Nessieland : le blog

Archive for the ‘Festival’ Category

Hellfest 2011

Notre musique, notre religion

Après bien des galères, notre Summer Of Rock débute sur les chapeaux de roues avec la sixième édition du HELLFEST. Autant vous dire avec du très lourd…

Une programmation de folie et une réputation de « Valhalla terrestre pour les métalleux », et hop, nous voilà partis pour la charmante ville de Clisson, à quelques dizaines de kilomètres de Nantes. Accompagnée de mon « partner in crime » de chez RockYourLife!, nous avons pu découvrir « in real life » ce qu’était vraiment le Hellfest. Bah en fait, le HELLFEST c’est de l’amour, des circle pits, des tartines de l’enfer, des rencontres et aussi des caprices météorologiques. Mais bon, je vous laisse découvrir les live-reports complets que j’ai écrit pour RYL!

Live-report Day 1     —      Live-report Day 2      —      Live-report  Day 3

Galerie photos sur Facebook:   part 1   /  part 2 part 3  /  part 4  /  part 5

Les interviews de Nick Catanese (Black Label Society) et Marc Rizzo (Cavalera Conspiracy) doivent arriver incessamment sous peu…

Miss Nessie

Furia annulé

Pour la deuxième année consécutive, il n´y aura pas de Furia cette année

La rumeur est allée de bon train et nous avons fait parti des premiers à réveler la mauvaise nouvelle sur notre compte Twitter. Comme l´indique le titre de cet article, le Furia Sound Festival est à nouveau annulé, quatre jours seulement avant le début des festivités. Nessieland a pris la décision de publier l´entièreté du communiqué de presse, que vous pouvez voir sur le site du festival www.furia.tm.fr, car nous pensons qu´aux noms des fans, des festivaliers qui ont déjà pris leur pass et des artistes qui étaient censés se produire ce week-end, cela serait plus juste pour eux.

Voici ce qu´a annoncé le communiqué:
« L’association Vivre Vite, organisatrice du Furia Sound Festival annonce, la mort dans l’âme, l’annulation du festival prévu les 11 et 12 juin à Franconville. Une billetterie qui n’a pas encore rempli ses promesses malgré une programmation de qualité et la défection partielle de certains partenaires publics conduisent les organisateurs à annuler le festival. L’association Vivre Vite remercie les artistes qui avaient répondu présents, la ville de Franconville qui avait prêté le lieu et alloué une subvention et présente ses excuses aux futurs festivaliers qui avaient acheté leur billet. Ceux-ci pourront demander le remboursement de leurs billets auprès des différents points de vente.« 

Nous ne sommes pas encore en mesure de dire si c´est encore une histoire de subventions retirée à la dernière minute (bien que ce soit l´explication la plus plausible à ce jour), comme cela fut le cas l´an dernier, ou alors des élus locaux qui s´insurgent contre une programmation qu´ils pourraient considérer comme offensante, voire dangereuse pour la sécurité des riverains, comme le font si bien les associations anti-Hellfest. Nous ne savons encore rien mais au nom de tout fan de musique qui se respecte, c´est une triste journée et on espère que les groupes qui étaient censés jouer au Bois des Eboulures samedi et dimanche, trouveront un plan B qui pourra satisfaire les festivaliers. Certains – comme nos amis de chez KongFuzi Booking – sont sur le coup et on croise très certainement les doigts pour eux…

Miss Nessie

Cette année encore, Nessieland (en partenariat avec nos amis de chez RockYourLife!) se rendra au Festival de Dour pour la deuxième année consécutive après la première journée de la 21ème édition où on a pu applaudir entre autres BARONESS, THE MACCABEES et en particulier FAITH NO MORE qui a livré un superbe set. Non, je ne dis pas ça parce que je suis fan mais parce que je le pense…

Enfin bon, cette année, la 22ème édition fait encore la part belle à l’ouverture d’esprit, une chose essentielle à la société qui semble être en voie de disparition, mais ça je le garde pour un prochain post. Toujours est-il que du 14 au 17 juillet prochain dans la charmante ville de Dour (c’est pas loin de la frontière franco-belge, à une petite dizaine de kilomètres de Maubeuge et trois toutes petites heures de Paris) vous pourrez choisir vos scènes et les groupes que vous voudriez vous en priorité.

 

Dour Fest

Dour Fest (les 14, 15, 16 et 17 juillet, en Belgique)

Pour les fans d’indie, de pop sucrée et de folk, vous pourrez aller voir les frangines délurées de chez COCOROSIE, la troupe suédois de I AM FROM BARCELONA, les p’tits nouveaux bien sympathiques de chez JUNIOR BOYS et puis de PULP et SYD MATTERS où là toute description serait considérée comme superflue. Sinon, il y a aussi MOGWAI, SUEDE, THE KLAXONS, FOALS et mes petits chouchous des DANANANANAYKROYD et ces petits écossais tout fous fous, il FAUT les voir sur scène, c’est juste immanquable. Parole de Gonzo Dudette!! C’est déjà pas mal comme programme…

Dananananaykroyd

Nos chouchous écossais de chez Dananananaykroyd

 

Maintenant admettons que, comme moi, vous soyez des gros fans de metal, d’alternative rock et de trucs qui font du bruit et des pogos, il y aura toujours moyen d’aller saluer KARMA TO BURN, les pontes du thrash metal à la New-Yorkaise ANTHRAX, leur confrères prog de chez NEUROSIS (et là, il ne faut pas les rater, les Neurosis), les revenants (et pas des moindres) de chez KYUSS LIVES où si vous voyez une blackette à lunettes beugler toutes les chansons à plein poumons c’est que ce sera moi, sans oublier les PAPA ROACH, KYLESA, THE GALLOWS, MADBALL, SKINDRED, FOZZY, LIFE OF AGONY, UNCOMMONMENFROMMARS et DAGOBA, rien que ça et je suis sure d’en oublier plein…

 

Kyuss Lives!

Les légendes du stoner, Kyuss Lives!

Sinon, pour ceux qui préfèrent les platines aux doubles pédales, il y aura également une bien belle scène électro avec la venue du phénomène PENDULUM, de mes autres chouchous anglais de THE QEMISTS, des frenchies de JAMAICA (que vous connaissez forcément) des BOYS NOIZE, DEERHOOF, IAMX, THE BEWITCHED HANDS, des DJ sets de STEVE AOKI, VITALIC, LAURENT GARNIER, EROL ALKAN, THE HERBALIZER et tutti quanti.

 

The Qemists

Pour les fans de drum'n'bass, The Qemists from Brighton, UK

Et pour les fans de hip-hop et de roots reggae, parce qu’il y en a, même dans Nessieland, les venues de CYPRESS HILL, PUBLIC ENEMY et puis surtout des mythiques HOUSE OF PAIN (mais si, ceux qui veulent que tu jumpes around comme à la St Patrick, avec l’hyper charismatique EVERLAST), sinon on aura aussi droit à AKHENATHON FT. FAF LA RAGE et SOPRANO (ça c’est pour Marseille), ROHFF (pour Paris, enfin le Val-de-Marne), GROUNDATION, LES OGRES DE BARBACK, HIGH TONES et ISRAEL VIBRATION…

 

House Of Pain

House Of Pain is comin' atcha

Pfiou, une affiche comme ça, aussi alléchante, ça donne envie d’aller faire un tour chez nos amis de Belgique, non? Bah moi si, et on y sera? Et vous y serez-vous? Si oui, allez donc sur le site du festival de Dour (http://www.dourfestival.be), sur leur page Facebook, leur compte Twitter ou encore n’importe quelle billetterie digne de ce nom pour avoir la chance d’assister pour 100 € (pour les 4 jours, ce qui revient à 25€ la journée) ou alors 50€ pour la journée à ce festival que je recommande vivement à tous les fans de musique, aux mélomanes, aux vrais et à tous ceux qui croient que la musique se vit en live et avec une bonne kriek en compagnie d’un mec (ou d’une fille) qui deviendra ton (ta) BFF même si tu ne parles pas sa langue, de le faire ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. L’ambiance y est super, la bouffe un peu moins mais avec un très beau temps on pourrait carrément oublier nos petits soucis le temps d’un bon week-end prolongé de la Fête Nationale… Si ce n’est pas votre cas, ma foi, vous allez rater quelque chose!!!

 

Le poster avec tous les noms

Le poster avec tous les noms

De toute façon, vos avis nous importent autant que votre soutien, alors envoyez nous le tout via notre page Facebook, notre Twitter, en bas de cet article ou encore par mail (nessielandrocks[at]gmail.com) où nous serions archi ravis de discuter zique et festoches avec vous!!

Miss Nessie.

 

Aujourd’hui, nous publions notre 201ème article!!! Vous n’imaginez pas à quel point ça nous fait hyper méga plaisir surtout pour vous annoncer une nouvelle comme celle que nous avons à rapporter. En effet, depuis sa création, fin août 2009, Nessieland, à travers la plume déjantée et passionnée de sa self-made rédactrice, Miss Nessie, a aimé vous faire partager ses belles expériences en live à Paris ou à l’étranger…

Nous avons vraiment hâte de retourner à Rock en Seine en 2011 pour la couvrir une 3e année d’affilée (malgré le fait qu’une fois encore, on a peu de chances d‘être accrédités, sauf si ces derniers se trouvent plus cool que l‘an dernier), nous avons vécu de superbes moments et rencontré des gens incroyables en Espagne et en Belgique l’été dernier, et même si faute de temps et de moyens, je ne peux pas de faire de live reports de tous les concerts auxquels j’assiste, encore que vous pourrez en trouver certains chez nos collègues et amis de RockYourLife! avec qui c’est toujours un plaisir de bosser avec, nous savourons chaque instant de notre vie de bloggeuse zique pour vous donner des avis sans concession et souvent honnêtes des groupes que nous aimons et soutenons… Et les concerts qui s’annoncent au printemps et les festivals de cet été n’échapperons pas à la règle et bien sur, Nessieland sera là pour vous faire partager et découvrir ces talents qui méritent tant d’être connus et reconnus.

