Nessieland : le blog

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A lattention des lecteurs : Pour des raisons professionnelles et aussi par respect pour les fans de Hole et pour le groupe en lui-même, je vous prierais de vous abstenir de tout commentaire désobligeant à l’intention de Courtney Love. En gros, les rageux de service sont invités à ne pas poster des trucs du style « Cest elle qui a tué Kurt ! » dans l’espace réservé aux commentaires, les autres commentaires du style « j‘y étais » et autres sont autorisés même si vous vous êtes fait chier. Premièrement parce que je n’ai aucune envie de me lancer ce genre de débats, deuxièmement parce que Nessieland est un blog sérieux et troisièmement parce que ça fait 15 ans que ça dure et que ça me gonfle, tout simplement. Merci =‘)

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Ces derniers temps, j’ai eu l’occasion de voir tout plein de groupes avec lesquels j’ai grandi et qui m’ont permis d’être la grosse accro à la musique que je suis : Madness, Stone Temple Pilots, Faith No More (aaaaah Madrid!!! Ooooh Dour!! *gros soupirs*), Rammstein, Alice In Chains, Slash, Deftones, Soulfly, Supergrass etc… Et vu la pléthore de concerts qui m’attendent dans les semaines à venir, j’ai de quoi me réjouir.

Hole

Hole, de retour à Paris!!

Mais s’il y a bien un concert que j’attendais avec impatience, c’est bien celui de Hole au Bataclan. Hole pour les padawans ou pour les moins de 15 ans, c’est le groupe de la sulfureuse et très rock’n’roll Courtney Love. Une garce pour certains, une idole pour d’autres et moi, je l’adore depuis toute petite. Déjà à l’époque, elle me faisait tripper dans des clips comme Violet, Doll Parts ou encore le mythique Celebrity Skin. Et malgré toutes ces années, elle reste un symbole et un modèle pour moi. Alors imaginez ma joie lorsque j’ai appris dimanche dernier que j’assisterais à ce concert qui promettait d’être impressionnant. Pari complètement réussi parce que ce show était tout simplement MORTELLISSIME!!! Ouaip, j’ai carrément inventé un mot pour définir ce concert. Courtney a roxxé comme jamais, ses boys s’en sont bien sortis même si la foule était venue en grand nombre pour voir la veuve de Kurt Cobain. Nous compris.

Quand je dis nous, je parle de moi et de la charmante Violette qui était venue avec moi au concert et que j’ai gentiment invitée au concert car nous sommes toutes les deux des fans de l’émission radio BRING THE NOISE dont je vous ai déjà parlé. Trêve de blabla et place à la vraie revue du concert.

La salle était comble et une fois de plus, on suffoquait au Bataclan. En même temps, c’est rare un concert au Bataclan où on ne meurt pas de chaud. Mais on avait de quoi s’hydrater alors tout baignait. Le show a commencé avec la 1ère partie : The Dodoz. Inutile de vous dire que j’ai été des plus réceptives et des plus assidues… haha ha nan, je déconne, j’ai vraiment pas aimé cette bande de djeuns tout droit sorti d’une classe de Première L de mon ancien lycée qui font du sous-Superbus alors je vais pas m’attarder dessus. Déjà que j’avais pas aimé quand ils ont joués à Colombes avec les Wampas. Bonne réception du public malgré quelques « COURTNEEEEEEEY » sortis de nulle part. Une partie du folklore, quoi.

Il est 21 heures passées de 10 minutes quand soudain retentit une chanson qui me fait penser à des Valkyries (ou à une pub pour une banque, c’est selon) et là, Courtney débarque, demande un pull et une clope et démarre avec Pretty on the Inside, un des 1ers hits de Hole. La salle suit et tout le monde était là à jumper et pogotter. Une super bonne ambiance et une Courtney Love manifestement ravie d’être à Paris. Elle enchaîne avec une reprise des Rolling Stones, Sympathy For The Devil, et c’était vachement bien!! Beaucoup pensaient que la voix de Miss Love ne suivrait pas et au final, si et très bien même. Puis ensuite viennent les tubes du groupes comme Skinny Little Bitch, Miss World (sans la tiare mais quand même), Violet (ma préférée) et aussi le cultissime Celebrity Skin (tadaaa tadaaa tadaaah oh make me oveeeeeer tadaaa tadaaa tadaaah I’m all I wanna beeee…).

