Nessieland : le blog

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Que dire d´un concert que la France a attendu depuis des années? Que dire de mon premier Bercy? Des sept heures dans le froid, la faim et la fatigue? En fait, c´est comme si tout ce que je suis sur le point de dire est superflu… mais pour des raisons qui n´engagent que moi, je vais quand même essayer de le faire.

System Of A Down

System Of A Down

Alors, ce concert de SYSTEM OF A DOWN, c´est l´histoire d´une bande de potes, réunis par leur amour de la musique et leurs origines arméniennes, qui décident de faire deux dates à Paris Bercy (pas la meilleure salle pour un son optimum, pour ne pas dire que c´etait de la grosse bouillasse). Après plus de 4 ans de hiatus, les SOAD sont revenus en force en France pour une tournée mondiale de réunion, non seulement les fans étaient au rendez-vous mais en plus, ils étaient pire que déchainés. Ce qui n´était pas le cas pendant la première partie, qui avait été assuré difficilement par …AND YOU WILL KNOW US BY THE TRAIL OF DEAD (qui avait assuré aussi difficilement la 1ère partie de AUDIOSLAVE). Comment vous dire… Ce groupe s´est fait littéralemt huer dès la fin de la première chanson, rarement un groupe s´est fait huer de la sorte bien que quelques personnes ont fait l´effort d´applaudir par respect pour le groupe. Le groupe jouait une sorte de rock psyché rempli de fausses notes, Bercy n´aidant en rien mais a eu la classe de remercier les mecs qui criaient « You suck!« . Je n´ai aucune idée de la manière dont ils vont s´y prendre demain soir mais s´ils pouvaient m´empecher de dormir sur les trois dernières chansons, ce serait sympa…

Bon, revenons à nos moutons, enfin á System, on a attendu dans un Bercy bouillonnant le début du concert pendant un peu plus de 45 minutes et là, le grand rideau avec le logo du groupe tombe durant Prison Song et c´est précisément à ce moment que la salle est devenue folle, même les gens en gradins ne se sentaient plus. Après, je serais juste incapable de vous raconter la suite parce qu´on a tous chanté à plein poumons sur chaque chanson, dansé comme le grand Serj « Dieu » Tankian, headbangué comme Shavo Odadjian (basse) et Daron Malakian (guitare / chant), quant à John Dolmayan, il a été nickel derrière les futs. Seul regret de cette magnifique soirée, nous n´avons pas eu droit à un rappel ni même à ATWA (mais on a eu War, Bounce et P.L.U.C.K et ca c´était juste excellent) mais la chanson qui a retenti juste après le concert, quand les lumières se sont allumées, c´était Epic de FAITH NO MORE. Pas besoin de vous dire plus, ceux qui me connaissent le mieux savent exactement le genre de chose que je fais…

Pour résumer la soirée, la setlist suffit. See you tomorrow à Bercy!!

Miss Nessie

SETLIST:

  • Prison Song
  • Soldier Side – Intro
  • B.Y.O.B.
  • I-E-A-I-A-I-O
  • Needles
  • Deer Dance
  • Radio/Video
  • Hypnotize
  • Question!
  • Suggestions
  • Psycho
  • Chop Suey!
  • Lonely Day
  • Bounce
  • Kill Rock ‘n Roll
  • Lost in Hollywood
  • Forest
  • Science
  • Darts
  • Holy Mountains
  • Aerials
  • Tentative
  • Cigaro
  • Suite-Pee
  • War?
  • Toxicity
  • P.L.U.C.K.
  • Sartarabad
  • Sugar

A chaque passage des QUEENS OF THE STONE AGE dans la capitale, ce sont tous les fans de rock (et en parliculier de stoner rock) qui se déplace en masse pour voir ce petit groupe formé en 1997 et qui est devenu tellement culte, notamment grâce à l’album Song For The Deaf (2002) mais son charismatique frontman, Josh Homme (ancien gratteux chez les mythiques KYUSS). Bien sur, ce passage à l’Olympia n’a pas échappé à la règle quand on sait que le concert a affiché sold out en 1/2 heure et que les billets se sont vendus à prix d’or (pour ne pas dire qu’ils coûtaient la peau du cul) et les fans sont venus très tôt et très nombreux pour assister à ce concert de rêve… Rien que d’y penser, j’en ai la larmichette à l’oeil!!

Queens Of The Stone Age

Queens Of The Stone Age (1998)

En bonne groupie, je débarque devant la salle mythique du boulevard des Capucines dans les coups de 15 heures et attends donc en bonne compagnie l’ouverture des portes. Quand on est groupie, on ne fait pas que dire des cochonneries sur le rouquin le plus appétissant du rock’n’roll, on court également très très vite pour aller à la barrière à nos risques et périls. Mais bon, ce qui nous importe c’est le concert et en particulier la première partie que personne ne connaissait THE DOUGH ROLLERS, un groupe rockabilly américain tout droit sorti d’un des films d’Elvis Presley plus que prometteur!!! La voix du chanteur Malcolm Ford (si si comme Harrison, qui n’est autre que son papa) est sans égale même si on sent bien la papatte Little Richardienne là dessous!! Certes, ce n’est pas ce qui tournerait en boucle dans mon MP3 mais bon, ça se laisse écouter et les gens ont relativement bien apprécié…

The Dough Rollers

The Dough Rollers

« L’Olympia vous offre maintenant 20 minutes d’entracte… » Le temps pour les fans de régler leurs appareils photos, d’aller se chercher une bière ou alors de discutailler entre fans de la suite du programme, qui ne se fit pas attendre car aussitôt que l’entracte fini, le quintet stoner (et son géantissime frontman habillé en curé) déboule sur la scène de l’Olympia avec un Regular John des plus tonitruants. En effet, le but premier de ce concert c’était de jouer en intégralité leur tout premier album, un éponyme, sorti en 1998 et véritable pépite pour tout fan de stoner rock, surtout quand on sait que la dite galette contient des tubes comme If Only, Mexicola, Walkin’ On The Sidewalks ou le magnifique You Can’t Quit Me Baby qui a clôturé le set magique du 1er album de QOTSA. Mention spéciale à The Bronze et Hispanic Impressions!! Durant lequel Josh Homme semblait nettement plus bavard et plus chaud bouillant que lors de sa dernière apparition à Rock En Seine l’été dernier (Qui a dit plus enrobé aussi? Dénoncez-vous!!). Le reste du groupe a tout donné (sauf peut-être Troy Van Leuwen mais là je chipote) et en particulier Môsieur Joey Castillo qui est sans conteste un des meilleurs batteurs au monde et qui a carrément fait oublié les patapoums assassins d’un certain Dave Grohl!! On a eu droit à des cris (beaucoup), des pleurs (quelques uns) mais aussi à des poussées d’hormones (trop nombreuses mais justifiables mine de rien).

C’est alors qu’ils redébarquent au bout de quelques minutes et PAM Monsters In The Parasol en pleine face!! Et puis Turning On The Screw, qui restera avec le planant Into The Hollow et le (relativement dispensable) Make It With Chu, les seuls titres du dernier album des reines de l’âge de pierre, Era Vulgaris, sorti en 2007!! Une belle aubaine pour les fans qui attendent avec impatience leurs prochains concerts au Main Square d’Arras le 1er juillet et aux Eurockéennes – où Nessieland sera présent dans le cadre de notre Summer Of Rock 2011 – le 2 juillet juste avant l’enregistrement de son successeur qui doit avoir lieu juste après le festival de Glastonbury et prévu pour la fin de l’année 2011. Le premier rappel se termine avec mon titre préféré, Little Sister

QOTSA

QOTSA

Josh Homme offre bien gentiment des shots de vodka et ceux qui, comme moi, furent aux premiers rangs, le sentent encore dans l’estomac au moment où je vous parle…

