Nessieland : le blog

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Après cette pause complètement indépendante de ma volonté, vous remerciez ma fac pour cela, je reviens (tant bien que mal) afin de vous présenter quelques articles qu’il m’arrive d’écrire dans mon temps libre pour d’autres webzines…

Hollywood Undead

Hollywood Undead

Toujours pour nos amis et collègues de RockYourLife!, il m’a été demandé de réaliser une chronique du tout dernier album des Hollywood Undead, intitulé « American Tragedy » et dispo dans toutes les bonnes crêmeries depuis le 5 avril dernier.

Vous pourrez lire le résultat ici même et n’hésitez pas à nous envoyer vos avis via notre page Facebook, Twitter (avec le hashtag #Nessieland) ou encore par mail

Miss Nessie

Comme vous le savez désormais, tous mes écrits, publications et autres tribunes seront automatiquement posté ici, afin que vous gardiez toujours un oeil sur ce que je fais et donc, ce qui pourrait vous intéresser. C’est pour cela que je m’amuse à aller de temps en temps geeker et blogguer dans d’autres sites. C’est pour cela que j’ai bien gentiment accepté de chroniquer quelques albums pour nos amis de chez RockYourLife!

The Strokes version 2011

The Strokes version 2011

 

L’évènement de la semaine c’est bien évidemment la sortie du nouvel album des Strokes qui s’intitule « Angles« . Un album hyper attendu donc et qui n’aura pas échappé à l’oeil critique et l’ouïe sensible de votre serviteuse, j’ai nommé moi!! Et je dois reconnaître que je n’ai pas été archi tendre avec eux… Enfin, vous pouvez lire la chronique en suivant ce lien et bien sur, nous donner votre avis sur « Angles » et The Strokes en général via Twitter (@NessielandRocks), Facebook (Nessieland Inc.) ou encore par mail (nessielandrocks@gmail.com).

 

Miss Nessie

NOTE DE LA REDACTION: CECI EST NOTRE 200e ARTICLE!!! 😀

 

Le saviez-vous? La Finlande est de loin le pays le plus heavy metal d’Europe car c’est le seul pays où il est possible de voir plusieurs groupes de métal entrer les charts de ce pays scandinave et qui a aussi permit de gagner l’édition 2005 de l’Eurovision avec le groupe de monstres gentils, Lordi et son Hard Rock Hallelujah… Ça c’était pour planter le décor.

Relentless Reckless Forever, sorti le 7 mars

Relentless Reckless Forever, sorti le 7 mars

Eh bien, sachez chers lecteurs que ce pays fourmille de groupes de métal tous plus excellents les uns que les autres et dans leurs domaine de prédilection car ils ne font pas TOUS le même style de métal (black metal, Death mélodique, metal à chanteuse, hard rock, grindcore, punk gothique et j’en passe…) et il y en a au moins 3 que vous vous devez de connaître : HIM, si vous aimez l’esprit gothico-romantique à la Tim Burton, Nightwish si vous aimez les belles voix féminines et les sonorités épiques et Children Of Bodom, si vous préférez les trucs nettement plus bourrins. Et puisque HIM n’a pas trop d’actualité et que son dernier album n’a pas eu le succès escompté et que l’on entend davantage parler de l’ancienne vocaliste de Nightwish, Tarja Turunen (et de son nouveau projet solo) que du groupe en lui-même, alors je me tourne vers Children Of Bodom qui, oh, quel hasard, a sorti il y a quelques jours (le 7 mars plus précisément) son 8e effort, intitulé Relentless Reckless Forever. Groupe qui a connu les faveurs de bons nombre de metalheads grâce aux albums Hate Crew Deathroll (2003) ou encore l’album de reprises sorti il y a deux ans, Skeletons In The Closet contenant le mythique Oops I Did It Again, version power metal.

Cette galette est, comparée aux autres albums du groupes, plus court et surtout plus catchy, comme si le temps était compté et que du coup, il faut expédier ses chansons telle une mitraillette dans la chambre couverte de posters de Justin Bieber. Toujours est-il que les neuf titres qui ornent cet opus sont loin, très loin d’être mauvais. On peut même dire qu’ils sont très efficaces tant ils vont droit au but. Il me sera donc inutile de vous dire que le titre qui ouvre, Not My Funeral, est archi tonitruant et très bourrin mais avec cette petite touche « bodomienne » si chère à la bande à Alexi Laiho (chanteur et gratteux de son état) qui consiste à délivrer dans nos écoutilles une cavalcade de riffs parfaitement accompagnée du clavier de Janne Wirman. Et le reste de l’album est ainsi, tout comme le titre éponyme de l’album, Relentless Reckless Forever, ou encore le single Was It Worth It? qui est décrit par son frontman de « chanson pour faire la fête ». Je dois reconnaître qu’il n’a pas complètement tort. En tout cas, je vous le conseille chaudement ce single.

Children Of Bodom

Children Of Bodom

Et même s’ils ont voulu nous montrer que cet album est celui de la maturité, je serais tentée de dire à ces messieurs que même si ça ne ressemble pas au COB du début, bah ça reste du Children pur jus avec toutes les caractéristiques que l’on peut trouver : les riffs, les solos de barge, le mélange des genres, à la fois hyper mélodique, très épique et aussi méga méchant. Comme sur les titres Pussyfoot Miss Suicide ou encore le titre qui clôture l’album, Northpole Throwdown (petite référence cachée à leur patrie, pays située au sud du Pôle Nord) qui est de loin un des meilleurs titres de l’album et qui, j’en suis sûre fera mouche lors de concerts et en particulier celui très attendu au Zénith le 2 mai prochain (cherchez pas les mecs, c’est déjà complet!!).

