Nessieland : le blog

Archive for the ‘Faith No More & Related Bands’ Category

Faith No More

Faith No More

Les fans de Faith No More en ont rêvé, ils l’ont fait!!! Avec la participation des sites de nos amis de chez Faith No More 2.0, Stubbadub ainsi que la sympathique Faith No More French Community, les fans ont été invités l’été dernier à poser toutes sortes de questions aux membres du groupe et ils les ont gentiment répondus en marge du Festival de Dour (où j’ai eu la chance de les voir sur scène et d’en faire un joli report). Voilà les vidéos et les traductions (pfioooooou!) en Moliérien en espérant que ça vous plaise.

Voici la 1ère partie ci-dessous :

Et la 2e partie juste ici :

 

Et la traduction, juste en dessous :

D’un point de vue de fan, tout le monde dans le groupe semble être heureux et prendre beaucoup de plaisir sur cette tournée. Qu’en est-il vraiment au sein du groupe? Est-ce que vous vous amusez et êtes juste content d’être à nouveau ensemble?

Bill Gould: En fait, je suis épuisé d’avoir mis en place toute cette tournée depuis l’année écoulée. Vous pouvez voir que je suis beaucoup plus grisonnant que je ne l’étais parce que j’ai dû afficher ce sourire de merde sur mon visage alors que je me sentais comme une merde la plupart du temps.

Roddy Bottum.: C’est épuisant, ça demande beaucoup de travail. Tout le monde dans le groupe semble avoir du bon temps sur cette tournée. On s’est beaucoup amusés. C’est une occasion vraiment folle et unique que nous avons eu.

Mike Bordin: Vous pouviez en déduire que l’on en arriverait à cette conclusion.

RB: N’importe qui penserait que se replonger dans le passé et faire ce que nous sommes en train de faire, revenir en arrière et redécouvrir quelque chose que nous avons fait il y a longtemps, serait de la folie. Et cela, peu importe qui le fait?.

BG: Ça a été une expérience étrange.

RB: Il y a quinze ans, nous étions différents et avons tous fait des choses que nous regrettons, gérer les choses d’une manière que nous n’aurions probablement pas faite aujourd’hui. Ainsi, la possibilité de revenir en arrière et de faire toutes ces choses nouvelle est fascinante. C’est vraiment un ajustement et un bon feeling pour chacun de nous personnellement et d’un point de vue créatif. C’est aussi le fait que nous le fassions 15 ans après, que nous avons tous joué la musique durant ces 15 dernières années, et honnêtement, nous sommes tous meilleurs dans ce que nous faisons. Alors c’est amusant de faire ce que nous faisons, ça sonne mieux, c’est de meilleure qualité et c’est justement cela qui nous fait plaisir.

 

Quelles ont été, si ce fut le cas, les facteurs majeurs qui, selon vous, ont fait de cette réunification une réalité, et pouvez vous nous dire où en est désormais cette réunion?

 

BG: Quand j’étais dans le groupe, je me sentais toujours un peu différent de beaucoup d’autres groupes. Beaucoup de groupes au cours de ces 5 dernières années ont décidé de se reformer et je dirais que pour 90% d’entre eux, ce n’est pas quelque chose de bien. Et j’ai toujours eu beaucoup de fierté à être moi-même dans FNM et j’étais vraiment angoissé à l’idée de me lancer dans quelque chose dont je ne serais pas fier. Ça rend tout ce que vous avez déjà fait la 1ère fois inutile si vous vous sabordez la seconde fois.

RB: Je suis d’accord. Nous avons toujours fait les choses, depuis que nous avons commencé ce groupe, exactement comme nous le voulions. Il était important pour nous tous de revenir en faisant les choses à notre façon avec beaucoup plus de goût, plus élégamment. Il y avait un peu d’excitation, de nervosité, je pense, qu’en sachant que cela pourrait être compromis, que nous serions jugés par certains seulement à cause d’une chose que nous voulions faire personnellement.

BG: Il y a beaucoup de risques personnels et beaucoup de confiance remises en cause car en disant que vous allez faire quelque chose, c’est déjà une chose en soi, mais ensuite vous engager pendant un an sur une tournée, être dans le bus, parfois ça devient un vrai challenge, avoir à faire beaucoup de personnes et ayant à donner. Vous savez quand vous le faites au début, mais vous ne savez pas ce qui va se passer au cours d’une année. C’est donc un acte important de foi.

 

Que pensez-vous avoir gagné et perdu en tant que groupe, lors de vos performances live par rapport à autrefois ?

 

Roddy: Je pense que probablement il y a surtout des gains. Nous faisons de gros concerts, et nous sommes vraiment fiers de ce que nous faisons. Et comme je le disais avant, nous avons tous joué la musique durant ces 15 dernières années. La compétence du groupe sur scène en tant que telle est bien meilleure qu’elle ne l’était avant.

Bill: Oui, c’est vrai.

Roddy: Si nous avons perdu quelque chose c’est peut-être juste une part de nous quand nous étions plus jeunes, probablement un peu plus bêtes et plus enclins à commettre des erreurs, il y a quelque chose à cela. Il y a un petit charme à se lancer dans l’inconnu  et ne pas savoir ce que vous faites. Maintenant, nous sommes un peu plus sages et plus intelligents que nous l’étions.

Bill: Ce qui est intéressant c’est qu’à l’époque, nous avions le même âge que notre public, ce qui parait relativement bizarre. Ok, il y avait pas mal de gosses aussi mais c’était plus pour jouer pour des semblables. Et maintenant nous sommes un peu plus âgés que nous jouons plus pour nous-mêmes alors que je dirais que la majorité des gens qui viennent nous voir aujourd’hui sont plus jeunes que nous.

 

Avez-vous pensé à faire une autre étape du Second Coming Tour mettant l’accent sur le reste de votre catalogue qui n’a pas été jouée ces derniers temps (Everything’s, Ruined, Smaller and Smaller, Mouth To Mouth, Absolute Zero, A Small Victory, Edge of the World, Falling To Pieces …)?

Puffy: [plaisantant] Question suivante!

Roddy: Nous avons été très méticuleux sur le choix des chansons que nous voulions faire et celles que nous ne voulions pas faire. Nous avons essayé de jouer beaucoup de chansons en répétition mais si nous ne les ressentions pas, nous n’allions pas les faire. Nous avons pris beaucoup de soin pour décider des setlists. Je ne pense pas que nous allons revenir en arrière et nous mettre à jouer des chansons que nous n’avons pas envie de jouer.

Billy: Certaines sonnent mieux que par le passé et d’autres ont juste mal vieilli. Et quelques-unes des chansons sur la liste n’ont tout simplement pas un bon son. Nous les avons joué et beurk…  Même si sur les CDs, ce sont de très bons titres comme on les jouera pas maintenant parce que nous ne sommes tout simplement pas dedans.

 

N’ayant pas de Représentant Presse sur cette tournée, Billy et Roddy, vous avez rejoint et adopté Twitter et l’avez utilisé pour la promotion de la tournée de réunification. Avez-vous trouvé ce moyen intrusif ou, au contraire, est ce cela qui vous a amené plus près des fans? Quelle importance cela a-t-il joué?

Roddy: Il était vraiment important pour nous d’avoir une voix venant du groupe. Nous avons décidé dès le départ que nous ne ferions pas de promo presse car il n’y a vraiment rien qui ne nécessitait une promotion ainsi qu’aucun besoin de parler de nos propres personnes (une petite reformulation s’imposait). Nous avons fait cette déclaration il y a longtemps, lorsque nous avons fait nos albums studios et évolués et il n’y a rien de nouveau à dire. Nous avons donc pris la décision ferme que nous n’allions pas faire de presse du tout. Peu de temps après avoir pris cette décision, Billy s’est inscrit sur Twitter, puis nous avons réalisé la capacité à atteindre autant de personnes intéressées. Je pense qu’il y avait beaucoup de personnes au début, lorsque nous avons commencé la tournée qui ont voulu savoir ce qui se passait, avoir des scoops. Twitter est une excellente occasion pour nous deux d’atteindre et de s’adresser aux gens.

Bill: Quelque part, et c’est très bizarre, nous n’avons pas vraiment besoin d’un porte-parole ou d’un représentant presse. Il y a quelques interventions sur Twitter, surtout lorsqu’on a amorcé cette reformation – comme lorsque nous avions ajouté une date en Pologne – et les journaux ont relayés nos tweets et les ont utilisés comme base pour des articles, c’est incroyable. C’est très bien.

Roddy: Et c’est aussi libérateur de savoir tout est entre nos mains.

 

Nous avons tous apprécié l’aspect communicatif de ce Second Coming, en particulier en ce qui concerne des informations importantes concernant les préventes et les infos sur le concert, et ce, grâce à Twitter. Ma question est, quelle importance pensez-vous que les différents communautés en ligne, la plupart établis bien après votre séparation, ont eu pour cette réunion? Et si certains d’entre vous jette un œil sur ces sites?

