Nessieland : le blog

Archive for the ‘Retro Gonzo’ Category

Freaks, Geeks and Gigs

Freals, Geeks and Gigs, le Tumblr de Nessieland

Depuis quelques semaines, l’équipe de Nessieland a ouvert son propre Tumblr où nous y mettons nos photos des concerts où l’intrépide (mais caractérielle) Miss Nessie est amenée à s’y rendre.

 

Ce joli blog tumblr tout neuf, qui a ouvert ses portes fin mars dernier s’appelle donc « Freaks, Geeks and Gigs », en hommage à une série télévisée disparue trop tôt (http://freaksgeeksandgigs.tumblr.com), où, parfois accompagnée de ses amis « freaks » et « geeks », elle prend des photos avec son smartphone de ses « gigs » pour « freaks and geeks »… Vous me suivez, non? En tout cas, suivez nous sur Tumblr!!!

 

Certes, pour l’instant, on a pas mis grand chose mais vous pouvez déjà admirer quelques clichés des concerts de Fu Manchu à la Maroquinerie et celui de Skunk Anansie à l’Olympia. Les concerts de Flobots, Beatsteaks et Julie Christmas seront disponibles dans quelques jours 😉

 

Miss Nessie

Comme vous le savez, aujourd’hui est une journée particulière: hormis l’anniversaire de la mort de Darry Cowl (disparition plus que tragique…) c’est aussi la St Valentin. Qu’on l’aime ou qu’on l’a déteste, et je sais qu’il y en a plein qui l’a déteste, cette fête des amoureux, des fleuristes, des restaurateurs et des chocolatiers est une occasion en or de dire à l’élu de son coeur, son ou sa valentine, à quel point on l’aime.

you rock

Valentine's Day Rocks... enfin parfois!!

A titre purement personnel, ceux que j’aime le savent déjà donc le 14 février, alors on zappe et on se goinfre de chocolats fourrés au caramel et vice-versa. Mais bon, comme je suis gentille et que je me suis suffisamment défoulée comme ça sur ma playlist anti-St Valentin que vous pouvez trouver ici, dans Insane In The Brain, voici ma sélection typiquement gonzo pour une très bonne St Valentin…

 

This Love – Pantera [cliquez ici pour écouter]

I’m Your Man – Leonard Cohen [cliquez ici pour écouter]

You’re One – Imperial Teen [cliquez ici pour écouter]

I Love U So – Cassius [cliquez ici pour écouter]

I Believe In Miracles -Stereophonics [cliquez ici pour écouter]

You’re The First, The Last, My Everything – Barry White [cliquez ici pour écouter]

Forever In My Life – Prince [cliquez ici pour écouter]

Let’s Get It On – Marvin Gaye [cliquez ici pour écouter]

Lovercall – Danko Jones [cliquez ici pour écouter]

As Much As I Ever Could – City & Colour [cliquez ici pour écouter]

This Guy’s In Love With You – Faith No More [cliquez ici pour écouter]

Fuck Her Gently – Tenacious D (j’étais obligée de passer celle-là) [cliquez ici pour écouter]

Here In My Room – Incubus [cliquez ici pour écouter]

Late In The Day – Supergrass [cliquez ici pour écouter]

The Greatest View – Silverchair [cliquez ici pour écouter]

(special last one) Are You Gonna Be My Girl? – Jet [cliquez ici pour écouter]

 

En espérant ne pas avoir été trop cul cul la praline et estimez-vous heureux que je n’ai pas mis les Poetic Lovers… Puisque c’est l’heure des remerciements, je remercie Queen Mafalda (amie et collègue), Stéphanie, GigaBru, Tamara (bedankt!), Tommy (danke) ainsi que tous les tweeps que j’ai dû oublier de citer!!! 😉

Miss Nessie.

Jinaugure aujourdhui notre nouvelle rubrique répondant au joli nom de « Before / After ». Le but du jeu, enfin si on peut le dire ainsi, est de découvrir ou de redécouvrir une chanson à travers ses reprises et celle de cette semaine cest la chanson « Easy ». Et jai longtemps hésité entre Toxic de Britney Spears (bien que les charmantes reprises ne battent pas loriginale) et Wicked Game de Chris Rea mais celui là, je le réserve pour un autre blog

Cette chanson, Easy, est à la base une chanson du groupe de rhythm’n’blues, The Commodores sortie en 1976, sur l’album Commodores. Un album auréolé de succès outre-Atlantique aux Billboard Charts pour le groupe qui accueillait en son sein cinq afro-américains (avec les coupes permanentées qui allaient avec) dont un certain Lionel Ritchie (grand chanteur de R&B, responsable du mythique ‘Say You, Say Me’).