Summer Of Rock 2011 pour Nessieland

Summer Of Rock 2011 pour Nessieland

 

C’est pourquoi j’ai l’immense joie de vous annoncer que Nessieland lance dès le mois de juin sa rubrique « Summer Of Rock 2011 » où Miss Nessie vous fera partager ses expériences live et gonzo dans les grands festivals estivaux de France et d’Europe avec photos et articles à l‘appui. Vous pourrez donc retrouver Miss Nessie entre deux bières dans la fosse ou entre deux fosses près des bières, c‘est selon :

Ÿ  Au Hellfest Open Air (Clisson, France) les 17, 18 et 19 juin 2011

Ÿ  Au Sonisphere France (Amnéville, France) les 8 et 9 juillet 2011

Ÿ  Au Festival de Dour (Dour, Belgique) les 14, 15, 16 et 17 juillet 2011

Ÿ  Au Wacken Open Air (Wacken, Allemagne) les 4, 5 et 6 août 2011 [SOLD OUT]

Ÿ  A Rock en Seine 2011 (St Cloud, France) les 26, 27 et 28 août 2011


Mais il vous sera aussi facile de la repérer dans d’autres gros concerts rock, électro et métal dans Paris pendant la longue période de vacances qui lui sera accordée, suffit juste de chercher dans la salle une jeune blackette à lunettes qui fait des moshpits toute seule et aussi de regarder sur notre Twitter et page Facebook les concerts auxquels Miss Nessie assistera. Si vous êtes sympa, elle vous offrira même à boire, non je plaisante, elle est étudiante donc pauvre haha…

Tout ça pour dire qu’on a vraiment hâte d’y être, de vous montrer tout ça au fil des semaines et puis de toute façon, on vous tiendra au courant du schmilblick car il compte à nos yeux et qu’on espère que bientôt, ça sera réciproque. Aussi on espère vivement vous rencontrer et de partager un amour mutuel et inconditionnel de la bonne musique, qu’elle soit « à chiper à choper » ou carrément « evil destroy de la mort qui tue » d’ailleurs. Eh ouais, ça se passe comme ça dans Nessieland…

Parlez en autour de vous, faites passer le message sur notre blog, réseau-socialisez avec nous via notre Page Facebook et notre compte Twitter et pour toute suggestion, n’hésitez pas à nous mailer à nessielandrocks@gmail.com.

Stay tuned, my friends…

Miss Nessie.

Vendredi 5 novembre dernier avait lieu un petit festoche alternative rock dans une toute petite salle mais qui fut, parole de Gonzo Dudette, une des soirées les plus fun de ma carrière et aussi de ma vie. Est-il possible de faire plus fun que le Sonisphere en Espagne l‘été dernier? Est-il possible de faire plus fan que Rock en Seine en 2009? Je réponds oui et en plus, j’en ai eu beaucoup moins cher!!! Et comme pourrait dire certains, il en faut peu pour être heureux et gnagnagna…

Toujours est-il que le Tamanoir, toute petite salle coincée dans une cité de Gennevilliers, dans les Hauts-De-Seine, est une salle particulière dans le sens où ce café musique accueille beaucoup de groupes français alternatifs et de métal aussi. Le mois dernier, Ed-Ake et Die On Monday y jouaient et l’an dernier j’ai aussi pu applaudir Dagoba toujours dans le cadre de ce Tama’Core et aussi parce que l’ambiance est aussi géniale que sa bière pas chère. D’autant plus que c’est tout près de « chez moi ». Cette année, 4 groupes y participaient et en arrivant (en charmante compagnie) au Tamanoir je n’en connaissais qu’un seul et pas des moindres car il s’agissait de nos petits chouchous de Headcharger (découverts au Sonisphere de Madrid cet été puis croisés en 1ère partie d’AqME il y a 15 jours comme en constate ce report pour nos amis de chez RockYourLife!).

Le Tamanoir de Gennevilliers (92)

Les portes se sont ouvertes à un peu plus de 20 heures et le 1er groupe à débarquer sur scène était un groupe uruguayen répondant au nom de Guachass. Un quartet stoner mené par une chanteuse, Camila (dont sa voix pourrait s’apparenter à Courtney Love ou encore Kim Gordon de Sonic Youth) et une guitariste, Mariana, petite par la taille mais grande par les solos de riffs dont bien des hommes devraient s’en inspirer!! Leurs compos à la fois lourdes et entraînantes, chantées en majeure partie en espagnol, sont impressionnantes. La session rythmique est aussi très efficace et les mélodies sont imparables. Voilà un groupe que je soutiendrais mordicus pour le restant de mes jours car un tel groupe, dont le jeu n’est pas sans rappeller Led Zeppelin et Black Sabbath, venu de si loin (Montevideo, quand même) est un groupe qui vaut définitivement le détour!!! A suivre de très près donc et à ne pas rater s’ils passent très de chez vous. Amis parisiens, les Guachass seront le 15 novembre au Klub à Paris et j’y serais!!!

Guachass

Guachass : groupe garage rock de Montevideo (Uruguay)

 

Tout comme le 2e groupe à être passé, les Niçois de chez Water Pipe Cult, qui viennent de sortir une démo (ma foi excellente, je devrais en faire une chronique si le temps me le permet) et qui est aussi mené par un sacré bout de nenette, Caroline. Un groupe qui résulterait d’une fusion explosive entre Fu Manchu, At The Drive-In et Queen Adreena (groupes qu ont bercé mon adolescence) et ce charmant cocktail est encore plus efficace en live. De l’énergie, du fun, une belle voix, des super riffs et puis surtout de sacrés bons moshs en perspective – quand ils se sont pas en train de pogotter, ce qui est drôle quand on sait qu’il devait y avoir une petite trentaine de personnes dans la salle – ils ont absolument TOUT pour me plaire et j‘espère VOUS plaire aussi. Les Water Pipe Cult ont aussi très communicatifs avec le public et puis leurs compos feront, je n’en doute pas une seconde, mouche auprès de certaines radios ou au moins une… Une de mes préférées jouées ce soir là c’est Walking Back Home. Que je vous conseille plus que chaudement d’aller les voir aussi dès qu’ils passent très de chez vous (et je parle surtout pour nos amis du Sud-Est), perso j’en suis tombée folle amoureuse!!!

Water Pipe Cult, MON coup de coeur de la soirée

Water Pipe Cult, MON coup de coeur de la soirée

 

Troisième groupe à arriver sur la scène du Tamanoir, un peu plus connu dans la scène française, il s’agit de Loading Data, considérés par certains (et à juste titre) comme les pontes du stoner en France. Hormis le fait qu’un des membres ait produit la démo des Water Pipe Cult, ils font aussi du bon gros son comme on les aime. En gros, c’est l’équivalent tricolore de Kyuss pour ceux qui ne savent pas vraiment où je veux en venir. Là aussi, les influences stoner et desert rock de Loading Data font une grosse partie du boulot et puis quand à la voix chaude et grave du chanteur n’a absolument RIEN à envier au célèbre géant rouquin des Reines de l’Age de Pierre tellement elle est efficace. Et puis leurs riffs, de toute façon les riffs stoners… pff si je vous en parle je vais vous faire une flaque tellement j’aime ça mais ils valent largement leur pesant de cacahouètes, surtout en live bien qu’on attends avec impatience un nouveau méfait de la part des parisiens. C’est puissant, catchy, trippant et puis très mélodieux à la fois. Le mieux pour parler d’eux c’est de les voir en concert mais j’ai passé les ¾ d’heures les plus heavy metal de ma vie depuis Dour parce que c’était tout simplement mortel!!! Donc, on va chez les agitateurs de curiosités et on prend une place ou deux pour aller les applaudir dès qu’ils passent dans le coin!! C’est un ordre!!!

Loading Data

Loading Data, groupe à suivre de toute urgence

Quatrième et dernier groupe à passer – il est déjà 23h40 et on m’a déjà offert 4 bières en plus d’avoir bien sympathisé avec les Guachass et les Water Pipe Cult, les Headcharger!!! On les aime dans Nessieland et on les soutient depuis pas mal de temps déjà et le fait que la salle était exceptionnellement peu remplie, l’ambiance y était!!! Troisième fois oblige, je commence à connaître les chansons par cœur et la setlist est similaire à celui donné lors du concert avec AqME où anciens et nouveaux morceaux font part belle au quintet caennais. Même leur reprise de Led Zeppelin, Communication Breakdown, a été efficace. Set et ambiance bien rodée, plutôt hardcore aussi et les mouvements de bassin de Seb’, le chanteur, me font toujours autant tripper. Mais blague à part, moi et la toute petite trentaine de personnes qui étaient au concert se sont bien amusés, surtout lorsqu’à retenti Intoxicated que le Tamanoir connaissait par cœur. Autres 45 minutes intenses et riches en barres de rire et en headbangs qui me valent, à presque une semaine après les fait, une douleur assez persistante au niveau des cervicales. Ouch!! Mais qu’importe parce que ça les valait et que je suis impatiente de remettre ça lors du Bring The Noise Festival à la mi-décembre avec Die On Monday et Airbourne.

Nos amis de chez Headcharger

Une belle soirée qui s’achève mais avec des souvenirs plein la tête et de belles photos que vous retrouverez dès ce weekend dans Nessieland Rocks!! ainsi que sur notre MySpace. Et comme on dit chez moi, hell yeah!

Pour les MySpaces c’est aqui pour Guachass, pour Water Pipe Cult, here pour Loading Data et ici pour Headcharger!!

 

Miss Nessie

 

Ps: Gros remerciements à Headcharger pour leur gentillesse ainsi qu’aux Guachass et Water Pipe Cult pour la sacrée soirée passée avec elles et une pensée toute particulière au charmant accompagnateur qui se reconnaîtra (küsse!)