Bien sur, on a eu droit à des speechs assez intéressants, cocasses ou alors complètement barrés de la part de Courtney mais bon, ça fait partie du personnage et puis les gens ont appréciés. Surtout quand elle a demandé au public ce qu’il voulait entendre. Beaucoup ont proposé Jennifers Body mais elle le sentait pas trop, dommage c’est une autre que j’adore. Mais avant cela, on a eu droit à une version différente d’une chanson de Leonard Cohen (Courtney clamera d’ailleurs au public que ce n’est pas « fucking Hallelujah », sur ce point elle a raison, trop de gens massacrent cette merveille de la musique contemporaine. À la place, elle a joué Take This Longing et il fut réussi. Ça m’a donné d’en écouter plus. Et ensuite, il y a eu cette chanson « sur une plage où beaucoup de gens vont et où elle aime aller », Pacific Coast Highway, puis « lautre plage » Malibu et ensuite avec Plump où j’ai eu l’impression de revenir à mes belles années 90. Bon sang, je suis vraiment née avec une douzaine d’années de retard!! Puis s’en suit Honey, de son nouvel album, Nobody’s Daughter.

Sinon, en parlant de mes 90s chéries, elle fit aussi une autre reprise intéressante, une « qu[elle] navait jamais fait et quelle ne refera probablement jamais » mais « quelle écoutait beaucoup quand elle était enceinte de 8 mois et que Kurt aimait aussi ». Il s’agit de Jeremy de Pearl Jam et Courtney bat largement le père Vedder, non je ne dis pas ça parce que je suis fan de Hole et que j’ai toujours détesté la voix d’Eddie V. mais il y a pas photo, on était quelques centaines à avoir aimé cette reprise. En tout cas, de mon côté, ils avaient aimés ! Et puis en parlant de Kurt, il y a eu aussi Doll Parts, belle chanson sortie quand Vous-Savez-Qui est mort et qui m’a fait penser à quelqu’un que j’adorais mais qui m’a beaucoup déçue ces derniers temps.*Sniff sniff* La chanson terminée, elle file en coulisses pour se changer.

Elle revient quelques minutes plus tard pour nous interpréter une autre reprise des Rolling Stones à savoir, Play With Fire, et enchaîna ensuite avec How Dirty Girls Get Clean en deux versions (une plus cool et une plus rock). Nouvelle reprise, la 4e de la soirée, c’est Thirteen de Big Star, que bon nombre de trentenaires bien connaître. Puis s’en suit Notther Star et Never Go Hungry. Pas de doute, Nobody’s Daughter a bien été représenté lors de ce concert parisien bien qu’il manque Samantha et le titre Nobody’s Daughter. Qu’à cela ne tienne, la setlist n’est reste pas moins éclectique et vraiment bien fichue. Courtney lance quelques « mercis » en français et avoue qu’elle adore « les frenchies » autant que la France. Qu’elle se rassure, les français l’aiment aussi. Et c’est là qu’elle repart pour une deuxième pause, c’est l’heure du 2e rappel.