En ce qui concerne les paroles, on peut dire qu’on a pas eu besoin d’avoir passé le « Big Challenge » au collège pour comprendre l’aspect tristounet de cette histoire, celle d’un homme qui en a gros sur la patate après une rupture compliquée et qui se dit qu’au lieu de dépressionner en mode grosse loque, il continue sa vie en restant tel qu’il est « facile comme un dimanche matin » (vive les traductions littérales, pardon c’était un petit trip que seule une étudiante angliciste comme moi peut se permettre à moins qu’on soit un taré fort sympathique souvent connecté sur Twitter).

Un de mes moments préférés de la chanson des Commodores, ce sont les 1ères notes de piano du début qui est suivie des trompettes parce qu’on sent la petite pointe old school un peu country si chère au leader du groupe Lionel Ritchie. La preuve en images…

Cette chanson a connu peu de reprises et quand je dis ça, j’exclus les versions des télé-crochets qui selon moi, n’ont strictement AUCUNE valeur artistique. Mais c’est une opinion qui n’engage que ma petite pomme, bien sur. Mais elle a connu une seconde jeunesse grâce à un groupe que j’aime énormément (ouais, je sais c’était gros comme une maison, mais j’assume :-p ), hahaha eh oui, vous l’avez deviné, il s’agit de Faith No More. Nous sommes en 1992 et nos californiens préférés sont les coqueluches de la sphère métal du moment grâce à leur 4e et fantastique album, Angel Dust, et lors de l’enregistrement, Mike Patton et ses joyeux compères (Roddy Bottum, Billy Gould, Mike Bordin et Jim Martin) ils ont eu un gros délire sur cette chanson et ont voulu immortaliser ce moment sans se douter de ce qui devait être un B-Side allait devenir un énorme tube. Tube repris à plein tube lors de leurs concerts de la tournée « The Second Coming » et j’ai encore en mémoire les shows madrilènes et wallons du mois dernier *gros soupirs puis larmichette au coin de l’œil*.

Le clip est aussi décalé que le groupe, en plein ego tripping accompagnés de charmantes « demoiselles » dans une chambre d’hôtel. Et puis le solo de guitare de « Big » Jim Martin est absolument magique. Ça sent la grosse blague mais en vrai, ils sont plus que sérieux et ça rend la vidéo encore plus timbrée. Je suis fan de ce groupe depuis pratiquement 8 ans et je me marre toujours autant en le regardant et j’espère que vous en ferez autant…

 

D’autres se sont essayés à la reprendre sans jamais surpasser la version originale et la version alternative rock/metal : Ritchie Havens, Boys II Men et même, et c’est surprenant le boys band irlandais Westlife (rooooh putain!!). Il y a aussi eu la version samplée du rappeur Cam’ron avec « Hey Ma » au milieu des 2000s qui doit encore être au fin fond du disque dur du vieux PC de ma petite sœur parmi les tonnes de vieilles chansons qu’elles n’écoutent plus depuis l’invention des réseaux sociaux.

Et comme le disait une vieille copine de lycée, vous vous coucherez moins cons ce soir et ça, c’est grâce à qui? À Nessieland, bien sur ;-). Prochain « Before / After », Careless Whispers, attention ça va être rock’n’roll…

 

Miss Nessie

ps: Je tiens à dédier ce post à la mémoire d’une FNMeuse qui nous manquera, Donna. RIP

Il y a quelques semaines de cela, j’ai écrit un article (visible ici) sur mes découvertes musicales de ces derniers mois. Des chansons qui m’ont fait tripper, rire ou simplement aimer la vie… En gros, je me les passais en boucle et je voulais donc vous le faire partager en espérant que cela vous ait autant plus qu’à moi.