Comme vous le savez, dans Nessieland, on aime l’alternative rock et on soutient mordicus ceux qui font de même. Comme l’émission Bring The Noise dont nous avons déjà eu l’occasion de vous parler il y a de cela quelques semaines de cela à l’occasion du grand rassemblement pour les fans d’Alternative Rock le 11 septembre sur Paris et qui avait été un beau succès en plus d’un excellent souvenir pour ma pomme.

Pour les remercier, les animateurs de l’émission (Pierre, Aurélie, Matthew ainsi que les intervenants Ben aka Le Professeur et Sam le Métalliste) ont décidé de gratifier les auditeurs fidèles de cette émission avec un festival gratuit au Trabendo début décembre (les 6, 14 et 18 décembre prochains pour être précise) et avec des headliners dont bon nombres de radio nous envieraient comme Papa Roach (qui n‘étaient pas venus en France depuis belle lurette), les keupons lyonnais des Uncommonmenfrommars, les très hype Empyr (nés des cendres de Kyo et de la Team Nowhere), les glameux de Blackrain, les excellents grungeux français de Die On Monday, nos chouchous de Headcharger mais aussi le grand retour de No One Is Innocent (et ça, ça fait hyper plaisir) et en grosse tête d’affiche… AIRBOURNE!! Oui, monsieur j’ai bien dit Airbourne.

Bring The Fest'

Bring The Fest'

Les p’tits Australiens de Warnanbool aiment tellement la France et BTN qu’ils ont accepté tout de suite lorsqu’il était question de faire un concert privé et encore plus pour un festoche tel que celui-ci. Ma parole, ce serait presque effing Christmas (je parle de la fête mercantile et absolument pourrie qui a lieu le 25 décembre, pas de la sublime Julie que je surkiffe et rêve de voire en concert en France) avant l’heure…

Pour gagner sa place, c’est facile : il suffit juste d’écouter OuïFM (voir les stations ici) et de gagner sa place à l’antenne entre 6 heures (pour la Matinale) et 1 heure du matin (fin de l’émission Bring The Noise en semaine) et aussi d’être un fidèle auditeur de l’émission. Nessieland participera bien sur à cet évènement et couvrira (avec grand plaisir) le festival Bring The Noise ici mais aussi dans Nessieland Rocks!!.

Bonne chance à tous les participants!! Perso, j’ai optimisé mes chances de réussite!!

 

Miss Nessie

Rock en Seine a célébré le Week-end dernier sa 8ème édition en grande pompe avec une programmation a s’en lécher les babines: Arcade Fire, Skunk Anansie, Cypress Hill, Blink 182, Queens Of The Stone, Black Rebel Motorcycle Club, Massive Attack, Two Door Cinema Club, Stereophonics, LCD Soundsystem, Crystal Castles, Underworld, Roxy Music etc…

En mettant les petits plats dans les grands, le festival a attiré plus de 36 000 festivaliers en affichant complet dès les 1ères semaines d’août. Bien sur, que serait Rock en Seine sans sa « malédiction » car nous avons appris que le groupe britannique de Ou Est Le Swimmingpool a dû annuler leur venue suite au suicide de son chanteur Charles Haddon le 20 août dernier juste après leur concert au Pukkelpop festival, en Belgique. Après d’âpres négociations et supplications en tout genre, j’ai finalement pu trouver une place au dernier moment et me rendre à ce festival. Retour sur ce week-end riche en émotions fortes…

Vendredi 27 août 2010

Il est 16 heures lorsque je débarque au Domaine National de Saint Cloud pour la 8e édition du festival Rock en Seine. Festival qui m’est relativement familier quand on sait que j’y suis déjà allée en 2005 pour voir les Queens Of the Stone Age et en 2009 pour Faith No More (article paru il y a déjà 1 an chez nos amis de Stubbadub et aussi dans Nessieland). Je textote quelques potes pour savoir où ils se trouvent, tant qu’à faire, autant ne pas y aller seule, mais il faut dire que le festival est tellement noir de monde que ça relève de l’exploit si on y croise des gens qu’on connaît.

Mon pass 3 jours

Je m’accorde une petite pause Internet sur le stand SFR puis entame une courte promenade sur les différents stands du site, et là première chose qu’on remarque, c’est qu’il y a beaucoup de monde au Domaine de St Cloud. Je crois que c’est bien la 1ère fois où il y a autant de monde là-bas.

Il est déjà 17.30 lorsque j’arrive du côté de la Grande Scène pour voir un peu ce que ça donne au concert de Kele, le chanteur de Bloc Party. Je connaissais un peu le bonhomme grâce à mon ami, le transistor (eh oui, j‘ai deux amis dans la vie: YouTube et la radio, mon mp3 c‘est mon amant) et je m’attendais à un set assez dansant. Et effectivement, l’ambiance électro du concert de Kele était extraordinaire. Imaginez des milliers voire des dizaines de milliers de personnes dansant sur une pelouse géante. Bah en gros, c’était ça. Avec les ballons qui flottent dans les airs, c’était vraiment très sympa. Autre truc qui était sympa, les petites danses du britannique et ses mouvements de reins. Beyoncé c’est de la gnognotte comparé à lui. Quant à moi, je n’ai pas pu m’empêcher de danser danser danser comme une folle, en particulier sur « Tenderoni », le single de Kele. Il est 17 heures et presque 50 minutes et le set est déjà fini. En tout cas ça a été une très très belle surprise pour moi. Cette journée commence sous les chapeaux de roues et en plus, je suis si bien placée que je risque de prendre un pied monumental lors du prochain set, celui des très attendus Skunk Anansie.

Kele dansant sur "Tenderoni"

Je décide de ne pas aller voir Foals mais c’est pour une bonne cause : la voix de la divine Skin, longiligne et incroyable cantatrice blackette chauve à la voix puissante et à la fois si douce. Je sais qu’elle est bien plus que ça, il suffit juste de l’entendre. Mais qu’est qu’elle envoie!! Enfin je veux dire, rien que sur CD ça s’entend et là, je vais la voir en live. Franchement, il y a de quoi se réjouir et moi, je jubilais comme jamais. Le genre de bout de femme qui m’impressionne et dont je suis fan. Un peu comme Courtney ou encore Julie Christmas mais dans un autre registre, en somme.

Skunk Anansie

Skunk Anansie sur scène

Autre personne que j’attends avec impatience, c’est ma môman rock’n’roll, qui s’avère être une grosse fan de Skunk et c’est aussi avec elle que je suis partie voir FNM à Rock en Seine l’an dernier. Il était normal qu’elle soit avec moi pour ce festiv’. Il est pratiquement 18h30 quand ils arrivent sur scène : Mark, Ace et Cass. Puis tel un ouragan portant mon 2e prénom qui surgit de nulle part, la belle Deborah Dyer, plus connue sous le nom de Skin. Elle vient et met le feu directe à la scène. Dès la première chanson, PAF dans tes dents. Du côté de la scène où nous étions c’était la folie pure mais c’est que du bon. Skin nous offre aussi quelques mots en français, encore un bonus. Quant à la setlist, elle était juste parfaite, composée de grands classiques et de petites nouveautés du prochain album « Wonderlustre » qui sortira le 13 septembre. Vivement leur concert en février 2011 à l’Olympia et Nessieland est déjà sur le coup!!

Skunk Anansie

19h20. C’est la fin du set de Skunk et on s’impatiente déjà pour le concert de Cypress Hill. On a sympathisé avec des fans de Blink 182 venus de Bretagne et des nenettes avec des super tatouages. 20 heures pétantes, place à Cypress Hill. Énorme show, super ambiance, ça sentait pas mal la weed mais peu importe, c’était la folie furieuse à Rock en Seine. Si bien la folie qu’on s’est fait carrément écrabouiller par des hordes de fans mais c’était un mal pour un bien car mes problèmes de dos sont résolus, on peut pas dire pareil de mes mains. Un set qui a duré une bonne heure où le groupe nous a aussi livré une setlist impeccable dont le fameux Insane In The Brain, titre qui n’a jamais aussi bien collé à un public et ce qui restera sans doute un des meilleurs moments de Rock en Seine quand tout le monde a pogotté et jumpé comme des ouf mentaux. Symbiose parfaite et la foule qui criait les paroles. C’était mon 1er concert de gangsta rap mais punaise, qu’est ce que c’était bon!!

Cypress Hill sur la grande scène

On quitte la Grande Scène pour aller voir la 2e partie du concert des Black Rebel Motorcycle Club aux alentours de 21h20 et c’était tout aussi bon. Rock’n’roll à souhait, bluesy mais pas cheesy et puis avec de très belles mélodies. Un live sans fioritures et une belle expérience comme on les aime. Une de mes préférées du groupe, Whatever Happens To My Rocknroll, a été jouée et a provoqué un élan de joie sur la scène de la Cascade. Heureusement qu’ils ont pu jouer malgré la perte du père d’un des membres de BRMC et leur hypothétique annulation qui a été démentie à la dernière minute. Et je pense très franchement que nous étions pas mal à être ravis de les voir. Ce live sera une des nombreuses autres bonnes surprises de Rock en Seine 2010. On part rapidement voir Deadmau5 et le peu qu’on a vu nous a plu mais malheureusement, il est pratiquement 23 heures et il était temps de rentrer vite chez nous.

Black Rebel Motorcycle Club

On quitte le festival en ayant entendu quelques chansons de Blink 182 (bah ouais quand même, bien que je ne suis pas vraiment fan des Blink) et je rentre en tramway en direction de la Défense avec des étoiles dans les yeux et des ankyloses aux mains. Vivement samedi et surtout… vivement les Queens Of The Stone Age!! Et comme on dit à Nessieland : « Boooyaaaaaah!! »

Miss Nessie

C’est en tant que fan de musique alternative que j’ai décidé d’aller faire un tour chez nos voisins belges pour assister à la 22e édition du festival de Dour. Mais je dois aussi reconnaître que j’ai surtout fait le déplacement en ce lendemain de fête Nationale surtout pour revoir mon groupe préféré, Faith No More, pour la 3e et probablement dernière fois.