Elle re-débarque quelques minutes plus tard et fait la présentation de ses boys, dont un guitariste qu’elle dit être son fils. C’est vrai qu’il avait l’air bien jeune. Courtney Love commence ce 2e rappel avec l’intro de Bullet With Butterfly Wings des Smashing Pumpkins (le groupe de son ex, Billy Corgan) puis nous livre Gold Dust Woman, un classique des 70s initialement interprétée par Stevie. Non, elle ne parle pas de Stevie Wonder mais de Stevie Nicks, la grande blonde de Fleetwood Mac (grand groupe rock des années 70) et amie de Courtney. Après cela, Courtney avoue au public qu’elle se sent vachement bien ce soir et ce que c’est comme si elle était en pleine chauvauchée fantastique mais elle n’est pas encore satisfaite, et c’est là que les 1ères notes de Someone Else’s Bed sont jouées, chanson qu’elle a « écrit lorsqu’elle était en désintox, un endroit où on se drogue mais où personne ne doit se faire choper en train de se droguer ». Rires de la salle puis Courtney voudrait « chanter une chanson blues sur la drogue » et elle se lance dans une interprétation de cette chanson dont je n’ai pas pu trouver le titre et c’est une Courtney débordant d’énergie, de niaque mais aussi toute en joie qui fait chavirer le public.

22 heures et presque 40 minutes, le concert touche à sa fin et même si nous avons eu l’occasion d’entendre à la sortie du Bataclan des réactions assez mitigée, et bien ma foi, ce concert de Hole restera pour moi un super bon show parce que la miss Courtney a juste déchiré, elle est toujours aussi barrée et a super bien chanté. Mon amie Violette et moi sommes restée pantois après la fin de concert et on en gardera je pense, un très bon souvenir. Merci mille fois Courtney Love pour ce show en espérant qu’elle nous revienne très vite à Paris!!

Miss Nessie

PS: Petit coucou et gros remerciements à toute l’équipe de BRING THE NOISE pour nous avoir permis de passer une excellente soirée et aussi à mes amis noiseurs que j’espère retrouver très très vite à Rock en Seine!!!

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Je garde un souvenir assez amer de cette soirée qui aurait dû être magique. Pas d’un point de vue musical mais purement personnel. Sad but true, comme dirait Metallica…

Bon, il est déjà plus de 19h25 lorsque j’arrive au Bataclan (après avoir fait la queue pendant près de ¾ d’heure et du coup, je loupe complètement la 1ère partie (merci aux *bips* de la sécurité pour avoir confisqué tous les appareils photos), qui paraît-il était assez sympa. Une prochaine fois, sans doute.

Slash

Slash a tout roxxé au Bataclan le 20 juin dernier

Je cherche une place désespérément dans un Bataclan plus que bondé. 1ère tentative loupée. Je réessaie une 2e fois dans la fosse: je ne vois rien vu que je suis entourée de quadras de plus d’1,85 m. Du coup, je n’arrive même pas à profiter des 2e premières chansons : à savoir Ghost et Meanbone. Je retente ma chance dans les colonnes, peu avant que Night Train (des Guns N’Roses) ne commence et là, ça devient carrément énervant parce que je passe pour une porte parce que je m’en prend plein la tronche par une demie-douzaine de hardos irrespectueux (pour ne pas dire de vulgarités parce que parait-il, c’est pas finaud dans la bouche d‘une fille). Heureusement, j’arrive à profiter de la fin de la chanson au bout de la 4ème tentative, qui sera la bonne. Et j’arrive à rentrer petit à petit dans le bain. Lorsque Slash, à la fin de Night Train nous dit « Hello », c’est un barnum pas possible mais bon, on sent qu’il est content d’être là et nous aussi.

Puis viennent Suckertrain Blues (où je découvre Myles Kennedy, j’avoue que jusqu’à présent, je n’avais pratiquement jamais entendu parlé de lui, mais bon, ratisser large pour trouver des pépites, c’est mon dada) et Back From Cali (la chanson que j’ai le plus aimé de l’album éponyme, sorti le 11 mai dernier chez nos amis de Roadrunner Records) où Kennedy nous fait un sacré show en chantant les riffs du Sieur Saul Hudson (le patronyme de Slash, né d‘ailleurs en Angleterre). Et c’est au fil des petits pas de danse que je fais sur la 6e chanson qui s’appelle Beggars & Hangers On que je me rend compte que Myles Kennedy pourrait être le fils spirituel de Steven Tyler car ils ont tant de similitudes: même attitude, même énergie (et je dis sans ça avoir vu Aerosmith en concert, mais c’est des trucs qui se repèrent très vite, suffit de s’y connaître un peu) et puis j’ai aussi trouvé une expression pour le définir: HOT DANS SON BOD’ parce qu’il est pas moche de tout et il a du déhanché, le bonhomme!!