Party Like It's 2005

Party Like It's 2005

Cette semaine, j’ai voulu faire pareil mais à l’envers. Je m’explique, j’ai retrouvé tous mes vieux CDs du lycée, le walkman noir avec le sticker de Motörhead que j’avais à l’époque (eh oui, je me suis mise très tardivement au lecteur mp3), toutes les compilations qu’un ancien soupirant m’avait fait (c’est d’ailleurs lui qui est à l’origine de cet article), les agendas Ben où j’y faisais mes playlist avec toutes les chansons alternative rock et métal qui passaient à la radio (c’était pas ce qui manquait en 2005) et tout le tintouin. J’ai retrouvé une partie de mes années lycée et c’est en les réecoutant que je me suis dit: « Mazette, mais qu’est ce qui a autant merdé en 6 ans? J’avais des sacrés goûts de luxe à l’époque!!!« .

Un des groupes emblématiques de mes années BEP Secrétariat, c’est Helmet. L’album « Size Matters » est sorti en 2004 et elle passait en boucle dans mes émissions radio préférées. J’adore la voix de Page Hamilton (le frontman) et cet album m’a pas mal accompagnée dans mes trajets au lycée. La chanson que je préférais le plus à l’époque était  le « single » See You Dead!! Je vous propose de le (re)découvrir et de secouer vos têtes avec moi… au moins par la pensée!!! 😉

Six ans plus tard, la chanson que j’écoute le plus de cette album, c’est celle-ci. Cette magnifique chanson qui s’appelle Enemies parce qu’en l’écoutant j’ai l’impression d’avoir de nouveau 15 ans et demi!! Bizarrement j’adore ça!!

Et une fois n’est pas coutume, je peux sauter de joie parce que… nos amis d’Helmet passeront à l’Elysée Montmartre le 10 décembre prochain et soyez certains que Nessieland sera là pour couvrir cet évènement plus que festif!!! Le hasard fait parfois bien les choses…

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Autre groupe emblématique de ces années folles, c’est At The Drive-In. Ok, même à l’époque, ils étaient séparés et d’après les dires d’Omar Rodriguez (le génial guitariste moumouté de The Mars Volta et donc ex-ATDI), c’est plutôt mal barré pour une reformation. J’avais acheté entre 2 permanances une matinée de printemps « This Station Is Non-Operational ». Ce titre est tout sauf fortuit car il vient du « tube », si je puis dire de ce groupe qui est l’excellentissimesque One Armed Scissor. Deux titres ont attiré mon attention ces derniers jours : Fahrenheit et Chanbara.

Voici Fahrenheit, une merveille aux relents punk. En temps normal, j’aurais jeté ça aux ordures juste parce que c’est du punk et que mon ouverture d’esprit musicale a des limites mais là…

Et maintenant, place à Chanbara qui est idéale une journée de gueule de bois ou avant un entretien d’embauche parce que ça envoie sévère. Après ça, plus personne ne pourra dire que Cedric Bixler est un mou du genou.

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Dernier groupe et non des moindres : Hermano. Alors en fait, Hermano c’est le side-project de l’ancien chanteur de Kyuss, John Garcia. Groupe de stoner exceptionnel des 90s où évoluait aussi un certain Joshua Homme. Un gratteux rouquin de 2 mètres qui joue dans un groupe « trop pas » connu qui s’appelle Queens Of The Stone Age. Moi non plus je connais pas, mais il paraît que c’est sympa!! Homme et Garcia sont toujours potes malgré le split, Garcia rejoue les classiques de son 1er groupe avec Garcia Plays Kyuss (récemment passés au Hellfest 2010, du côté de Clisson) et des rumeurs circulent sur une éventuelle reformation en 2011….

Bien que nous n’en soyons pas encore là, je vous propose 3 chansons d’un album qui m’avait littéralement scotché, donc toujours en 2005 et qui s’appelait « …Dare I Say ». Pour moi, le meilleur album du groupe. La première c’est celle qui ouvre cette galette, Cowboys Suck. Au début, ça m’a fait marrer mais après réflexion, je me suis dite que John Garcia, bah il roxxe pas mal mine de rien. Et comme je suis gentille, voici un live datant de 2007!!