Deuxième rappel (avec les compliments du chef) et nous offre non pas un mais trois desserts des plus succulents:  un Go With The Flow orgasmique, un No One Knows plus éléctrifiant que jamais et un A Song For The Dead des plus sensationnels. La boucle est bouclée, après près d’une heure 40 de show avec deux rappels, on est aux anges, ravis, comme si on venait de se pendre la baffe de son vie ou que Cupidon vous ai soudain touché en plein cœur. Et c’est vrai qu’en tant que grande fan de stoner, Cupidon m’a touché en plein cœur car ce concert était de loin un des meilleurs concerts auquels j’ai pu assister du groupe (et c’était ma 4e fois) mais aussi en tant que fan de rock en général!!! Un concert de fou, un public bien remonté, des groupies fort sympathiques, une très bonne compagnie et une Gonzo Dudette dans un état à la limite du stellaire… La dépression post-concert risque d’être extrêmement rude mais bon, que peut-on espérer de mieux après un concert pareil? Ah si je sais, un encore meilleur show lors des Eurockéennes (et jour anniversaire de votre serviteuse)…

Miss Nessie

SETLIST

Regular John
Avon
If Only
Walkin’ on the Sidewalks
You Would Know
How to Handle a Rope
Mexicola
Hispanic Impressions
The Bronze
Give the Mule What He Wants
I Was a Teenage Hand Model
You Can’t Quit Me Baby

RAPPEL:

Monsters in the Parasol
Turning on the Screw
Into the Hollow
Make It Wit ChuLittle Sister

RAPPEL 2:

Go With the Flow
No One Knows
A Song for the Dead
Très en colère
Très en colère

Ce n’est pas dans les habitudes de notre précieux blog de taper sur les doigts des gens quand quelque chose de grave et de déplorable. Ce n’est pas non plus dans mes habitudes non plus de raconter ma vie dans ce blog parce que Nessieland a juste d’autres aspirations que mes états d’âme de jeune femme de mon âge. Mais comme on le dit souvent dans ma famille, il y a un moment où il faut juste arrêter de nous prendre pour des imbéciles. Et c’est à ce moment-là que j’interviens.

J’ai débuté dans l’éditorial il y a à peu près deux ans lorsque une jeune éditrice, entre temps devenue mon amie, m’a proposé d’écrire pour un webzine culturel qui s’appellait Vertige des Moeurs. Ce boulot m’a permis de me lancer dans un truc dont j’ai toujours rêvé de faire partie, le journalisme musical. Grâce à ce webzine, j’ai pu commencer à écrire, voir des expositions et films incroyables, rencontrer des super personnes mais surtout faire ce que j’aime et être respectée pour ça. Helàs pour moi, ce rêve prend fin en même temps que le journal en 2009. Dès lors, un après-midi d’août entre deux frappucinos de chez Starbucks, j’ai fait part à une autre personne, qui est aussi très vite devenu mon fidèle destrier, de mon envie de lancer mon propre blog éditorial et de parler en toute franchise et liberté de ce qui me passionne. L’éditrice, Charlotte, m’avait soutenue dans ce sens et le fidèle destrier, Sugar Daddy, aussi en me disant que ça pourrait être un bon début. Un week-end Faith No Morien à St Cloud plus tard, je décide de créer mon blog musical qui s’appellera… Nessieland. C’était le lundi 31 août 2009, dans le campus de la Fac des Lettres de Créteil.

18 mois, 7 jours, une bonne soixantaine de concerts et 198 articles plus tard, je suis toujours aussi fière de mon petit bébé et de sa petite soeur anglophone (Insane In The Brain sur Blogger) mais le milieu du blog musical s’est de plus en plus infesté de hipsters, de dilletantes et surtout de personnes qui critiquent juste pour le plaisir de critiquer mais qui au fond, n’apportent rien au schmilblick, surtout quand on sait que d’autres ne savent même pas écrire correctement (et les exemples ne manquent pas). Toujours est-il que je trouve ça dommage que ce soit ces personnes qui soient mieux respectées dans ce magnifique job qu’est le journalisme msuical – que ce soit à petite ou grande échelle, d’ailleurs – et non pas celles qui savent à peut près de quoi il(s) ou elle(s) parlent. Un bloggeur rap qui a une forte culture jazz et chanson aura plus de mal à se faire respecter en tant que connaisseur de musique qu’une espèce de fashionnista au cerveau plus vide qu’un oeuf Fabergé vendu 7€ au marché de Sarcelles qui ose dire du mal de Randy Rhoades considérant qu’il n’a rien apporté à la culture rock, si bien tenté qu’elle sache ce qu’a véritablement FAIT Randy Rhoades sans être passée par la case Wikipédia. Et croyez-moi, j’en ai vu plein des comme ça. Mais ce n’est pas ce dont je suis venue me plaindre ici. Non, mon problème, mon GROS problème ce sont les revendeurs de billets. Mais si, vous savez, ceux qui prennent 8 tickets d’un coup pour vous les revendre 350 € sur eBay!!

Dire que ce phénomène est nouveau me ferait perdre le peu de street crédibilité que certain(e)s sur Twitter veuillent bien m’accorder pour le moment mais on peut dire qu’il s’est amplifié depuis quelques mois. La méthode est très simple : les revendeurs utilisent des bots, ces systèmes informatiques qui permettent de commander un certain nombre de billets (4 ou 8 maximum selon les sites de billeteries) au moment même où ils sont mis en vente, ainsi bloquant la possibilité pour les VRAIS fans de pouvoir se procurer les billets de manière un peu plus légitime et surtout légale. Certes, il y a toujours moyen de demander à des potes de prendre sa place pour ensuite le ou la rembourser en temps voulu mais il semble bien que depuis qu’il est possible de commander des billets exclusivement sur Internet, certaines personnes ne se gènent pas pour « piquer » des places qui pourraient être précieuses pour les vrais amateurs de musique pour ensuite les vendre le double, triple et parfois même le quadruple du prix initial sur eBay. Il parait que c’est la crise, mais là, elle a vraiment bon dos la crise parce que léser des vrais fans et ainsi biaiser les artistes qui attendent de faire un concert devant leur public traditionnel, c’est tout bonnement scandaleux. En d’autres termes, un concert « sold out » en 2011 ne veut plus dire qu’il a été fortement plébiscité par les fans mais qu’il a été envahi de ces personnes que le showbiz appelle les « scalpers« , c’est le nom anglophone de ces revendeurs.

Un article fort intéressant du journal en ligne Slate appuie mon argument, celui de dire que c’est absolument dégueulasse de faire ça aux vrais fans de musique, aux fans et aux gens qui méritent de faire ses concerts pour passer une bonne soirée, découvrir ou redécouvrir des titres que l’on ne connaissait pas et faire tout simplement partager l’amour du bon son aux gens qui ne demandent que ça. Ce que certains ont aussi l’air d’oublier que c’est totalement illégal, tout comme la revente à la sauvette, mais faute d’une législation claire et concise sur le sujet, on laisse tout simplement faire ces gens là en toute impunité car même les sites de revente de billets comme feu-Starlight ou encore eBay sont censés intervenir lorsque ce genre de chose se produit afin de les punir comme le suggère une loi de 1919 qui interdit justement « la revente de billets à un prix supérieur à leur valeur faciale », certes cette loi ne semble concerner que les spectacles subventionnés par l’État mais j’estime que le principe est là malgré tout. C’est d’ailleurs à cause de ces scalpers que bon nombre de personnes n’ont pas pu assister à certains concerts (U2 en septembre dernier, Johnny Hallyday dans un autre style et plus récemment Lady GaGa). Et la liste s’allonge quand on sait que des concerts comme celui des Kills, prévu pour le 22 mars, complet en 4 minutes (puis places mises en vente sur eBay), pour les Queens Of The Stone Age au mois de mai à l’Olympia et dont les places sont parfois vendues le triple de son prix original comme ici et aussi System of A Down et dans un autre style les Black Eyed Peas, dont plein plein de fans se sont sentis biaisés (pour ne pas dire baisés) lors de leurs dates respectives au Palais Omnisports de Paris Bercy et au Stade de France. Acheter un ticket et avoir un empêchement, ce sont des choses qui arrivent mais profiter d’un système défaillant, c’est révoltant, abominable et pathétique et puis ce n’est ni plus ni moins que du VOL!!! Et que les labels ainsi que les vrais distributeurs de billets de concerts type Digitick, Ticketnet, AVosBillets, France Ticket ou encore les habituelles bonnes crèmeries ne puissent pas agir de manière plus efficace contre ce genre de fléau. Et si même le GRAND James Murphy de LCD Soundsystem est d’accord avec moi, que dire de plus!!!