Dour Festival

22e édition du festival de Dour en Belgique

Confidence pour confidence, la programmation de cette année m’a laissé un peu sur ma faim et en particulier, celle du jeudi, censée être la plus intéressante pour moi. J’ai croisé des groupes durant mes petites escapades dans cette petite ville de Wallonie mais ces derniers ne m’ont pas enthousiasmés des masses, que je m’explique.

Les hipsters de chez Eiffel ont produit un show relativement mièvre et j’en ai conclu qu’on les a sans doute un peu trop vite surestimés. Au bout de trois chansons, je suis partie parce que ça devenait un peu trop chiant pour moi. Un peu comme si je regardais un film de Sofia Coppola, j’attendais une action qui ne viendrait pas. Bah, c’est un peu le même sentiment que j’ai eu avec Eiffel. Et c’était pas mieux avec Wax Tailor (et pourtant j’étais contente de les voir), pourtant le groupe produit des albums plus qu’intéressants mais en live, le soufflé retombe parce qu’on tombe dans une sorte de mécanique: tu jumpes parce qu’il faut jumper, tu secoues ta tête parce qu’il faut le faire, tu bouges ce que tu peux mais la magie n’y est pas. Ou alors, je suis passée complètement à côté, ce qui est possible après tout. Mais bon, je crois que je vais me cantonner aux albums et aux extraits sur MySpace, parce que Wax Tailor, bah c’est quand même sympa comme groupe.

Autre groupe un poil décevant: The Maccabees. Ils sont anglais, plutôt mignons, relativement jeunes, la vingtaine à tout casser et sinon, ils n’ont pas grand-chose, hormis des sonorités indie brit-pop à la Revolver voire les Libertines bifurquant sur du sous-Blur mais sans le fun et la foufoune qui va avec, pour reprendre l’expression plus que douteuse de Dédé Manoukian (oui oui, je sais, ça craint mais j’ai pas trouvé mieux, hélas! Vous excuserez ce manque de tact flagrant de ma part mais bon, mieux vaut être honnête et appeler un chat un chat que de sortir des trucs qui font « péteux de service » mais cela n‘engage que moi). Si la brit-pop de chambre, c’est votre came, vous pouvez toujours y jeter une oreille, sinon réservez-les pour d’autres groupes nettement plus rock’n’roll… ou pour un bon vieux Murderdolls!!

Bon maintenant on va passer aux choses un peu plus positives parce qu’il s’en est quand même passés des bons trucs, malgré une prog’ placé sous le signe de la ‘hype’ trop de hype saoule les mélomanes et pas qu’un peu d’ailleurs et une bande de punks anars qui crachaient et insultaient tous les francophones qui se trouvaient sur le site. Il va falloir bannir ces gens des festivals parce qu’ils sont sacrément casse-burnes à foutre le bordel et à faire chier les gens qui viennent parfois de très loin pour faire la fête, grrrr!! Je les déteste!

Les trucs positifs donc. Oui, enfin j’en ai retenu trois. La 1ère, ce sont les stands entre ceux pour les cosmétiques où on pouvait se faire offrir des échantillons et des séances de maquillage gratos, ceux pour Coca Cola et sa ‘Fontaine du Bonheur’ où on pouvait gagner des chapeaux en participant à des jeux sympas et aussi celui de Jack Daniels où on pouvait gagner des t-shirts et des portes clés en faisant des blind-tests et des trucs comme ça. J’ai pas trop participé faute de temps et d’argent mais bon, de ce que j’ai vu ça avait l’air funnissime! La 2e chose positive de ce festival, c’était l’ambiance. Hormis ces satanés keupons, l’ambiance était au beau fixe, tout comme le temps et c’est clair que les gens sont venus à Dour pour s’amuser. Sourires et bronzages en vue, que demander de plus!! Et la 3e chose positive de ce festival, c’est ce jeune combo américain, orginaire de Virginie mais désormais basé à Savannah, Géorgie et qui s’appelle Baroness. Alors il va vraiment falloir que je m’appesantisse parce que c’est juste une pure merveille!!

J’ai connu Baroness, il y a 2 ans et la première chose qu’on m’ait dite sur eux, c’est que c’est un bon mix entre Mastodon et Don Caballero. Ils ont vu juste parce que ces deux groupes ont infanté mes années lycées, alors il était plus que naturel qu’ils m’accompagnent dans mes (més)aventures à la fac d’Anglais de l’UPEC. Alors, j’arrive dans un grand chapiteau baptisé « La Petite Maison Dans La Prairie » après m’être procurée un t-shirt ‘Happy Birthday Fucker!’ (le t-shirt officiel de la tournée européenne 2010 de FNM) et l’épisode de ces abrutis de punks et je m’aperçois que ô joie, ô bonheur retrouvé il y a une floppée de fans de Faith No More dans le chapiteau. J’en profite pour saluer certains et pour me placer suffisamment bien pour pouvoir faire des bonnes photos lors du show des états-uniens. Comme un poisson dans l’eau… enfin haha dans la bière.

Ce qui m’a pas mal amusée, c’est que les roadies ont été applaudis par le public. Preuve qu’ils font un super boulot et que le metalleux n’oublie jamais le roadie et ça, c’est cool! 19 heures passées de 13 ou 14 minutes, je ne sais plus, les quatre membres de Baroness débarquent sur scène et dès le début, ils envoient du lourd, du très lourd avec O’ Appalachia, je crois. Ils défendent parfaitement bien leur deux efforts (Red Record, sorti en 2007 et Blue Record, sorti en 2009). On a eu droit a de beaux moments de complicités entre le quatuor, notamment par les 2 chanteurs-gratteux John Baizley et Brian Blickle.

Un de mes moments préférés, c’est quand ils ont enchaînés The Birthing, Isaac et Wanderlust. Mes trois préférées!!! Alors une fois n’est pas coutume, je n’ai pas moshé. Non, pas de moshpits pour la Gonzo Dudette mais un sacré trip mi-sludge mi-stoner mais vraiment excellent. La dernière fois que j’ai autant trippé, c’était au concert de 65daysofstatic en avril dernier. Le groupe a reçu un excellent accueil à Dour et ils en avaient l’air ravis. J’espère les revoir très très vite à Paris dans le courant de l’année, vu que j’ai pleuré lorsque je les ai raté à Paris en janvier, voire en 2011.

Après ça, je pars rejoindre mes Aussie gals pour nous rendre sur place au concert de Faith No More. Pour moi, c’était ma 3e fois après la jolie claque que fut Rock en Seine et le show tonitruant qu’était celui du Sonisphere à Madrid, il y a 10 jours. Pile poil pour la fin du show timidou des Maccabees. Alors on s’installe et on discute de la playlist, tout en taillant un bout de gras avec quelques fans venus de Franche Comté et du Nord – Pas de Calais pour applaudir la bande à Patton. Pas de potes de la FNM French Community en vue mais bon…

On nous avait dit avant le concert que cette date belge réserverait quelques surprises, ma foi, nous avons été servis car ils ont débutés avec Midnight Cowboy joué en intro. Ça a l’air un peu timide vu comme ça, mais le public a super bien réagi. Preuve que c’est très efficace. Mais bon, un concert de FNM sans pogos, ça ne serait pas un concert de FNM et les pogos sont venus de From Out Of Nowhere, une fois de plus repris par une foule de fans (dont une grosse majorité de trentenaires et bizarrement plus qu’à Madrid et à Paris l’an dernier). Je me retrouve un peu écrabouillée lorsque Mike Patton fait péter le mégaphone mais bon, j’ai pu prendre des supers photos, c’est déjà ça ^^

Idem lors de Land Of Sunshine où Mikey fait à nouveau son taré et où la foule ne tient plus en place. Gros headbangs en perspective et un darwa pas possible avec Caffeine. Entendre des flamands, wallons, luxembourgeois, néerlandais, français et tellement plus encore s’égosiller « Almost. Sweet Talk. Caffeeeeeeeine! », c’est un bonheur indescriptible. C’est juste incroyable!! La tension redescend un peu avec Evidence, chantée en anglais avec un petit bout en espagnol et comme je suis une élève studieuse, j’ai bien retenu les paroles espagnoles lors de mon séjour à Madrid alors j’ai pu la chanter tranquillou et faire claquer mes doigts au moment opportun auprès des Aussies et du couple de FNMers de Besançon qui m’a bien fait rire!!

Re-darwa pendant Surprise You’re Dead! Ça part en cacahouète avec une foule excitée et un combo qui l’était autant (parce que tandis que Patton se déchaînait sur scène, on a aussi eu droit à quelques distractions de la part de Roddy Bottum et de Puff Bordin). Et en parlant de surprises, on a eu droit à une nouvelle interprétation de Chinese Arithmetics. Fini le « Fuck You » des débuts piqués à Lily Allen et bye-bye au plus que mythique « Poker Face » de Lady GaGa et place à Boom Boom Pow des Black Eyed Peas en intro. Je voudrais pas charrier mais Patton s’avère très crédible en Fergie. Mais blague à part, cette version était tout aussi réussie. Puis vient mon moment préféré: Last Cup Of Sorrow. Ma chanson préférée en live parce que c’est la chanson qui me met dans tous mes états et qui a un son de basse à se lécher les babines. Je suis une fan de la basse de Billy Gould et en particulier lorsque LCOS est jouée en live parce que les sonorités y sont encore meilleures, moi j’adore! Vous imaginez alors ma joie lorsqu’elle fut jouée. Bons délires et quelques headbangs de rigueur.