Trêves de plaisanteries, place à Civil War et Rocket Queen, nouvelles reprises de Guns N’ Roses et on se rend très vite compte (et je dis ça parce que GNR a fait partie de mon éducation musicale dans les 90s) que la version 2010 est nettement supérieure que celle de l’ère Axl W. Rose. Je ne saurais vous l’expliquer, c’est juste que ça avait plus de saveur, plus de peps et moins de… cris de gorets, que les fans de Rose me pardonnent pour cet affront mais c’est comme ça que je l’ai perçu dimanche dernier. Le solo de guitare qui a suivi la fin de Rocket Queen était vraiment excellent, une cascade de shreds bluesy à la Slash, quoi mais vraiment orgasmique!! En revanche, un peu moyen le batteur, m’attendait à mieux de sa part. Mais les riffs fleuves Hudsonniennes sont vraiment… à la limite de la perfection.

Puis vient le moment que j’ai sans doute le plus, pas kiffé euh.. comment dire savouré. Fall To Pieces, reprise de Velvet Revolver (dont j’étais méga fan lors de mes années lycées et que je trouve malgré toutes les critiques que c’était un des rares all-star band qui avait de la gueule aussi bien sur le papier que sur la galette, en particulier avec Contraband, sorti en 2004). Kennedy, certes, n’a pas les mêmes qualités vocales que Scott Weiland (ex-chanteur des VR et leader des Stone Temple Pilots, qui sont passés deux jours après dans la même salle et dont le report sera en ligne très rapidement) mais il était aussi bon. Sa version était vraiment bonne et tout le public qui reprend le refrain, c’est magique. Slash a l’air content, c’est très bon signe. Les trois titres suivants Dirty Little Thing, Starlight (que tout le Bataclan a repris, sauf moi bien que j’aurais dû parce que c’était vraiment une magnifique ballade, badass ballade même) et Nothing To Say ont été plus qu’efficace. Et je remarque aussi que le bassiste (qui avait un look de glameux mais qui lui allait à ravir) n’était pas du tout un manchot. Il fait honneur à Duff McKagan, c’est cool!! Nouvelle ovation du public au groupe et puis mention spéciale à Kennedy qui a bien secoué la scène. Quand je pense que sur l’album, c’est M. Shadows (de Avenged Sevenfold, un des rares groupes pour kids que j’ai jamais aimé étant une kid) qui s’y colle. Méconnaissable mais bizarrement, je préfère cette version, ça vaut le détour, si vous avez l’occase de le voir sur Dailymotion, faites-le!!

La 13ème chanson, c’est l’instru Watch This (qui porte bien son nom) parce que ce titre est définitivement mieux faite pour le live que pour le BlackBerry. Et quand on pense que c’est fini, il y en a encore parce que le solo de guitare qui suit bifurque sur un Godfather’s Theme!! Non, je ne plaisante pas, ils ont repris le Parrain, « Il Padrino », la cultissime saga de Mario Puzo. Beaucoup de groupes l’ont repris, mais rares sont ceux qui en font une belle adaptation. Celle de Fantômas est énorme (bien qu’il faut avoir le cœur bien accroché pour écouter du Fantômas) et cette version de Slash rentre facile dans mon Top 3. Puis le 15e titre joué en ce dimanche 20 juin, c’est Sweet Child O’ Mine des GNR et là, ce sont mes 1ers headbangs qui me reviennent en pleine face. Encore un autre titre de Velvet Revolver, Slither, qui résume aussi une autre période de ma vie (les années lycées) et là, c’est juste incroyable!!