Pour moi les titres qui se détachent sont Cry Of The Nihilist et Shovel Knockout, que je trouve excellent car vraiment différents dans le sens où ils nous emmènent dans des univers différents et où on sent que malgré tout, il y a eu du boulot et de la recherche dans les textes et les mélodies. De plus, ils sont aussi tous les deux vraiment intéressants à écouter quand on est fan du groupe depuis un moment. Seul Ugly ne semble pas attirer mon attention plus que ça mais ça n’engage que moi!!!

Alexi Laiho

Alexi Laiho, frontman et guitar hero

Pour résumer, l’album est très bon et se dirige aussi pour un beau et franc succès auprès de ses fans (et c’est vrai qu’ils sont très dévolus chez la COBHC – comprenez COB-HateCrew), on est pas trop déçus au final et donne un rendu suffisamment chouette pour qu’on ait hâte, oh oui hâte de les voir en concert. Si vous ne connaissiez pas ou peu Children Of Bodom, cet album pourra vous donner de bonnes bases!!! Une bonne réussite, sans surprises certes, mais bonne quand même.

Album: Relentless Reckless Forever
Sortie le 7 mars chez Universal France
Note: 7/10

http://www.cobhc.com
http://www.myspace.com/childrenofbodom
http://twitter.com/cobhc

Miss Nessie.

Aaaaah la Suède, ses fjords, ses polars, ses enseignes de meubles low-cost. Et sa foisonnante scène rock, pop et metal. Eh oui, des artistes comme Robyn, Lykke Li, The Cardigans ou encore Opeth et In Flames sont bel et bien du pays de Fifi Brindacier et de Mikael Blomkvist. Certes, il n’y a pas que Abba et Neneh Cherry en Suède. Une chose est sure, en 2011 il va falloir compter sur un tout nouveau groupe, les Royal Republic.

Royal Republic

Royal Republic

Depuis 2007, ce quatuor originaire de Malmö (prononcez malle-meuh) fait du bon rock’n’roll bien barré et à l’énergie punkisante qui en ravira plus d’un. En somme, si vous avez aimé The Hives ou The International (Noise) Conspiracy, vous les adorerez!! Sonorités entraînantes, refrains entêtants et humour carrément potache, ce premier effort « We Are The Royal » est une petite pépite dans le genre, si ce n’est la pépite de ce début d’année 2011. Décorticage de la bête…

We Are The Royal

We Are The Royal: une pépite made in Sverige

 

L’album commence de manière tonitruante avec l’intro « The Royal » où l’on découvre les qualités vocales de Adam Grahn, alliant punk et rockabilly. Le ton est déjà donné avec le 2e titre, « President’s Daughter » qui allie bon riffs, textes hilarants et mélodies catchy. En parlant de paroles hilarantes, l’album contient pas mal de titres complètement tarés et catchy dont les paroles parlent essentiellement de filles, de conquêtes féminines et… de meufs! Les exemples les plus criants seraient « Tommy-Gun », « I Must Be Out Of My Mind », « Walking Down The Line » (un hommage à Johnny Cash?) ou encore l’excellentissime nouveau single « Underwear », qui peut se vanter d’avoir le meilleur refrain au monde: « I can see your underground from down here… » (trad: je peux voir tes sous-vêtements d’ici-bas). Chez moi, on dit que c’est PRICELESS!!!

 

Enfin bref, toujours est-il que ce premier effort des Royal Republic est très prometteur, les singles « Tommy-Gun », « All Because » (qui les a fait connaître en Scandinavie, fin 2009) ou encore « Underwear » (dont le clip devrait arriver incessamment sous peu) en sont de belles preuves. Sinon, il y a aussi des titres plus rentre-dedans comme « OiOiOi » (oui oui, comme le style musical), « The End » ou encore « Cry Baby Cry » qui fait énormément penser à The Hives comme si l’intro aurait été pompée à « Walk Idiot Walk » mais là, non ça passe crème comme dirait les djeun’s…

 

(clip de Tommy Gun)

 

S’il y a un titre qui caractérise parfaitement bien cet opus, c’est bien « Good To Be Bad ». Cette chanson a le don de vous rendre jouasse, vous faire shaker du booty en soirée et qui serait archi efficace en Sabotage Rock Party (juste pour éviter de mettre des trucs comme les Black Eyed Peas ou les Plasticines, après moi je dis ça, je dis rien…). Certes, ça sent l’influence Hives/Danko Jones à plein nez, mais qu’importe parce que ce titre est taillé pour la scène, en plus d’être l’une des plus réussies de l’album. « Full Stream Machine » est aussi super sympa, puissant et à la fois drôle avec ses petits effets futuristes façon « Retour du Jedi ». En tout cas, la mayonnaise prend très facilement avec cette album, le son et la prod sont sans défauts et il vous rendra de bonne humeur en toute circonstances. Quand on vous dit que la musique adoucit les mœurs…

 

Pour conclure, je dirais que cette première galette est réussie, que c’est un album à posséder parce qu’un truc qui vous fait sautiller comme un cabri 12 fois par titre et que le rock’n’roll scandinave est plus que vivant et c’est tant mieux!! Quelque chose d’autre à ajouter à cela? Oui, que cet opus des Royal Republic est indispensable et quand bien même il ne se serait pas encore, croyez moi, parole de Gonzo Dudette, IL LE SERA!!! Tack så mycket Royal Republic!!!

 

Miss Nessie

 

  • Album: We Are The Royal
  • Sortie le 17 janvier 2011 chez Roadrunner Records
  • Note: 9/10

 

www.royalrepublic.com

www.myspace.com/royalrepublicsweden

www.twitter.com/royalrepublic

 

Pour ceux qui comme moi sont des gros fans d’alternative rock, un groupe tel qu’Helmet est forcément culte. Et donc chaque sortie d’album est un évènement. Il est vrai que le combo mené par Page Hamilton n’avait plus donné signe de vie depuis 2006 et la sortie de leur dernier opus, Monochrome, qui nous avient un peu laissé sur notre faim quand le précédent effort du groupe, Size Matters, marquait le grand retour de Helmet notamment avec See You Dead, qui a marqué mes années BEP (aaaah nostalgie, quand tu nous tiens…). Plusieurs passages à Paris (que j’ai TOUS manqué pour des raisons indépendantes de ma volonté parce que c’étaient plus celles de mes parents) entre 2004 et 2006 puis plus rien jusqu’en Juillet dernier avec des extraits en téléchargement gratuits dudit Seeing Eye Dog, en plus de 2 live enregistrés en début d’année (à savoir Tic et Milquetoast, deux classiques du groupe).