Ma réponse à cela, c’est faire comme les Arcade Fire qui ont décidé à l’occasion de leur concert le 28 juin au Zénith, qui vendront à partir de vendredi 10h leur place pour ce Zénith uniquement en magasin afin d’éviter de se faire encore une fois arnaquer par des personnes mal intentionnées, cherchant à se faire du fric facile sur le dos des aficionados purs et durs. Et on ne pourra en acheter que 2 billets maximum. Comme au bon vieux temps… Quand je pense qu’on m’a reproché d’être trop jeune pour tout comprendre, je crois que ce que je viens d’écrire et vous de lire démontre bien le contraire. Sans prétention aucune, bien sur 😉

N’hésitez pas à faire part de vos impressions en commentaire ou alors par mail nessielandrocks@gmail.com ou encore sur Twitter (@NessielandRocks) avec le hashtag #Nessieland…

Miss Nessie

Jeudi 18 novembre dernier eut lieu à l’Elysée-Montmartre un concert que beaucoup de metalheads n’auraient raté pour rien au monde, à savoir le concert des américano-brésiliens de Soulfly. Bah oui, un concert avec Max Cavalera, ce n’est pas un concert qu’on risque de rater même si ça tombe une veille de partiels (non, je ne me sens absolument pas visée). Quoi qu’il en soit, cette date était très attendue par les fans du groupe d’autant plus que leur dernier album, l’excellent Omen, est déjà sorti depuis quelques mois déjà (et qu’on a pu chroniquer ici même pour Nessieland). Résumé d’une soirée placée sous le signe auriverde…

Soulfly
Soufly en concert

La première partie était assurée par un groupe, originaire de Phoenix (où réside o senhor Cavalera avec sa charmante petite famille), répondant au nom de Incite. Pour être totalement honnête, je les connaissais déjà vu que je les ai connus sur MySpace (eh oui, ça existe encore, même que c’est mieux que Fessebouque) et je savais que ce groupe serait connu par beaucoup de thrashers parce que le chnateur n’est autre que Ritchie Cavalera, le beau fils de Max. Venus presque en opportunistes pour promouvoir leur premier méfait, The Slaughter, le combo a plutôt tenté tant bien que mal de chauffer l’Elysée-Montmartre, plus qu’impatiente de mosher sur du Soulfly. On ne pourra jamais leur reprocher leur brutalité mais on peut bien les reprocher un manque d’originalité parce que, hélas, il ne suffit pas de s’appeler Cavalera pour faire du bon son et être crédible en tant qu’artiste. Les riffs ont comme un goût de déjà entendu, les autres membres du groupe étaient trop cloués sur place et quant à Ritchie, ma foi, à force de trop vouloir faire comme papa, il finit par ressembler à une mauvaise caricature de Phil Anselmo et ça c’est pas cool !! La fin du set (surtout les 3 derniers titres) étaient plus sympas à entendre. Allez courage, avec un peu de travail et beaucoup d’originalité, vous arriverez à faire aussi bien que DevilDriver ou Lamb Of God

Incite
Incite
Ritchie Cavalera
Ritchie Cavalera

Il est pas loin de 20h45 quand Max Cavalera et toute sa clique débarque sur scène et enchaîner sans chipoter sur Blood Fire War Hate repris en chœur par la foule puis par Prophecy, l’anthologique Back To The Primitive, Seek ‘n’ Strike et ma préférée Babylon , qui m’a permis de me rendre compte que c’est toujours un plaisir d’aller dans un concert où on peut croiser du jeune, du moins jeune, du tatoué, du percé et parfois même des cadres sup en costard. Eh oui, croyez-moi ça existe !! Alors évidement, on a aussi eu droit à de très beaux moshpits et à des petits moments de folie comme on les aime dans les concerts métal. On a aussi droit à de très beaux classiques de genre Roots Bloody Roots, Refuse Resist, enfin les bons vieux Sepultura quoi mais aussi Bloodbath & Beyond, Frontline ou encore un Jumpdafuckup tout bonnement monstrueux en fin de set. Notons aussi que Rise Of The Fallen a été joué et que c’est plutôt pas mal… même sans la présence de Greg Puciato des Dillinger Escape Plan.

Le grand Max Cavalera
Le grand Max Cavalera
Soulfly

Seul souci, les vigiles !! De ma vie de moshpitteuse professionnelle, je n’ai jamais vu des gros connards aussi insultants, hautains et irrespectueux envers les fans, comme ce fan qui s’est fait tabasser par des vigiles alors que le bassiste était tout simplement en train de le saluer sans parler de l’autre qui insultait les gens et refusaient que ces derniers posent leurs sacs sur les côtés. Instaurer un minimum de sécurité, c’est un truc qui est compréhensible, mais les traiter comme des sous-merdes, je ne suis pas d’accord !! Hormis ce détail plus que pénible, la soirée a quand même été bonne et puis une fois de plus, Max Cavalera a tout déchiré et ses acolytes peuvent effectivement être fiers d’avoir produit un très bon show. Vivement le prochain 🙂

Setlist :

  • Blood Fire War Hate
  • Prophecy
  • Back To The Primitive
  • Seek ‘n’ Strike
  • Babylon
  • Kingdom
  • Refuse/Resist (Sepultura cover)
  • Bloodbath & Beyond
  • L.O.T.M.
  • Porrada
  • Bumba
  • Troops Of Doom (Sepultura cover)
  • Frontlines
  • Arise / Dead Embryonic Cells (Sepultura cover)
  • Rise Of The Fallen

Encore:

  • Roots Bloody Roots (Sepultura cover)
  • Jumpdafuckup / Eye For An Eye

ps: Désolée pour la mauvaise qualité des photos mais on est en attente d’un bridge tout beau tout mignon pour pouvoir prendre des supers clichés des concerts à venir cette année et c’est vrai qu’il y en a une pelle!! 😉

Les avantages d’assister à un concert de Dillinger Escape Plan, c’est que lorsqu’il fait relativement froid comme en ce vendredi 1er octobre dernier, on a vite le temps de se réchauffer. Et quand la 1ère partie s’appelle Cancer Bats, on sait d’emblée que ce concert risque d’être énorme. S’il m’a fallu 3 semaines pour rédiger ce post, ce n’est pas seulement parce que mon ordi est mort et que recopier des notes prises sur un vieux Alcatel n’est pas journalistiquement évident, en plus du manque cruel de temps dûs à mes obligations d’étudiante, c’est aussi pour pouvoir prendre le temps de vous expliquer en quoi ce concert des Dillinger Escape Plan avec Cancer Bats était sensationnel… à défaut d’être abordable (32€ en prévente, 36 sur place alors que les places en province excèdent rarement les 20€, ouch!).

The Dillinger Escape Plan

The Dillinger Escape Plan

 

J’arrive sur place à 19h45 (merci la RATP, une fois de plus, vous me gâchez la vie) et a pour le coup loupé une bonne partie de la 1ère première partie, à savoir les frenchies de The Ocean, un groupe vraiment sympa et énergique que beaucoup de fans de Norma Jean apprécieront malgré le fait que… bah la salle n’était pas super réceptive. Tant pis, parce que perso j’ai trouvé ça pas mal. Affaire à suivre donc.