Cuckoo For Caca. Généralement, c’est à ce moment-là que les choses empirent parce que TOUT LE MONDE se déchaîne sur cette chanson. Aussi bien les fans que le groupe, même Jon Hudson qui est remarquable dans sa discrétion nous livre de sacrés bons riffs. Et puis, la batterie folle de M. Bordin aussi d’ailleurs. Moment de communion avec les fans lors de la ballade/reprise Easy. Tout le monde lève les mains en l’air, quelques cornes ont été faites, pas de briquets mais une belle symbiose et Dour qui chante en chœur le refrain et même le solo de guitare. J’ai vu des mecs se ridiculiser en le faisant mais ça avait le mérite d’être très fun.

Symbiose en mode off et place aux riffs cinglants de Ashes To Ashes. Entre le trip et le mosh, mon cœur a balancé longtemps avant d’opter pour le trip mais bon, l’audience semblait avoir fait de même et ça, c’est beau. Quelques clichés de fait et hop, back to the party et place à ze moment du concert, à savoir Midlife Crisis. Alors non je ne ferais pas de jeux de mots douteux entre l’âge moyen de l’assistance et les paroles de la chansons parce que vu comment ça jumpait, hurlait et headbanguait, j’avais plus l’impression de me retrouver avec des kids qu’avec des pères et mères de famille. Ce qui est rassurant en soi, c’est d’ailleurs un mec à Rock en Seine qui avait dit que lors de Midlife; tout le monde dans la fosse avait 15 ans d’âge mental. Et pour l’avoir fait trois fois, je peux vous dire que c’est complètement véridique. Preuve que l’âge, c’est juste un nombre et que s’en soucier est débile. Un moment plutôt sympa lors du break dans Midlife Crisis, c’est que Sir Duke de Stevie Wonder a été rejouée en gimmick mais en mode down-tempo, groovy me dites-vous, oh que oui!!

Une chanson que Mike Patton a dédié « à toutes les mères » et celle que j’ai le plus redouté car c’est justement une des préférées de ma môman, Ben. Cette chanson qui fut interprété par le défunt Michael Jackson a été jouée devant une scène qui a joué le jeu. Mes Aussie gals étaient au courant que je n’appréciais pas Ben à cause de ma mère et m’ont consolée en me souhaitant bien du courage. Au final, j’en ai ri de cette situation mais aussi parce que les chœurs (Gould, Bottum et Hudson) avaient l’air de saturer de Ben, après ça reste mon impression, ça fait peut-être partie du truc et ça me faisait penser à une mauvaise blague ou à un pari perdu. Mais bon, l’important c’est qu’ils l’aient jouée et que j’ai quand même pas mal ri durant la chanson. Ouf, le semi calvaire terminé, les FNM enchaîne avec un Gentle Art Of Making Enemies des plus monstrueux. Une belle bouillasse de riffs, de shreds et de son sempiternel mais néanmoins génial même deux semaines après le V-DAY 21 « Happy Birthday Fucker!! ». Simple, efficace et direct. Tout ce que j’aime!!

Dernières chansons avant le rappel: King For A Day qui a vu Dour s’enflammer comme jamais (en tout cas, aucun autre groupe à mon avis n’a pas leur donner le même effet que nos San Franciscains préférés) et vu des effets musicaux impressionnants (merci Roddy et Mike pour les jolis bidouillages, j’ai beaucoup apprécié) ; puis Epic qui a rendu The Last Arena (scène où jouaient FNM) hystériques, tellement hystéro que je me suis refaite écrabouillée le plexus à cause des mecs qui clamaient au dessus de la foule, mais il a survécu ne vous en faites pas 😉 et puis un finish assez cocasse sur Just A Man où le crooner tente de faire chanter un enfant qui a eu peur de lui. Il s’en ai un peu moqué lors du rappel « C’est pas juste, pourquoi les enfants ne m’aiment pas! Je croyais qu’on ne trouverait mignon et gentil, mais non, ce sale gosse a eu peur de moi!! », la triste réalité vue par Mike Patton, perso j’ai trouvé ça drôle.

Cinq minutes plus tard, ils reviennent pour le rappel et je m’étais préparée psychologiquement aux Charriots de Feu accompagnée de Stripsearch mais au final, c’est A Small Victory qui a été jouée. C’était pas prévu mais c’est excellentissime. Jumps, moshpits et époumonnements ont été de sortie, j’étais plus que ravie de les voir le jouer sur scène, d’autant plus que c’était la 1ère fois. Puis un autre finish de toute beauté avec Be Agressive. Et tout le monde qui accompagnait Roddy en chantant « BE- AGGRESSIVE, B-E AGRESSIVE, B-E A-GG-R-E-SS-I-V-E! ». Et à la toute fin de la chanson: « Belgium, you win! » de la part de Mike Patton. Lui et ses acolytes nous remercie d’être venus en nombre et nous disent au revoir. Après la fin de ce show, je me suis d’abord dite: « Hey, mais où est passée Stripsearch! » et puis ensuite, il a fallu que je me rende à l’évidence, je ne les reverrais plus avant un moment et rien que d’y repenser, trois jours après les faits, ça me déprime encore plus. Ouaip je suis bien partie pour une dépression post-gig et ça sera plus sévère qu’à Rock en Seine

Il est 23h30 passées et l’assemblée venue très nombreuse pour Faith No More s’en va et nous avec. Je fais le trajet jusqu’à Mons, puis dis au revoir à mes Aussie gals en leur souhaitant un bon retour à Sydney et puis, je me rendors péniblement en repensant à cette soirée et à la fin de mes belles aventures faithnomoresques. Prochain live-report, dans 1 mois et demi lors du Rock en Seine édition 2010.

Miss Nessie

Ps: Gros remerciements aux Aussie gals, au couple de FNMers qui m’ont fait beaucoup rire et le reste de l‘assemblée pour l‘ambiance festive qui régnait au Last Arena, aux mecs de Baroness pour avoir fait un super show ainsi que les roadies, à mon Froggy Fucker préféré qui se reconnaîtra, aux gens sympas rencontrés à Mons, à l’ensemble du groupe Faith No More, à tous mes potes des communautés chiliennes et françaises de FNM ainsi qu’à la Stubb Family et au blog faithnomore2.0 et puis, je crois que c’est tout.

Ce Sonisphere 2010 en Espagne a été exceptionnel tant dans sa programmation que dans son déroulement et j’ai fait partie des chanceuses qui ont fait ce voyage incroyable pour faire la fête avec tous les metalheads d’Espagne et d’Europe ainsi que des groupes comme Soufly, Slayer, Rammstein, Messhugah, Deftones, Faith No More et plein d‘autres encore. Retour sur mes 3 jours et demie de folie au festival et dans cette ville folle qui s’appelle Madrid…

Sonisphere

Day 3 – Samedi

C’est dans les nuages et les souvenirs de la veille que je me lève en cette veille de finale de Coupe du Monde. Après quelques appels, ravitaillements en tout genre et photos en compagnie de Don Quichotte et son fidèle Sancho Panza, moi et mon bocadillo au fromage me rends vers 15.30 à nouveau à Getafe pour cette 2e journée du Sonisphere (et déjà la dernière, ce qui veut aussi dire que mon voyage prendra bientôt fin) et le 1er concert auquel j’assiste, c’est celui d’un groupe français que je ne connaissais que de nom: Headcharger.

On dit que la 1ère impression est la bonne et il faut dire qu’ils m’ont très vite impressionnée. Un son puissant avec une excellente rythmique et un chanteur au capital sympathie non négligeable, ce concert de Headcharger m’a beaucoup plu. Ils ont vraiment assurés et ont bien assurés la promo de leur dernier album « The End Starts Here » et il est clair qu’il va falloir que je vous en parle plus en détail dans les semaines qui viennent parce que ce groupe en vaut vraiment la peine. Pour les qualifier, je dirais que la direction musicale de Headcharger ressemble à du « on a commencé là où des groupes commes Walls of Jericho et Converge se sont arrêtés ». En tout cas, c’est du lourd et du bon et j’ai hâte de voir ce que ce groupe donne dans une salle parisienne dans les prochains mois à venir. Groupe à suivre donc.

C’est après une bonne heure de concert que je rejoins au camping mon amie espagnole. Sur le chemin, je discute avec des metalleros espagnols dont une qui parlait très bien le français. Super sympas et belles photos prises avec eux. Elle m’a même prêter son téléphone pour que je demande à mon amie de me rejoindre. Elle avait étudier dans un lycée français et étudié à Marmande, et elle était ravie de me savoir originaire de Paris, ville qu’elle avait visité il y a des années mais qu’elle a adoré. Bons souvenirs avec les metalleros. Sinon, je me dirige vers le camping dans la chaleur insoutenable de Getafe, il fait 38 putain de degrés et pas une once d’air dans le ciel. Sans compter que la petite bouteille d’eau coûte 2 euros sur place… quelle poisse!!! Mais bon, au final on s’est retrouvées avec mon amie et on a pu discuter de trucs de filles (elle a 22 ans et je viens d’en avoir 21, alors les points communs, c’est pas ce qui manque) et on a une fois de plus digressées sur Incubus et Brandon Boyd, ce qui nous a fait raté les 15 premières minutes du concert de Deftones. Raaaaah, vilain Brandon!!! Et du coup, on était plutôt loin de la scène. Mais on a quand même bien profiter du concert et puis Chino Moreno nous a ressorti les classiques (Be Quiet and Drive, My Own Private Summer, Back To School, Feticeira, Bored…) et les nouveautés tirées de leur dernier album (que perso, j’ai pas trop aimé, bien que la qualité y est) « Diamond Eyes » (Diamond Eyes et Rocket Skate, qui ont eu un super accueil auprès des metalleros) et lorsque le concert se finit, mon amie part rejoindre ses potes italiens tandis que je partais pour aller voir Soulfly.