 

Bill: Je consulte la plupart d’entre eux

Roddy: Je pense que nous tous les consultons tout le temps, enfin la plupart d’entre eux. C’est vraiment super pour nous d’autant plus avec une famille dysfonctionnelle comme c’est le cas avec le groupe, collectivement, les sites ont formé cette famille dysfonctionnelle et folle de nos fans à travers le monde. Ça a été vraiment intéressant de regarder les différentes interprétations des gens, de ce que nous faisons et d’observer leurs réactions les uns avec les autres et de leurs interactions avec nous. C’est un processus vraiment intéressant.

Bill: Nous avons commencé sur Internet et à travailler avec des communautés de fans comme . Je pense que c’était 1994 ou 95 peut-être ou peut-être plus tôt, au moment d’Angel Dust, sans doute lorsque nous avons commencé avec les forums, les newsgroup et ce genre de trucs. Ainsi, nous avons été actifs dessus et pendant une longue période. C’est vraiment cool que nous utilisons  comme notre site parce que cela a vraiment été l’une des choses après la rupture qui ne s’arrêtait pas et qui nous faisait exister, les gens peuvent obtenir des renseignements sur nous. Je dirais qu’une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui a effectivement à voir avec les fans et les sites de fans. Je tiens à dire que 2.0 est impressionnant. Ils ont fait un excellent travail. C’est mieux que vous, les gars, le fassiez plutôt que nous.

Roddy: Absolument, vous les mecs, vous avez une meilleure perspective. Surtout de ceux de 2.0, qui le font bien mieux.

Bill: Ils montrent des vidéos de nous que je n’aurais jamais montrées.

 

Une équipe de tournage a été remarqué lors des concerts de San Francisco, comptez-vous sortir un DVD / Blu-Ray sur ce Second Coming Tour ?

 

Roddy: Les shows que nous avons fait à San Francisco ont été des shows vraiment spéciaux, les premiers que nous avons fait dans la Bay Area depuis très longtemps. On pourrait en faire un DVD, on ne sait pas. Nous savions les concerts àSan Francisco seraient vraiment particuliers, vraiment spéciaux. C’étaient trois concerts et trois nuits vraiment formidables. Nous savions ce que nous voulions et les mettre en boite dans le cas où plus tard, nous voudrions en faire un DVD.

Bill: Nous avons eu beaucoup de gens et pas mal de nos amis qui ont essayés d’en savoir plus sur ces trois jours et maintenant quelqu’un doit siéger à travers eux et voir ce que nous allons faire avec eux. Mais c’est cool que nous l’avons eu.

 

Depuis FNM version 1, vous avez tous beaucoup travaillé sur d’autres projets difféents. Groupes éphémères, musiques de films et crétions de maisons de disques entre vous, Ozzy, Imperial Teen, Ipecac et Kool Arrow, pour ne citer qu’eux. Théoriquement, si vous deviez faire un autre disque, pensez-vous que les compéetnces et l’expérience que vous avez tous acquises au cours de ces 10 dernièes années, pourraient avoir une incidence sur l’écriture et sur son enregistrement ?

 

Roddy: C’est une grande inconnue. Nous n’allons pas faire un autre disque, mais je pense qu’une partie de du travail fourni avec Faith No More lorsque nous étions ensemble et que nous écrivions des chansons, c’est que chacun d’entre nous a quittés le bagage de nos autres intérêts en dehors de la porte et se sont réunis en tant que groupe et a crée quelque chose qui était une sorte de fusion de ce qui était dans la salle. Je ne pense pas que nous allons apporter de nouvelles choses… mais sait-on jamais…

Bill: Je pense que dans n’importe quelle partie d’une chose où vous avez travaillé a toujours une identité différente et je pense que nous avons une certaine identité qui fait de nous tous ce que nous sommes. Il y a deux choses : l’une, c’est d’être capable de se détendre et s’exprimer et l’autre, c’est de travailler avec les forces et les faiblesses de chacun. Heureusement, plus on est amené à faire des choses et plus on s’améliore.

 

Au fil des ans depuis votre séparation, aucun d’entre vous n’a écrit quelque chose qui pourrait être considéré comme utile à Faith No More?

Roddy: Je n’en ai pas, non.

Bill: Je dois avoir peut-être autour de 500 ou 600 des choses qui pourraient éventuellement ètre imputable à Faith No More. Je n’ai pas cessé d’écrire, j’écris tout le temps.

 

J’ai été surpris au moment du concert de FNM à Coachella que, autant les médias que les fans de musique aux États-Unis, ne semblaient connaître de vous que ‘Epic’. Cela ne vous a t-il pas irrité de voir qu’une chanson pas vraiment représentative de votre discographie soit votre plus grand succès ? Et avez-vous déjà pensé à faire un peu comme Radiohead qui ont arrêtés de jouer ‘Creep’ en live ?


Roddy: Je ne sais pas. Je ne comprends pas vraiment notre public américain, en tout cas pas assez pour dire que nous sommes souvent identifiés qu’avec cette chanson. Je pense que ce n’est pas notre cas. Je pense que c’est plus compliqué que cela pour le public américain.

Bill: La presse, les médias et VH1 sont une chose et puis il y a aussi les gens, c’est un pays vraiment grand. Je suis d’accord avec Roddy, c’est vraiment difficile à dire.

Roddy: Je voudrais clarifier quelque chose aussi. Les gens m’ont demandé sur cette tournée et sur les différents dates et lorsque nous étions en Amérique en supposant que le fait, ils pensent que la raison pour laquelle nous ne tournons pas aux États-Unis c’est parce que nous n’avons pas été aussi populaire ou alors il n’y aurait pas assez de gens pour vouloir nous voir jouer. Ce n’est pas le cas. Je suis sûr que si nous voulions faire une tournée US, nous l’aurions faite et ça nous irait très bien. Nous n’avons pas eu un réel désir de rentrer dans le bus et de jouer dans toutes les petites villes à travers l’Amérique, ce n’est justement pas où nous en sommes aujourd’hui.

Bill: Ça nous a un peu dérangé sur le moment. Je dirais que les pouvoirs en place dans les États par rapport à la mise en place des concerts, je veux dire que nous avons un spectacle dans notre ville natale de San Francisco et ses environs. Je pense qu’il est appelé et ils ne veulent pas de nous cette année, ce qui est vraiment étrange que nous vu que nous sommes de là-bas, et nous sommes effectivement disponibles pour le faire. Bien que nous avions eu un très gros succès commercial aux USA pendant un temps très limité et les personnes qui ont travaillés pour nous là bas nous ont vu que ce genre de choses dans l’industrie – je ne sais pas si c’est un bon mot à utiliser- il y a une certaine perception qui a pris avec nous et nulle part ailleurs. Je ne pense pas que cela passe pour le fan de base, mais ce sont des trucs qui se font, nous devons passer au-dessus de ces préjugés.

 

Quels sont vous meilleurs souvenirs et moments préférés de cette tournée?


Roddy: La mise en route a été vraiment, vraiment fun, très excitante. Ça faisait beaucoup de temps que nous étions tous en interaction comme dans un groupe, et il y avait une sorte de nervosité folle, pour moi, en ce qui me concerne, une énergie folle à l’idée d’ètre de retour dans la même pièce que tout le monde et en passant par les chansons. C’était très émouvant. Je ne n’étais pas rendue compte que cela était aussi émotionnel, c’était quelque chose de vraiment vraiment lourd. Juste aller sur scène et de jouer les chansons d’abord entre nous. C’était vraiment intense pour moi et c‘est quelque chose que j‘ai adoré. Et puis, de la même manière que de commencer, le premier spectacle à Brixton a été vraiment passionnant et très tendu, juste un sentiment affectif réel et grand.

Bill: Il y en a eu beaucoup effectivement. Ce qui s’est passé à Brixton a été impressionnant: il a été plein à craquer et nous avons été vraiment différents de ce que nous sommes maintenant. Je dirais que l’autre soir en Serbie quand on a fait cette chanson (lorsque qu‘ils ont joué Ajde Dano, ndlr), c’était aussi énorme. Chaque tour nous a apporté beaucoup de choses mémorables.

 

Comme à Moscou, j’ai vu que la foule était complètement folle. L’était-ce tant que ça?

 

Bill: Tu veux savoir une chose au sujet de ce concert. Il y avait cette main courante au bas de l’escalier et nous sommes sortis de la camionnette et je courais dans l’escalier et je me suis écorché tout le bras sur la balustrade et c’était environ 45 minutes avant que nous devions monter sur scène et je ne pouvais plus bouger ma main. Je l’ai mis sous glace et …

Puffy: Sa main n’a littéralement pas fonctionné !

