Nessieland : le blog

Archive for the ‘Coups de coeur’ Category

Que dire d´un concert que la France a attendu depuis des années? Que dire de mon premier Bercy? Des sept heures dans le froid, la faim et la fatigue? En fait, c´est comme si tout ce que je suis sur le point de dire est superflu… mais pour des raisons qui n´engagent que moi, je vais quand même essayer de le faire.

System Of A Down

System Of A Down

Alors, ce concert de SYSTEM OF A DOWN, c´est l´histoire d´une bande de potes, réunis par leur amour de la musique et leurs origines arméniennes, qui décident de faire deux dates à Paris Bercy (pas la meilleure salle pour un son optimum, pour ne pas dire que c´etait de la grosse bouillasse). Après plus de 4 ans de hiatus, les SOAD sont revenus en force en France pour une tournée mondiale de réunion, non seulement les fans étaient au rendez-vous mais en plus, ils étaient pire que déchainés. Ce qui n´était pas le cas pendant la première partie, qui avait été assuré difficilement par …AND YOU WILL KNOW US BY THE TRAIL OF DEAD (qui avait assuré aussi difficilement la 1ère partie de AUDIOSLAVE). Comment vous dire… Ce groupe s´est fait littéralemt huer dès la fin de la première chanson, rarement un groupe s´est fait huer de la sorte bien que quelques personnes ont fait l´effort d´applaudir par respect pour le groupe. Le groupe jouait une sorte de rock psyché rempli de fausses notes, Bercy n´aidant en rien mais a eu la classe de remercier les mecs qui criaient « You suck!« . Je n´ai aucune idée de la manière dont ils vont s´y prendre demain soir mais s´ils pouvaient m´empecher de dormir sur les trois dernières chansons, ce serait sympa…

Bon, revenons à nos moutons, enfin á System, on a attendu dans un Bercy bouillonnant le début du concert pendant un peu plus de 45 minutes et là, le grand rideau avec le logo du groupe tombe durant Prison Song et c´est précisément à ce moment que la salle est devenue folle, même les gens en gradins ne se sentaient plus. Après, je serais juste incapable de vous raconter la suite parce qu´on a tous chanté à plein poumons sur chaque chanson, dansé comme le grand Serj « Dieu » Tankian, headbangué comme Shavo Odadjian (basse) et Daron Malakian (guitare / chant), quant à John Dolmayan, il a été nickel derrière les futs. Seul regret de cette magnifique soirée, nous n´avons pas eu droit à un rappel ni même à ATWA (mais on a eu War, Bounce et P.L.U.C.K et ca c´était juste excellent) mais la chanson qui a retenti juste après le concert, quand les lumières se sont allumées, c´était Epic de FAITH NO MORE. Pas besoin de vous dire plus, ceux qui me connaissent le mieux savent exactement le genre de chose que je fais…

Pour résumer la soirée, la setlist suffit. See you tomorrow à Bercy!!

Miss Nessie

SETLIST:

  • Prison Song
  • Soldier Side – Intro
  • B.Y.O.B.
  • I-E-A-I-A-I-O
  • Needles
  • Deer Dance
  • Radio/Video
  • Hypnotize
  • Question!
  • Suggestions
  • Psycho
  • Chop Suey!
  • Lonely Day
  • Bounce
  • Kill Rock ‘n Roll
  • Lost in Hollywood
  • Forest
  • Science
  • Darts
  • Holy Mountains
  • Aerials
  • Tentative
  • Cigaro
  • Suite-Pee
  • War?
  • Toxicity
  • P.L.U.C.K.
  • Sartarabad
  • Sugar

A chaque passage des QUEENS OF THE STONE AGE dans la capitale, ce sont tous les fans de rock (et en parliculier de stoner rock) qui se déplace en masse pour voir ce petit groupe formé en 1997 et qui est devenu tellement culte, notamment grâce à l’album Song For The Deaf (2002) mais son charismatique frontman, Josh Homme (ancien gratteux chez les mythiques KYUSS). Bien sur, ce passage à l’Olympia n’a pas échappé à la règle quand on sait que le concert a affiché sold out en 1/2 heure et que les billets se sont vendus à prix d’or (pour ne pas dire qu’ils coûtaient la peau du cul) et les fans sont venus très tôt et très nombreux pour assister à ce concert de rêve… Rien que d’y penser, j’en ai la larmichette à l’oeil!!