Woohooo! Quel joie de revoir Max Cavalera après le show monstrueux qu’ils ont fait il y a 5 ans à l’Elysée-Montmartre. Mais je dois reconnaître qu’un concert de Soufly, ça comporte quatre composantes très spécifique:

  1. Primo, ça doit grouiller des gros chevelus qui grunte toutes les 3 minutes.
  2. Deuxio, tu dois savoir moshpitter au bon moment si tu ne veux pas te recevoir un pain et headline au bon moment si tu ne veux pas qu’on te prenne pour un émo padawan qui fait genre c’est un metalhead alors qu’en fait, il adore My Chemical Bromance et Billy Talentless.
  3. Tertio, il faut être de taille à supporter un tel darwa parce qu’un concert de Soulfly, même pour des kids comme moi, c’est jamais sans conséquences.
  4. Et pour finir, dans un concert de Soulfly, le rythme est le suivant: Chanson – Grunt – Mosh. Chanson – Grunt – Mosh. Chanson – Grunt – Mosh. Et c’est comme ça pendant 1h30.

Mais qu‘importe parce que le fort sympathique Max Cavalera est arrivé avec sa guitare customisée aux couleurs du Brésil et nous a servi comme entrée un Bonfire magistral. Et tout le monde connaissait déjà les paroles. La magie des festivals de métal. Ensuite lorsque Prophecy a retenti tout le festival a hurlé, et je dis bien hurlé, les paroles tout en headbangant et en s’éclatant. Moi, je me suis bien amusée. Puis vint Primitive. Même mécanique et même fun. Max Cavalera y est juste impeccable dans son role de chauffeur de salle. Et puis un classique dans la discographie du père Max, Refuse / Resist, de Sepultura (enfin, quand Sepultura était encore écoutable, c’est-à-dire jusqu’en 1996) et là, la scène est devenue juste folle. Puis vint un autre titre de son nouvel album, Omen (dont la chronique arrivera enfin ce vendredi dans Nessieland), qui ouvre d’ailleurs l’album Bloodbath & Beyond. Enoooooorme solo de guitare. Certes, le côté rasta groove metal n’y est plus mais bon, d’un autre côté, j’ai pas à me plaindre. C’est quand même du très bon son. Et la belle surprise venue des hommes de Max, c’est cette interlude de Walk de Pantera (je portais un t-shirt de Down, l’autre groupe de Phil Anselmo, ex-chanteur de Pantera). J’ai trouvé ça vraiment cool. Mais il y a eu comme qui dirait un gros souci.

Ce concert, bien qu’il fut vraiment mortel, eh bien je n’y suis pas restée longtemps parce que je suis tombée sur des trucs qui m’ont choquée et pas dans le bon sens du terme. Je suis tombée sur des mecs bourrés en train de pousser et de cracher sur quiconque était sur son chemin, un autre en train de se faire un shoot de cocaïne ou d’héroïne ou de je ne sais quelle merde que je ne prendrais jamais de ma chienne de vie et ça, c’était quand ce petit con de skinhead de mes deux n’était pas là à faire ses conneries de saluts nazi et me regardant bizarrement. Quoi? Qu’est ce que tu me veux? C’est quoi ton problème? T’as jamais vu une metalhead noire, connard!!! A ce moment-là, je me suis dit que c’était trop et que Max me pardonnera mais que je ne pouvais pas rester en compagnie de personnes pareilles. Non, je ne suis pas en train de m’embourgeoiser, je tiens juste à vivre centenaire et à rentrer sur Paris en un morceau, c‘est vrai quoi, merde…

Je me suis dit qu’il était tant de rejoindre mes potes pour aller voir Alice In Chains et puis vu, que ça serait ma 3e fois et la 1ère pour mon amie, je me suis dit qu’il fallait que je lui dise comment se passe un concert de AIC. Je lui surtout promis que ce concert sera inoubliable parce que c’est le genre de groupe qui donne tout ce qu’ils ont sur scène. Eh ben, elle a pas été surprise par qu’à 21.35 ils sont arrivés et ont joués d’emblée Them Bones. Bien sur, tout le monde chantait en chœur et connaissait les paroles par cœur. J’en ai même surpris d’un quand je leur ai dit que je les ai déjà vu 2 fois à Paris (en juin 2006 et en décembre 2009) et que j’étais une grosse fan de la bande de Seattle. Vous n’avez pas idée d’à quel point c’est génial d’être à 2,50 mètres de Jerry Cantrell, qui a 43 ans mais qui ne les fait pas du tout. C’est énorme. Mon amie Thay et moi étions bras dessus bras dessous à chanter les chansons du groupe. Tandis qu’elle prenait des photos et moi aussi d’ailleurs. Mes photos étaient meilleures que celles de FNM la veille. Elle a même pu prendre des vidéos dont une assez drôle où Jerry semble faire l’amour avec sa guitare sur la 3e chanson Rain When I Die. C’est bizarre dit comme ça, mais tant qu’on a pas vu ça, on ne peut pas savoir.

Et William DuVall dans l’histoire? Il était bel et bien là, chantant et faisant participer le public. Ce mec est juste incroyable et c’est aussi un des frontman les plus sympathiques sur scène qui existent. Sans déconner. Il est là et il te donne tout.  Ce mec est une perle. Et en plus, il met pas mal l’ambiance que ce soit sur les classiques du groupe comme Dam That River, Again, Ain’t It Like That (ma préférée en live pour les breaks et la session rythmique de malade) ou encore Die Young que sur les nouveaux titres comme Check My Brain, A Looking In View ou encore cette chanson que j’adore et qui s’appelle Acid Bubble. C’est à ce moment là que William nous explique qu’ils sont ravis d’être ici; en Espagne et plus particulièrement au Sonisphere pour fêter la dernière date de leur tournée européenne (avant la grosse tournée US intubée BlackDiamondSkye avec Deftones et Mastodon et qui est en fait un jeu de mots avec les derniers albums de ces groupes Black Gives Way To Blue pour AIC, Diamond Eyes pour les p‘tits gars de Sacramento et Crack The Skye pour Mastodon). Une fois de plus la session rythmique composée du très grand batteur Sean Kinney et du plutôt petit bassiste Mike Inez (c’est un peu comme Laurel & Hardy version GrungeTown) a été efficace, impeccable et puis il faut dire qu’on s’est déjà pas mal battus pour les médiateurs de Inez et les baguettes de Kinney, surtout les baguettes.

Mais le grand moment de ce concert, c’est Rooster. Une chanson qui ne laisse personne, je dis bien personne, indifférent. Sinon, c’est que vos goûts musicaux sont plus que déplorables (pire que ce qu’on m’attribue sur Twitter) et là, je vous plains. Et pas qu’un peu. Cette chanson est plus que magnifique et que lorsque vous voyez tout le monde lever des mains et reprendre en chœur les paroles poignante de cette chanson qui parle des stigmates de la guerre (Jerry Cantrell l’a écrite grâce aux souvenirs de son père, Jerry Cantrell Sr.,vétéran du Vietnam) et puis, elle m’a toujours donnée des frissons cette chanson. Depuis mes 12 ans. Mais il fallait se rendre à l’évidence. C’était déjà fini et ils ont reçu après 1h20 de concert une standing ovation des plus méritées. J’ai hâte de les revoir Alice In Chains, en 2011 peut-être.

On fait l’impasse sur le concert de Megadeth pour aller se chercher à boire (parce que se faire un gig alors qu’on crève de chaleur, ça mérite un petit rafraîchissement) et se préparer psychologiquement pour aller voir Rammstein. Et il y a de quoi. 20 minutes après être cherchés des cocas, les places de devant étaient déjà prises d’assaut par les fans des teutons. Alors on attend gentiment, on rigole et on parle déjà de nos meilleurs souvenirs du festival. J’apprends quelques mots d’italiens et d’espagnol et je leur apprends des petits mots en français et des gros mots aussi. « On se croirait dans une réunion Erasmus » plaisanta mon amie espagnole. On a beaucoup ri mais elle avait raison.

Le groupe est annoncé pour 00h10 et bien sur, c’était un des groupes à avoir absolument pour ce festival. Alors quand ils firent leur apparition sur Rammlied, c’est sous un tonnerre d’applaudissements  et une explosion de riffs et de feux d’artifice que le groupe commença son concert. Comme un 14 juillet mais avec quelques jours d’avance en sorte. Les allemands ont une nouvelle fois sorti l’artillerie lourde, les grosse guitares, les déguisements délurés de Till Lindemann et aussi les petits sketchs sympas de Till et son claviériste doux dingue Flake (de son vrai nom Christian Lorenz). C’est un show on ne peut plus explosifs où là encore les chansons qui ont eu le plus de succès sont celles que tout le monde connaît (Kleine Lust, Feuer Frei, Stripped, Benzin, Links 2-3-4, Du Hast ou encore Ich Will). Je pensais qu’ils joueraient Amerika mais bon, on a eu Sonne à la place (j’adore cette chanson et le clip est tout aussi chouette) et c’est pas plus mal et cela, sans oublier de faire un peu de promo et d’interpréter les chansons du nouveau Rammstein sorti en fin d’année dernière Liebe Ist Für Alle Da comme Rammlied, Frühling In Paris ou encore l’incroyablement bébête Pussy avec sa ritournelle hyper sexuelle (qui ne choquerait que ma filleule de 9 ans et pourtant elle regarde Dilemme et Secret Story) et son humour potache limite misogyne mais aussi assez drôle. Voilà ce que c’est que d’avoir grandi en regardant Jackass… Sad but true!!

Un truc sympa qui est arrivé pendant Pussy, c’est que Till Lindemann a sorti un gros canon qui devait lui servir de…euh… comment je pourrais l’appeler sans paraître grossière ou inculte… on va l’appeler sa « verge ». Donc je disais, il nous sort le canon qui lui sert de verge et une floppée de mousse surgit de nulle part et asperge les premiers rangs. Je crois qu’il est inutile de vous dire quel en était la signification car même ma filleule aurait compris. Tout ça pour dire que faire ça avec tant de fun est sous des feux d’artifice incroyables ne pouvait que provoquer l’admiration, la joie ou encore la surprise de la part des fans. En tout cas, il y en avait pas un seul metallero qui s’est plaint. Du bon travail.