Bill: Mais de toute façon il pouvait tenir la pioche et je pouvais me débrouiller pour jouer. Et si je m’étais vraiment fait mal, j’aurais probablement bousillé mon bras. D’une certaine manière, ça me l’a bien remis en place là où ça n‘a pas fait mal.

Roddy: Nous avons été très chanceux, quand même. Dans la préparation de cette tournée, nous avons été suffisamment précis dans le sens où nous voulions que ces concerts soient assez spéciaux. Et dans la plupart des cas, nous nous en sommes sortis en réalisant une expérience incroyable. Nous avons été vraiment chanceux, comme lors des concerts à New York qui ont été formidables. Nous y avons joué juste en face de la rivière au coucher du soleil. En Serbie aussi, l’autre soir c’était vraiment dingue, on s‘est vraiment amusés. Et on s‘est appliqué pour ça. Nous avons joué cette chanson et que seuls les gens de ce pays auraient compris et c’était vraiment un magnifique souvenir. Nous avons été vraiment chanceux.

Bill: Et puis nos fans aussi, pour être venus à tous nos spectacles, ils ont été incroyables et de très loin. C’est vraiment difficile d’avoir un mauvais concert quand vous avez autant d’énergie venant d’eux, lorsque vous recevez beaucoup d’énergies positives. On peut vraiment travailler avec ça et c’est un plaisir et ça rend les choses meilleures. Nous avons été vraiment, vraiment chanceux dans à peu près tous les spectacles, je dirais sur cette tournée. Avons-nous fait un concert où ils ont eu des balais dans le cul ?

Puffy: Partout, ils ont été heureux de nous voir.

Bill: A chaque concert.

Puffy: C‘est un truc chez nous qu‘il ne faut pas exagérer. Ne pas sortir trop, le plus important ce sont les concerts. Et les gens savent que ce n’est pas comme pour une tournée d’adieu qui durerait 10 ans. Venez nous voir quand vous avez l’occasion et que ça, c’est très particulier pour moi.

Bill: En profiter pleinement tant qu’on y est.
Puffy: C’est aussi ce que nous faisons, c’est la raison même pour laquelle nous le faisons.

 

Pouvez-vous nous parler de vos riders pour les concerts … Est-ce que vous faites la demande ? Il parait que vous tombez sur des trucs bizarres, voire même carrément salaces…

Bill: Il y a qu’un français pour poser une question pareille !

Roddy: Nous demandons juste que nos costumes soient nettoyés tous les jours et c’est quelque chose de particulier pour nos riders. Nous avons des magazines coquins sur les riders pour une raison quelconque. Je pense que Tim Moss, notre gestionnaire, doit en mettre sur les riders plus que nous. C’est pas un truc qui nous intéresse forcément mais je n’ai pas dans un point et j’insiste sur le fait ça se fait à part égale, de sorte que nous ayons autant d’hommes nus que des femmes nues.

Bill: Il faut dire que ça les a surpris que nous puissions trouver ça dégoûtant, alors on nous a donné en Belgique [on nous montre un exemplaire de USA Today].

Puffy: Je ne voudrais pas ça montrer à mes enfants.

Bill: En Turquie, ça a été le rapport Robb et le Financial Times, je crois.

Puffy: Tim a également une machette ou un hachoir à viande sur le rider.

Roddy: Des corsages, des fleurs pour nos costumes…

Bill: C’est comme un rider de 56 pages, mais la plupart de qu’il a à faire avec des trucs techniques comme des lumières et tout et tout. Toutefois, je sais qu’il est déjà・posté sur le net alors vous pouvez aller les trouver.

 

Bien que vous, les gars, vous ne l’admettrez jamais, vous avez sans aucun doute changé un aspect du « rock alternatif » ou ce que vous voulez l’appeler. Votre influence en tant que groupe est difficilement atteignable. Vous avez ouvert les oreilles et les esprits de beaucoup de monde et cela a aussi permis d’explorer tous les types de styles de musique avec différents styles que vous avez explorés et les gens avec lesquels vous avez collaborés. Ceci étant dit et fait, que voudriez-vous en tirer de votre expérience chez Faith No More pour nous le faire partager et apprécier?

Roddy: C’est une très bonne conculusion, je trouve. Nous avons vécu tellement de temps ensemble. Billy et moi nous connaissons depuis que nous avons 10 ans ou quelque chose comme ça, ça fait un bail qu’on se connait, trois ou quatre d’entre nous. Nous trois (en parlant de Billy, Roddy et Puff), ça va doit 25 ans voire plus.  On a eu des hauts et des bas,  le fait de bosser ensemble et de vivre ensemble et créer de l’art ensemble et de voyager tous ensemble. Il y a tant de hauts et de bas, et nous nous sommes aussi dispersés au fil du temps. Et s’en aller en ce moment, avec une relation  intacte artistiquement et personnellement et rester  amis, c’est une chose assez étonnante.

Bill: Faites confiance à nos instincts et se faire confiance mutuellement au fil des ans. Nous avons beaucoup tourné, nous avons beaucoup travaillé et nous avons connus beaucoup de changements comme Roddy le disait et c’est seulement quand on arrive presque à la fin qu’on peut regarder ce que tu as fait et que tu said précisement pourquoi tu faisais ce que tu faisais. Parce que tu étais tellement concentré, que tu faisais les choses au jour le jour, semaines après semaines parce que tu n’as pas le luxe de savoir, vous le savez, pourquoi tu dois le faire parfois. Maintenant que tu peux regarder en arrière et te dire que je suis content d’avoir fait confiance à mon instinct.

 

FIN DE L’INTERVIEW

 

Je tiens à remercier tout ceux qui ont contribué de près ou de loin à cette interview et plus particulièrement à Billy Gould, Roddy Bottum et Mike Puff Bordin pour avoir si gentiment répondu à ces questions mais aussi nos partenaires (Adrian, Gerry, Josh et notre lecteur et ami Sugar Daddy).

La suite au prochain épisode…

Miss Nessie

 

Publicités

Jinaugure aujourdhui notre nouvelle rubrique répondant au joli nom de « Before / After ». Le but du jeu, enfin si on peut le dire ainsi, est de découvrir ou de redécouvrir une chanson à travers ses reprises et celle de cette semaine cest la chanson « Easy ». Et jai longtemps hésité entre Toxic de Britney Spears (bien que les charmantes reprises ne battent pas loriginale) et Wicked Game de Chris Rea mais celui là, je le réserve pour un autre blog

Cette chanson, Easy, est à la base une chanson du groupe de rhythm’n’blues, The Commodores sortie en 1976, sur l’album Commodores. Un album auréolé de succès outre-Atlantique aux Billboard Charts pour le groupe qui accueillait en son sein cinq afro-américains (avec les coupes permanentées qui allaient avec) dont un certain Lionel Ritchie (grand chanteur de R&B, responsable du mythique ‘Say You, Say Me’).

En ce qui concerne les paroles, on peut dire qu’on a pas eu besoin d’avoir passé le « Big Challenge » au collège pour comprendre l’aspect tristounet de cette histoire, celle d’un homme qui en a gros sur la patate après une rupture compliquée et qui se dit qu’au lieu de dépressionner en mode grosse loque, il continue sa vie en restant tel qu’il est « facile comme un dimanche matin » (vive les traductions littérales, pardon c’était un petit trip que seule une étudiante angliciste comme moi peut se permettre à moins qu’on soit un taré fort sympathique souvent connecté sur Twitter).

Un de mes moments préférés de la chanson des Commodores, ce sont les 1ères notes de piano du début qui est suivie des trompettes parce qu’on sent la petite pointe old school un peu country si chère au leader du groupe Lionel Ritchie. La preuve en images…

Cette chanson a connu peu de reprises et quand je dis ça, j’exclus les versions des télé-crochets qui selon moi, n’ont strictement AUCUNE valeur artistique. Mais c’est une opinion qui n’engage que ma petite pomme, bien sur. Mais elle a connu une seconde jeunesse grâce à un groupe que j’aime énormément (ouais, je sais c’était gros comme une maison, mais j’assume :-p ), hahaha eh oui, vous l’avez deviné, il s’agit de Faith No More. Nous sommes en 1992 et nos californiens préférés sont les coqueluches de la sphère métal du moment grâce à leur 4e et fantastique album, Angel Dust, et lors de l’enregistrement, Mike Patton et ses joyeux compères (Roddy Bottum, Billy Gould, Mike Bordin et Jim Martin) ils ont eu un gros délire sur cette chanson et ont voulu immortaliser ce moment sans se douter de ce qui devait être un B-Side allait devenir un énorme tube. Tube repris à plein tube lors de leurs concerts de la tournée « The Second Coming » et j’ai encore en mémoire les shows madrilènes et wallons du mois dernier *gros soupirs puis larmichette au coin de l’œil*.