Il est 20h et des brouettes quand je rejoins mes collègues du website RockYourLife!, histoire de papoter du concert qui va suivre avant de se remettre plus sérieusement au boulot lorsque les Canadiens barges de chez Cancer Bats ont débarqués et là, les « motherfucking Cancer Bats » comme ils aiment s’appeler ont bien mis l’ambiance au Trabendo (charmante petite salle avec un son correct et une fosse encore plus létale que celle de la Maroquinerie). alternant vieux titres et nouveautés de leur dernier et excellent album Bears, Mayors, Scraps and Bones. La salle et surtout la fosse a clairement dégénéré au milieu du set avec des slams, des gros headbangs et des circle pits à faire languir un hardos à veste jean patché. Ce qui était aussi très drôle, c’est que le chanteur Liam Cormier parle plutôt bien français (bah ouais, ils viennent du Canada donc ils connaissent un peu quand même). Seul gros bémol au concert : ils n’ont pas joué Sabotage!! La fameuse reprise des Beastie Boys qui les a fait connaître aux metalheads, keupons et hardcorers de tous les coins du globe. Les fans étaient ravis de les voir malgré tout sur Paris et le set était franchement bon mais punaise, ils ont pas joué Sabotage?!? J’ai rien compris et on est pas mal à se poser la question, même aujourd’hui quand on y pense. Une prochaine fois, peut-être?

Les "motherfucking" Cancer Bats!!

Les "motherfucking" Cancer Bats!!

Les Cancer Bats ayant fini, les fans se sont par la suite rués au stand merchandising alors que je me préparais psychologiquement à ce 3e show des Dillinger Escape Plan (le 1er étant en 2007 avec Stolen Babies et Poison The Well et le 2e en février dernier avant la sortie de l’excellentissime Option Paralysis et qui avait en première partie… un magicien). Petit moment papotage avec d’autres amies du fanspace d’AqME et hop, je me place devant pour prendre les bons shoots pour ce concert. Il est 21h passées de quelques minutes lorsque retentissent les 1ères notes de Farewell Mona Lisa (1er titre et « single » du dernier méfait des natifs du New Jersey) et c’est lorsqu’on s’attend à voir Greg Puciato (chanteur) devant la petite scène du Trabendo qu’on finit par le retrouver… de l’autre côté de la salle!! Surprise, surprise donc. Ils ont ensuite enchaîné avec pas mal de titres cultes du groupe comme Milk Lizard, Panasonic Youth ou encore Fix Your Face avant d’entamer une magnifique intro/impro (?) de Paranoid Android de Radiohead sur laquelle TOUTE la salle a trippé. Moi comprise.

Puis s’en est suivit les nouveaux titres du nouvel album : ils ont été au nombre de 6 (sur 10 quand même) et puis les titres plus anciens ne sont pas en reste car la foule (fans de Dillinger en majorité) connaissaient les titres par cœur de ces titres là à savoir Sugar Coated Sour (tirée du cultissime album Calculating Infinity, datant de 1999), Black Bubblegum (tirée du très bon Ire Works, sorti en septembre 2007) ou encore ma préférée Sunshine The Werewolf (extraite de Miss Machine de 2004, 1er album studio avec Greg Puiato au chant et dernier avec Chris Pennie à la batterie, parti rejoindre les gros relous de Coheed And Cambria) où il était difficile de ne pas slammer ou au moins de moshpitter comme des oufs mentaux. Parce que la salle a été vachement réceptive, comme une sorte de grosse communion où le chaos regne aussi bien musicalement que dans l’attitude. Je ne saurais vous dire à quels points les circle pits étaient plutôt impressionnants et puis, il faut dire que le show qui nous était offert était… hum… disons musclé!! Très musclé. Bourré de testostérones et un peu de bière aussi mais quoi qu’il en soit, voir Ben Weinman (le gratteux et compositeur) faire le con sur scène et se laisser photographier aussi facilement ainsi que Greg Puciato qui va carrément sauter dans la fosse pour se laisser slammer, c’est tout simplement énorme. Les autres membres du groupe (dont le jeune et sympathique batteur Billy Rymer) étaient vraiment cool de remercier les fans et de les saluer. Rarement un groupe n’aura été aussi proche de ses fans et quand je vois ça, je suis hyper ravie de les voir dans les petites salles parce que c’est là où on prend conscience de ce gros foutoir qu’est The Dillinger Escape Plan. Seul hic, quelques petits problèmes de son récurrents(changez d’ingé son les mecs, crotte de zut!!) qui une fois de plus a fait buguer certaines chansons.

Vivement la prochaine tournée et une 4ème mi-temps avec les Dillinger, groupe que je surkifferais jusqu’à la fin de mes jours.

Miss Nessie

Setlist DEP:

  • Farewell
  • Milk Lizard
  • Fix Your Face
  • Paranoid
  • Room Full Of Eyes
  • Gold Teeth On A Bum
  • Chinese Whispers
  • Sugar Coated Sour
  • Widower
  • Black Bubblegum
  • Good Neighbor
  • Sunshine The Werewolf
  • Mouth Of Ghosts
  • 43% Burned

ps: Les photos du concerts seront disponibles ce mardi sur notre blog anglophone, Nessieland Rocks!! avec quelques commentaires en prime. Le lien sera également disponible lundi sur notre page MySpace ainsi que sur mon compte Twitter (@NessiefromParis)

Mercredi dernier avait lieu un concert pas comme les autres. Normal, quand on connait un peu les musiques alternatives, on sait d’emblée que les tokyoïtes de Melt Banana (comprenez « banane écrasée ») n’est pas un groupe comme les autres, loin de là! Petit résumé d’une soirée nippone et loin d’être mauvaise…

Melt-Banana

Melt-Banana

Il est pas loin de 20 heures lorsque j’arrive à la Maroquinerie pour assister au concert quand je fus agréablement surprise d’entendre du Fugazi en fond. Moi qui surkiffe le groupe, c’était juste magnifique. La soirée s’annonçait donc bien. Je me place pour faire mes photos quand il est déjà l’heure de la 1ère partie. Généralement, les 1ères parties ici ont le don de vous rendre baba, comme ce magicien fou au concert des Dillinger Escape Plan en février dernier, et une chose est sure c’est que les teutons de Circle sont très… euh, spéciaux.

Je ne sais pas ce que c’était mais j’étais hyper mal à l’aise dans le sens où je n’ai jamais été autant effrayée par un SM Curieux au look cuir-cuir moustache qui avait été vilain avec le Capitaine Haddock. Il s’avérait être le chanteur / pianiste du groupe, groupe qui est d’ailleurs constitué de 3 gratteux aux leggings moule-teub hideux, 1 bassiste viking et 1 batteur plus discret. Quant à leur musique, c’était du grand n’importe quoi, un espèce de truc très conceptualisé, très avant-gardiste, très bizarroïde. J’ai beau adorer les chanteurs tarés et rock’n’roll, mais là c’était pas possible. J’étais d’ailleurs contente quand ça c’est enfin arrêté malgré une meilleure 2e partie de set…

Re-pause d’une demie-heure avec du re-Fugazi dans les écoutilles et donc, une Gonzo Dudette re-contente. Pendant ce temps, je sympatise avec un cadreur d’Arte venu faire quelques prises pour l’émission Tracks et prends quelques photos de la scène. 5 minutes avant ke début du set, on aperçoit deux membres du groupe (le guitariste et la chanteuse), ils fignolent leur matériel et puis BAM dans ta face!! Ils débutèrent le show avec beaucoup d’énergie et de panache, les 1ers titres sonnaient déjà très vitaminés et à la fois très punk. Les Melt Banana envoyaient du lourd et du décapant si bien que le circle pit s’est fait dès le 2e titre et qu’en plus, ça partait de plus en plus en sucette. Pour des raisons évidentes de sécurité (et aussi pour éviter la même mésaventure que mes compagnons à la fête de l’Huma), j’ai préféré m’éloigner du circle pit. Petite chute mais rien de grave, mes photos furent saines et sauves et en plus, j’ai pu retrouver un pote ^^

Parenthèse fermée, la suite du concert se déroula à merveille, les chansons (qui soit dit en passant dépassaient rarement les 2 minutes) furent d’une energie folle (comme du bon vieux visual kei à l’ancienne mais la hype en moins et le rock en plus) et la voix de la chanteuse me rappela pas mal celle de ma chère et tendre Julie Christmas (Made Out Of Babies, Spylacopa). Quant au guitariste, avec ses airs de geek hardcore, il resta hyper concentré sur son instru et ses jouets mais c’était pas plus mal. ^^

Une dizaine de titres plus tard, la bassiste et le batteur les ont rejoint et le terme « noise-rock » prend alors TOUT son sens. La chanteuse ambiance beaucoup la Maroq’ avec cette même intensité punk.. On se serait cru à un des 1ers concerts de Mr Bungle (pour les plus chanceux d’entre nous), groupe que les Japonais connaissent très bien pour avoir fait en 2005 un split album avec son ex-leader, Mike Patton et un de ses 45 783 projets solos, Fantômas et aussi collaborés avec eux sur leur dernier album studio, Suspended Animation, sorti la même année.