Après cette très belle interprétation, Slash et sa bande s’en vont. Le temps de souffler en attendant le rappel, qui n’avait toujours pas vu la grosse surprise annoncée sur Facebook et Twitter. Mais pas le temps de cogiter, Slash, Kennedy et sa troupe débarquent pour nous jouer, non pas un mais DEUX rappels et quels rappels !! En 1er, il y a eu le single, By The Sword, puis the reprise de l’année, Communication Breakdown (avec Sexy Beast Kennedy à la place du grand Robert Plant, c’est aussi eargasmique que l’original) puis le deuxième rappel avec MONSIEUR Alice Cooper qui vient interpréter School’s Out sur la scène du Bataclan (moment magique et surréaliste, comme dans un rêve ou une scène de Wayne’s World, et puis cette chanson m’a fait penser à la fac et à tous ceux qui triment pour le Bac. Bonne défoulade comme on les aime) et puis le grand finish avec Paradise City (ma chanson préférée de GNR) avec une équipe qui a cartonné et qui a rendu dingos TOUT le Bataclan !! 22h00 fin de concert, sans doute décrété par Perla, sa femme, qui est intervenue auprès de son homme à deux reprises pendant les rappels.

Grosse soirée mais je ne préfère pas revenir sur ce qui a suivi après le show parce que ce n’est ni professionnel, ni vos oignons et ça m’évitera de me faire taper sur les doigts et de me faire traiter de sale gosse…

Miss Nessie

C’était samedi dernier au Bataclan qu’il fallait être si on est un fan de Prog’ de Death metal ou tout simplement de métal suédois car les papes du Death Metal Mélodique, les bien nommés Opeth fêtaient leurs 20 ans d’existence. L’Evolution XX Tour a donc fait escale à Paris dans une salle que je commence à bien connaître maintenant et même si j’ai loupé mes amis de chez Roadrunner France, ce concert était tout simplement ma-gique. Je m’explique…

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Opeth

Opeth fête ses 20 ans cette année

J’arrive un peu à la bourre au concert après avoir longtemps patienté dans la longue file d’attente me menant au Bataclan. Punaise, j’avais jamais autant poireauté pour un concert et encore moins au Bataclan, résultats des courses, je manque le tout début du « Blackwater Set ». Ouf, la deuxième chanson, Bleak, commence à peine. Ah oui, j’oubliais… Pour les padawans et non-spécialistes, le Blackwater Set c’est en fait l’album mythique de 2001 (« Blackwater Park ») qui est repris dans son intégralité lors de la première partie du concert. C’est au moment où retentit Harvest que je me rends compte d’un truc frappant: un concert d’Opeth, c’est plus qu’un simple gig, c’est un moment de communion et définitivement PAS un concert comme les autres. Ça headbangue en rythme et on reste pantois devant les suédois et plus particulièrement du grand Mikael Åkerfeldt, le frontman du groupe. Le quintet suédois finira par être surpris de voir autant d’enthousiasme de la part des fans français venus en masse pour les applaudir. C’est simple, ils ont eu droit durant tout le concert à de longues minutes d’applaudissements, d’accompagnements du public au début des chansons mais aussi de « cris de bourrins » légèrement éméchés à mon humble avis mais bon, c’est aussi ça le charme des concerts de métal…

Sinon le son était aussi incroyablement bon. Les intrus étaient suffisamment fort pour être entendus et la voix d’Åkerfeldt – tantôt claire et mélodique, tantôt brutale et puissante – est restée impeccable tout le long du gig. D’ailleurs, certaines chansons comme Harvest ou The Drapery Falls ont littéralement transcendé la salle. Quant au finish de Blackwater Park, énorme!! Première partie sans fioriture et très pro de la part d’Opeth puis le groupe nous remercie et nous rendez-vous dans 20 petites minutes pour la suite, le temps pour moi d’aller me chercher un t-shirt mais je n’étais manifestement pas la seule à avoir la même idée. Les fans se sont rués vers le stand des goodies: mug, bonnets, t-shirts, hoodies et compagnie sont pris d’assaut – et moi en sandwich par quelques hardos ma foi sympathiques – au bout de 18 minutes, je finis par avoir le sacré graal: un t-shirt souvenir du concert parisien. Je profite des deux minutes restantes pour voir si je trouve l’équipe Roadrunner, histoire de les saluer, mais trop tard, le concert recommence et il me faut regagner ma place.