Le clip est aussi décalé que le groupe, en plein ego tripping accompagnés de charmantes « demoiselles » dans une chambre d’hôtel. Et puis le solo de guitare de « Big » Jim Martin est absolument magique. Ça sent la grosse blague mais en vrai, ils sont plus que sérieux et ça rend la vidéo encore plus timbrée. Je suis fan de ce groupe depuis pratiquement 8 ans et je me marre toujours autant en le regardant et j’espère que vous en ferez autant…

 

D’autres se sont essayés à la reprendre sans jamais surpasser la version originale et la version alternative rock/metal : Ritchie Havens, Boys II Men et même, et c’est surprenant le boys band irlandais Westlife (rooooh putain!!). Il y a aussi eu la version samplée du rappeur Cam’ron avec « Hey Ma » au milieu des 2000s qui doit encore être au fin fond du disque dur du vieux PC de ma petite sœur parmi les tonnes de vieilles chansons qu’elles n’écoutent plus depuis l’invention des réseaux sociaux.

Et comme le disait une vieille copine de lycée, vous vous coucherez moins cons ce soir et ça, c’est grâce à qui? À Nessieland, bien sur ;-). Prochain « Before / After », Careless Whispers, attention ça va être rock’n’roll…

 

Miss Nessie

ps: Je tiens à dédier ce post à la mémoire d’une FNMeuse qui nous manquera, Donna. RIP

Ce Sonisphere 2010 en Espagne a été exceptionnel tant dans sa programmation que dans son déroulement et j’ai fait partie des chanceuses qui ont fait ce voyage incroyable pour faire la fête avec tous les metalheads d’Espagne et d’Europe ainsi que des groupes comme Soufly, Slayer, Rammstein, Messhugah, Deftones, Faith No More et plein d‘autres encore. Retour sur mes 3 jours et demie de folie au festival et dans cette ville folle qui s’appelle Madrid…

Day 1 – Jeudi

J’ai pris la 1ère fois l’avion de ma vie en ce jeudi 8 juillet 2010 à Roissy et je reconnais avoir eu la trouille de ma vie. Encore plus que dans le bus de nuit qui m’a ramené jusqu’à la gare du Nord, il était 4.20 du matin, l’heure des sorties de boites, des comas éthyliques et des esprits bien trop échauffés. Paris by Night, une expérience que je ne referai pas de sitôt. Il y 6 heures à CDG et je suis la dernière à embarquer sur le vol pour Madrid qui devait partir dans 45 minutes mais plus de peur que de mal, j’ai pu enregistrer mes bagages et attendre gentiment d’être dans l’avion.

Aaaaah l’avion, quand on a jamais pris les voies aériennes comme moi, on est dans l’expectative mais dans mon cas, j’étais surtout… morte de trouille. Bien que j’ai dormi les ¾ du vol et me suis réveillée à temps pour atterrir à Madrid-Barajas dans les coups de 9 heures du matin. Aéroport gigantesque où il est très facile de se perdre, et encore plus quand on ne maîtrise pas la langue de Cervantès. Too bad. Et lorsque j’arrive à trouver le métro, je me rends dans une auberge de jeunesse qui se situe dans le quartier de Plaza de España (après m’être perdue dans un boui-boui mal famé et sentant les poubelles) où j’ai pu me dégoter une chambre simple et sympa. Seul hic, j’étais au 7ème étage et j’avais une vue imprenable sur les cagibis et l’arrière cour d’une église évangélique.

Après m’être installée, je suis partie visiter un peu le quartier pour me repérer et pour me dégoter un cybercafé (là-bas, ça s’appelle un « locutorio ») où j’ai pu checker mes mails et prévenir le monde entier que je suis bien arrivée à Madrid et qu’il pleut. Purée, je pars en Espagne et il pleut!! La poisse… Autre poisse, la nourriture. Si on excepte les délicieux bocadillos (jambon serrano ou fromage local, quand ce n’est pas les deux) et les glaces à l’eau (helados), la nourriture est SUPER CHER!!! Les Burger King à Madrid sont hors de prix et pas terribles, les Mc Do idem et je préfère ne pas vous parler des KFC. Donc, j’ai mangé que des bocadillos pendant pratiquement 3 jours. Mais ça valait le coup!!! Ñam Ñam!!

Sinon, j’ai pu faire un peu de tourisme, visité le fameux musée du Prado que j’ai adoré, passée en trombe au parc à côté de la gare d’Atocha et qui était sympa pour manger une bonne glace, je suis même partie voir le fameux stade Santiago Bernabeú et pour une fan de football comme moi, c’est juste super et aussi à la Puerta del Sol et à la Plaza Mayor (la grande place de Madrid où se trouve la mairie, un peu comme celle que l’on a à Paris). Mais je dois avouer que partir seule dans une ville inconnue, ça peut faire peur. Si bien que j’ai éclaté en larmes lorsque j’ai parlé à mes parents au téléphone… que voulez-vous, avant d’être une Gonzo Dudette, je suis la fifille à sa môman. Mais contrairement aux autres, je l’assume!! 23.20, je file au dodo, car le lendemain sera une journée riche en surprises.

Day 2 – Vendredi 

J’ai super bien dormi malgré la chaleur et ma famille qui me manquait. Malgré cela, le réveil s’est fait en douceur. Et même si mon espagnol n’est opérationnel, je réussis à communiquer petit à petit avec les espagnols. Il est 11 heures passées de 15 minutes quand j’ai retrouvée mes amies australiennes, Nina et Becca, originaires de Sydney pour suivre la tournée européenne de Faith No More, pour aller déjeuner à la Plaza Mayor. J’ai pris une part de tortilla et de l’eau très fraîche parce que le soleil cogne fort. On est en période de canicule en ce moment sur la péninsule ibérique. Mais malgré cela, j’arrive tout de même à bien rigoler avec elle et on se donne rendez vous au festival. Je pars me reposer un peu dans ma chambre d’hôtel et hop, direction Getafe pour aller au Sonisphere.

1ère impression: les transports madrilènes sont hyper efficace et plus réguliers que notre chère RATP et la gare d’Atocha est magnifique. Impressionnant, surtout compte tenu des circonstances… 40 minutes en métro et en train Renfe (équivalent espagnol de la SNCF) et me voilà à Getafe, prête à faire la fête avec les metalleros et aussi mon autre amie, elle est espagnole, Thay, venue des Canaries pour assister au festival et ses amis italiens, venus de Bologne. J’étais ravie d’y être, même la queue pour obtenir son bracelet pour les 2 jours. J’y ai croisé beaucoup de monde dont un irlandais qui a reconnu mon accent typiquement parisien et avec qui j’ai sympathisé durant la queue. Oui, le metalleux aime saluer ses consoeurs surtout quand elles sont françaises.

20 minutes plus tard, je rejoins mon amie au camping et on papote tranquillou de FNM, dAlice In Chains et de tous les autres groupes qu’on a envie d’aller voir. On a beaucoup ri. 20 heures et le début des festivités pour nous avant de se séparer, ça m‘avait fait un peu de peine mais bon… Les Aussies et moi avions retrouvés un de mes potes de concerts préférés qui avait aussi fait le déplacement de Paris jusqu’ici pour voir Faith No More. Qu’à cela ne tienne, on dîne ensemble et on a aussi beaucoup ri (les t-shirts spéciaux de mon pote aussi d’ailleurs, vous devriez voir ça, sa collec’ est fendart).

C’est presque l’heure du concert de Slayer lorsqu’on s’installe avec les filles pour regarder le show, mais je trépignais tellement d’impatience que je suis partie pour aller dans la fosse et là, c’était juste infernal!! Mais dans le bon sens du terme, brutal, ouf, sale et bien méchant, ce set espagnol a largement compensé le concert annulé de l’avant-veille à Paris. Tom Araya, bassiste du groupe, avait vraiment l’air cool. Jeff Henneman et Kerry King, l’immense bébé Kerry King si je puis dire, ont été des sacrés bouchers. Mon seul regret était de ne pas avoir vu Dave Lombardo, le batteur et l’un des meilleurs en ce bas monde pour être complètement honnêtes. J’avoue que je n’étais pas une grande fan de Slayer, surtout à cause de certaines paroles, mais au délà de tout ça, Slayer en live, c’est du bourrin comme on l’aime et j‘ai changé d‘avis sur eux. Les classiques tout comme les nouveautés ont été jouées (Raining Blood, War Ensemble, Cult, Seasons in the Abyss, South Of Heaven, Disciple, Hell Awaits…) mais le moment que j’ai le plus aimé, hormis le fait que j’ai pu voir Mike Patton à 4 mètres de moi en train d’apprécier le show, c’est le final avec ma chanson préférée du groupe, Angel Of Death, j’ai bien moshé comme il se doit, c’est-à-dire comme une possédée et le pire c’est que j’en redemandais. Sur que le prochain concert parisien de Slayer sera avec moi dans la fosse à jumper et crier « Hell Yeah! » à la fin de chaque morceau hahahahahah, parole de Gonzo Dudette!!! Un concert de folie et amplement réussi. Mention spéciales aux metalleros espagnols qui sont juste des grands malades dans leurs têtes, j’ai jamais vu des mecs aussi tarés dans une fosse. Qu’est ce que j’avais l’air ridicule comparés à eux!! Autre fait marquant, les filles et moi, avons vu mon pote de concert sur les côtés de la scène et le 1ère mot qui m’est venu en tête c’est « l’enflure ». Je l’ai détesté un petit quart de seconde. Maintenant, il se saura hahahah!