Seeing Eye Dog

Seeing Eye Dog

Sortie le 7 septembre dans toute bonne crèmerie qui se respecte, ce 7e opus est vraiment bien fichu. Non, je ne dis pas ça parce que j’adore le groupe mais parce que contrairement à Monochrome, c’est un très bon album. Comme pour marquer un éternel come back ou alors pour prouver que Helmet est loin, bien loin d’être mort, mais ça ne change rien au problème parce que c’est une très bonne galette. Premièrement, le son tout comme la prod’ sonne plus authentique (spectre d’Aftertaste, est-tu là?), deuxièmement la voix de Page Hamilton est une fois de plus nickel, sans fioriture comme vous pourrez le constater tout au long de cet album et plus particulièrement sur le titre qui ouvre l’album So Long ou encore celui qui le clôture, le très radio-friendly She’s Lost. Troisièmement, si vous ne jetez pas une oreille dessus, vous raterez des bons moments de stoner pop rock East Coast comme In Person (qui pourrait faire penser à du Foo Fighters et parfaite pour les lives), And Your Bird Can Sing (nonchalante à souhait, un peu cynique aussi mais dans le bon sens et qui malgré son côté un peu cheesy est une super chanson), Miserable (quand Victor Hugo se met à l’alternative rock mais avec des relants popisants) ou encore Welcome To Algiers (qui doit aussi gérer la fougère sur scène, verdict en décembre prochain, voir les dates ci-dessous).

On trouve aussi quelques petites perles comme l’interlude Morphing ou encore White City qui me font beaucoup tripper.

Un titre aura néanmoins requis toute mon attention : LA Water. Si ce titre semble emblématique de ce 7e opus de Helmet, je trouve que la version studio de ce titre est en deça de la version remixée (disponible sur la version Deluxe et offerte en Juillet dernier sure le site du groupe) qui est une VRAIE tuerie. Mais c’est pas mal quand même, j’aime bien. Mais je préfère la version électro, ça doit être mon côté « Je kiffe la french touch du début des 2000s (c’est-à-dire avant David Guetta et Bob Sinclar) et Discovery de Daft Punk a bercé ma pré-adolescence tellement pour moi ce sont les Led Zep de la scène électro mondiale » qui ressort hahaha.

Helmet

Helmet, version 2010 avec au centre Page Hamilton

Bon, tout ça pour dire que le dernier Helmet est vraiment bien, vraiment bon et c’est un album à posséder car comme le fut Betty il y a quelques années lumières de cela ou plus récemment Size Matters pour les 20 ans et plus qui ont connu les dernières émissions rock / metal à la radio et aussi MTV2 à ses meilleures heures (entre 2004 et 2007), ce Seeing Eye Dog ne peut QUE vous surprendre positivement.

Et pour les impatients feu follets comme votre chère Gonzo Dudette qui regarde avec envie son billet en bavant sur les côtés, Helmet fera un petit passage en France en décembre et voici les dates :

 

  • Le 5/12 à La Glace d’Annecy (74)
  • Le 6/12 à La Laiterie de Strasbourg (67)
  • Le 10/12 à l’Elysée Montmartre de Paris (75) et NOUS Y SERONS!!
  • Le 11/12 à l’Astrolab d’Orléans (45)
  • Le 12/12 au Grand Mix de Tourcoing (59)
  • Le 13/12 au Voorhuit de Gand (parce qu’on pense aussi à nos amis de Belgique)

Note : 8,5/10

Morceaux choisis : Seeing Eye Dog, In Person, And Your Bird Can Sing, She’s Lost

 

Miss Nessie

Aaaah Stone SourStone Sour et la jolie voix de Corey Taylor, les belles mélodies des rockeurs de Des Moines, Iowa. Groupe qui, soit dit en passant, compte deux membres de Slipknot, à savoir Corey Taylor et son géant gratteux, Jim Root (qui culmine à près de 2m)

Audio Secrecy

Audio Secrecy, 3e album de Stone Sour

Stone Sour fait partie de ces groupes réglés comme des montres suisses, car malgré le fait qu’ils existent depuis 1992 (c’est-à-dire belle lurette avant Slipknot), ils sortent tous les 4 ans depuis leur album éponyme en 2002, une nouvelle galette. Alors il y a donc eu Stone Sour, un debut album très prometteur d’où est extraite cette magnifique balade qu’est Bother (entendue dans la BO de Spiderman, pour les cinéphages) ; puis Come What(ever) May en 2006 qui a été un véritable carton en plus d’être un excellent album avec des tubes comme 30-30/150 ou encore Through Glass. Même en n’ayant pas MTV2 à la maison, vous avez sûrement entendu ces titres au moins une fois. Cette fois-ci, en 2010 donc, ils nous reviennent avec Audio Secrecy, un album résolument plus rock que ses prédécesseurs. En gros, ne vous attendez pas à entendre des trucs à la Disasterpiece, Stone Sour c’est nettement plus calme que ça mais ça ne veut pas dire que c’est moins bon, bien au contraire.

Mais je préfère vous annoncer la couleur tout de suite, j’ai le regret de vous annoncer que cet album ne contient pas de grosses surprises, néanmoins si surprise il devait y avoir, ce serait au niveau de la production et surtout dans la composition, en effet l’album semble plus travaillé, plus mature et pour le coup mieux fignolé. Ça c’est quand même un super bon point pour eux et il est difficile de leur en vouloir pour ça.

