogre chante à sa place…Cela me fait peur et décide de passer en revue tous les titres de l’album pour vérifier. Rien à faire, le monsieur est passé à autre chose. Exit la voix de woodpecker de The Real Thing, Patton a décidé de suivre une autre voie, celle de la provoc ‘ et limite de l’expérimentale, entre autre.Je m’arrête là mais sachez, pour les plus jeunes, qu’à l’époque, internet n’existait pas et que la sortie de nouveaux albums pouvaient nous réserver bien des surprises. Angel Dust fut pour moi, je dois l’admettre, une véritable torture à la première écoute. J’avais 18 ans et mon héros poussait des cris de cochons sur le nouvel album du groupe qui me faisait rêver !! Un véritable choc et une porte ouverte sur un nouvel univers. Parce que cet album a redéfinit mon paysage musical à jamais et m’a procuré un plaisir durable. Aujourd’hui, je peux me permettre de dire que j’aime un à un tous les titres de ce skeud. Everything’s Ruined & A Small Victory pour leur côté pop metal subtile (là y’a que moi qui me comprend !), Jizzlobber pour la violence du propos et de l’exécution, Caffeine pour la montée en puissance, Malpractice pour cette pause en plein milieu du titre, intense d’émotion, etc, etc, etc….…..ANGEL DUST ? Mon expérience musicale ultime…Définitive ! ». Et on ne peut définitivement pas être plus explicite… mais je le comprends tout à fait, vous le verrez un peu plus tard!!

D’autres kids y étaient et y ont pris un pied énorme comme Lord Bitos qui a fait la même remarque que notre ami Antoine « C’est dingue comme ça a pas vieilli. Pour avoir vu la tournée de 92-93, j’ai vraiment un faible pour les versions du second coming, surtout aux chants où Patton est de plus en plus énorme. Après, Jim Martin [guitariste à la chevelure monstre et au look hyper funky pour l’époque, mais qui fut viré juste après la tournée en 1993, peu de temps avant d’enregistrer leur successeur, King For A Day, Fool For A Lifetime, ndlr] me manque un peu, même si Hudson [l’adorable Jon Hudson, guitariste du groupe depuis 1996 et qui a d’ailleurs beaucoup participé à l’élaboration du dernier album studio de FNM, Album of The Year, sorti en1997] se débrouille sacrément bien. »

Eh oui, 18 ans et pas une ride, c’est exactement ce qu’en pense un autre kid de l’époque qui avait également 18 ans à l’époque de la sortie de l’album. « Je connaissais FNM de nom seulement et avait entendu Epic, dixit Bertrand. Premier contact avec Angel Dust lors du concert de Guns N’Roses en 92. Première partie assurée par Soundgarden [non je ne ferais pas de cris de…, rooh et puis zut « Chriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiss »!!] puis FNM. Et là, GROSSE CLAQUE dans la gueule. Mes amis et moi n’avions jamais entendu quelque chose de semblable, énérgie, aggressivité, grosse identité. Coup de foudre immédiat pour le groupe en live et cet album complexe où se mélangeait des tas d’influences. Ca restait du métal mais avec une utilisation intelligente du clavier et des samples (celui des beastie boys par exemple) [Et des goûts de luxe, en plus :-p]. A la sortie du concert, mes potes et moi ne parlions pas de GN’R mais de FNM… ».

Un album comme Angel Dust, c’est comme… Attendez, moi? Euh vous voulez mon avis? Bon bah si vous y tenez…