Aux alentours de minuit, je retrouve mon amie espagnole et un de ses potes, Francesco, devant la scène pour voir Faith No More. Et que dire? On était tellement impatiente d’y être. Bien qu’on les ait vu toutes les deux l’an dernier (elle à Milan et moi à Paris), on voulait le revivre une deuxième fois. Lorsque les 1ères notes de Reunited ont retenti, j’ai sautillé de joie, je me suis dit « ça y est, c’est reparti pour un tour woohoo » et là, toutes les frustrations que j’ai eu durant le voyage, Paris qui me manquait, les petites incompréhensions et autres pépins sans aucune relation avec Madrid se sont envolées aussi vite que la musique. Gros frissons à l’arrivée complète du groupe et me voilà à chanter à tue-tête les paroles. Et puis Mike Patton qui fait le guedin, comme d’habitude j’ai envie de dire, et qui parle en espagnol, c’est excellent!! Et je ne dis pas ça parce que je suis une une fan, ni même parce que je suis une fille…

Blague à part, lorsque retentit From Out Of Nowhere, c’est un tonnerre d’applaudissements et de jump qui parcourt la Scène 1 du Sonisphere, un truc de ouf mental, c’était tout bonnement de la folie furieuse. Le clavier de Roddy Bottum, la guitare de Jon Hudson, la basse (oh maman!) de Billy Gould et la batterie de Mike Puff Bordin: tout était réunis pour faire de ce show une tuerie. Ça chante en chœurs avec Mike Patton à plein poumons et ça moshe pas mal aussi, il y a même eu des bousculades mais au final, on a eu du fun!! Beaucoup de fun!! Bien qu’on ait perdu notre italien. Dès Land Of Sunshine, je savais que ce concert serait un succès. Nouveaux headbangs et bien sur, nouvelles bousculades. À croire que le metallero ibérique n’est pas très galant. À la fin de la chanson, Patton commence à aboyer et sort un truc en espagnol qui ressemblerait à « Faites lâcher les chiens! ». Moshpits en folie et moi la première à brailler les paroles de Caffeine. Durant cette chanson, on s’est même faite des copines de concerts avec mon amie, aussi fans de FNM que nous. Puis vint le tour d’Evidence (devenue pour la peine Evidencia) qui a été chantée pratiquement en espagnol, pour le plus grand bonheur des Sonispheriens.

La scène est devenue encore plus incontrôlable dès les 1ers riffs de Surprise You’re Dead! Re-moshpits (et plus de fun pour la Gonzo Dudette et ses « spanish gals »), fosse au bord de l’anarchie surtout lorsque le señor Hudson nous sort sa cavalcade de riffs et avec la foule qui reprend la chanson. Bah oui, le metalleux, surtout quand il est fa de Faith No More, connaît toutes les paroles par cœur, même les versions étrangères de ces dernières. Total Madness mais en même temps, qu’est ce que c’était chouette!! Puis s’en suit Chinese Arithmetics (annoncés par les claviers du señor Bottum) avec la désormais célèbre intro de Poker Face de Lady GaGa – j’ai eu une petite pensée à un vieil ami d’enfance à ce moment là qui est un gros fan de la Miss Germanotta. Et hop, nouveau délire du señor Patton lors de Last Cup Of Sorrow (une de mes chanson live préférée du groupe, notamment pour le son de basse mortel du señor Gould). Ça redevient le bordel au moment de Cuckoo For Caca (autre chanson live favorite mais cette fois-ci le mérite revient au señor Bordin, le fameux « Puff the drummer » cité à la fin de la chanson) et ça a été mon meilleur souvenir de moshpits parce que tout le monde se prenait dans les bras en criant « You Can’t Kill It! ». Un grand moment, en effet!!

Et à ce moment là, il est arrivé un truc incroyable, la foule s’est soudainement assagie pour lever les mains au ciel et chanter en chœur la mythique reprise des Commodores, Easy. Ce qui est marrant, c’est que c’est en écoutant la radio un soir que j’ai redécouverte cette chanson des Commodores que je connaissais bien à l’époque et je l’ai nettement préférée à la version originale. C’est quelques semaines après qu’un copain de l’époque me parlât plus en détail de Faith No More et plus de 7 ans après les faits, j’étais en Espagne pour les voir pour la deuxième fois et j’ai ressenti des frissons tout partout, en particulier lors du solo de guitare. Il y avait de quoi être aux anges et nous l’étions tous à ce moment-là. Après la grosse ballade, place à Ashes To Ashes et là, le show est redevenu ouf mental. Moins de moshs mais une grosse ambiance de fiesta malgré tout. Efficace et très catchy et une fois de plus, la foule a beaucoup participé en reprenant la chanson. Nul doute, les gars de FNM étaient ravis de voir des fans qui l’étaient autant qu’eux si ce n’est pas plus d’ailleurs.

Puis vint Midlife Crisis, moment incontournable lorsqu’on assiste à un show de Faith No More parce que ça danse, ça headbangue dans tous les sens. Comme une grosse récré en fait. La récré a été encore plus fun lorsque Sir Duke de Stevie Wonder a été joué en gimmick (lorsque nous avions eu droit au générique de la série britannique Eastenders l’an dernier à Rock en Seine, ça aurait été drôle s‘ils avaient joué Poubelle La Vie quand on y pense). Trêve de plaisanteries ou on va encore dire que je suis une sale gosse qui ne sait pas écrire des posts de qualité (EAT THIS!!) et revenons à nos moutons, enfin plutôt au Gentle Art of Making Enemies où, une fois de plus, Patton a fait son schtarbé sur scène. Ça pogotte comme des malades et bien sur, j’ai fait de même. Moshpitteuse un jour, moshpiteuse toujours!! Idem sur King For A Day, et la chanson a été dédiée « au nouveau roi d’Espagne, Carlos Puyol ». Vous imaginez le footoir que ça a été lorsque Patton l’a dit… et ça à deux jours d’une finale de Coupe du Monde dont nous connaissons tous l’issue. Ça me ferait presque regretter leur séparation à deux mois de notre Coupe du Monde, il y a 12 ans (rires). Autre chanson destinée à l’équipe d’Espagne, Be Agressive qui a aussi été repris par la foule toute entière de Getafe. Une chanson qui a dû porter bonheur à Andres Iniesta… surtout à la 116ème minute.

Et puis, VLAM Epic en pleine poire. Je crie comme une dératée « C’est ma chanson! C’est mon chanson! » dans un espagnol plus qu’approximatif et tout le monde qui crie « Woohooo » lors des 1ères notes du cultissime Epic. Ça crie, chante, danse et s’amuse en parfaite harmonie malgré quelques impolis bousculeurs mais à part ça, c’était cool. Et puis les applaudissement donnés à Roddy lors de son « solo de piano » si je puis m’exprimer ainsi. C’était beau, très beau. Et puis drôle aussi quand Patton appelle Hudson « Juan ». Un des autres moments de folie lors de ce concert, c’est durant Just A Man où Patton est devenu encore plus schtarbé et nous fait un stage diving des plus impressionnants. Il y a eu beaucoup de rires, venant de sa part aussi. Et puis le petit finish où les FNM se lâchent sur les dernières notes de Just A Man, qui était très réussi et où tout le monde avait les mains en l’air. Mais on était pas encore rassasiés. Heureusement que l’heure du rappel a sonné.

Les FNM reviennent et nous gratifie d’un « Ohé », comme à Santiago Bernabeú. Chant que tous les Sonispheriens, espagnols ou non d’ailleurs, ont repris avec ferveur. Puis vient un de mes moments préférés du concert, les Chariots de Feu (Charriots of Fire en VO, Carrios de Fuego de l‘autre côté des Pyrénées) qui précédent le sublime Stripsearch, une des plus belles chansons du groupes, tant elle est planante et les paroles magnifiques (et qui résumait un peu mon état d’esprit du moment). Gros trip là-haut dans les étoiles, bien loin des kilos de poussières que j’ai inhalé en ces 2 jours de festival (à suivre dans la 2e partie). Mais je suis vite redescendu pour la toute dernière chanson, We Care A Lot. C’est très vite redevenu le bordel mais bon, c’est pour ce genre d’ambiance que les concerts de Faith No More ont été fait. Et forcément, ça a jumpé et pas qu’un peu. Mais bon sang, qu’est ce que c’était bon. À la fin de We Care A Lot, les membres du groupes nous remercie d’être venus en nombre et a souhaité bonne chance à la Roja. « Vous devez gagner ce dimanche, vous êtes les plus forts! » dixit Patton avant de partir.