Quant aux chansons, eh bien il y a les titres catchy et puis il y a… les autres. Bizarrement les titres catchy sont les plus efficaces (et je ne suis pas la seule à le penser) mais pour moi, ces titres sont les plus authentiques. Alors, certes l’authenticité ne réside pas toujours dans les doubles pédales (et j’ai un paquet d’exemple pour ça, voir ici) mais dans le cas présent, des titres typiquement Stone Souriennes comme Mission Statement, Threadbare, Dying ou encore Digital (Did You Tell) on se dit que l’album est très prometteur et pourtant même avec Digital, on sent qu’il y a un bean’s, un petit mais qui se voit quand même. Ça sent le tube rock FM un peu mainstream, idem pour Say You’ll Haunt Me (qui reste un très bon titre malgré tout). Sinon, dans le lot des bonnes chansons catchy, The Bitter End, fait figure de valeur sure.

Stone Sour version 2010

Stone Sour version 2010

Je vous ai énuméré les bons trucs, place aux moins bons. Certains titres de la 2e partie de l’album sont beaucoup trop calmes, voire trop doucereuses et du coup, on est un peu déboussolés. Il y a malgré de bons éléments comme Imperfect, Let’s Be Honest et Nylon 6/6 qui sonnent à 100% calibré KROQ (radio californienne à fond dans l’alternative rock) mais il y a aussi des titres qui ne sont pas terribles comme Miracle ou le très dispensable Pieces, un titre ininterprétable pour Corey Taylor (qui nous avait habitué à franchement mieux, là il fait du sous-Kid Rock, et ça c’est franchement la loose quand on connaît la qualité de l’un et la médiocrité putassière de l’autre, pour ne pas dire fécale). Super mauvais choix tactique de la part de la bande à Corey Taylor. Mais faute avouée, faute à moitié pardonnée comme on dit…

Alors, ce 3e effort de Stone Sour est-il une grosse déception ou juste un jeu de loto où on perd à 2 numéros près? Ni l’un ni l’autre. Je pense qu’ils sont simplement tombés dans le syndrome du « On a fait un méga trop bon album avant et maintenant on est un p’ti peu raide niveau mélodies qui tuent », mais ça arrive à tout bon groupe qui se respecte. Il suffit de digérer un peu cette galette, un mois ou deux et de le réécouter pour savoir si on l’aime toujours autant. C’est probablement ce que je vais faire et puis, on verra fin Décembre ce qu’il en est de ce Audio Secrecy. L’avenir nous le dira mais une chose est sure, on continue d’aimer Stone Sour et on continuera à les soutenir dans Nessieland, en espérant qu’il nous le rendent bien avec quelques dates françaises en 2011… Pour le reste, on se donne rendez-vous en 2014 😀

Note: 7/10

Sortie le 7 septembre 2010 chez Roadrunner Records

Morceaux choisis: Mission Statement, The Bitter End, Threadbare

Plus d’infos sur leur website, leur MySpace ou alors sur leur compte Twitter.

Miss Nessie

Rock en Seine a célébré le Week-end dernier sa 8ème édition en grande pompe avec une programmation a s’en lécher les babines: Arcade Fire, Skunk Anansie, Cypress Hill, Blink 182, Queens Of The Stone, Black Rebel Motorcycle Club, Massive Attack, Two Door Cinema Club, Stereophonics, LCD Soundsystem, Crystal Castles, Underworld, Roxy Music etc…

En mettant les petits plats dans les grands, le festival a attiré plus de 36 000 festivaliers en affichant complet dès les 1ères semaines d’août. Bien sur, que serait Rock en Seine sans sa « malédiction » car nous avons appris que le groupe britannique de Ou Est Le Swimmingpool a dû annuler leur venue suite au suicide de son chanteur Charles Haddon le 20 août dernier juste après leur concert au Pukkelpop festival, en Belgique. Après d’âpres négociations et supplications en tout genre, j’ai finalement pu trouver une place au dernier moment et me rendre à ce festival. Retour sur ce week-end riche en émotions fortes…

Vendredi 27 août 2010

Il est 16 heures lorsque je débarque au Domaine National de Saint Cloud pour la 8e édition du festival Rock en Seine. Festival qui m’est relativement familier quand on sait que j’y suis déjà allée en 2005 pour voir les Queens Of the Stone Age et en 2009 pour Faith No More (article paru il y a déjà 1 an chez nos amis de Stubbadub et aussi dans Nessieland). Je textote quelques potes pour savoir où ils se trouvent, tant qu’à faire, autant ne pas y aller seule, mais il faut dire que le festival est tellement noir de monde que ça relève de l’exploit si on y croise des gens qu’on connaît.

Mon pass 3 jours

Je m’accorde une petite pause Internet sur le stand SFR puis entame une courte promenade sur les différents stands du site, et là première chose qu’on remarque, c’est qu’il y a beaucoup de monde au Domaine de St Cloud. Je crois que c’est bien la 1ère fois où il y a autant de monde là-bas.

Il est déjà 17.30 lorsque j’arrive du côté de la Grande Scène pour voir un peu ce que ça donne au concert de Kele, le chanteur de Bloc Party. Je connaissais un peu le bonhomme grâce à mon ami, le transistor (eh oui, j‘ai deux amis dans la vie: YouTube et la radio, mon mp3 c‘est mon amant) et je m’attendais à un set assez dansant. Et effectivement, l’ambiance électro du concert de Kele était extraordinaire. Imaginez des milliers voire des dizaines de milliers de personnes dansant sur une pelouse géante. Bah en gros, c’était ça. Avec les ballons qui flottent dans les airs, c’était vraiment très sympa. Autre truc qui était sympa, les petites danses du britannique et ses mouvements de reins. Beyoncé c’est de la gnognotte comparé à lui. Quant à moi, je n’ai pas pu m’empêcher de danser danser danser comme une folle, en particulier sur « Tenderoni », le single de Kele. Il est 17 heures et presque 50 minutes et le set est déjà fini. En tout cas ça a été une très très belle surprise pour moi. Cette journée commence sous les chapeaux de roues et en plus, je suis si bien placée que je risque de prendre un pied monumental lors du prochain set, celui des très attendus Skunk Anansie.