Toujours est-il que la petite salle rue Boyer était en proie à la demence et aussi au fun. Tout le monde semblait (ou presque) s’être pris une jolie claque à la toute fin du set dans les coups de 22h30. Ils sont revenus après quelques minutes pour deux rappels et 7 chansons (dont 6 rien que pour le 1er rappel), et la spécificité de ces chansons étaient qu’elles ne dépassaient pas les 35 secondes. Mais bon, vu la qualité du show et des compos, il n’y avait pas de quoi avoir peur.

En fait, Melt Banana sur scène, c’est à la fois très bordeline et très pointu, c’est principalement pour cette raison que ce groupe ne soit connu que par des fins connaisseurs (et aussi que ce n’est pas pour TOUTES les oreilles) mais une chose est sure, dès qu’ils repassent à Paris, Nessieland sera sur le coup. Affaire à suivre donc…

Miss Nessie

ps: the english-written article is available here.

A lattention des lecteurs : Pour des raisons professionnelles et aussi par respect pour les fans de Hole et pour le groupe en lui-même, je vous prierais de vous abstenir de tout commentaire désobligeant à l’intention de Courtney Love. En gros, les rageux de service sont invités à ne pas poster des trucs du style « Cest elle qui a tué Kurt ! » dans l’espace réservé aux commentaires, les autres commentaires du style « j‘y étais » et autres sont autorisés même si vous vous êtes fait chier. Premièrement parce que je n’ai aucune envie de me lancer ce genre de débats, deuxièmement parce que Nessieland est un blog sérieux et troisièmement parce que ça fait 15 ans que ça dure et que ça me gonfle, tout simplement. Merci =‘)

*****

Ces derniers temps, j’ai eu l’occasion de voir tout plein de groupes avec lesquels j’ai grandi et qui m’ont permis d’être la grosse accro à la musique que je suis : Madness, Stone Temple Pilots, Faith No More (aaaaah Madrid!!! Ooooh Dour!! *gros soupirs*), Rammstein, Alice In Chains, Slash, Deftones, Soulfly, Supergrass etc… Et vu la pléthore de concerts qui m’attendent dans les semaines à venir, j’ai de quoi me réjouir.

Hole

Hole, de retour à Paris!!

Mais s’il y a bien un concert que j’attendais avec impatience, c’est bien celui de Hole au Bataclan. Hole pour les padawans ou pour les moins de 15 ans, c’est le groupe de la sulfureuse et très rock’n’roll Courtney Love. Une garce pour certains, une idole pour d’autres et moi, je l’adore depuis toute petite. Déjà à l’époque, elle me faisait tripper dans des clips comme Violet, Doll Parts ou encore le mythique Celebrity Skin. Et malgré toutes ces années, elle reste un symbole et un modèle pour moi. Alors imaginez ma joie lorsque j’ai appris dimanche dernier que j’assisterais à ce concert qui promettait d’être impressionnant. Pari complètement réussi parce que ce show était tout simplement MORTELLISSIME!!! Ouaip, j’ai carrément inventé un mot pour définir ce concert. Courtney a roxxé comme jamais, ses boys s’en sont bien sortis même si la foule était venue en grand nombre pour voir la veuve de Kurt Cobain. Nous compris.

Quand je dis nous, je parle de moi et de la charmante Violette qui était venue avec moi au concert et que j’ai gentiment invitée au concert car nous sommes toutes les deux des fans de l’émission radio BRING THE NOISE dont je vous ai déjà parlé. Trêve de blabla et place à la vraie revue du concert.

La salle était comble et une fois de plus, on suffoquait au Bataclan. En même temps, c’est rare un concert au Bataclan où on ne meurt pas de chaud. Mais on avait de quoi s’hydrater alors tout baignait. Le show a commencé avec la 1ère partie : The Dodoz. Inutile de vous dire que j’ai été des plus réceptives et des plus assidues… haha ha nan, je déconne, j’ai vraiment pas aimé cette bande de djeuns tout droit sorti d’une classe de Première L de mon ancien lycée qui font du sous-Superbus alors je vais pas m’attarder dessus. Déjà que j’avais pas aimé quand ils ont joués à Colombes avec les Wampas. Bonne réception du public malgré quelques « COURTNEEEEEEEY » sortis de nulle part. Une partie du folklore, quoi.

Il est 21 heures passées de 10 minutes quand soudain retentit une chanson qui me fait penser à des Valkyries (ou à une pub pour une banque, c’est selon) et là, Courtney débarque, demande un pull et une clope et démarre avec Pretty on the Inside, un des 1ers hits de Hole. La salle suit et tout le monde était là à jumper et pogotter. Une super bonne ambiance et une Courtney Love manifestement ravie d’être à Paris. Elle enchaîne avec une reprise des Rolling Stones, Sympathy For The Devil, et c’était vachement bien!! Beaucoup pensaient que la voix de Miss Love ne suivrait pas et au final, si et très bien même. Puis ensuite viennent les tubes du groupes comme Skinny Little Bitch, Miss World (sans la tiare mais quand même), Violet (ma préférée) et aussi le cultissime Celebrity Skin (tadaaa tadaaa tadaaah oh make me oveeeeeer tadaaa tadaaa tadaaah I’m all I wanna beeee…).

Bien sur, on a eu droit à des speechs assez intéressants, cocasses ou alors complètement barrés de la part de Courtney mais bon, ça fait partie du personnage et puis les gens ont appréciés. Surtout quand elle a demandé au public ce qu’il voulait entendre. Beaucoup ont proposé Jennifers Body mais elle le sentait pas trop, dommage c’est une autre que j’adore. Mais avant cela, on a eu droit à une version différente d’une chanson de Leonard Cohen (Courtney clamera d’ailleurs au public que ce n’est pas « fucking Hallelujah », sur ce point elle a raison, trop de gens massacrent cette merveille de la musique contemporaine. À la place, elle a joué Take This Longing et il fut réussi. Ça m’a donné d’en écouter plus. Et ensuite, il y a eu cette chanson « sur une plage où beaucoup de gens vont et où elle aime aller », Pacific Coast Highway, puis « lautre plage » Malibu et ensuite avec Plump où j’ai eu l’impression de revenir à mes belles années 90. Bon sang, je suis vraiment née avec une douzaine d’années de retard!! Puis s’en suit Honey, de son nouvel album, Nobody’s Daughter.

Sinon, en parlant de mes 90s chéries, elle fit aussi une autre reprise intéressante, une « qu[elle] navait jamais fait et quelle ne refera probablement jamais » mais « quelle écoutait beaucoup quand elle était enceinte de 8 mois et que Kurt aimait aussi ». Il s’agit de Jeremy de Pearl Jam et Courtney bat largement le père Vedder, non je ne dis pas ça parce que je suis fan de Hole et que j’ai toujours détesté la voix d’Eddie V. mais il y a pas photo, on était quelques centaines à avoir aimé cette reprise. En tout cas, de mon côté, ils avaient aimés ! Et puis en parlant de Kurt, il y a eu aussi Doll Parts, belle chanson sortie quand Vous-Savez-Qui est mort et qui m’a fait penser à quelqu’un que j’adorais mais qui m’a beaucoup déçue ces derniers temps.*Sniff sniff* La chanson terminée, elle file en coulisses pour se changer.