Il est temps pour moi de rejoindre les Aussies, restées en backstage, pour… vous savez quoi, mieux vaut que je ne vous dise rien d’autre sur la fin de la soirée mais ça a été, ma foi, très intéressant et très fun aussi. Tout ce que je peux dire, c’est que beaucoup de monde aurait adoré être à ma place et par respect pour eux, pas un mot sur la suite des évènements.

Je suis quand même rentrée dans ma chambre d’hôtel dans les coups de 4 heures du matin et j’étais couverte de poussière de la tête aux pieds. Et avant même que j’ai eu le temps de dire « Fuckin’ A! » (réplique culte du film « The Big Lebowski ») que j’étais déjà partie à Paradise City (là où l’herbe est verte et où les émos sont bannis).

La suite de mes aventures madrilènes dès demain dans Nessieland…

Miss Nessie.

Il y a de ces anniversaires que l’on oublie pas… sans doute parce qu’ils se rapprochent des notres. C’est surement pour cette raison que je me souviens toujours de celui de Roddy Bottum, claviériste de Faith No More, qui a fêté hier le 1er juillet ses 47 ans. Et comme on dit en Californie, « CHEERS! »

Roddy Bottum

Roswell C. Bottum III - Est. 1963

Faire une mini-bio ou un Gonzo Tribute sur l’ami Roswell Christopher Bottum III n’est pas du tout une chose facile, précisement parce que on ne sait pas où commencer…Sans doute par sa rencontre au lycée avec Billy Gould et Mike Bordin (respectivement bassiste et batteur de FAITH NO MORE, groupe qu’il rejoindra en 1981 suite au départ de Wade Worthington, le claviériste originel). Il est assez rare dans un groupe de métal, dans les années 1980 j’entends bien, d’avoir du clavier qui ne sonne pas « synthé pourri à la Europe » ou « orgue d’église catholique traditionaliste » et pourtant, c’est ce qu’a réussi jusqu’à présent à faire Mister Bottum. En même temps, il fait du piano depuis qu’il est tout petit…

De fil en aiguille, le groupe prend un peu plus d’ampleur et c’est donc en 1989 (hihihihi hahahahaha, hum désolée) avec l’album « The Real Thing » et en particulier avec la chanson « Epic« , tube parmi les tubes dans les Headbangers’ Ball, où le mélange des genres classiques et heavy metal digne de la scène de la Bay Area de San Francisco rend non seulement très bien, mais où il y a une certaine forme de magie qui se forme, je pense surtout à la fin de « Epic » avec le solo de piano… Ce genre de crossover, il n’y a que très peu de groupes qui arrivent à le faire, l’exemple le plus probant serait les Beastie Boys. Autre nouveauté apportée grâce à Roddy, l’utilisation des samples à bon escient… là, je vous ramène à l’album « Angel Dust » où on sent bien la patte de Roddy, outre le son de basse more et les performances vocales de Mike Patton.

Outre son job dans Faith No More, il a aussi son propre groupe: Imperial Teen, qu’il a fondé en 1994 avec son amie Lynn Berko, figure de proue de la scène indie de la Bay Area où il officie comme chanteur mais où il est aussi composituer et multi-instrumentaliste. Rien que ça, et pourtant Roddy Bottum considère que Imperial Teen, c’est juste un groupe de potes, sans leaders et qui joue pour le coup une sorte de power pop sucrée qui se savoure comme une barbe à papa, ou bien une pomme d’amou, c’est selon… Imperial Teen, groupe dont les mérites devraient être ventés plus souvent que ceux des bébés rockeurs français (après, ça n’engage que moi), c’est aussi le bébé de Roddy car ce groupe est fort par son identité clairement indie, un groupe de scène aussi et dont tout fan de Sonic Youth se DOIT d’aimer tant les sonorités vont de paire. C’est en gros, son coté pop qui parle, pour grossir un peu le trait, avec des relants post-punk à la The Saints (groupe punk australien des 70s connu dont sa chanson phare « I’m Stranded » a été un tube en Amérique du Nord en 1976, NDLR). Et il chante aussi en alternance avec Berko. Ils ont sorti 4 albums et le 5ème est en préparation. En Nessielandien, ça veut juste dire que je vais vous en parler très très prochainement.

Les fans de FNM comme moi, auront aussi remarqués que M. Bottum a beaucoup moins participé à l’élaboration de l’album « King For A Day, Fool For A Lifetime », il faut dire qu’il traversait une très mauvaise passe en ce temps là, pas mal de trucs horribles comme le décrochage de la drogue et la mort de son père entre autres. Mais, il s’est bien rattrapé sur « Album Of The Year » (les premières notes de Stripsearch hyper trippante, c’est bien de Roddy 😉 ) et il a aussi beaucoup participé à la réunification du groupe en 2009. Et c’est parce qu’il a beaucoup apporté dans Faith No More et qu’il est aussi super cool avec les fans (il communique souvent via Twitter (@RODDYBOTTUM) et son nouveau site web roddybottum.com qui a ouvert lundi dernier) qu’il est autant appréciés des FNMers.

Et en dehors de Faith No More et de Imperial Teen, il collabore avec pas mal de monde de la scène indie comme les L7, il y a quelques années, Hole aussi (Courtney Love est une de ses meilleures amies et fut un temps vocaliste de Faith No Man, qui devint Faith No More en 1984) ou tout récemment les Horrors et ça, c’est quand il ne compose pas des bandes originales de films comme « What Goes Up », « Adam & Steve », la série « Help Me, Help You » ou encore la série pour enfants « Fred: the Movie ».

Pour finir, je concluerais cet artrcle en revenant brièvement sur ma rencontre avec M. Bottum l’an dernier à Rock en Seine, je n’ai échangé que quelques mots avec lui mais il a été un vrai gentleman, super gentil et en plus, entre Cancers il y a forcément des atomes crochus. Je me souviens aussi de l’avoir fait rire quand je lui a dit que son anniversaire était la veille du mien et que la sorti en France de « The Real Thing » était le lendemain de ma naissance et que j’en ai conclu que c’était le destin. Excellent souvenir et encore joyeux anniversaire!!!

Miss Nessie (qui a officiellement 21 ans depuis quelques heures!!)

Aujourd’hui, les fans de Faith No More du monde entier (moi incluse) célèbre en ce 3 juin 2010, les 18 ans d’un des albums mythiques des années 1990, à savoir « Angel Dust« !! Sorti donc, le 3 juin 1992 dans toutes les bonnes crèmeries , cet album a aussi celui qui a été le plus vendu par le groupe, mais ça ce n’est qu’un détail!!

Angel Dust

Angel Dust, 18 ans et toujours aussi efficace!!

Ce n’est pas trop dans les habitudes de Nessieland de célébrer les albums… mais cet album, tout comme le groupe qui l’a conçu, est si spécial et si cher à mon petit « corazon » de jeune metalleuse, passionnée de musique et surtout d’apprentie journaliste gonzo, que cela aurait été un crime si je n’en parlais pas!!

Alors, Angel Dust c’est une pléthore de chansons cultes comme Caffeine, Midlife Crisis ou encore la reprise des Commodores Easy, des clips incroyables comme A Small Victory ou Everything’s Ruined et c’est aussi la combinaison parfaite des genres comme on peut en trouver dans Land Of Sunshine, Be Agressive ou encore dans Jizzlobber!! C’est donc dans une optique typiquement expérimentale que Angel Dust fut conçu durant l’année 1991 et devait s’appeler Crack Hitler (du titre de la 11ème piste de l’album) mais bon, comme vous devez vous en douter, la maison de disques a préféré un titre qui serait moins polémique et ils (le groupe) ont donc optés pour Angel Dust (trad.: poussière d’ange, qui est aussi un dérivatif du LSD).

La tracklist est la suivante:

  1. Land of Sunshine
  2. Caffeine
  3. Midlife Crisis
  4. RV
  5. Smaller and Smaller
  6. Everything’s Ruined
  7. Malpractice
  8. Kindergarten
  9. Be Aggressive
  10. A Small Victory
  11. Crack Hitler
  12. Jizzlobber
  13. Midnight Cowboy
  14. Easy (disponible sur les éditions brésiliennes, japonaises, australiennes et britanniques avant sa réédition definitives quelques années plus tard)
  15. As the Worm Turns (uniquement sur l’édition japonaise)

L’album Angel Dust est aussi celui qui a le plus marqué les esprits dans les coeurs de bon nombre d’artistes tels que Ville Valo (de HIM), les membres d’Incubus et en particulier le chanteur Brandon Boyd (dont la parenté vocale est impressionnante notamment sur les 3 premiers albums avec le groupe, c’est un peu son équivalent à la fin des 90s), The Dillinger Escape Plan (énormes fans de FNM et ont d’ailleurs collaborés avec Mike Patton en 2002 sur l’EP Irony Is A Dead Scene), Henry Rollins (qui est aussi un pote du groupe) et aussi toute la clique des groupes de néo-métal des années 2000 tels que KoRn, Limp Bizkit, Staind, Drowning Pool, Godsmack et d’autres que je ne saurais vous citer tellement c’est honteux!!

