Nessieland : le blog

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Jinaugure aujourdhui notre nouvelle rubrique répondant au joli nom de « Before / After ». Le but du jeu, enfin si on peut le dire ainsi, est de découvrir ou de redécouvrir une chanson à travers ses reprises et celle de cette semaine cest la chanson « Easy ». Et jai longtemps hésité entre Toxic de Britney Spears (bien que les charmantes reprises ne battent pas loriginale) et Wicked Game de Chris Rea mais celui là, je le réserve pour un autre blog

Cette chanson, Easy, est à la base une chanson du groupe de rhythm’n’blues, The Commodores sortie en 1976, sur l’album Commodores. Un album auréolé de succès outre-Atlantique aux Billboard Charts pour le groupe qui accueillait en son sein cinq afro-américains (avec les coupes permanentées qui allaient avec) dont un certain Lionel Ritchie (grand chanteur de R&B, responsable du mythique ‘Say You, Say Me’).

En ce qui concerne les paroles, on peut dire qu’on a pas eu besoin d’avoir passé le « Big Challenge » au collège pour comprendre l’aspect tristounet de cette histoire, celle d’un homme qui en a gros sur la patate après une rupture compliquée et qui se dit qu’au lieu de dépressionner en mode grosse loque, il continue sa vie en restant tel qu’il est « facile comme un dimanche matin » (vive les traductions littérales, pardon c’était un petit trip que seule une étudiante angliciste comme moi peut se permettre à moins qu’on soit un taré fort sympathique souvent connecté sur Twitter).

Un de mes moments préférés de la chanson des Commodores, ce sont les 1ères notes de piano du début qui est suivie des trompettes parce qu’on sent la petite pointe old school un peu country si chère au leader du groupe Lionel Ritchie. La preuve en images…

Cette chanson a connu peu de reprises et quand je dis ça, j’exclus les versions des télé-crochets qui selon moi, n’ont strictement AUCUNE valeur artistique. Mais c’est une opinion qui n’engage que ma petite pomme, bien sur. Mais elle a connu une seconde jeunesse grâce à un groupe que j’aime énormément (ouais, je sais c’était gros comme une maison, mais j’assume :-p ), hahaha eh oui, vous l’avez deviné, il s’agit de Faith No More. Nous sommes en 1992 et nos californiens préférés sont les coqueluches de la sphère métal du moment grâce à leur 4e et fantastique album, Angel Dust, et lors de l’enregistrement, Mike Patton et ses joyeux compères (Roddy Bottum, Billy Gould, Mike Bordin et Jim Martin) ils ont eu un gros délire sur cette chanson et ont voulu immortaliser ce moment sans se douter de ce qui devait être un B-Side allait devenir un énorme tube. Tube repris à plein tube lors de leurs concerts de la tournée « The Second Coming » et j’ai encore en mémoire les shows madrilènes et wallons du mois dernier *gros soupirs puis larmichette au coin de l’œil*.

Le clip est aussi décalé que le groupe, en plein ego tripping accompagnés de charmantes « demoiselles » dans une chambre d’hôtel. Et puis le solo de guitare de « Big » Jim Martin est absolument magique. Ça sent la grosse blague mais en vrai, ils sont plus que sérieux et ça rend la vidéo encore plus timbrée. Je suis fan de ce groupe depuis pratiquement 8 ans et je me marre toujours autant en le regardant et j’espère que vous en ferez autant…

 

D’autres se sont essayés à la reprendre sans jamais surpasser la version originale et la version alternative rock/metal : Ritchie Havens, Boys II Men et même, et c’est surprenant le boys band irlandais Westlife (rooooh putain!!). Il y a aussi eu la version samplée du rappeur Cam’ron avec « Hey Ma » au milieu des 2000s qui doit encore être au fin fond du disque dur du vieux PC de ma petite sœur parmi les tonnes de vieilles chansons qu’elles n’écoutent plus depuis l’invention des réseaux sociaux.

Et comme le disait une vieille copine de lycée, vous vous coucherez moins cons ce soir et ça, c’est grâce à qui? À Nessieland, bien sur ;-). Prochain « Before / After », Careless Whispers, attention ça va être rock’n’roll…

 

Miss Nessie

ps: Je tiens à dédier ce post à la mémoire d’une FNMeuse qui nous manquera, Donna. RIP

Il y a ces groupes qui se sont fait catalogués tellement de fois qu’ils finissent par devenir leur propre caricature (je fais surtout référence à 95% des groupes « punk-screamo-rock à roulettes » et à ceux dit de « néo-metal » – mais si Limp Bizkit, Korn, Linkin Park, Deftones, Coal Chamber et compagnie, les daubes qu‘on entendait pendant les 00s, quoi) et ça c’est moche. Et puis il y a d’autres groupes qui ne sont tout simplement pas catalogables mais néanmoins excellents (bien sûr, ce sont des groupes qui roxxent à mort mais qui ne passent en France que tous les 3 ans mais bon, on les aime quand même).