Elle revient quelques minutes plus tard pour nous interpréter une autre reprise des Rolling Stones à savoir, Play With Fire, et enchaîna ensuite avec How Dirty Girls Get Clean en deux versions (une plus cool et une plus rock). Nouvelle reprise, la 4e de la soirée, c’est Thirteen de Big Star, que bon nombre de trentenaires bien connaître. Puis s’en suit Notther Star et Never Go Hungry. Pas de doute, Nobody’s Daughter a bien été représenté lors de ce concert parisien bien qu’il manque Samantha et le titre Nobody’s Daughter. Qu’à cela ne tienne, la setlist n’est reste pas moins éclectique et vraiment bien fichue. Courtney lance quelques « mercis » en français et avoue qu’elle adore « les frenchies » autant que la France. Qu’elle se rassure, les français l’aiment aussi. Et c’est là qu’elle repart pour une deuxième pause, c’est l’heure du 2e rappel.

Elle re-débarque quelques minutes plus tard et fait la présentation de ses boys, dont un guitariste qu’elle dit être son fils. C’est vrai qu’il avait l’air bien jeune. Courtney Love commence ce 2e rappel avec l’intro de Bullet With Butterfly Wings des Smashing Pumpkins (le groupe de son ex, Billy Corgan) puis nous livre Gold Dust Woman, un classique des 70s initialement interprétée par Stevie. Non, elle ne parle pas de Stevie Wonder mais de Stevie Nicks, la grande blonde de Fleetwood Mac (grand groupe rock des années 70) et amie de Courtney. Après cela, Courtney avoue au public qu’elle se sent vachement bien ce soir et ce que c’est comme si elle était en pleine chauvauchée fantastique mais elle n’est pas encore satisfaite, et c’est là que les 1ères notes de Someone Else’s Bed sont jouées, chanson qu’elle a « écrit lorsqu’elle était en désintox, un endroit où on se drogue mais où personne ne doit se faire choper en train de se droguer ». Rires de la salle puis Courtney voudrait « chanter une chanson blues sur la drogue » et elle se lance dans une interprétation de cette chanson dont je n’ai pas pu trouver le titre et c’est une Courtney débordant d’énergie, de niaque mais aussi toute en joie qui fait chavirer le public.

22 heures et presque 40 minutes, le concert touche à sa fin et même si nous avons eu l’occasion d’entendre à la sortie du Bataclan des réactions assez mitigée, et bien ma foi, ce concert de Hole restera pour moi un super bon show parce que la miss Courtney a juste déchiré, elle est toujours aussi barrée et a super bien chanté. Mon amie Violette et moi sommes restée pantois après la fin de concert et on en gardera je pense, un très bon souvenir. Merci mille fois Courtney Love pour ce show en espérant qu’elle nous revienne très vite à Paris!!

Miss Nessie

PS: Petit coucou et gros remerciements à toute l’équipe de BRING THE NOISE pour nous avoir permis de passer une excellente soirée et aussi à mes amis noiseurs que j’espère retrouver très très vite à Rock en Seine!!!

Je garde un souvenir assez amer de cette soirée qui aurait dû être magique. Pas d’un point de vue musical mais purement personnel. Sad but true, comme dirait Metallica…

Bon, il est déjà plus de 19h25 lorsque j’arrive au Bataclan (après avoir fait la queue pendant près de ¾ d’heure et du coup, je loupe complètement la 1ère partie (merci aux *bips* de la sécurité pour avoir confisqué tous les appareils photos), qui paraît-il était assez sympa. Une prochaine fois, sans doute.

Slash

Slash a tout roxxé au Bataclan le 20 juin dernier

Je cherche une place désespérément dans un Bataclan plus que bondé. 1ère tentative loupée. Je réessaie une 2e fois dans la fosse: je ne vois rien vu que je suis entourée de quadras de plus d’1,85 m. Du coup, je n’arrive même pas à profiter des 2e premières chansons : à savoir Ghost et Meanbone. Je retente ma chance dans les colonnes, peu avant que Night Train (des Guns N’Roses) ne commence et là, ça devient carrément énervant parce que je passe pour une porte parce que je m’en prend plein la tronche par une demie-douzaine de hardos irrespectueux (pour ne pas dire de vulgarités parce que parait-il, c’est pas finaud dans la bouche d‘une fille). Heureusement, j’arrive à profiter de la fin de la chanson au bout de la 4ème tentative, qui sera la bonne. Et j’arrive à rentrer petit à petit dans le bain. Lorsque Slash, à la fin de Night Train nous dit « Hello », c’est un barnum pas possible mais bon, on sent qu’il est content d’être là et nous aussi.

Puis viennent Suckertrain Blues (où je découvre Myles Kennedy, j’avoue que jusqu’à présent, je n’avais pratiquement jamais entendu parlé de lui, mais bon, ratisser large pour trouver des pépites, c’est mon dada) et Back From Cali (la chanson que j’ai le plus aimé de l’album éponyme, sorti le 11 mai dernier chez nos amis de Roadrunner Records) où Kennedy nous fait un sacré show en chantant les riffs du Sieur Saul Hudson (le patronyme de Slash, né d‘ailleurs en Angleterre). Et c’est au fil des petits pas de danse que je fais sur la 6e chanson qui s’appelle Beggars & Hangers On que je me rend compte que Myles Kennedy pourrait être le fils spirituel de Steven Tyler car ils ont tant de similitudes: même attitude, même énergie (et je dis sans ça avoir vu Aerosmith en concert, mais c’est des trucs qui se repèrent très vite, suffit de s’y connaître un peu) et puis j’ai aussi trouvé une expression pour le définir: HOT DANS SON BOD’ parce qu’il est pas moche de tout et il a du déhanché, le bonhomme!!

Trêves de plaisanteries, place à Civil War et Rocket Queen, nouvelles reprises de Guns N’ Roses et on se rend très vite compte (et je dis ça parce que GNR a fait partie de mon éducation musicale dans les 90s) que la version 2010 est nettement supérieure que celle de l’ère Axl W. Rose. Je ne saurais vous l’expliquer, c’est juste que ça avait plus de saveur, plus de peps et moins de… cris de gorets, que les fans de Rose me pardonnent pour cet affront mais c’est comme ça que je l’ai perçu dimanche dernier. Le solo de guitare qui a suivi la fin de Rocket Queen était vraiment excellent, une cascade de shreds bluesy à la Slash, quoi mais vraiment orgasmique!! En revanche, un peu moyen le batteur, m’attendait à mieux de sa part. Mais les riffs fleuves Hudsonniennes sont vraiment… à la limite de la perfection.

Puis vient le moment que j’ai sans doute le plus, pas kiffé euh.. comment dire savouré. Fall To Pieces, reprise de Velvet Revolver (dont j’étais méga fan lors de mes années lycées et que je trouve malgré toutes les critiques que c’était un des rares all-star band qui avait de la gueule aussi bien sur le papier que sur la galette, en particulier avec Contraband, sorti en 2004). Kennedy, certes, n’a pas les mêmes qualités vocales que Scott Weiland (ex-chanteur des VR et leader des Stone Temple Pilots, qui sont passés deux jours après dans la même salle et dont le report sera en ligne très rapidement) mais il était aussi bon. Sa version était vraiment bonne et tout le public qui reprend le refrain, c’est magique. Slash a l’air content, c’est très bon signe. Les trois titres suivants Dirty Little Thing, Starlight (que tout le Bataclan a repris, sauf moi bien que j’aurais dû parce que c’était vraiment une magnifique ballade, badass ballade même) et Nothing To Say ont été plus qu’efficace. Et je remarque aussi que le bassiste (qui avait un look de glameux mais qui lui allait à ravir) n’était pas du tout un manchot. Il fait honneur à Duff McKagan, c’est cool!! Nouvelle ovation du public au groupe et puis mention spéciale à Kennedy qui a bien secoué la scène. Quand je pense que sur l’album, c’est M. Shadows (de Avenged Sevenfold, un des rares groupes pour kids que j’ai jamais aimé étant une kid) qui s’y colle. Méconnaissable mais bizarrement, je préfère cette version, ça vaut le détour, si vous avez l’occase de le voir sur Dailymotion, faites-le!!