La deuxième chanson est cette fois-ci la dernière de la galette et bon sang, j’adore ce titre!!! Il s’agit de My Boy et je vous offre le clip en rab!!! Ça fait un peu cheap et moraliste, genre « les armes c’est pas beau » mais bon, voir Hermano jouer dans un garage à l’old school, ça me va. J’espère que vous l’apprécierez autant que moi…

Et la dernière illustre un peu mon humeur du moment, On The Desert. Et c’est – malheureusement – sans mauvais jeu de mots que j’avoue traverser ces derniers temps une petite traversée du désert avec tous les soucis qui vont avec et dont on se passerait bien…

Et c’est sur cette lancinette ode à la solitude, sublimée par l’harmonica et la voix suave et typiquement « stoner » que je vous laisse…

Miss Nessie (Hibernatus des temps modernes et amoureuse de la bonne musique)

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir une chanson à travers plusieurs artistes. Aujourd’hui, c’est The Chauffeur.

Initialement chantée par Duran Duran en 1984, cette chanson a connu une seconde et même troisème jeunesse. Voici la version originale. Attention, votre ordi n’est pas déréglé, c’est juste le synthé qui est comme ça mais la chanson n’en reste pas magnifique et puis je trouve que ça donne une atmosphère particulière qui nous permet d’apprécier ce titre encore plus, uen chanson qui aurait très bien pu faire partie d’une BOF de Gangsters, d’une adaptation d’un thriller sudéois ou encore de Taxi Driver. Ouais, Taxi Driver sans la moindre hésitation… encore que Raging Bull?

Une vingtaine d’années sont passées et les Duran Duran ont splitté et un petit groupe néo-métal trop pas connu de Sacramento, Deftones (trop pas connu comme je vous le disais) a repris cette chanson pour les besoins de la BO du film Underworld: Evolution, film paradoxal où la BOF est bien supérieure au film qui est, soyons honnêtes, un sacré nanar. C’est grâce à cette chanson que j’ai mis de côté mon aversion pour le néo-métal (que j’ai toujours) pour apprécier à sa juste valeur les p’tits gars de Deftones. Et j’ai pas regretté mon choix jusqu’au dernier album, Diamond Eyes, auquel j’ai vraiment pas accroché. M’en fous, je les ai vu au Sonisphere à Madrid et j’ai quand même aimé…

Une version plus électro de The Chauffeur que je vous propose par les américains de Sleepthief où on peut entendre la voix cristalline de Kirsty Hawkshaw. Le groupe, plus underground et très peu connu a au moins le mérite de nous offrir une version plus futuriste de cette chanson, qui a été interprétée, pratiquement en même temps que celle de Deftones, ce qui est marrant quand on y pense… Moi en tout cas, je l’aime bien ^^

Miss Nessie.

Comme le disait, il y a bien longtemps Bertrand Cantat de Noir Désir dans Aux Sombres Héros, « A la mémoire de nos frères dont les sanglots si longs faisaient couler l’acide… »

Et pour tout métalleux qui se respecte, ces dernières semaines ont été fort fort douloureuses pour toute une communauté de passionnés (pas seulement des hardos tatoués à cheveux longs et à cris gutturaux). Il y a un mois de cela disparaissait Peter Steele, chanteur de Type-O Negative à l’âge de 48 ans d’une crise cardiaque.

D’origine polonaise et russe, Petrus T. Ratajczyk, grandit à Brooklyn et à New York. Passionné par le metal aux riffs lourds (Black Sabbath) mais aussi par le punk et le hardcore, il monte aux débuts des années 80 le groupe de metal Fallout. A ses côtés, Josh Silver, futur claviériste de Type O Negative. Fallout splitte au bout de trois ans d’existence. Les affaires sérieuses démarrent avec la naissance de Carnivore. Pour le coup, Petrus Ratajczyk se rebaptise Peter Steele, soit Peter l’Acier. Carnivore terrorise l’Amérique de 1982 à 1987. Le groupe se reforme pour quelques concerts en 2006. Entre le thrash metal et le punk hardcore, Carnivore est provocant et entouré d’une aura de scandale. Les textes de Steele sont violents, malsains. Carnivore enregistre deux albums et se voit accuser de racisme, de mysoginie et fait preuve d’une fascination douteuse pour la guerre. Peter Steele devient de ce fait un des personnages les plus ambigus de la scène new yorkaise. Il s’expliquerait plus tard sur le caractère provocant et cynique de Carnivore.