Kele dansant sur "Tenderoni"

Je décide de ne pas aller voir Foals mais c’est pour une bonne cause : la voix de la divine Skin, longiligne et incroyable cantatrice blackette chauve à la voix puissante et à la fois si douce. Je sais qu’elle est bien plus que ça, il suffit juste de l’entendre. Mais qu’est qu’elle envoie!! Enfin je veux dire, rien que sur CD ça s’entend et là, je vais la voir en live. Franchement, il y a de quoi se réjouir et moi, je jubilais comme jamais. Le genre de bout de femme qui m’impressionne et dont je suis fan. Un peu comme Courtney ou encore Julie Christmas mais dans un autre registre, en somme.

Skunk Anansie

Skunk Anansie sur scène

Autre personne que j’attends avec impatience, c’est ma môman rock’n’roll, qui s’avère être une grosse fan de Skunk et c’est aussi avec elle que je suis partie voir FNM à Rock en Seine l’an dernier. Il était normal qu’elle soit avec moi pour ce festiv’. Il est pratiquement 18h30 quand ils arrivent sur scène : Mark, Ace et Cass. Puis tel un ouragan portant mon 2e prénom qui surgit de nulle part, la belle Deborah Dyer, plus connue sous le nom de Skin. Elle vient et met le feu directe à la scène. Dès la première chanson, PAF dans tes dents. Du côté de la scène où nous étions c’était la folie pure mais c’est que du bon. Skin nous offre aussi quelques mots en français, encore un bonus. Quant à la setlist, elle était juste parfaite, composée de grands classiques et de petites nouveautés du prochain album « Wonderlustre » qui sortira le 13 septembre. Vivement leur concert en février 2011 à l’Olympia et Nessieland est déjà sur le coup!!

Skunk Anansie

19h20. C’est la fin du set de Skunk et on s’impatiente déjà pour le concert de Cypress Hill. On a sympathisé avec des fans de Blink 182 venus de Bretagne et des nenettes avec des super tatouages. 20 heures pétantes, place à Cypress Hill. Énorme show, super ambiance, ça sentait pas mal la weed mais peu importe, c’était la folie furieuse à Rock en Seine. Si bien la folie qu’on s’est fait carrément écrabouiller par des hordes de fans mais c’était un mal pour un bien car mes problèmes de dos sont résolus, on peut pas dire pareil de mes mains. Un set qui a duré une bonne heure où le groupe nous a aussi livré une setlist impeccable dont le fameux Insane In The Brain, titre qui n’a jamais aussi bien collé à un public et ce qui restera sans doute un des meilleurs moments de Rock en Seine quand tout le monde a pogotté et jumpé comme des ouf mentaux. Symbiose parfaite et la foule qui criait les paroles. C’était mon 1er concert de gangsta rap mais punaise, qu’est ce que c’était bon!!

Cypress Hill sur la grande scène

On quitte la Grande Scène pour aller voir la 2e partie du concert des Black Rebel Motorcycle Club aux alentours de 21h20 et c’était tout aussi bon. Rock’n’roll à souhait, bluesy mais pas cheesy et puis avec de très belles mélodies. Un live sans fioritures et une belle expérience comme on les aime. Une de mes préférées du groupe, Whatever Happens To My Rocknroll, a été jouée et a provoqué un élan de joie sur la scène de la Cascade. Heureusement qu’ils ont pu jouer malgré la perte du père d’un des membres de BRMC et leur hypothétique annulation qui a été démentie à la dernière minute. Et je pense très franchement que nous étions pas mal à être ravis de les voir. Ce live sera une des nombreuses autres bonnes surprises de Rock en Seine 2010. On part rapidement voir Deadmau5 et le peu qu’on a vu nous a plu mais malheureusement, il est pratiquement 23 heures et il était temps de rentrer vite chez nous.

Black Rebel Motorcycle Club

On quitte le festival en ayant entendu quelques chansons de Blink 182 (bah ouais quand même, bien que je ne suis pas vraiment fan des Blink) et je rentre en tramway en direction de la Défense avec des étoiles dans les yeux et des ankyloses aux mains. Vivement samedi et surtout… vivement les Queens Of The Stone Age!! Et comme on dit à Nessieland : « Boooyaaaaaah!! »

Miss Nessie

A lattention des lecteurs : Pour des raisons professionnelles et aussi par respect pour les fans de Hole et pour le groupe en lui-même, je vous prierais de vous abstenir de tout commentaire désobligeant à l’intention de Courtney Love. En gros, les rageux de service sont invités à ne pas poster des trucs du style « Cest elle qui a tué Kurt ! » dans l’espace réservé aux commentaires, les autres commentaires du style « j‘y étais » et autres sont autorisés même si vous vous êtes fait chier. Premièrement parce que je n’ai aucune envie de me lancer ce genre de débats, deuxièmement parce que Nessieland est un blog sérieux et troisièmement parce que ça fait 15 ans que ça dure et que ça me gonfle, tout simplement. Merci =‘)

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Ces derniers temps, j’ai eu l’occasion de voir tout plein de groupes avec lesquels j’ai grandi et qui m’ont permis d’être la grosse accro à la musique que je suis : Madness, Stone Temple Pilots, Faith No More (aaaaah Madrid!!! Ooooh Dour!! *gros soupirs*), Rammstein, Alice In Chains, Slash, Deftones, Soulfly, Supergrass etc… Et vu la pléthore de concerts qui m’attendent dans les semaines à venir, j’ai de quoi me réjouir.

Hole

Hole, de retour à Paris!!