« J’ai découvert Faith No More via Nulle Part Ailleurs, émission télé mythique mais malheureusement défunte dont mes jeunes parents étaient méga-fans et en particulier mon père, ancien fan de hard rock et de heavy metal emptyvisienne (attention, jeu de mots!!). Mais je suis tombée littéralement amoureuse de cet album vers 13-14 ans. C’était mon « copain » de l’époque qui en écoutait beaucoup et du coup, on passait nos journées à headbanger sur Smaller And Smaller, Caffeine, Malpractice ou encore à faire les tarés sur Be Agressive et A Small Victory. Bon, je me suis très vite séparée du jeune homme en question mais il m’a donné cet album en souvenir pour mon anniversaire. Je me suis mise à en écouter de plus en plus et après quelques mois et puis aussi quelques années,  je suis devenue ultra fan de FNM mais aussi d’autres groupes parallèles à Faith No More. Mais c’est vrai que j’ai découvert FNM grâce à Angel Dust et que ma vie a toujours été liée à ce groupe. A bientôt 21 ans, je suis plus qu’honorée d’être une FNMeuse malgré ma petite bouille de gamine. »

Et c’est avec plaisir que je vous offre quelques vidéos du groupes!!!

(Caffeine, live @ MTV, 1992)

(Midlife Crisis, vidéo clip)

(A Small Victory, vidéo clip)

(Smaller And Smaller, ma préférée de l’album)

(Everything’s Ruined, vidéo clip et un sacré clip aussi hahaha)

(Et une dernière, Midnight Cowboy, live @ Rock en Seine en 2009, parce qu’elle est magnifique)

Miss Nessie

ps: Gros remerciements à mes amis FNMers partout dans le monde, à toute la clique de la FNM French Community et plus particulièrement Nina, Karine, Lord, Antoine, Stevens et Bertrand qui ont acceptés de nous livrer leurs témoignages et puis aussi aux membres du groupe Faith No More pour avoir sorti une bombe pareille il y a 18 ans (vous excuserez mon manque d’objectivité mais n’allez pas croire que je suis une groupie, je suis bien trop sous qualifiée pour ça et puis en plus, un Gonzo Tribute c’est comme ça que ça se fait).

pps: Et puis pour ceux que ça intéresseraient d’aller voir ce que ça donne en live, ils seront de passage dans pas mal de festival à travers l’Europe en juillet, plus d’infos sur fnm.com .

Cette chanson est une de mes préférées de Faith No More… Chanson que j’espère entendre très bientôt lors de leur retour en Europe en juillet!!

Faith No More - Brixton

Faith No More à Brixton: putain 20 ans!!

Je vous explique: « The Real Thing », l’album dont est tiré ce magnifique Zombie Eaters, est sorti en Europe le 3 juillet 1989, soit le lendemain d’un dimanche pas comme les autres qui a vu la naissance d’une future Gonzo Dudette. Cette chanson est aussi qui me caractérise le plus – ceux qui me connaissent bien comprendront pourquoi, les paroles aussi d’ailleurs – et c’est aussi une chanson ma foi idéal pour une session headbangs en folie…

En fait, si je vous la met aujourd’hui c’est parce qu’il y a tout juste 20 ans (alors que je n’étais qu’une toute petiote cowgirl en Pampers ultra-absorbant), nos amis de Faith No More ont livrés un de leurs plus grands concerts, à savoir le Live At Brixton Academy. Concert énorme qui tourne d’ailleurs beaucoup dans mon lecteur DVD, mais ça c’est juste parce que je suis HYPER fan.

Il faut savoir que c’est aussi dans cette même Brixton Academy (salle londonienne mythique pour tout gigeur, rockeur et/ou metalhead qui se respecte) que le tout 1er show des Faith No More réunis, pour leur Second Coming Tour qui en est à sa 2e année et qui fera d’ailleurs un tour au Sonisphere 2010 à Getafe (Espagne) dont je me ferais une grande joie de vous faire une review complète de mes merveilleuses aventures en Espagne et aussi au Dour Festival en Belgique, où il y a 80% de chances pour y assister et au Gurtenfestival en Suisse (où j’aurais adoré y aller mais je suis bien trop fauchée pour ça, ce qui est dommage…). Trève de blabla, voici la bombinette Faith No Morienne!!

Enjoy, YOU FAT BASTAAAAAAARDS!!