Peter Steele

Peter Steele (1962-2010)

Après l’aventure Carnivore, Peter Steele lance Type O Negative. L’ambiance musicale conserve les influences Black Sabbath mais s’étire désormais vers le gothique, la new wave et la pénombre. En 1991, Type O Negative signe avec Roadrunner et enregistre Slow Deep and Hard. Son moment de gloire est la sortie de Bloody Kisses en 1993. Cet album, soutenu par des titres comme « Black N°1 » et « Christian Woman« , lui permit de se détacher de ses influences thrash metal et hardcore des débuts pour s’imposer dans une veine gothique metal. Son imagerie erotico-vampire  lui confère une aura culte. October Rust en 1996 l’impose définitivement comme un groupe influent. Dead Again en 2007 sera le dernier album de Type O Negative.

Il y a quelques années, Peter Steele avait prétendu être mort. On l’avait dit atteint du SIDA puis qu’il avait lui-même mis fin à sa vie. Tout cela n’était finalement qu’un canular. Peter Steele était connu pour son cynisme, son sens de l’humour noir politiquement incorrect et sa soif de la provocation. Autant dans sa carrière musicale que par ses propos en interview.  Peter Steele était aussi réputé pour ses humeurs changeantes. Le musicien avait été à plusieurs reprises soigné pour de graves dépressions. En 1995, il pose nu dans Playgirl, affiche un membre digne d’un acteur porno et devient malgré lui une icône gay.

(source: musiquemag.com)

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La semaine dernière, une autre nouvelle terrible s’abat dans le monde du métal, un de ses plus grands chanteurs, Ronnie James Dio meurt à l’âge de 68 ans d’un cancer de l’estomac, contre laquelle il se battait depuis plusieurs années.

Ronald James Padavona, de son vrai nom, était d’origine italienne et naquit à Portsmouth (New Hampshire) mais grandit dans le New Jersey.

Durant son adolescence, il apprend d’abord la trompette puis la Bass, et fonde son premier groupe en 1957, Ronnie & The Red Caps. Ce groupe sortira un single en 1958, « Conquest ». Ronnie n’est à l’époque que bassiste et ne chante pas dans son groupe. Cependant, la même année, Ronnie se met à pratiquer le chant et on peut l’entendre chanter pour la première fois sur le second single du groupe sorti en 1961, « An Angel is Missing ». Le groupe Ronnie & The Red Caps devient peu après Ronnie Dio & The Prophets et sort pas moins de sept singles, et sortira même un album live en 1963, « Dio at Domino’s ».

Ronnie Dio & The Prophets est dissous en 1967 et se transforme en The Electric Elves. Le groupe changera plusieurs fois de noms avant d’aboutir à Elf, en 1972. Le groupe sonne alors dans un registre plutôt blues rock et frôle le Hard Rock. En 1972, coup de chance pour Elf : alors que le groupe est en studio pour l’enregistrement de son premier album, il est découvert par Roger Glover et Ian Paice (membres de Deep Purple) qui proposent au groupe de le produire. Ce qui sera fait et la même année sort le premier album de Elf suivi d’une tournée américaine en première partie de Deep Purple.

En 1974, Ronnie James Dio participe à l’album solo de Roger Glover (Roger Glover & The Butterfly Ball) et enregistre la célèbre chanson « Love Is All » ainsi que deux autres morceaux. Chanson qui deviendra mythique en France car elle fut utilisée dans ce qu’on appellait à l’époque les « interludes » dans les années 1970 et 1980 quand lorsqu’il y avait des petits problèmes techniques à la télé puis en 1991 (et là, ça me parle déjà plus car j’avais 2 ans à l’époque – je me commence à me faire vieille hahaha) dans une publicité pour du sirop extrêmement populaire.

Avec Rainbow, la carrière de Dio connait, selon son propre aveu, un grand changement. Bien qu’il reconnaisse que Rainbow soit avant toute chose le groupe de Ritchie Blackmore, Dio revendique une importante participation dans la réalisation de ses trois premiers albums, « Ritchie Blackmore’s Rainbow », « Rising » et « Long Live Rock’N’Roll ». En désaccord avec l’orientation que Blackmore souhaite donner au projet pour l’ouvrir à un public plus large, Dio met un terme à leur collaboration en 1978, et entreprend de se lancer dans une carrière solo.