Queens Of The Stone Age

Queens Of The Stone Age (1998)

En bonne groupie, je débarque devant la salle mythique du boulevard des Capucines dans les coups de 15 heures et attends donc en bonne compagnie l’ouverture des portes. Quand on est groupie, on ne fait pas que dire des cochonneries sur le rouquin le plus appétissant du rock’n’roll, on court également très très vite pour aller à la barrière à nos risques et périls. Mais bon, ce qui nous importe c’est le concert et en particulier la première partie que personne ne connaissait THE DOUGH ROLLERS, un groupe rockabilly américain tout droit sorti d’un des films d’Elvis Presley plus que prometteur!!! La voix du chanteur Malcolm Ford (si si comme Harrison, qui n’est autre que son papa) est sans égale même si on sent bien la papatte Little Richardienne là dessous!! Certes, ce n’est pas ce qui tournerait en boucle dans mon MP3 mais bon, ça se laisse écouter et les gens ont relativement bien apprécié…

The Dough Rollers

The Dough Rollers

« L’Olympia vous offre maintenant 20 minutes d’entracte… » Le temps pour les fans de régler leurs appareils photos, d’aller se chercher une bière ou alors de discutailler entre fans de la suite du programme, qui ne se fit pas attendre car aussitôt que l’entracte fini, le quintet stoner (et son géantissime frontman habillé en curé) déboule sur la scène de l’Olympia avec un Regular John des plus tonitruants. En effet, le but premier de ce concert c’était de jouer en intégralité leur tout premier album, un éponyme, sorti en 1998 et véritable pépite pour tout fan de stoner rock, surtout quand on sait que la dite galette contient des tubes comme If Only, Mexicola, Walkin’ On The Sidewalks ou le magnifique You Can’t Quit Me Baby qui a clôturé le set magique du 1er album de QOTSA. Mention spéciale à The Bronze et Hispanic Impressions!! Durant lequel Josh Homme semblait nettement plus bavard et plus chaud bouillant que lors de sa dernière apparition à Rock En Seine l’été dernier (Qui a dit plus enrobé aussi? Dénoncez-vous!!). Le reste du groupe a tout donné (sauf peut-être Troy Van Leuwen mais là je chipote) et en particulier Môsieur Joey Castillo qui est sans conteste un des meilleurs batteurs au monde et qui a carrément fait oublié les patapoums assassins d’un certain Dave Grohl!! On a eu droit à des cris (beaucoup), des pleurs (quelques uns) mais aussi à des poussées d’hormones (trop nombreuses mais justifiables mine de rien).

C’est alors qu’ils redébarquent au bout de quelques minutes et PAM Monsters In The Parasol en pleine face!! Et puis Turning On The Screw, qui restera avec le planant Into The Hollow et le (relativement dispensable) Make It With Chu, les seuls titres du dernier album des reines de l’âge de pierre, Era Vulgaris, sorti en 2007!! Une belle aubaine pour les fans qui attendent avec impatience leurs prochains concerts au Main Square d’Arras le 1er juillet et aux Eurockéennes – où Nessieland sera présent dans le cadre de notre Summer Of Rock 2011 – le 2 juillet juste avant l’enregistrement de son successeur qui doit avoir lieu juste après le festival de Glastonbury et prévu pour la fin de l’année 2011. Le premier rappel se termine avec mon titre préféré, Little Sister

QOTSA

QOTSA

Josh Homme offre bien gentiment des shots de vodka et ceux qui, comme moi, furent aux premiers rangs, le sentent encore dans l’estomac au moment où je vous parle…

Deuxième rappel (avec les compliments du chef) et nous offre non pas un mais trois desserts des plus succulents:  un Go With The Flow orgasmique, un No One Knows plus éléctrifiant que jamais et un A Song For The Dead des plus sensationnels. La boucle est bouclée, après près d’une heure 40 de show avec deux rappels, on est aux anges, ravis, comme si on venait de se pendre la baffe de son vie ou que Cupidon vous ai soudain touché en plein cœur. Et c’est vrai qu’en tant que grande fan de stoner, Cupidon m’a touché en plein cœur car ce concert était de loin un des meilleurs concerts auquels j’ai pu assister du groupe (et c’était ma 4e fois) mais aussi en tant que fan de rock en général!!! Un concert de fou, un public bien remonté, des groupies fort sympathiques, une très bonne compagnie et une Gonzo Dudette dans un état à la limite du stellaire… La dépression post-concert risque d’être extrêmement rude mais bon, que peut-on espérer de mieux après un concert pareil? Ah si je sais, un encore meilleur show lors des Eurockéennes (et jour anniversaire de votre serviteuse)…

Miss Nessie

SETLIST

Regular John
Avon
If Only
Walkin’ on the Sidewalks
You Would Know
How to Handle a Rope
Mexicola
Hispanic Impressions
The Bronze
Give the Mule What He Wants
I Was a Teenage Hand Model
You Can’t Quit Me Baby

RAPPEL:

Monsters in the Parasol
Turning on the Screw
Into the Hollow
Make It Wit ChuLittle Sister

RAPPEL 2:

Go With the Flow
No One Knows
A Song for the Dead
Rock On!