On part brièvement pour aller voir Messhuggah mais comme je devais partir le lendemain, nous ne sommes pas restés longtemps. 5 ou 6 chansons tout au plus mais le peu que j’ai vu m’a beaucoup plu. Un bon show puissant et fort sympa. Il est dans les coups de 2.30 quand ma bande et moi sommes partis;, nous avons pris la pause ensemble, acheté un t-shirt souvenir et puis, ça a surtout été fun de voir qu’il y avait quelques français dans le coin.

Il était temps de nous quitter et puis j’étais un peu triste parce que ce festival ainsi que tous les gens que j’ai connus allait tous me manquer. J’ai serré mon amie espagnole dans les bras et j’ai dis aux italiens qu’ils étaient les ritals que je préférais le plus au monde. On s’est quittés joyeusement et j’ai rencontré des metalleux français avec qui j’ai pris le car jusqu’à mon hôtel. Il est 4 heures du matin et j’entamais ma dernière journée à Madrid en dormant bien paisiblement dans ma chambre.

Day 4 – Dimanche

Je quitte mon hôtel et me prends vite fait à manger dans le coin avant de quitter Madrid pour l’aéroport. Mon avion devait partir pour 16.45 pour Paris-Beauvais et les mauvaises surprises se sont enchaînés. Seule bonne surprise à mon retour (parce qu’on a paumé des souvenirs que j’avais acheté pour ma famille et mes clopes), c’est que la 1ère chose que je vois en rentrant chez moi, c’est le bus salvateur d’Iniesta. L’Espagne est devenue championne du monde et moi, j’étais ravie d’être rentrée à la maison.

La morale de l’histoire: punaise, vivement l’année prochaine!!!

Miss Nessie

PS: je tiens à remercier tous les gens qui ont fait de ce trip un voyage d’enfer, tous les groupes que j’ai vu ce weekend-là et en particulier Faith No More ainsi que mes Aussie gals, mon amie espagnole et ses potos d’Italie, mon pote de gig que j’appelle affectueusement Sugardaddy aka le « froggy mofo » et puis aussi remercier le personnel de Ryanair qui ont gâché mon retour en France.

PPS: Je dédie ce post à Paul le Poulpe qui nous a tragiquement quitté lundi après 3 belles années auprès de la Mannschaft. RIP Octopus !!

Ce Sonisphere 2010 en Espagne a été exceptionnel tant dans sa programmation que dans son déroulement et j’ai fait partie des chanceuses qui ont fait ce voyage incroyable pour faire la fête avec tous les metalheads d’Espagne et d’Europe ainsi que des groupes comme Soufly, Slayer, Rammstein, Messhugah, Deftones, Faith No More et plein d‘autres encore. Retour sur mes 3 jours et demie de folie au festival et dans cette ville folle qui s’appelle Madrid…

Day 1 – Jeudi

J’ai pris la 1ère fois l’avion de ma vie en ce jeudi 8 juillet 2010 à Roissy et je reconnais avoir eu la trouille de ma vie. Encore plus que dans le bus de nuit qui m’a ramené jusqu’à la gare du Nord, il était 4.20 du matin, l’heure des sorties de boites, des comas éthyliques et des esprits bien trop échauffés. Paris by Night, une expérience que je ne referai pas de sitôt. Il y 6 heures à CDG et je suis la dernière à embarquer sur le vol pour Madrid qui devait partir dans 45 minutes mais plus de peur que de mal, j’ai pu enregistrer mes bagages et attendre gentiment d’être dans l’avion.

Aaaaah l’avion, quand on a jamais pris les voies aériennes comme moi, on est dans l’expectative mais dans mon cas, j’étais surtout… morte de trouille. Bien que j’ai dormi les ¾ du vol et me suis réveillée à temps pour atterrir à Madrid-Barajas dans les coups de 9 heures du matin. Aéroport gigantesque où il est très facile de se perdre, et encore plus quand on ne maîtrise pas la langue de Cervantès. Too bad. Et lorsque j’arrive à trouver le métro, je me rends dans une auberge de jeunesse qui se situe dans le quartier de Plaza de España (après m’être perdue dans un boui-boui mal famé et sentant les poubelles) où j’ai pu me dégoter une chambre simple et sympa. Seul hic, j’étais au 7ème étage et j’avais une vue imprenable sur les cagibis et l’arrière cour d’une église évangélique.

Après m’être installée, je suis partie visiter un peu le quartier pour me repérer et pour me dégoter un cybercafé (là-bas, ça s’appelle un « locutorio ») où j’ai pu checker mes mails et prévenir le monde entier que je suis bien arrivée à Madrid et qu’il pleut. Purée, je pars en Espagne et il pleut!! La poisse… Autre poisse, la nourriture. Si on excepte les délicieux bocadillos (jambon serrano ou fromage local, quand ce n’est pas les deux) et les glaces à l’eau (helados), la nourriture est SUPER CHER!!! Les Burger King à Madrid sont hors de prix et pas terribles, les Mc Do idem et je préfère ne pas vous parler des KFC. Donc, j’ai mangé que des bocadillos pendant pratiquement 3 jours. Mais ça valait le coup!!! Ñam Ñam!!

Sinon, j’ai pu faire un peu de tourisme, visité le fameux musée du Prado que j’ai adoré, passée en trombe au parc à côté de la gare d’Atocha et qui était sympa pour manger une bonne glace, je suis même partie voir le fameux stade Santiago Bernabeú et pour une fan de football comme moi, c’est juste super et aussi à la Puerta del Sol et à la Plaza Mayor (la grande place de Madrid où se trouve la mairie, un peu comme celle que l’on a à Paris). Mais je dois avouer que partir seule dans une ville inconnue, ça peut faire peur. Si bien que j’ai éclaté en larmes lorsque j’ai parlé à mes parents au téléphone… que voulez-vous, avant d’être une Gonzo Dudette, je suis la fifille à sa môman. Mais contrairement aux autres, je l’assume!! 23.20, je file au dodo, car le lendemain sera une journée riche en surprises.

Day 2 – Vendredi 

J’ai super bien dormi malgré la chaleur et ma famille qui me manquait. Malgré cela, le réveil s’est fait en douceur. Et même si mon espagnol n’est opérationnel, je réussis à communiquer petit à petit avec les espagnols. Il est 11 heures passées de 15 minutes quand j’ai retrouvée mes amies australiennes, Nina et Becca, originaires de Sydney pour suivre la tournée européenne de Faith No More, pour aller déjeuner à la Plaza Mayor. J’ai pris une part de tortilla et de l’eau très fraîche parce que le soleil cogne fort. On est en période de canicule en ce moment sur la péninsule ibérique. Mais malgré cela, j’arrive tout de même à bien rigoler avec elle et on se donne rendez vous au festival. Je pars me reposer un peu dans ma chambre d’hôtel et hop, direction Getafe pour aller au Sonisphere.

1ère impression: les transports madrilènes sont hyper efficace et plus réguliers que notre chère RATP et la gare d’Atocha est magnifique. Impressionnant, surtout compte tenu des circonstances… 40 minutes en métro et en train Renfe (équivalent espagnol de la SNCF) et me voilà à Getafe, prête à faire la fête avec les metalleros et aussi mon autre amie, elle est espagnole, Thay, venue des Canaries pour assister au festival et ses amis italiens, venus de Bologne. J’étais ravie d’y être, même la queue pour obtenir son bracelet pour les 2 jours. J’y ai croisé beaucoup de monde dont un irlandais qui a reconnu mon accent typiquement parisien et avec qui j’ai sympathisé durant la queue. Oui, le metalleux aime saluer ses consoeurs surtout quand elles sont françaises.

20 minutes plus tard, je rejoins mon amie au camping et on papote tranquillou de FNM, dAlice In Chains et de tous les autres groupes qu’on a envie d’aller voir. On a beaucoup ri. 20 heures et le début des festivités pour nous avant de se séparer, ça m‘avait fait un peu de peine mais bon… Les Aussies et moi avions retrouvés un de mes potes de concerts préférés qui avait aussi fait le déplacement de Paris jusqu’ici pour voir Faith No More. Qu’à cela ne tienne, on dîne ensemble et on a aussi beaucoup ri (les t-shirts spéciaux de mon pote aussi d’ailleurs, vous devriez voir ça, sa collec’ est fendart).

C’est presque l’heure du concert de Slayer lorsqu’on s’installe avec les filles pour regarder le show, mais je trépignais tellement d’impatience que je suis partie pour aller dans la fosse et là, c’était juste infernal!! Mais dans le bon sens du terme, brutal, ouf, sale et bien méchant, ce set espagnol a largement compensé le concert annulé de l’avant-veille à Paris. Tom Araya, bassiste du groupe, avait vraiment l’air cool. Jeff Henneman et Kerry King, l’immense bébé Kerry King si je puis dire, ont été des sacrés bouchers. Mon seul regret était de ne pas avoir vu Dave Lombardo, le batteur et l’un des meilleurs en ce bas monde pour être complètement honnêtes. J’avoue que je n’étais pas une grande fan de Slayer, surtout à cause de certaines paroles, mais au délà de tout ça, Slayer en live, c’est du bourrin comme on l’aime et j‘ai changé d‘avis sur eux. Les classiques tout comme les nouveautés ont été jouées (Raining Blood, War Ensemble, Cult, Seasons in the Abyss, South Of Heaven, Disciple, Hell Awaits…) mais le moment que j’ai le plus aimé, hormis le fait que j’ai pu voir Mike Patton à 4 mètres de moi en train d’apprécier le show, c’est le final avec ma chanson préférée du groupe, Angel Of Death, j’ai bien moshé comme il se doit, c’est-à-dire comme une possédée et le pire c’est que j’en redemandais. Sur que le prochain concert parisien de Slayer sera avec moi dans la fosse à jumper et crier « Hell Yeah! » à la fin de chaque morceau hahahahahah, parole de Gonzo Dudette!!! Un concert de folie et amplement réussi. Mention spéciales aux metalleros espagnols qui sont juste des grands malades dans leurs têtes, j’ai jamais vu des mecs aussi tarés dans une fosse. Qu’est ce que j’avais l’air ridicule comparés à eux!! Autre fait marquant, les filles et moi, avons vu mon pote de concert sur les côtés de la scène et le 1ère mot qui m’est venu en tête c’est « l’enflure ». Je l’ai détesté un petit quart de seconde. Maintenant, il se saura hahahah!