En 1979, il rejoint finalement Black Sabbath en remplacement d’Ozzy Osbourne. Il enregistre avec eux « Heaven and Hell » (1980) et « Mob Rules » (1981). Des tensions se font rapidement jour entre les différents membres du groupe, Dio et le batteur Vinny Appice claquant finalement la porte au cours du mois d’octobre 1982, lors du mixage de l’album « Live Evil » au sujet duquel s’étaient cristallisés plusieurs désaccords. Durant son passage au sein de Black Sabbath, Dio popularise le signe des « cornes » utilisé par les fans de heavy metal. Il s’agit à l’origine d’un geste de protection spirituelle utilisé par sa grand-mère italienne contre tout personnage malveillant. Il existe une controverse par rapport à l’origine exacte du signe des cornes: s’il est vrai que Ronnie James Dio l’a popularisé, plusieurs soutiennent que c’est Gene Simmons, bassiste et chanteur de Kiss, qui inventa ce symbole. Malgré tout, Dio soutient que c’est lui qui a inventé le signe des cornes et que Gene Simmons l’a copié. Bah voyons…

Ronnie James Dio

Ronnie James Dio, l'elfe heavy metal (1942-2010)

Désireux de continuer à travailler ensemble, Ronnie James Dio et Vinny Appice fondent le groupe Dio juste après leur départ de Black Sabbath. Dans le courant du mois de mai 1982, la nouvelle formation sort son premier album, « Holy Diver ». C’est un grand succès, en particulier grâce à la popularité de deux singles, « Rainbow in the Dark » et « Holy Diver », dont les clip vidéos passent en boucle sur la chaîne de télévision MTV. Très populaire en concerts, le groupe sort son deuxième album studio, « The Last in Line », le 2 juillet 1984. Un troisième album, « Sacred Heart », suit rapidement et sort le 15 août 1985.

En 1985, Dio est l’instigateur de l’album « Hear ‘n Aid » pour lever des fonds contre les famines en Afrique ; il compose en particulier la chanson « Stars », interprétée par de nombreux artistes de Hard rock et de Heavy metal. En 1987 Dio sort son quatrième album, « Dream Evil ». Il connait par la suite d’importants changements de line-up et subit en particulier le départ de Vinny Appice. La nouvelle formation enregistre l’album « Lock up the Wolves », qui paraît au printemps 1990.

Durant la tournée promotionnelle Ronnie James Dio rencontre de manière fortuite le bassiste Geezer Butler. Les deux hommes initient une re-formation de Black Sabbath, avec Tony Iommi à la guitare et Appice à la batterie. Le groupe réunifié donne plusieurs concerts et enregistre en 1992 un album, « Dehumanizer », qui suscitera une importante controverse. Mais l’expérience prend rapidement fin lorsque Dio quitte brusquement le groupe après avoir pris connaissance du projet du guitariste Tony Iommi de donner un concert d’adieu avec Ozzy Osbourne à Costa Mesa, à la fin de la tournée de 1992.

Ronnie James reforme son groupe Dio et enregistre les albums « Strange Highways » en 1994 et « Angry Machines » en 1996, en suivant la même direction artistique que celle de « Dehumanizer ». Certains fans considèrent cette période comme la pire de toute la carrière de Dio, tandis que d’autres l’abordent comme une étape positive, loin des sonorités dépassées des années 1980. En 2000, Dio enregistre l’album conceptuel « Magica » qui relance les ventes du groupe et est considéré comme le point de départ de son retour sur le devant de la scène. Il est suivi deux ans plus tard par « Killing The Dragon » puis, en 2004, par Master Of The Moon. Durant cette période, Dio participe à de très nombreuses tournées et festivals, dont peuvent témoigner trois enregistrements : « Inferno, The Last In Live », « Evil Or Divine » et « Holy Diver Live ». En 2007, il ré-intègre Black Sabbath qui se rebaptise Heaven & Hell tout en continuant à entretenir son projet solo. Avant qu’il ne soit hospitalisé pour son cancer, il enregistre le single « Elektra », issu d’un hypothétique album vraisemblablement intitulé « Magica II ». L’enregistrement de ce dernier, prévu dans le courant de l’année 2010, est finalement annulé en conséquence du mauvais état de santé de Dio.