Rock On!

Après une session très intense de partiels, un hackage de boite mail et un petit passage à vide, nous avons décidé à Nessieland de faire peau neuve et de revoir notre stratégie et de se concernter sur ce qui compte vraiment: la bonne musique, les actus culturelles qui m’ont plu et les coups de coeur du chef…

Pour cette troisième édition, synomyme de retour en force et de « ON LES EMMERDE CES PUTAINS DE HIPSTERS, ICI C’EST NESSIELAND ET ON FAIT CE QU’ON VEUT », on a décidé de se consacrer sur 4 groupes d’horizons différents mais qui ont réussi à faire chavirer mon petit coeur de music junkie.

On commence avec un groupe que j’ai eu la chance d’aller voir il y a un mois à Paris. Un groupe allemand répondant au nom de BEATSTEAKS. Alors pour ceux qui se sentent un peu perdu, c’est un combo berlinois qui allie très bien les mélodies pop-rock et l’energie punk. Il faut aussi savoir que c’est le deuxième groupe le plus aimé d’Allemagne après Rammstein et légèrement avant les vétérans de Scorpions. Leur concert n’était certes pas sold out mais quand on sait que toute la diaspora teutonne (en plus d’un de mes anciens profs de fac croisé au détour d’une bière) s’est massivement déplacée rue Boyer pour assister à ce qui fut un excellent concert. De plus, si vous n’aimez pas les voix trop typées (comprenez trop aigu ou trop grave), celle du dynamique vocaliste Arnim Teutoburg-Weiss (prononcer: Vaïsse) devrait certainement vous plaire

Voici « Under A Clear Blue Sky », un des hymnes des BEATSTEAKS

On quitte l’Allemagne pour aller en Belgique, aaaaah la Belgique, pays connu pour ses légendaires délices culinaires (la fricadelle, les moules frites, les speculoos et surtout la kriek) mais aussi pour ses festivals de barges (Groezrock, Graspop, Dour Fest, Pukkelpop…) et sa scène musicale des plus foisonnantes. Le groupe dont je vais vous parler s’appelle VISMETS. Ils sont Bruxellois et font du bon pop-rock avec un p’ti côté électro. On leur donnerait le bon dieu sans aucun problème et même si la critique a été assez partagée sur la sortie de leur dernier bébé, ils restent néanmoins bons, en particulier sur scène.

Assez discutaillé, voici “Wasted Party”, une chanson idéale pour faire la night

Bye Bruxelles, hello London avec les DINOSAUR PILE-UP qui, je dois le reconnaître, à faire battre mon coeur de Gonzo Dudette genre fort, très fort. C’est en regardant un reportage il y a quelques jours que j’ai découvert ces jeunes londoniens à l’esprit grunge et aux sonorités aussi orgasmiques que crades! La bande à Matt Bigland fait en effet parti de ce mouvement ô combien glorieux qu’est le “neo-grunge” (ou comment des gamins de 23 ans moyenne d’âge font de l’hyper bonne zique comme en 1992). Formé il y a seulement 3 ans, ils ont sortis 2 EP (“Traynor” et “The Most Powerful EP In The Universe” mais aussi un premier album très réussi, “Growing Pains”, sorti en toute fin d’année dernière. C’est efficace, brut de décoffrage, mélodique et en même temps, sooooooo british.

Quand Blur s’accoquine avec Dinosaur Jr qui aurait fait une orgie avec l’album “Bleach” de Nirvana, ça donne “My Rock’n’roll”

On traverse l’Altlantique pour aller en Californie et surfer sur les vagues avec WAVVES. Ouais je sais, elle était un peu trop facile cette vanne. Toujours est-il que ce groupe est aussi sucré qu’un Mojito Fraise et que sa musique l’est autant. On doit tout cela à Nathan Williams, petit génie affichant 24 ans au compteur et sale gosse invétéré mais aussi à Fat Possum, “le” label indie qui monte. Pour parfaitement définir sa musique, on pourrait dire que les Wavves font du surf-indie-punk complètement psychédélique. Avec une voix reconnaissable entre mille telle que celle de Nathan Williams et ses effets de disto franchement pas dégueulasses, on ne peut qu’apprécier le groupe. Il ne faut pas toujours suivre la hype, ni même la croire, mais il arrive que la presse – même pour celle de hipsters – peut dire des trucs intelligents comme “Wavves c’est le groupe à suivre, parce qu’ils sont bourrés de talents et que leurs compos sont excellentes.”