Malgré mon goût très prononcé pour le journalisme gonzo et ma mélomanie ultra-contagieuse, je me dois d’être un minimum honnête en vous disant que de Angel Dust, ceux qui en parle le mieux, ce sont les trentenaires (ou alors les « thirty-something » si bien annoncés sur la chanson cultissime Midlife Crisis) et nos amis de la Faith No More French Community ont été particulièrement inspirés par ladite galette. Alors oui, c’était des ados à l’époque, des kids de la même trempe que moi, si ce n’était pas pire et du coup, Angel Dust et la grosse tournée qui a suivi juste après resonnent en eux comme une belle fiesta madchesterienne sans les dommages collatéraux qui ont suivis (après moi, je dis ça, je dis rien 😉 )

Par exemple, Nina (une amie australienne qui est aussi fan de FNM que moi, si fan qu’elle ira les voir cet été en Europe, comme moi d’ailleurs) nous raconte que Angel Dust pour elle représente beaucoup plus qu’un simple album, « c’est le début de mon adolescence et aussi le début de ma vie. C’est d’ailleurs pour cette raison que je me suis faite tatouer 18 ans plus tard ‘Land Of Sunshine’ sur le bras« .

Pour Karine, qui est « vraiment devenue fan de Faith No More avec Angel Dust« , cet album est tout simplement « un must » parce que c’est « un album unique en son genre« .  Hahaha rien que ça, mais il faut reconnaître qu’elle a de sacrés bons arguments: « Le chant s’est vraiment étoffé, Patton [Mike de son prénom, 41 ans et chanteur charismatique du groupe] passe avec aisance du crooner au cri d’écorché vif. […] Rares sont les chanteurs capables de transposer le jeu d’acteur au chant, dans RV on peut parfaitement visualiser grâce à l’interprétation et aux paroles mêlant humour et désespoir, le gars loser, ringard et dépressif décrit dans la chanson. Mention très spéciale à Midnight Cowboy, cette version instrumentale m’émeut toujours aux larmes même après toutes ces années à l’écouter. L’analyse fine et critique de certains aspects de notre société dans les textes (Land of Sunshine , Midlife Crisis, Everything’s ruined…) [Dans Be Agressive aussi, c’est hyper suggestif comme chanson mais tellement entraînante, oops, là c’est moi!!], le mélange des genres et des ambiances, font de cet album une œuvre vraiment à part alliant subtilité, émotion et gros son. » Quand je vous ai dit qu’elle avait de très bons arguments…

Et les hommes dans tout ça, ils sont là, ne vous inquiétez pas!! Antoine, gros fan de FNM depuis de bien nombreuses années nous a expliqué aussi que Angel Dust est l’album « le plus « homogène » de Faith No More, celui qui a le plus de « personnalité », en quelque sorte » et aussi qu’il « n’a pas vieilli du tout. Côté tournée, celle qui a suivi « Angel Dust » est celle que je regrette le plus d’avoir raté. De ce que j’ai pu voir en vidéo, les concerts de 92/93 étaient incroyablement intenses. Comme l’album, en fait. »

Enfin quelqu’un qui me comprend (pouffe de rire) mais il y en avait des kids qui étaient bel et bien là lors du Angel Dust Tour de 92/93 et qui y ont pris un pied pas croyable comme son ami Stevens (qui fut dans le milieu 1990 le responsable du fan club français du groupe, « Just A Fan », qui a rassemblé pas mal de beau monde comme par exemple Thomas Vanderberghe (célèbre chroniqueur, critique rock et puis aussi comédien) et plein d’autres. Pour lui, cette tournée était particulière. Voici son récit:

« Dire que j’attendais cet album avec impatience relève de l’euphémisme. Après avoir écouté 3998 fois The Real Thing [son prédécesseur sorti le 3 juillet 1989 en Europe (tiens tiens) et qui a propulsé la bande de Frisco aux sommet et plus particulièrement ici en France],  poussé mon padré dans ses derniers retranchements pour m’acheter une chaîne hi-fi digne de ce nom pour introduire ma K7 de FNM et en profiter pleinement, usé cette même K7 jusqu’à ne plus voir les titres et le nom du groupe imprimés dessus, veillé jusqu’à tard le soir afin de choper l’émission boulv’hard and heavy sur M6 tous les mardi soir, le doigt appuyé sur la touche REC et dépenser une somme folle pour l’un des premiers bootlegs de FNM en double vinyl « pay to hell » , me voici enfin dans les rayons de la fnac ce 9 juin 1992, à la recherche du nouveau FNM.L’album sort en France avec un CD 2 titres (pochette noire avec seulement pour titre FNM). Le temps de prendre la K7, le cd & le vinyl, et de soutirer au vendeur tout le reste (affiche publicitaire, stickers…), je m’enfuis chez moi pour me délecter de cette nouvelle livraison. Sur le chemin, je défais le CD pour feuilleter le livret, superbe ! J’adore la pochette et le titre de l’album que je trouve déjà culte. La photo de l’abattoir me plait et me fait sourire. La photo du groupe est géniale. Me voici devant ma fameuse chaîne hi-fi, j’introduis le CD…..Et là, le choc…Patton ne s’est pas fait greffer une paire, mais dix paires de couilles, je ne reconnais plus sa voix ! Méconnaissable ! Un ogre chante à sa place…Cela me fait peur et décide de passer en revue tous les titres de l’album pour vérifier. Rien à faire, le monsieur est passé à autre chose. Exit la voix de woodpecker de The Real Thing, Patton a décidé de suivre une autre voie, celle de la provoc ‘ et limite de l’expérimentale, entre autre.Je m’arrête là mais sachez, pour les plus jeunes, qu’à l’époque, internet n’existait pas et que la sortie de nouveaux albums pouvaient nous réserver bien des surprises. Angel Dust fut pour moi, je dois l’admettre, une véritable torture à la première écoute. J’avais 18 ans et mon héros poussait des cris de cochons sur le nouvel album du groupe qui me faisait rêver !! Un véritable choc et une porte ouverte sur un nouvel univers. Parce que cet album a redéfinit mon paysage musical à jamais et m’a procuré un plaisir durable. Aujourd’hui, je peux me permettre de dire que j’aime un à un tous les titres de ce skeud. Everything’s Ruined & A Small Victory pour leur côté pop metal subtile (là y’a que moi qui me comprend !), Jizzlobber pour la violence du propos et de l’exécution, Caffeine pour la montée en puissance, Malpractice pour cette pause en plein milieu du titre, intense d’émotion, etc, etc, etc….…..ANGEL DUST ? Mon expérience musicale ultime…Définitive ! ». Et on ne peut définitivement pas être plus explicite… mais je le comprends tout à fait, vous le verrez un peu plus tard!!

D’autres kids y étaient et y ont pris un pied énorme comme Lord Bitos qui a fait la même remarque que notre ami Antoine « C’est dingue comme ça a pas vieilli. Pour avoir vu la tournée de 92-93, j’ai vraiment un faible pour les versions du second coming, surtout aux chants où Patton est de plus en plus énorme. Après, Jim Martin [guitariste à la chevelure monstre et au look hyper funky pour l’époque, mais qui fut viré juste après la tournée en 1993, peu de temps avant d’enregistrer leur successeur, King For A Day, Fool For A Lifetime, ndlr] me manque un peu, même si Hudson [l’adorable Jon Hudson, guitariste du groupe depuis 1996 et qui a d’ailleurs beaucoup participé à l’élaboration du dernier album studio de FNM, Album of The Year, sorti en1997] se débrouille sacrément bien. »

Eh oui, 18 ans et pas une ride, c’est exactement ce qu’en pense un autre kid de l’époque qui avait également 18 ans à l’époque de la sortie de l’album. « Je connaissais FNM de nom seulement et avait entendu Epic, dixit Bertrand. Premier contact avec Angel Dust lors du concert de Guns N’Roses en 92. Première partie assurée par Soundgarden [non je ne ferais pas de cris de…, rooh et puis zut « Chriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiss »!!] puis FNM. Et là, GROSSE CLAQUE dans la gueule. Mes amis et moi n’avions jamais entendu quelque chose de semblable, énérgie, aggressivité, grosse identité. Coup de foudre immédiat pour le groupe en live et cet album complexe où se mélangeait des tas d’influences. Ca restait du métal mais avec une utilisation intelligente du clavier et des samples (celui des beastie boys par exemple) [Et des goûts de luxe, en plus :-p]. A la sortie du concert, mes potes et moi ne parlions pas de GN’R mais de FNM… ».