Option Paralysis

Le dernier bébé des Dillinger Escape Plan, dans les bacs depuis le 23 mars 2010

Sur ce point là, on peut s’estimer heureux que The Dillinger Escape Plan passent quand même un peu plus souvent en France et c’est vrai que c’est compliqué de leur mettre des étiquettes vu que leur musique est aussi barrée que mélodique. Intéressant, me dites-vous, oui c’est vrai mais là, je n’ai fait que fait que l’introduction. Attendez un peu mon développement..

Trois ans – raaaah déjà trois ans – après leur dernier album, l‘explosif et très réussi « Ire Works » (qui était un jeu de mots entre fireworks [trad: feux d‘artifice] et le mot ire [dérivé du vieil anglais pour désigner la colère]), le combo du New Jersey a décidé de nous concocter une nouvelle tuerie. Entre temps, leur batteur Gil Sharone est retourné auprès de ses Stolen Babies et il a donc fallu chercher un nouveau frappeur qu’ils ont fini par trouver en la jeune personne de Billy Rymer (à peine 25 piges et déjà très surprenant sur scène, j’ai en mémoire un très bon gig à La Maroquinerie en février dernier). Ils rentrent donc en studio à la fin de l’été 2009 puis commencent à dévoiler petit à petit via YouTube les secrets de ce qui deviendra « Option Paralysis » [ndlr: notons que le chanteur Greg Puciato l‘avait déjà fait fin 2008 pour son side-project Spylacopa, réunissant entre autre John Malacchia de Candiria et la belle Julie Christmas de Made Out Of Babies].

En grande fan du groupe depuis 2003 et la sortie, un an auparavant, du EP « Irony Is A Dead Scene » avec Mike Patton (le seul et unique), je ne pensais pas qu’on ne pourrait faire mieux que « Ire Works » ou encore « Miss Machine », sorti en 2004 et qui a plus ou moins « révélé »le groupes aux metalheads européens, et puis le 23 mars dernier, je me suis rendue compte qu‘impossible n‘était manifestement pas Dillinger. Le 23 mars, c’est le jour de la sortie digitale de l’album et dire que c’est une réussite serait presque un euphémisme. Et bien que leur tout dernier bébé est relativement court (10 chansons pour une durée n’excédant même pas les 42 minutes) mais bon, comme on dit dans ma famille, « il faut toujours se méfier des petits nerveux, c’est eux qui nous réservent les plus grosses surprises ». L’histoire ne nous dit pas si elles sont bonnes ou mauvaises mais dans le cas de DEP, c’est de très bonne augure.

L’album commence donc par le single, Farewell, Mona Lisa (dévoilé aux fans le 1er janvier 2010, tu parles d’une bonne année *gros LOL*) où cascades de riffs, session rythmique et bien entendu la voix de Greg Puciato (entre cris puissants et chants mélodieux, véritable caractéristique du vocaliste bodybuildé) se suivent mais ne se ressemblent en rien. Si même les initiés ont appréciés, les puristes en ont aussi eu pour leur compte. Le temps mort n’existe pas ou alors très peu dans un skeud des p’tits mectons du New Jersey: les titres Good Neighbor, Crystal Morning et Endless Ending en sont de parfaits exemples. À la fois fourre-tout et efficaces, ce sont aussi les chansons les plus hardcore de l’album. Autre énorme tuerie: Gold Teeth On A Bum, qui est pour moi LA tuerie (avec Farewell, Mona Lisa et aussi Room Full Of Eyes) qui en fera mosher plus d’un en concert, et les moshpits, ça me connait!!

La grosse surprise pour moi vient de la chanson Widower, parce que c’est un titre qui va crescendo, un peu à la Mars Volta ou encore Mr Bungle en son temps. Tout calme au début avec le piano et les chuchotements de Puciato mais très vite ça part dans un espèce de délire jazzy à la Mouth Of Ghosts avant de devenir un sacré foutoir comme on les aime. Les trois chansons suivantes (Room Full Of Eyes, Chinese Whispers et I Wouldn’t If You Didn’t qui serait l‘équivalent de ce que fut Black Bubblegum mais en mieux) seront à peu près dans la même veine, dans la continuité de ce qu’ils ont fait dans « Ire Works ». Dernière chanson et de loin, celle que je préfère avec Farewell, c’est le trippant Parasitic Twins qui change un peu du Dillinger habituel mais qui est géniale parce que l’harmonie musicale y est à son paroxysme et que sans foutoir, c’est aussi très bon. Quant à la batterie et au solo de guitare de la fin, nickel chrome comme dirait mes profs!!!

En un mot comme en mille, ce nouveau Dillinger Escape Plan, vous l’aurez compris, m’a littéralement conquise. Un bon skeud metal comme je les aime et plutôt deux fois qu’une!!! Donc, en gros si vos oreilles sont suffisament sensible pour écouter une sacrée galette hardcore-jazz-metal-alternatif – enfin, je crois – alors ruez vous chez tout bon disquaire qui se respecte pour vous procurer ce petit bijou…

Au fait, pour les chanceux qui iront au Hellfest, faites leur coucou le 20 juin à Clisson et saluez les de la part de Nessieland!!! Au pire, j’attendrais septembre pour les revoir à Paris 😉

Miss Nessie


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