Dio participe au film Tenacious D and the Pick of Destiny dans lequel il joue son propre rôle : il dicte à Jack Black où aller pour suivre la route du Rock. Il apparaît également dans le documentaire Metal: A Headbanger’s Journey de Samuel Dunn, sorti en 2005, au cours duquel il se prête par deux fois à une interview (Metal – Voyage au Cœur de la Bête en VF). L’épisode de South Park Les Comptines du singe batteur le voit interpréter Holy Diver avec le groupe Dio. Il a également donné son nom au principal méchant du manga JoJo’s Bizarre Adventure.

Ronnie James Dio est également célèbre pour sa petite taille, son jeu de scène très théâtral, mais aussi pour la haine qu’il entretient à l’encontre d’Ozzy Osbourne.

(source: wikimetal.info)

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Et enfin, et c’est de loin l’info qui m’a le plus achevé (en plus de la disparition du guitariste de Yearning (groupe de death metal finlandais), Juhani Palomäki (dont les circonstances restent encore inconnue) fut celle de Paul Dedrick Gray alias « The Pig », le bassiste de Slipknot. Il a été retrouvé sans vie dans sa chambre d’hôtel hier soir à Des Moines (ville natale des membres de Slipknot).

Surnommé Porky à cause de son premier masque qui représentait un cochon le nez troué par un cadenas, le bassiste du groupe Slipknot et comme chaque membre de Slipknot porte un numéro : il s’est attribué le numéro 2.

Paul Gray

Paul "The Pig" Gray, (1972-2010)

Relativement discret et aussi un des membres pionniers du groupe, si Paul Gray n’a pas à proprement parler poursuivi de projet solo, il s’est, à bien des reprises, illustré sans ses huit camarades de Slipknot. Paul Gray a récemment contribué à l’enregistrement de Last Stop: Crappy Town, le dernier opus de Reggie And The Full effect. Il a aussi assuré le remplacement du bassiste du groupe de stoner-rock Unida (side-project culte de John Garcia, ex-chanteur de Kyuss et encore à ce jour dans Hermano) le temps d’une tournée en 2003. Cette même année, il fut arrêté après un accident de voiture pour possession de stupéfiants. Il écopera d’un lourde amende.

Il devait effectuer une tournée en tant que bassiste du groupe hail! pour des dates européennes et asiatiques en 2010. Il avait 38 ans et était sur le point de devenir père: sa femme Brenna devait accoucher dans les semaines à venir.

(source: wikipedia.fr)

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Ces trois hommes ont contribué à grande échelle au metal et y ont consacré pour certains la vie. Maintenant, qu’ils ne sont plus parmi nous, c’est au nom de tous les metalheads de France, de Navarre et d’ailleurs que Nessieland adresse leurs plus sincères condoléances à leurs familles et amis ainsi qu’à ceux qui les ont connu et aimés. L’occasion aussi de les remercier pour ce qu’ils ont fait pour le metal et les metalheads également. So long, les mecs et encore merci 🙂 .

Miss Nessie

 

Il fait partie des légendes de la Brit Pop. Le dandy mancunien des temps modernes, aussi sulfureux que talentueux, Steven Patrick Morrissey alias The Moz, a soufflé hier en ce samedi de la Pentecôte ses 51 ans… Mozzer’s Day, comme on dit dans le milieu.

Morrissey aka The Moz

Morrissey aka The Moz

Fils d’immigrés irlandais, le petit Morrissey naquit le 22 mai 1959 grandit dans la banlieue de Manchester et vécut une enfance partagée entre son amour grandissant pour la musique et ses relations plus que tendues avec son paternel. Ses idoles à l’époque étaient Sandie Shaw, Marianne Faithfull (la grande Marianne!!), James Dean ou encore Oscar Wilde, rien que ça.

À l’adolescence, ce seront des groupes commes les New York Dolls, David Bowie, T-Rex ou encore Roxy Music qui feront grandir son amour pour la musique. C’est d’ailleurs aussi à cette époque qu’il se mit à l’écriture, envoyant souvent des lettres à des magazines musicaux britanniques tels que NME et Melody Maker – des bibles pour tout mélomane, journaliste musical et passionné comme moi – où il exposait son avis sur certains groupes. Une grande gueule avant l’heure, donc. Sa carrure athlétique lui permit d’éviter le bizutage par des petits camarades (pour ne pas dire petits cons et Dieu sait que j’en connais pas mal) mais il décrira souvent son adolescence comme une période dépressive et solitaire (tiens tiens…) comme dans l’une de ses chansons Never Had No One Ever (qui s’avère être ma préférée des Smiths) où il dit qu‘« [il] a fait un mauvais rêve qui a duré 20 ans, 7 mois et 27 jours… ». Dépression qu’il l’a suivra toute sa vie d’ailleurs.