Un album comme Angel Dust, c’est comme… Attendez, moi? Euh vous voulez mon avis? Bon bah si vous y tenez…

« J’ai découvert Faith No More via Nulle Part Ailleurs, émission télé mythique mais malheureusement défunte dont mes jeunes parents étaient méga-fans et en particulier mon père, ancien fan de hard rock et de heavy metal emptyvisienne (attention, jeu de mots!!). Mais je suis tombée littéralement amoureuse de cet album vers 13-14 ans. C’était mon « copain » de l’époque qui en écoutait beaucoup et du coup, on passait nos journées à headbanger sur Smaller And Smaller, Caffeine, Malpractice ou encore à faire les tarés sur Be Agressive et A Small Victory. Bon, je me suis très vite séparée du jeune homme en question mais il m’a donné cet album en souvenir pour mon anniversaire. Je me suis mise à en écouter de plus en plus et après quelques mois et puis aussi quelques années,  je suis devenue ultra fan de FNM mais aussi d’autres groupes parallèles à Faith No More. Mais c’est vrai que j’ai découvert FNM grâce à Angel Dust et que ma vie a toujours été liée à ce groupe. A bientôt 21 ans, je suis plus qu’honorée d’être une FNMeuse malgré ma petite bouille de gamine. »

Et c’est avec plaisir que je vous offre quelques vidéos du groupes!!!

(Caffeine, live @ MTV, 1992)

(Midlife Crisis, vidéo clip)

(A Small Victory, vidéo clip)

(Smaller And Smaller, ma préférée de l’album)

(Everything’s Ruined, vidéo clip et un sacré clip aussi hahaha)

(Et une dernière, Midnight Cowboy, live @ Rock en Seine en 2009, parce qu’elle est magnifique)

Miss Nessie

ps: Gros remerciements à mes amis FNMers partout dans le monde, à toute la clique de la FNM French Community et plus particulièrement Nina, Karine, Lord, Antoine, Stevens et Bertrand qui ont acceptés de nous livrer leurs témoignages et puis aussi aux membres du groupe Faith No More pour avoir sorti une bombe pareille il y a 18 ans (vous excuserez mon manque d’objectivité mais n’allez pas croire que je suis une groupie, je suis bien trop sous qualifiée pour ça et puis en plus, un Gonzo Tribute c’est comme ça que ça se fait).

pps: Et puis pour ceux que ça intéresseraient d’aller voir ce que ça donne en live, ils seront de passage dans pas mal de festival à travers l’Europe en juillet, plus d’infos sur fnm.com .

Cette chanson est une de mes préférées de Faith No More… Chanson que j’espère entendre très bientôt lors de leur retour en Europe en juillet!!

Faith No More - Brixton

Faith No More à Brixton: putain 20 ans!!

Je vous explique: « The Real Thing », l’album dont est tiré ce magnifique Zombie Eaters, est sorti en Europe le 3 juillet 1989, soit le lendemain d’un dimanche pas comme les autres qui a vu la naissance d’une future Gonzo Dudette. Cette chanson est aussi qui me caractérise le plus – ceux qui me connaissent bien comprendront pourquoi, les paroles aussi d’ailleurs – et c’est aussi une chanson ma foi idéal pour une session headbangs en folie…

En fait, si je vous la met aujourd’hui c’est parce qu’il y a tout juste 20 ans (alors que je n’étais qu’une toute petiote cowgirl en Pampers ultra-absorbant), nos amis de Faith No More ont livrés un de leurs plus grands concerts, à savoir le Live At Brixton Academy. Concert énorme qui tourne d’ailleurs beaucoup dans mon lecteur DVD, mais ça c’est juste parce que je suis HYPER fan.

Il faut savoir que c’est aussi dans cette même Brixton Academy (salle londonienne mythique pour tout gigeur, rockeur et/ou metalhead qui se respecte) que le tout 1er show des Faith No More réunis, pour leur Second Coming Tour qui en est à sa 2e année et qui fera d’ailleurs un tour au Sonisphere 2010 à Getafe (Espagne) dont je me ferais une grande joie de vous faire une review complète de mes merveilleuses aventures en Espagne et aussi au Dour Festival en Belgique, où il y a 80% de chances pour y assister et au Gurtenfestival en Suisse (où j’aurais adoré y aller mais je suis bien trop fauchée pour ça, ce qui est dommage…). Trève de blabla, voici la bombinette Faith No Morienne!!

Enjoy, YOU FAT BASTAAAAAAARDS!!

Les paroles pour faire comme au karaoké, j’ai dit « comme »:

You’re everything
That’s why I cling to you
When I emerge
My thoughts converge to you
To you…
The world is so small
Compared to you
And everybody’s wrong
Compared to you
To you…
I begin to see through your eyes
All the former mysteries are no surprise
So now, you listen
’cause I’m omniscient…
Hey look at me lady
I’m just a little baby
You’re lucky to have me
I’m cute and sweet as candy
As charming as a fable
I’m innocent and disabled
So hug me and kiss me
Then wipe my butt and piss me
I hope you never leave
’cause who would hear me scream?
Nobody understands
Except the toys in my hands
So now you listen
’cause I’m omniscient
Hey look at me lady
I’m just a little baby
If I smile, then you smile
Then I’ll get mad for awhile
I melt in your mouth
And in your hands whenever I can
But I really do nothing
Except kickin’ and fussin’
I like to make a mess
I laugh at your distress
I sit all day in my crib
Absorbing all you give
I’m helpless, I’m flawless
I’m a machine…
Give me, I need my toys…
Keep me hot
Keep me strong
Keep me everlong
So now you listen
’cause I’m omniscient

Miss Nessie

Impardonnable!!! Tant de dilettantisme, ça me met les nerfs en vrac. Et pourtant, je n’oublie JAMAIS un anniversaire. Heureusement que Twitter est là parce que sans ça, je n’aurais pas pu écrire de post sur les 47 ans du fondateur de Faith No More, Bill Gould. Et ça, ça aurait été moche. Très moche…

Billy Gould

Happy belated birthday, fucker!!

Bill Gould, né William David Gould le 24 Avril 24 1963 à L.A., Californie est donc, comme je vous l’ai déjà dit bassiste et fondateur du groupe Faith No More et ce, depuis 1981. Il est aussi producteur et a crée son propre label Koolarrow Records en 1997, dont la majeure partie de ses groupes sont en spanglish (langue que je maîtrise à la perfection à défaut de le faire en véritable espagnol mais là, je digresse…)

Tout commença pour lui, enfin si on peut dire, au lycée (plus précisément le Loyola High School, à Los Angeles) où il commença à jouer de la basse et où il rencontra son acolyte, le claviériste Roddy Bottum. Quelques années plus tard, il déménage à San Francisco et ce sera accompagné de Mike Bordin, batteur dreadlocké de son état et de Jim Martin, futur ex-gratteux du groupe qu’ils monteront petit à petit Faith No Man, qui deviendra Faith No More en 1983 après avoir vu défiler plusieurs vocalistes… Inutile de vous dire l’influence grandissant du bassiste au sein du groupe et ni de refaire l’historique du groupe que j’ai déjà maintes fois raconté. Elément notable: Mr. Gould a d’ailleurs produit le dernier album studio de FNM « Album Of The Year », datant de 1997 et qu’il continue toujours à produire via son label.

Fortement apprécié par ses pairs et ses fans, il est cependant resté très actif dans le milieu punk, rock et métal après la dissolution, plus ou moins tragique, de Faith No More en 1998. Il y a eu le mythique groupe mexicain Brujeria (dont il produira un des albums « Brujerizmo » et où il officia longtemps à la basse et la guitare), il a aussi eu Harmful (groupe qu’il a rejoint en 2007) et puis aussi Fear Factory (raaaah que de bons souvenirs, Fear Fac’!!) et sans oublier (sinon, je me ferais taper sur les doigts) Jello Biafra & The Guantanamo School Of Medicine. Et je ne cite que les connus…

Ah oui, avant que j’oublie, il faut aussi que je précise qu’à l’instar des membres de Faith No More,  Bill Gould est aussi extrêmement cool avec les fans qu’il rencontrent (et je sais de quoi je parle) et communiquent beaucoup avec eux via Twitter ou les quelques communautés de fans sur Facebook, donc la FNM French Community – dont la responsable n’est autre que votre dévouée Gonzo Dudette. Et comme on dit chez nous, joyeux anniversaire Bill!!

Plus d’infos sur www.koolarrow.com ou encore sur leur MySpace.

Miss Nessie


Calendrier

octobre 2017
L M M J V S D
« Sep    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

Blog Stats

  • 89,522 hits

Twitter de Nessieland

Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.

Flickr Photos

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

Rejoignez 4 autres abonnés