Les paroles pour faire comme au karaoké, j’ai dit « comme »:

You’re everything
That’s why I cling to you
When I emerge
My thoughts converge to you
To you…
The world is so small
Compared to you
And everybody’s wrong
Compared to you
To you…
I begin to see through your eyes
All the former mysteries are no surprise
So now, you listen
’cause I’m omniscient…
Hey look at me lady
I’m just a little baby
You’re lucky to have me
I’m cute and sweet as candy
As charming as a fable
I’m innocent and disabled
So hug me and kiss me
Then wipe my butt and piss me
I hope you never leave
’cause who would hear me scream?
Nobody understands
Except the toys in my hands
So now you listen
’cause I’m omniscient
Hey look at me lady
I’m just a little baby
If I smile, then you smile
Then I’ll get mad for awhile
I melt in your mouth
And in your hands whenever I can
But I really do nothing
Except kickin’ and fussin’
I like to make a mess
I laugh at your distress
I sit all day in my crib
Absorbing all you give
I’m helpless, I’m flawless
I’m a machine…
Give me, I need my toys…
Keep me hot
Keep me strong
Keep me everlong
So now you listen
’cause I’m omniscient

Miss Nessie

Impardonnable!!! Tant de dilettantisme, ça me met les nerfs en vrac. Et pourtant, je n’oublie JAMAIS un anniversaire. Heureusement que Twitter est là parce que sans ça, je n’aurais pas pu écrire de post sur les 47 ans du fondateur de Faith No More, Bill Gould. Et ça, ça aurait été moche. Très moche…

Billy Gould

Happy belated birthday, fucker!!

Bill Gould, né William David Gould le 24 Avril 24 1963 à L.A., Californie est donc, comme je vous l’ai déjà dit bassiste et fondateur du groupe Faith No More et ce, depuis 1981. Il est aussi producteur et a crée son propre label Koolarrow Records en 1997, dont la majeure partie de ses groupes sont en spanglish (langue que je maîtrise à la perfection à défaut de le faire en véritable espagnol mais là, je digresse…)

Tout commença pour lui, enfin si on peut dire, au lycée (plus précisément le Loyola High School, à Los Angeles) où il commença à jouer de la basse et où il rencontra son acolyte, le claviériste Roddy Bottum. Quelques années plus tard, il déménage à San Francisco et ce sera accompagné de Mike Bordin, batteur dreadlocké de son état et de Jim Martin, futur ex-gratteux du groupe qu’ils monteront petit à petit Faith No Man, qui deviendra Faith No More en 1983 après avoir vu défiler plusieurs vocalistes… Inutile de vous dire l’influence grandissant du bassiste au sein du groupe et ni de refaire l’historique du groupe que j’ai déjà maintes fois raconté. Elément notable: Mr. Gould a d’ailleurs produit le dernier album studio de FNM « Album Of The Year », datant de 1997 et qu’il continue toujours à produire via son label.

Fortement apprécié par ses pairs et ses fans, il est cependant resté très actif dans le milieu punk, rock et métal après la dissolution, plus ou moins tragique, de Faith No More en 1998. Il y a eu le mythique groupe mexicain Brujeria (dont il produira un des albums « Brujerizmo » et où il officia longtemps à la basse et la guitare), il a aussi eu Harmful (groupe qu’il a rejoint en 2007) et puis aussi Fear Factory (raaaah que de bons souvenirs, Fear Fac’!!) et sans oublier (sinon, je me ferais taper sur les doigts) Jello Biafra & The Guantanamo School Of Medicine. Et je ne cite que les connus…

Ah oui, avant que j’oublie, il faut aussi que je précise qu’à l’instar des membres de Faith No More,  Bill Gould est aussi extrêmement cool avec les fans qu’il rencontrent (et je sais de quoi je parle) et communiquent beaucoup avec eux via Twitter ou les quelques communautés de fans sur Facebook, donc la FNM French Community – dont la responsable n’est autre que votre dévouée Gonzo Dudette. Et comme on dit chez nous, joyeux anniversaire Bill!!

Plus d’infos sur www.koolarrow.com ou encore sur leur MySpace.

Miss Nessie


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