Mais s’il y a bien un concert que j’attendais avec impatience, c’est bien celui de Hole au Bataclan. Hole pour les padawans ou pour les moins de 15 ans, c’est le groupe de la sulfureuse et très rock’n’roll Courtney Love. Une garce pour certains, une idole pour d’autres et moi, je l’adore depuis toute petite. Déjà à l’époque, elle me faisait tripper dans des clips comme Violet, Doll Parts ou encore le mythique Celebrity Skin. Et malgré toutes ces années, elle reste un symbole et un modèle pour moi. Alors imaginez ma joie lorsque j’ai appris dimanche dernier que j’assisterais à ce concert qui promettait d’être impressionnant. Pari complètement réussi parce que ce show était tout simplement MORTELLISSIME!!! Ouaip, j’ai carrément inventé un mot pour définir ce concert. Courtney a roxxé comme jamais, ses boys s’en sont bien sortis même si la foule était venue en grand nombre pour voir la veuve de Kurt Cobain. Nous compris.

Quand je dis nous, je parle de moi et de la charmante Violette qui était venue avec moi au concert et que j’ai gentiment invitée au concert car nous sommes toutes les deux des fans de l’émission radio BRING THE NOISE dont je vous ai déjà parlé. Trêve de blabla et place à la vraie revue du concert.

La salle était comble et une fois de plus, on suffoquait au Bataclan. En même temps, c’est rare un concert au Bataclan où on ne meurt pas de chaud. Mais on avait de quoi s’hydrater alors tout baignait. Le show a commencé avec la 1ère partie : The Dodoz. Inutile de vous dire que j’ai été des plus réceptives et des plus assidues… haha ha nan, je déconne, j’ai vraiment pas aimé cette bande de djeuns tout droit sorti d’une classe de Première L de mon ancien lycée qui font du sous-Superbus alors je vais pas m’attarder dessus. Déjà que j’avais pas aimé quand ils ont joués à Colombes avec les Wampas. Bonne réception du public malgré quelques « COURTNEEEEEEEY » sortis de nulle part. Une partie du folklore, quoi.

Il est 21 heures passées de 10 minutes quand soudain retentit une chanson qui me fait penser à des Valkyries (ou à une pub pour une banque, c’est selon) et là, Courtney débarque, demande un pull et une clope et démarre avec Pretty on the Inside, un des 1ers hits de Hole. La salle suit et tout le monde était là à jumper et pogotter. Une super bonne ambiance et une Courtney Love manifestement ravie d’être à Paris. Elle enchaîne avec une reprise des Rolling Stones, Sympathy For The Devil, et c’était vachement bien!! Beaucoup pensaient que la voix de Miss Love ne suivrait pas et au final, si et très bien même. Puis ensuite viennent les tubes du groupes comme Skinny Little Bitch, Miss World (sans la tiare mais quand même), Violet (ma préférée) et aussi le cultissime Celebrity Skin (tadaaa tadaaa tadaaah oh make me oveeeeeer tadaaa tadaaa tadaaah I’m all I wanna beeee…).

Bien sur, on a eu droit à des speechs assez intéressants, cocasses ou alors complètement barrés de la part de Courtney mais bon, ça fait partie du personnage et puis les gens ont appréciés. Surtout quand elle a demandé au public ce qu’il voulait entendre. Beaucoup ont proposé Jennifers Body mais elle le sentait pas trop, dommage c’est une autre que j’adore. Mais avant cela, on a eu droit à une version différente d’une chanson de Leonard Cohen (Courtney clamera d’ailleurs au public que ce n’est pas « fucking Hallelujah », sur ce point elle a raison, trop de gens massacrent cette merveille de la musique contemporaine. À la place, elle a joué Take This Longing et il fut réussi. Ça m’a donné d’en écouter plus. Et ensuite, il y a eu cette chanson « sur une plage où beaucoup de gens vont et où elle aime aller », Pacific Coast Highway, puis « lautre plage » Malibu et ensuite avec Plump où j’ai eu l’impression de revenir à mes belles années 90. Bon sang, je suis vraiment née avec une douzaine d’années de retard!! Puis s’en suit Honey, de son nouvel album, Nobody’s Daughter.

Sinon, en parlant de mes 90s chéries, elle fit aussi une autre reprise intéressante, une « qu[elle] navait jamais fait et quelle ne refera probablement jamais » mais « quelle écoutait beaucoup quand elle était enceinte de 8 mois et que Kurt aimait aussi ». Il s’agit de Jeremy de Pearl Jam et Courtney bat largement le père Vedder, non je ne dis pas ça parce que je suis fan de Hole et que j’ai toujours détesté la voix d’Eddie V. mais il y a pas photo, on était quelques centaines à avoir aimé cette reprise. En tout cas, de mon côté, ils avaient aimés ! Et puis en parlant de Kurt, il y a eu aussi Doll Parts, belle chanson sortie quand Vous-Savez-Qui est mort et qui m’a fait penser à quelqu’un que j’adorais mais qui m’a beaucoup déçue ces derniers temps.*Sniff sniff* La chanson terminée, elle file en coulisses pour se changer.

Elle revient quelques minutes plus tard pour nous interpréter une autre reprise des Rolling Stones à savoir, Play With Fire, et enchaîna ensuite avec How Dirty Girls Get Clean en deux versions (une plus cool et une plus rock). Nouvelle reprise, la 4e de la soirée, c’est Thirteen de Big Star, que bon nombre de trentenaires bien connaître. Puis s’en suit Notther Star et Never Go Hungry. Pas de doute, Nobody’s Daughter a bien été représenté lors de ce concert parisien bien qu’il manque Samantha et le titre Nobody’s Daughter. Qu’à cela ne tienne, la setlist n’est reste pas moins éclectique et vraiment bien fichue. Courtney lance quelques « mercis » en français et avoue qu’elle adore « les frenchies » autant que la France. Qu’elle se rassure, les français l’aiment aussi. Et c’est là qu’elle repart pour une deuxième pause, c’est l’heure du 2e rappel.