La preuve en image avec ma préférée de l’album, “King Of The Beach”, sorti en Juin 2010, “Super Soaker”

Tour du monde terminé, prochaine destination : la lune qui sait? En attendant, toute suggestion sera la bienvenue pour un prochain article, pour ça il faut nous envoyer un petit e-mail, poster un commentaire ici ou sur notre page Facebook ou bien nous contacter sur Twitter;-)

Miss Nessie

Cette année encore, Nessieland (en partenariat avec nos amis de chez RockYourLife!) se rendra au Festival de Dour pour la deuxième année consécutive après la première journée de la 21ème édition où on a pu applaudir entre autres BARONESS, THE MACCABEES et en particulier FAITH NO MORE qui a livré un superbe set. Non, je ne dis pas ça parce que je suis fan mais parce que je le pense…

Enfin bon, cette année, la 22ème édition fait encore la part belle à l’ouverture d’esprit, une chose essentielle à la société qui semble être en voie de disparition, mais ça je le garde pour un prochain post. Toujours est-il que du 14 au 17 juillet prochain dans la charmante ville de Dour (c’est pas loin de la frontière franco-belge, à une petite dizaine de kilomètres de Maubeuge et trois toutes petites heures de Paris) vous pourrez choisir vos scènes et les groupes que vous voudriez vous en priorité.

 

Dour Fest

Dour Fest (les 14, 15, 16 et 17 juillet, en Belgique)

Pour les fans d’indie, de pop sucrée et de folk, vous pourrez aller voir les frangines délurées de chez COCOROSIE, la troupe suédois de I AM FROM BARCELONA, les p’tits nouveaux bien sympathiques de chez JUNIOR BOYS et puis de PULP et SYD MATTERS où là toute description serait considérée comme superflue. Sinon, il y a aussi MOGWAI, SUEDE, THE KLAXONS, FOALS et mes petits chouchous des DANANANANAYKROYD et ces petits écossais tout fous fous, il FAUT les voir sur scène, c’est juste immanquable. Parole de Gonzo Dudette!! C’est déjà pas mal comme programme…

Dananananaykroyd

Nos chouchous écossais de chez Dananananaykroyd

 

Maintenant admettons que, comme moi, vous soyez des gros fans de metal, d’alternative rock et de trucs qui font du bruit et des pogos, il y aura toujours moyen d’aller saluer KARMA TO BURN, les pontes du thrash metal à la New-Yorkaise ANTHRAX, leur confrères prog de chez NEUROSIS (et là, il ne faut pas les rater, les Neurosis), les revenants (et pas des moindres) de chez KYUSS LIVES où si vous voyez une blackette à lunettes beugler toutes les chansons à plein poumons c’est que ce sera moi, sans oublier les PAPA ROACH, KYLESA, THE GALLOWS, MADBALL, SKINDRED, FOZZY, LIFE OF AGONY, UNCOMMONMENFROMMARS et DAGOBA, rien que ça et je suis sure d’en oublier plein…

 

Kyuss Lives!

Les légendes du stoner, Kyuss Lives!

Sinon, pour ceux qui préfèrent les platines aux doubles pédales, il y aura également une bien belle scène électro avec la venue du phénomène PENDULUM, de mes autres chouchous anglais de THE QEMISTS, des frenchies de JAMAICA (que vous connaissez forcément) des BOYS NOIZE, DEERHOOF, IAMX, THE BEWITCHED HANDS, des DJ sets de STEVE AOKI, VITALIC, LAURENT GARNIER, EROL ALKAN, THE HERBALIZER et tutti quanti.