La 13ème chanson, c’est l’instru Watch This (qui porte bien son nom) parce que ce titre est définitivement mieux faite pour le live que pour le BlackBerry. Et quand on pense que c’est fini, il y en a encore parce que le solo de guitare qui suit bifurque sur un Godfather’s Theme!! Non, je ne plaisante pas, ils ont repris le Parrain, « Il Padrino », la cultissime saga de Mario Puzo. Beaucoup de groupes l’ont repris, mais rares sont ceux qui en font une belle adaptation. Celle de Fantômas est énorme (bien qu’il faut avoir le cœur bien accroché pour écouter du Fantômas) et cette version de Slash rentre facile dans mon Top 3. Puis le 15e titre joué en ce dimanche 20 juin, c’est Sweet Child O’ Mine des GNR et là, ce sont mes 1ers headbangs qui me reviennent en pleine face. Encore un autre titre de Velvet Revolver, Slither, qui résume aussi une autre période de ma vie (les années lycées) et là, c’est juste incroyable!!

Après cette très belle interprétation, Slash et sa bande s’en vont. Le temps de souffler en attendant le rappel, qui n’avait toujours pas vu la grosse surprise annoncée sur Facebook et Twitter. Mais pas le temps de cogiter, Slash, Kennedy et sa troupe débarquent pour nous jouer, non pas un mais DEUX rappels et quels rappels !! En 1er, il y a eu le single, By The Sword, puis the reprise de l’année, Communication Breakdown (avec Sexy Beast Kennedy à la place du grand Robert Plant, c’est aussi eargasmique que l’original) puis le deuxième rappel avec MONSIEUR Alice Cooper qui vient interpréter School’s Out sur la scène du Bataclan (moment magique et surréaliste, comme dans un rêve ou une scène de Wayne’s World, et puis cette chanson m’a fait penser à la fac et à tous ceux qui triment pour le Bac. Bonne défoulade comme on les aime) et puis le grand finish avec Paradise City (ma chanson préférée de GNR) avec une équipe qui a cartonné et qui a rendu dingos TOUT le Bataclan !! 22h00 fin de concert, sans doute décrété par Perla, sa femme, qui est intervenue auprès de son homme à deux reprises pendant les rappels.

Grosse soirée mais je ne préfère pas revenir sur ce qui a suivi après le show parce que ce n’est ni professionnel, ni vos oignons et ça m’évitera de me faire taper sur les doigts et de me faire traiter de sale gosse…

Miss Nessie

Il y a quelques mois de ça, presque un an en fait, ils ont crées la surprise à Rock En Seine. Annoncés comme Les Petits Pois, le super groupe des Them Crooked Vultures a littéralement enflammé Saint-Cloud. C’est donc avec enthousiasme que j’attendais le concert des Them Crooked Vultures au Zénith de Paris, le mardi 8 juin 2010.

Them Crooked Vultures

Them Crooked Vultures

Euh, en fait pour ceux qui ne savent pas qui sont les TCV (honte à vous, ô pauvres pêcheurs) c’est un all-star band de rêve composé de Dave Grohl (ex-Nirvana et leader des Foo Fighters) à la batterie, Josh Homme (ex-Kyuss, frontman des mythiques Queens Of The Stone Age et accessoirement le rouquin le plus sexy de toute l’histoire du rock’n’roll) à la gratte et puis Monsieur John Paul Jones (légendaire bassiste de Led Zeppelin). Et sur scène, c’est Alain Johannes, sympathique guitariste live, les accompagne.

Un sacré public, aussi hétéroclite qu’à Madness, mais un peu plus rock’n’roll quand même et parmi eux, moi et ma charmante copine de gig, Mam’zelle Chris, toutes deux des énormes fans de TCV. Bon, c’est l’heure de la 1ère partie et le moins qu’on puisse dire, bah c’est qu’on était pas du tout au courant. Donc on laisse les belges de Nosfell nous faire la surprise mais le paquet cadeau s’avérait être empoisonné. La putain de déception et je n’ai pas honte de le dire: c’était vraiment à chier: pas de musicalité apparente, pas de niaque, ennui total et manque de transcendance et de riffs qui en jette. Et puis le chanteur-guitariste qui en fait mais des tonnes, le pauvre mec essaie de copier voire singer le regretté Jeff Buckley ou alors Jonsi de Sigur Ros, je ne sais pas, en fait, je ne saurais vous dire qui tellement c’était téléphoné et puis aussi parce que c’était vraiment mauvais. Je peux vous dire en revanche que ses pseudos-déhanchés à la Iggy Pop ont fait pschitt (perso, j’ai fait tchip!), du gros « what the fuck », en somme. Cinq chansons et puis s’en vont, Nosfell, plus jamais!! J’avoue que je les connaissais de nom, j’ai bien fait de les zapper fissa. « Y a de l’idée mais ça ne va pas assez loin » dixit Mam’zelle. Tu es bien trop indulgente, très chère mais bon, ça doit aussi venir de moi…

Petite pause d’une demi-heure où j’essaie de me mettre en condition, de régler tant bien mon appareil (je suis dans les gradins, pas moyen de faire des photos correctes, en revanche pour la vidéo, ça peut se faire). Tandis que Mam’zelle est partie se dégoter un petit t-shirt de Them Crooked Vultures, en attendant que le show commence, en mode cartoon, il est magnifique!! Le mien est noir, un peu vintage, avec un beau logo du groupe. Enfin bref, on papote entre copines, on imagine la playlist et on se prépare psychologiquement au concert qui doit débuter incessamment sous peu, avec quelques cris de groupies, j’avoue que j’adore ça mais j’assume…

Et là, les voilà! Dave Grohl, John Paul Jones, Josh Homme et enfin Alain Johannes (gratteux live qui était présent à Rock en Seine 2009) et ils attaquent d’emblée No One Loves Me, Neither Do I. Une sacrée belle purée, donc! Juste énorme!! Et puis le son est meilleur qu’à Madness, autre belle satisfaction avec l’harmonie qui règne dans le groupe et qui fait que c’est génial de les entendre en live. Mention très bien à la session rythmique d’ailleurs. Et au diable les contradicteurs et autres « vieux cons » parce qu’ils le valent bien, tout bêtement, parce que ça n’a rien à avoir avec la version studio (qui est toute aussi réussie). Et puis le gros slam qui fait mosher les purs et durs comme moi, un must. Puis s’en suit Gunman, qui confirme le génie de Dave Grohl au patapoum. Efficace, catchy, rien à dire quoi!

Petite présentation du groupe par le sieur Homme et puis Scumbag Blues (la préférée de Mam’zelle, me semble-t-il) où Josh part une nouvelle fois dans le lyrisme (attention, c’est tout sauf péjoratif, ce que je dis). Invitation au voyage? Possible, en tout cas, je me suis bien défoulée dessus. Idem avec Dead End Friends et Elephants. Le tout accompagné de quelques cris de groupies, quand je vous dis qu’on est des indécrottables 😉 Et puis la basse de Monsieur John Paul Jones, ça se savoure comme du petit lait tellement c’est mortel. Et voici venu le temps des bonnes affaires, pour un New Fang acheté, un solo de Grohl offert.

Premier inédit avec Highway One, belle surprise avec une rythmique folle, folle, folle, joliment conclue par un solo donné par Alain Johannes. C’était assez bluesy, bien foutu et puis très cool aussi. Et Josh Homme pendant ce temps ne tournait pas la manivelle (ouh la la, je savais qu’écrire une review avec une semaine de retard, ça peut avoir des séquelles sur les vannes, toutes mes excuses NDLR), mais il fumait, à la cool, normal. Jones regarde le spectacle et le public est plus que conquis. Et c’est à mon tour d’être doublement conquise parce que Bandoliers arrive, et que j’adore cette chanson qui me donne des envies de vacances loin de nos chères vuvuzelas (et pourtant j’aime le foot), chanson à laquelle le public a positivement réagit. Les moshes deviennent des danses, enfin des ersatz de « danses du mia » mais en plus rock’n’roll, quoi. À ce moment précis du concert, je suis déjà en route pour le 7e ciel.