Elle re-débarque quelques minutes plus tard et fait la présentation de ses boys, dont un guitariste qu’elle dit être son fils. C’est vrai qu’il avait l’air bien jeune. Courtney Love commence ce 2e rappel avec l’intro de Bullet With Butterfly Wings des Smashing Pumpkins (le groupe de son ex, Billy Corgan) puis nous livre Gold Dust Woman, un classique des 70s initialement interprétée par Stevie. Non, elle ne parle pas de Stevie Wonder mais de Stevie Nicks, la grande blonde de Fleetwood Mac (grand groupe rock des années 70) et amie de Courtney. Après cela, Courtney avoue au public qu’elle se sent vachement bien ce soir et ce que c’est comme si elle était en pleine chauvauchée fantastique mais elle n’est pas encore satisfaite, et c’est là que les 1ères notes de Someone Else’s Bed sont jouées, chanson qu’elle a « écrit lorsqu’elle était en désintox, un endroit où on se drogue mais où personne ne doit se faire choper en train de se droguer ». Rires de la salle puis Courtney voudrait « chanter une chanson blues sur la drogue » et elle se lance dans une interprétation de cette chanson dont je n’ai pas pu trouver le titre et c’est une Courtney débordant d’énergie, de niaque mais aussi toute en joie qui fait chavirer le public.

22 heures et presque 40 minutes, le concert touche à sa fin et même si nous avons eu l’occasion d’entendre à la sortie du Bataclan des réactions assez mitigée, et bien ma foi, ce concert de Hole restera pour moi un super bon show parce que la miss Courtney a juste déchiré, elle est toujours aussi barrée et a super bien chanté. Mon amie Violette et moi sommes restée pantois après la fin de concert et on en gardera je pense, un très bon souvenir. Merci mille fois Courtney Love pour ce show en espérant qu’elle nous revienne très vite à Paris!!

Miss Nessie

PS: Petit coucou et gros remerciements à toute l’équipe de BRING THE NOISE pour nous avoir permis de passer une excellente soirée et aussi à mes amis noiseurs que j’espère retrouver très très vite à Rock en Seine!!!

La raison pour laquelle je ne fais pas beaucoup de critiques littéraires, c’est parce que je ne me considère pas assez douée pour ça. Parce que la critique d’albums, je sais faire, pour le cinéma c’est à peu près pareil à quelques exceptions près. Mais les livres… et c’est pas faute d’être une dévoreuse de bouquins, je les avale tout cru depuis que j’ai su lire et à l’époque je n’avais pas encore 3 ans…

Bunny Munro

Mort de Bunny Munro : chroniques d'un chaud lapin en perdition...

Je vous ai fait l’éloge il y a presque un an d’un livre que j’ai vraiment adoré, un livre dont je continue à lire quelques chapitres quand l’envie m’en prend, « Then We Came To The End / Open Space » de Joshua Ferris. Ça c’était au tout début de Nessieland. Le temps passe et les articles se succèdent à défaut de se ressembler (et c’est pas plus mal) et toujours pas de chroniques littéraires. Ma foi, je vais réparer cette injustice en vous parlant d’un livre que j’ai beaucoup aimé : « Mort de Bunny Munro », un bouquin pas comme les autres à l’image de son personnage central, le « fameux » Bunny Munro et de son auteur, le chanteur australien Nick Cave.

Bunny Munro est un VRP qui vend du rêve et accessoirement des produits de beautés pour les établissements Éternité. Il est accro à la coke, à l’alcool et au sexe. Il lui suffit de fermer les yeux pour voir… des vagins, des minous de parfaites inconnues comme ceux de Kylie Minogue – grande amie et ancienne conquête de Nick Cave, ndlr – et d’Avril Lavigne (il va falloir qu’il m’explique son obsession un de ces quatre pour l’ex-skater girl devenue pipole affligeante). C’est en rentrant un soir chez lui qu’il découvre avec stupeur le corps de sa femme, Libby, qui s’est pendue laissant donc leur fils de 9 ans, Bunny Junior, éperdument seul. Bunny Munro père et fils décident de quitter la ville au volant d’une vieille Punto jaune. Et cela sonnera comme le début de leurs mésaventures à travers le Sud de l’Angleterre sans savoir qu’elle nous annonce aussi la fin d’un Bunny Munro complètement à la dérive…

Pour l’avoir lu, relu et dévoré jusqu’au dernier paragraphe, je peux dire que ce livre est un bijou parce que les personnages sont aussi atypiques qu’hallucinants. En commençant par le héros lui-même, plus « incarnation du rock‘n‘roll à l’anglaise » tu meurs (à croire que Bunny Munro serait l‘alter ego déluré de notre australien moustachu préféré), par ses conquêtes (toutes plus folles les unes que les autres), par « Grand-papa » Bunny Munro Premier (grand méchant loup édenté, cancéreux et en froid avec la terre entière) et par LE personnage le plus attachant du livre, à savoir Bunny Junior, adorable petiot de 9 ans qui découvre le monde à travers son encyclopédie et pour lequel on se prend très vite d’affection – en particulier quand le pauvre chou doit rester dans la Punto et avec une méchante infection des yeux qui le force à porter des lunettes de soleil quand papa fait son chaud lapin chez des desperate housewives Et au contraire, surtout si on est une fille, on trouve que les amis et connaissances de Bunny sont assez médiocres pour ne pas dire qu’ils sont affreux, sales et machos. Mais ce bouquin d’environ 340 pages est très accessible, très rythmé, pas relou aux niveaux des flash-back, facile à lire et puis surtout, il est vraiment très drôle. Un livre drôle qui a aussi le mérite de ne pas tomber dans le mélo ou les clichés et ça, c’est déjà un super bonus, vraiment et puis ça nous change de l’autre enquiquineuse mormone de mes deux avec ses imbéciles heureux de loups-garous et de vampires à la con. Je t’en ficherais moi des vampires qui brillent comme des boules à facettes, abrutie!!