Aux alentours de minuit, je retrouve mon amie espagnole et un de ses potes, Francesco, devant la scène pour voir Faith No More. Et que dire? On était tellement impatiente d’y être. Bien qu’on les ait vu toutes les deux l’an dernier (elle à Milan et moi à Paris), on voulait le revivre une deuxième fois. Lorsque les 1ères notes de Reunited ont retenti, j’ai sautillé de joie, je me suis dit « ça y est, c’est reparti pour un tour woohoo » et là, toutes les frustrations que j’ai eu durant le voyage, Paris qui me manquait, les petites incompréhensions et autres pépins sans aucune relation avec Madrid se sont envolées aussi vite que la musique. Gros frissons à l’arrivée complète du groupe et me voilà à chanter à tue-tête les paroles. Et puis Mike Patton qui fait le guedin, comme d’habitude j’ai envie de dire, et qui parle en espagnol, c’est excellent!! Et je ne dis pas ça parce que je suis une une fan, ni même parce que je suis une fille…

Blague à part, lorsque retentit From Out Of Nowhere, c’est un tonnerre d’applaudissements et de jump qui parcourt la Scène 1 du Sonisphere, un truc de ouf mental, c’était tout bonnement de la folie furieuse. Le clavier de Roddy Bottum, la guitare de Jon Hudson, la basse (oh maman!) de Billy Gould et la batterie de Mike Puff Bordin: tout était réunis pour faire de ce show une tuerie. Ça chante en chœurs avec Mike Patton à plein poumons et ça moshe pas mal aussi, il y a même eu des bousculades mais au final, on a eu du fun!! Beaucoup de fun!! Bien qu’on ait perdu notre italien. Dès Land Of Sunshine, je savais que ce concert serait un succès. Nouveaux headbangs et bien sur, nouvelles bousculades. À croire que le metallero ibérique n’est pas très galant. À la fin de la chanson, Patton commence à aboyer et sort un truc en espagnol qui ressemblerait à « Faites lâcher les chiens! ». Moshpits en folie et moi la première à brailler les paroles de Caffeine. Durant cette chanson, on s’est même faite des copines de concerts avec mon amie, aussi fans de FNM que nous. Puis vint le tour d’Evidence (devenue pour la peine Evidencia) qui a été chantée pratiquement en espagnol, pour le plus grand bonheur des Sonispheriens.

La scène est devenue encore plus incontrôlable dès les 1ers riffs de Surprise You’re Dead! Re-moshpits (et plus de fun pour la Gonzo Dudette et ses « spanish gals »), fosse au bord de l’anarchie surtout lorsque le señor Hudson nous sort sa cavalcade de riffs et avec la foule qui reprend la chanson. Bah oui, le metalleux, surtout quand il est fa de Faith No More, connaît toutes les paroles par cœur, même les versions étrangères de ces dernières. Total Madness mais en même temps, qu’est ce que c’était chouette!! Puis s’en suit Chinese Arithmetics (annoncés par les claviers du señor Bottum) avec la désormais célèbre intro de Poker Face de Lady GaGa – j’ai eu une petite pensée à un vieil ami d’enfance à ce moment là qui est un gros fan de la Miss Germanotta. Et hop, nouveau délire du señor Patton lors de Last Cup Of Sorrow (une de mes chanson live préférée du groupe, notamment pour le son de basse mortel du señor Gould). Ça redevient le bordel au moment de Cuckoo For Caca (autre chanson live favorite mais cette fois-ci le mérite revient au señor Bordin, le fameux « Puff the drummer » cité à la fin de la chanson) et ça a été mon meilleur souvenir de moshpits parce que tout le monde se prenait dans les bras en criant « You Can’t Kill It! ». Un grand moment, en effet!!

Et à ce moment là, il est arrivé un truc incroyable, la foule s’est soudainement assagie pour lever les mains au ciel et chanter en chœur la mythique reprise des Commodores, Easy. Ce qui est marrant, c’est que c’est en écoutant la radio un soir que j’ai redécouverte cette chanson des Commodores que je connaissais bien à l’époque et je l’ai nettement préférée à la version originale. C’est quelques semaines après qu’un copain de l’époque me parlât plus en détail de Faith No More et plus de 7 ans après les faits, j’étais en Espagne pour les voir pour la deuxième fois et j’ai ressenti des frissons tout partout, en particulier lors du solo de guitare. Il y avait de quoi être aux anges et nous l’étions tous à ce moment-là. Après la grosse ballade, place à Ashes To Ashes et là, le show est redevenu ouf mental. Moins de moshs mais une grosse ambiance de fiesta malgré tout. Efficace et très catchy et une fois de plus, la foule a beaucoup participé en reprenant la chanson. Nul doute, les gars de FNM étaient ravis de voir des fans qui l’étaient autant qu’eux si ce n’est pas plus d’ailleurs.

Puis vint Midlife Crisis, moment incontournable lorsqu’on assiste à un show de Faith No More parce que ça danse, ça headbangue dans tous les sens. Comme une grosse récré en fait. La récré a été encore plus fun lorsque Sir Duke de Stevie Wonder a été joué en gimmick (lorsque nous avions eu droit au générique de la série britannique Eastenders l’an dernier à Rock en Seine, ça aurait été drôle s‘ils avaient joué Poubelle La Vie quand on y pense). Trêve de plaisanteries ou on va encore dire que je suis une sale gosse qui ne sait pas écrire des posts de qualité (EAT THIS!!) et revenons à nos moutons, enfin plutôt au Gentle Art of Making Enemies où, une fois de plus, Patton a fait son schtarbé sur scène. Ça pogotte comme des malades et bien sur, j’ai fait de même. Moshpitteuse un jour, moshpiteuse toujours!! Idem sur King For A Day, et la chanson a été dédiée « au nouveau roi d’Espagne, Carlos Puyol ». Vous imaginez le footoir que ça a été lorsque Patton l’a dit… et ça à deux jours d’une finale de Coupe du Monde dont nous connaissons tous l’issue. Ça me ferait presque regretter leur séparation à deux mois de notre Coupe du Monde, il y a 12 ans (rires). Autre chanson destinée à l’équipe d’Espagne, Be Agressive qui a aussi été repris par la foule toute entière de Getafe. Une chanson qui a dû porter bonheur à Andres Iniesta… surtout à la 116ème minute.

Et puis, VLAM Epic en pleine poire. Je crie comme une dératée « C’est ma chanson! C’est mon chanson! » dans un espagnol plus qu’approximatif et tout le monde qui crie « Woohooo » lors des 1ères notes du cultissime Epic. Ça crie, chante, danse et s’amuse en parfaite harmonie malgré quelques impolis bousculeurs mais à part ça, c’était cool. Et puis les applaudissement donnés à Roddy lors de son « solo de piano » si je puis m’exprimer ainsi. C’était beau, très beau. Et puis drôle aussi quand Patton appelle Hudson « Juan ». Un des autres moments de folie lors de ce concert, c’est durant Just A Man où Patton est devenu encore plus schtarbé et nous fait un stage diving des plus impressionnants. Il y a eu beaucoup de rires, venant de sa part aussi. Et puis le petit finish où les FNM se lâchent sur les dernières notes de Just A Man, qui était très réussi et où tout le monde avait les mains en l’air. Mais on était pas encore rassasiés. Heureusement que l’heure du rappel a sonné.

Les FNM reviennent et nous gratifie d’un « Ohé », comme à Santiago Bernabeú. Chant que tous les Sonispheriens, espagnols ou non d’ailleurs, ont repris avec ferveur. Puis vient un de mes moments préférés du concert, les Chariots de Feu (Charriots of Fire en VO, Carrios de Fuego de l‘autre côté des Pyrénées) qui précédent le sublime Stripsearch, une des plus belles chansons du groupes, tant elle est planante et les paroles magnifiques (et qui résumait un peu mon état d’esprit du moment). Gros trip là-haut dans les étoiles, bien loin des kilos de poussières que j’ai inhalé en ces 2 jours de festival (à suivre dans la 2e partie). Mais je suis vite redescendu pour la toute dernière chanson, We Care A Lot. C’est très vite redevenu le bordel mais bon, c’est pour ce genre d’ambiance que les concerts de Faith No More ont été fait. Et forcément, ça a jumpé et pas qu’un peu. Mais bon sang, qu’est ce que c’était bon. À la fin de We Care A Lot, les membres du groupes nous remercie d’être venus en nombre et a souhaité bonne chance à la Roja. « Vous devez gagner ce dimanche, vous êtes les plus forts! » dixit Patton avant de partir.

Il est temps pour moi de rejoindre les Aussies, restées en backstage, pour… vous savez quoi, mieux vaut que je ne vous dise rien d’autre sur la fin de la soirée mais ça a été, ma foi, très intéressant et très fun aussi. Tout ce que je peux dire, c’est que beaucoup de monde aurait adoré être à ma place et par respect pour eux, pas un mot sur la suite des évènements.

Je suis quand même rentrée dans ma chambre d’hôtel dans les coups de 4 heures du matin et j’étais couverte de poussière de la tête aux pieds. Et avant même que j’ai eu le temps de dire « Fuckin’ A! » (réplique culte du film « The Big Lebowski ») que j’étais déjà partie à Paradise City (là où l’herbe est verte et où les émos sont bannis).

La suite de mes aventures madrilènes dès demain dans Nessieland…

Miss Nessie.


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