Mikael Åkerfeldt (chanteur/guitariste), Fredrik Åkesson (guitariste), Martín Mendez (basse),  Per Wiberg (claviers, synthés) et Martin Axenrot (batteries, percus) arrivent tous sourires et visiblement heureux de revenir à Paris. D’ailleurs, le père Åkerfeldt plaisantera un bon moment sur l’amour des fans parisiens, il parlera de « manly love » d’ailleurs et aussi sur le fait qu’il était content de ne pas avoir eu à écrire des blagues pour les raconter durant le Blackwater Set où ils s’étaient contentés de plaisants « Merci beaucoup » dans la langue de Molière. Quelques bourrins lui crient « We want jokes we want jokes !! » et là Mikael Åkerfeldt nous sort LA phrase du jour (bon, je vous la fait en VF) « Je ne raconte pas de blagues, je raconte la réalité !! ». La salle, hyper réceptive, a accueillie la vanne positivement et l’a applaudit. Comme quoi, vous saurez pour la prochaine fois qu’une bonne vanne à un concert, ça vous met le public dans la poche et en plus, ça met de l’ambiance!!! Ce qui arrive hyper souvent dans les concerts de métal d’ailleurs.

Ensuite, il nous explique entre quelques vannes que le deuxième set se déroulera de manière chronologique et qu’ils vont commencer avec Forest, extrait de leur premier album Orchid, sorti en 1995 (ouais, je sais ça nous rajeunit pas tout ça). Puis s’en suit Advent de Morningrise (1996) et l’hypnotique April Ethereal de My Arms, Your Hearse (1998). C’est d’ailleurs avant cette chanson que l’autre meilleure vanne de la soirée fait son apparition lorsque le même Åkerfeldt parle de son pays natal, la Suède, « où tout le monde a un putain de groupe de Death metal mélodique. Ma mère aussi a un groupe de Death metal mélodique ». Nouveaux rires dans la salle et moi, qui regretterait presque d’être née de parents capverdiens. Blague à part, le concert se déroule toujours aussi bien quand soudain – peu avant Wreath, je crois – une fan jette une lettre en direction du chanteur guitariste qu’elle appellera tout joliment dans sa dite lettre « Dear Swedish Sexy Beast »… Toute traduction m’est… euh… inutile, je crois. Mais comme beaucoup dans la salle, j’ai beaucoup ri.

Le show s’est terminé en apothéose avec les deux chansons que je préférais le plus sur les deux derniers albums que je connais davantage (à savoir Reveries / Harlequin Forest, tiré du Ghost Reveries de 2005 et The Lotus Eater du Watershed de 2008). Impressionnante standing ovation sur les coups de 22h40 de la part d’un Bataclan conquis. Si les fans qui ont eu la chance et la joie d’être là ce samedi 3 avril 2010 se souviendront à jamais de ce concert magique, il en sera certainement de même de la part du groupe, qui adore passer par Paris lors des tournées. Et croyez-moi, de mémoire de metalleuse, ce gig parisien d’Opeth restera pour moi un des meilleurs concerts auxquels j’ai assisté de ma jeune vie de Gonzo Dudette.

Je finirais ce report écrit en direct de la bus 27 en direction de la gare St Lazare sur quelques mots en suédois que j’ai appris dans une autre vie: Tack så mycket för denna magiska konsert. Du var fantastisk och jag vill inte glömma…

Miss Nessie

PS: Un énorme merci à l’équipe Roadrunner, en particulier Christine et Florian. Dommage de vous avoir ratés!!!

Setlist:

Blackwater Set:

  • The Leper Affinity
  • Bleak
  • Harvest
  • Dirge For November
  • The Drapery Falls
  • The Funeral Portrait
  • Patterns In The Ivy
  • Blackwater Park

Encore


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