Tout ça pour dire que ce livre est réellement fascinant et qu’il mérite d’être lu. Alors, c’est parfois un peu cru mais bon, il faut bien que le slogan « sex, drugs and rocknroll » si cher à Nick Cave (et à sa jolie plume, il s’agit là de son 4ème livre, après Et l’Ane Vit l’Ange en 1989 et King Ink, Volumes 1 en 98 et 2 en 99) soit utilisé à bon escient et non rabaché comme de la mort aux rats par des tronches de cake à cervelle de flamby et des hipsters trentenaires couillons jusqu‘à la moelle!!! Bon sang que je déteste les hipsters, grrrrr!! Alors si vous voulez passer un bon moment avec un bon pavé, procurez vous ce livre et assistez donc à la Mort de Bunny Munro… Je ne sais plus qui a dit « la mort vous va parfois si bien » mais en tout cas, il/elle a raison 🙂 .

Plus d’infos sur Nick Cave : www.nickcaveandthebadseeds.com // www.grinderman.com // www.myspace.com/nickcaveandthebadseeds // www.mortdebunnymunro.fr (le site officiel du livre)

Miss Nessie

Ps: Il va falloir que je le fasse plus souvent, si un prochain livre trop pas connu me plait, je vous en ferait un joli topo, c’est promis 😉

Pps: Bah autant vous le dire tout de suite, Nessieland sera très prochainement déclinée en anglais. C’était un projet qui me tenait à cœur depuis longtemps mais qui a été retardé pour des raisons techniques et complètement indépendantes de ma volonté. Mais aujourd’hui, c’est officiel. Enfin, cela le sera en septembre. Je vous tiens au courant très vite.

NB: Cet article a été rédigé initialement fin juin mais n’a pu être publié qu’aujourd’hui pour cause de PC défaillant. Toutes mes excuses…

 
Omen

"Omen" de Soulfly

 

Soulfly … aaaah Soulfly!!! Que de bons souvenirs!! Le concert énorme à Paris en 2005, la séance de décicace qui l’a précédée aux Champs Elysées (mais pourquoi plus personne n’en fait?), mes 1ers moshpits d’adolescentes… toute une époque!!

Mais les choses ont changé sen 5 ans, Max & Iggor Cavalera se sont rabibochés, la Cavalera Conspiracy a fait son apparition en grande pompe en 2008, Incite (groupe du fils de Max, Richie C.) a repris le flambeau du death metal américano-brasileiro depuis la fin (officieuse) de Sepultura et puis surtout, Soulfly a peu à peu laissé son côté reggae/roots pour le son brutal et méchant. J’avoue avoir été sceptique en lisant quelques interviews mais mes craintes se sont vite discipées lors de la sortie du « single » Rise Of The Fallen, en featuring avec Greg Puciato de The Dillinger Escape Plan.

Parce qu’ici à Nessieland, on aime bien le métal et que généralement, on le lui rend bien, j’ai décidé de m’intéresser à Omen, le dernier bijou de Soulfly, sorti chez Roadrunner Records et dispo dans toutes les bonnes crêmeries depuis fin mai… et le moindre qu’on puisse dire, c’est que cet album est radicalement différents des précédents opus.

Et on le ressent dès les premières doubles pédales folles que l’on doit à Bloodbath & Beyond, titre qui a le mérite d’être à la fois très catchy et très efficace. Ce qui nous met déjà dans l’ambiance. Il parait que la qualité d’un album se joue sur les 3 premiers titres et les 2 derniers, j’ai oublié qui a dit ça, mais dans ce cas précis, c’est entièrement vrai. Vous pouvez déduire donc que Rise Of The Fallen (qui est une tuerie) et Great Depression, qui est très thrash métal sont deux belles réussites. Néanmoins, j’ai reconnu dans Great Depression des petites références à la discographie du père Cavalera, serait-ce fortuit?

D’autres titres comme Jeffrey Dahmer, Vulture Culture, Mega Doom ou encore Counter Sabotage marquent le tournant radicalement thrash death pris par le combo de Phoenix, Arizona. Jeffrey Dahmer ou comment Max raconte l’histoire vraie d’un psychopathe cannibale sans tomber dans les clichés (style Cradle Of Filth ou autres groupes de Black Metal, foireux ou non d’ailleurs) alors dit comme ça, ça doit vous faire ni chaud ni froid mais c’est à mon sens une des chansons les plus réussies de l’album avec Off With Their Heads et Soulfly VII, trop rares titres à avoir gardés l’esprit originel de Soulfly à mon goût.

Et puis il y a celles qui m’ont fait « l’effet soufflé », on croit qu’on est tombé sur un dragon et on se rend compte qu’en fait c’était une gerbille!! Comme pour Lethal Injection, qui est de loin la moins réussie de l’album et puis aussi Kingdom. Alors Kingdom, c’est pas que c’est mauvais mais c’est juste que ça ressemble à du sous-Cavalera Conspiracy. Et c’était pas faute d’y avoir fait beaucoup d’efforts pour pas que ça se remarque : la voix de Max y est toujours aussi puissante et Marc Rizzo y fait de très bons riffs, jusque là et en plus, il y a moyen de faire de sacrés moshpits dessus mais au final, on en ressort un peu déçu. Effet soufflé, donc!!

Mais bon, dans l’ensemble, j’ai quand même été agréablement surprise par ce nouvel album de Soulfly et je trouve que ce Omen est une bonne galette et qu’il faut la déguster avec modération…

Note: 7,5/10 (oui, désormais les notes sont sur 10)

  • Sortie: 31 mai 2010 chez Roadrunner // 11 titres (durée; 40′ 38 »)
  • Préférées: Rise Of The Fallen, Jeffrey Dahmer, Off With Their Heads

 

Miss Nessie


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