Et là, c’est LE moment d’anthologie. Interlude With Ludes, avec un Homme, plus « hot dans son bod » que jamais. Je fonds comme du beurre sur un crumpet, je me liquéfie en le voyant se dandiner nonchalamment comme une belle vahiné, si je n’étais pas aussi loin de la scène, j’aurais fait péter deux trois sous-vêtements (mais non, je déconne, mais j’aurais pu). Je n’avais pas reconnu cette chanson et pourtant en live, c’est quelque chose, et là je parle objectivement. Trêve de plaisanteries, TCV passe à nouveau aux choses sérieuses avec Mind Eraser, No Chaser. Du lourd et du bon, rien à jeter! Autre chanson qui a reçu un super accueil du public dès les 1ères notes dans un Zénith plus que chaud bouillantissime. John Paul Jones et Dave Grohl aux chœurs avec Alain Johannes et Josh Homme qui assurent à la gratte sur Caligulove, « simply beautiful » comme dirait l’autre.

Deuxième inédit, Can’t Possibly Begin To Imagine, qui ravit l’assemblée – déjà hyper conquise à la noble cause (en même temps, vu le casting…) Perso, j’ai beaucoup dansé dessus et je n’étais pas la seule, preuve que c’était une tuerie. Ça va faire une semaine et je l’ai encore en tête. J Et pourtant, au bout d’une heure et plus de quarante minutes, Josh Homme nous annonce les dernières chansons. Quelques « boo » desasprobateurs venant du public mais ça reste bon enfant. Pour le rappel, enfin entre guillemets, ils nous servent les trois autres chansons de leur album éponyme, sorti le 16 novembre dernier, à savoir Spinning In Daffodils (très catchy et trippant), Reptiles (efficace en live) et font un finish de taré mental avec le titre-fleuve Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up.

Standing ovation d’une bonne demi-dizaine de minutes puis le choc, il faut se rendre à l’évidence… Mais bon, heureusement que les membres du groupes nous remercie chaleureusement et en français, excusez du peu, en déployant un grand drapeau tricolore avec les têtes des vautours véreux (traduction littérale pour Them Crooked Vultures, NDLR) imprimés. Après un show incroyable de 2 heures, …c’est déjà fini ! En temps normal, on est rassuré après un show mais Mam’zelle et moi et je pense tous ceux qui étaient au Zénith cette soirée-là, on en voulait encore plus, comme si on n’était pas rassasiés – on a d’ailleurs toutes les deux eu cette impression après Faith No More à Rock en Seine l’été dernier. Belle soirée, sacrée claque et tueries en cascade, encore un concert que je ne suis pas prête d’oublier. Merci TCV!!

Miss Nessie

Le plus grand dance-floor de tout Paris se trouvait au Zénith de Paris en ce vendredi de l’Ascension. Non, David Guetta n’y était pas, trop occuper à fanfaronner avec ses copains pipoles à Cannes, mais Madness y était. Alors certes, c’était une autre ambiance mais putain qu’est ce que c’était bon!!! Et avec Les Wampas en 1ère partie, il fallait juste s’attendre une soirée de folie. Pari réussi!!

Madness ont cassé la barraque

Madness ont cassé le barraque!!

19h00 du côté de la Porte de la Villette, je me rends au Zénith où je suis surprise de voir un public aussi éclectique: il y avait du jeune, du vieux, du trentenaire, du noir, du blanc, du gris, des crêtes et… des anglais. En effet, pas mal de fans de la 1ère heure sont traversé la Manche pour venir applaudir la bande à Suggs. Le temps d’acheter un t-shirt au stand de merchandising et d’avaler sur le pouce un Mixte que je me rende compte que le Zénith commencer à sérieusement bouillonner. Ceux qui bouillonnaient déjà étaient les petits jeunots (11-12 ans grand max) qui en ont fait rire plus d’un parce qu’ils voulaient déjà « se faire un vigile » et pogottaient déjà comme des grands.

En parlant de malades, les Wampas arrivent à 19h50 et entament une première partie mo-nu-men-tale!!! Encore plus barges que lors de leur dernier concert de barges à Colombes (eh oui, ils sont passés il y a 2 mois dans ma ville natale et c’est une des rares fiertés que j’ai vis-à-vis de cet endroit, hormis le Racing-Métro 92), le combo a une nouvelle fois tout déchiré. Arrivés en chantonnant l’air de Macho Man et en passant les bons vieux « tubes » du groupes comme Je veux pas que tu t’en ailles, Rimini, Manu Chao, Comme un enfant ou encore le finish d’Où sont les femmes où les donzelles sont invitées à danser sur scène. Bien sur les guitares vintages de l’inimitable Didier Wampas ont aussi été de la partie: Bob l’Éponge acoustique et Hello Kitty en électrique ainsi que les interventions du public (le featuring avec un fan dans Universal, le porte-micro, le « kiss » de fin de concert ou encore le petit bout de chou – où le plus jeune du public doit venir sur scène – sur C’est Noël). Bien sur un concert des Wampas, c’est une grosse fiesta où tout le monde s’amuse tous ensemble, un grand moment festif comme à l’époque médiévale avec les sacrifices de jeunes vierges en moins. Juste énorme mais là, ce n’était que la 1ère partie…

Une petite pause de 20 minutes, histoire de reprendre ses esprits et son souffle parce qu’une 1ère partie avec Les Wampas, c’est vachement physique quand même!! Puis au final, à 21 heures et presque 15 minutes, ils arrivent enfin. Les Rudeboys made in London débarquent et dès le début, ils attaquent avec One Step Beyond de folie. Ça danse, ça chante, c’est magnifique. Suggs Mc Pherson et son compère Chas Smash nous remercie pour le déplacement et nous expliquent à quel point Paris est très important pour eux. Et le public le leur rend bien. Petites blagounettes entre membres et grosses séances de fun collectif, Madness nous offrent un bien joli spectacle. Les voir aussi survoltés qu’à Rock en Seine en 2009 (où ils ont joué deux fois suite au split tout frais des pas du tout regréttés Oasis) et voir le public danser aux sons des cultissimes Our House, My Girl, Baggy Trousers, House Of Fun ou encore Keep Moving (et encore j’en ai oublié plein d’autres) c’est un spectacle qui faut avoir vécu au moins une fois dans sa vie. Bien sur, les titres plus récents de leur récents albums de 2005 (« Dangerous Men ») et de 2009 (« The Liberty Of Norton Folgate ») comme Forever Young, NW5 ou encore Sugar N’ Spice ont aussi été à l’honneur. Et TOUT LE MONDE connaissait les paroles: vieux, jeunes, trentenaires et tout le toutim. Même moi. Et pourtant, j’ai connu Madness sur le tard.

L’un des temps fort de ce concert a été la standing ovation précédent le rappel où mes trois chansons préférées ont été jouées, à savoir Tarzan’s Nuts, It Must Be Love et Night Boat To Cairo. Une ambiance folle digne des rois du Two-tone, j’ai notamment en tête le guitariste (parlant assez bien français) et aussi le saxophoniste Lee Thompson qui a fini le show en magnifique slibard kangourou et qui a fait rire bon nombre de spectateurs. En tout cas, j’ai beaucoup ri, je me suis beaucoup amusée et je suis impatiente d’assister à un prochain concert de Madness à Paris. Pour résumer Madness était juste… Madness !! Un grand show et un grand merci à nos Rudeboys préférés pour cette soirée inoubliable. Seul bémol, j’étais trop près des enceintes et du coup, je me suis pétée un tympan et j’ai été quasiment sourde d’une oreille pendant 3 jours !! Mais ça valait le coup 😉

Miss Nessie

ps : les photos du concert seront disponibles dès demain sur notre MySpace  🙂


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