Justement, en parlant des Smiths, ce groupe dont il fera partie pendant un peu plus de 5 ans, est celui qui le fera connaître auprès du grand public. C’est après avoir rencontré en 1982 Johnny Marr (guitariste de son état) qu’il fonde The Smiths, qui est devenu en l’espace de quelques albums, tournées et années, un des groupes pop les plus influents de la scène britannique. Ils sortirent 4 albums entre 1984 et 1987, année de leur séparation dont les mythiques « The Queen Is Dead » en 1986 et « Strangeways, Here We Come » en 1987 où ils sortirent leur chanson culte à titre-fleuve Stop Me If You Think You’Ve Heard This One Before (excellemment reprise en 2007 par le British Mark Ronson et son poulain australien Daniel Merriweather, qu’on aime aussi beaucoup dans Nessieland). Dès lors, sa carrière solo est lancée avec les hauts (Viva Hate, Your Arsenal, Vauxhall & I, You Are The Quarry) et les bas (Southpaw Grammar, Maladjusted, Swords,Years Of Refusal) que l’on connaît. Il a notamment repris en 1994 « Moonriver », de la BO de Diamants sur Canapés dont on vous a précédemment parlé ici, est d’ailleurs un bijou (et de surcroît une des seules fois où ce chef d’oeuvre classique du cinéma n’a pas été massacrée).

Mais Morrissey, au délà de l’artiste, c’est aussi une personnalité avec un sacré caractère et quelques légendes à son actif. Végétarien depuis l’âge de 11 ans, il défend avec ferveur les droits des animaux et est aussi membre actif de la PETA. Il est aussi connu, notamment de la presse pour ses opinions politiques, longtemps anti-thatchériste, il se défend aussi régulièrement des accusations le disant raciste (« Si je suis raciste, alors le Pape est une femme » a-t-il rétorqué il y a quelques années). Il a beaucoup critiqué l’arrivée au pouvoir de Jörg Haider en Autriche (leader d’extrême droite dont sa mort en 2009 a permis de découvrir sa double vie strictement opposée à ses valeurs).

Morrissey est aussi un très grand cinéphile et a uneaffection toute particulière pour le cinéma français et ses mythes telles que Delon, Jean Marais, Brasseur, Godart, Truffaut et j’en passe. D’ailleurs, lors de son passage à Rock en Seine en 2006 (punaise, il est passé à côté de chez moi et je n’y étais même pas grrrrrrr!), il s‘est présenté en étant Jean Gabin. La grande classe, quand même. Fan de Françoise Hardy et de Serge Gainsbourg, il est aussi un grand fan de la France en elle-même, dont il fera l’éloge dans sa chanson « I’m Throwing Your Arms In Paris » et la légende dit qu’il parle plutôt bien la langue de Molière. Y a de quoi être fiers, parole de Gonzo Dudette!!

Ses relations amicales avec David Cameron a fait d’ailleurs coulé beaucoup d’encre outre-Manche tout comme ses orientations sexuelles. Certains disent qu’il est gay, d’autres bisexuel quand certains le disent carrément asexué car il aurait gardé un exécrable souvenir des « chevauchées fantastiques » diront nous. Mais bon, au fond, ce n’est pas ce qui importe le plus. Son lyrisme pop, son esprit typiquement Rock’n’roll ainsi que son humour cynique et caustiquement sardonique (wouah et je l’ai trouvé toute seule comme une grande 😉 ) et de sa grande sensibilité font du Moz une icône comme on les aime. On dit d’ailleurs que sans lui, des groupes comme les Babyshambles, The Strokes ou encore Maximö Park n’existeraient pas. Perso, je serais lui, je le prendrais mal mais bon, le Moz restera à jamais le Moz, et une personnalité aussi gonzo que lui méritait amplement de faire partie de notre panthéon Nessielandesque. Happy Birthday, Mozzer fucker!!!

Miss Nessie

Ps: je tiens à m’excuser pour ce jeu de mots un peu pourri mais je suis meilleure rédactrice que raconteuse de blagues, autant pour moi. 😀


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