 

The Qemists

Pour les fans de drum'n'bass, The Qemists from Brighton, UK

Et pour les fans de hip-hop et de roots reggae, parce qu’il y en a, même dans Nessieland, les venues de CYPRESS HILL, PUBLIC ENEMY et puis surtout des mythiques HOUSE OF PAIN (mais si, ceux qui veulent que tu jumpes around comme à la St Patrick, avec l’hyper charismatique EVERLAST), sinon on aura aussi droit à AKHENATHON FT. FAF LA RAGE et SOPRANO (ça c’est pour Marseille), ROHFF (pour Paris, enfin le Val-de-Marne), GROUNDATION, LES OGRES DE BARBACK, HIGH TONES et ISRAEL VIBRATION…

 

House Of Pain

House Of Pain is comin' atcha

Pfiou, une affiche comme ça, aussi alléchante, ça donne envie d’aller faire un tour chez nos amis de Belgique, non? Bah moi si, et on y sera? Et vous y serez-vous? Si oui, allez donc sur le site du festival de Dour (http://www.dourfestival.be), sur leur page Facebook, leur compte Twitter ou encore n’importe quelle billetterie digne de ce nom pour avoir la chance d’assister pour 100 € (pour les 4 jours, ce qui revient à 25€ la journée) ou alors 50€ pour la journée à ce festival que je recommande vivement à tous les fans de musique, aux mélomanes, aux vrais et à tous ceux qui croient que la musique se vit en live et avec une bonne kriek en compagnie d’un mec (ou d’une fille) qui deviendra ton (ta) BFF même si tu ne parles pas sa langue, de le faire ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. L’ambiance y est super, la bouffe un peu moins mais avec un très beau temps on pourrait carrément oublier nos petits soucis le temps d’un bon week-end prolongé de la Fête Nationale… Si ce n’est pas votre cas, ma foi, vous allez rater quelque chose!!!

 

Le poster avec tous les noms

Le poster avec tous les noms

De toute façon, vos avis nous importent autant que votre soutien, alors envoyez nous le tout via notre page Facebook, notre Twitter, en bas de cet article ou encore par mail (nessielandrocks[at]gmail.com) où nous serions archi ravis de discuter zique et festoches avec vous!!

Miss Nessie.

 

Aujourd’hui, nous publions notre 201ème article!!! Vous n’imaginez pas à quel point ça nous fait hyper méga plaisir surtout pour vous annoncer une nouvelle comme celle que nous avons à rapporter. En effet, depuis sa création, fin août 2009, Nessieland, à travers la plume déjantée et passionnée de sa self-made rédactrice, Miss Nessie, a aimé vous faire partager ses belles expériences en live à Paris ou à l’étranger…

Nous avons vraiment hâte de retourner à Rock en Seine en 2011 pour la couvrir une 3e année d’affilée (malgré le fait qu’une fois encore, on a peu de chances d‘être accrédités, sauf si ces derniers se trouvent plus cool que l‘an dernier), nous avons vécu de superbes moments et rencontré des gens incroyables en Espagne et en Belgique l’été dernier, et même si faute de temps et de moyens, je ne peux pas de faire de live reports de tous les concerts auxquels j’assiste, encore que vous pourrez en trouver certains chez nos collègues et amis de RockYourLife! avec qui c’est toujours un plaisir de bosser avec, nous savourons chaque instant de notre vie de bloggeuse zique pour vous donner des avis sans concession et souvent honnêtes des groupes que nous aimons et soutenons… Et les concerts qui s’annoncent au printemps et les festivals de cet été n’échapperons pas à la règle et bien sur, Nessieland sera là pour vous faire partager et découvrir ces talents qui méritent tant d’être connus et reconnus.

Summer Of Rock 2011 pour Nessieland

Summer Of Rock 2011 pour Nessieland

 

C’est pourquoi j’ai l’immense joie de vous annoncer que Nessieland lance dès le mois de juin sa rubrique « Summer Of Rock 2011 » où Miss Nessie vous fera partager ses expériences live et gonzo dans les grands festivals estivaux de France et d’Europe avec photos et articles à l‘appui. Vous pourrez donc retrouver Miss Nessie entre deux bières dans la fosse ou entre deux fosses près des bières, c‘est selon :

Ÿ  Au Hellfest Open Air (Clisson, France) les 17, 18 et 19 juin 2011

Ÿ  Au Sonisphere France (Amnéville, France) les 8 et 9 juillet 2011

Ÿ  Au Festival de Dour (Dour, Belgique) les 14, 15, 16 et 17 juillet 2011

Ÿ  Au Wacken Open Air (Wacken, Allemagne) les 4, 5 et 6 août 2011 [SOLD OUT]

Ÿ  A Rock en Seine 2011 (St Cloud, France) les 26, 27 et 28 août 2011


Mais il vous sera aussi facile de la repérer dans d’autres gros concerts rock, électro et métal dans Paris pendant la longue période de vacances qui lui sera accordée, suffit juste de chercher dans la salle une jeune blackette à lunettes qui fait des moshpits toute seule et aussi de regarder sur notre Twitter et page Facebook les concerts auxquels Miss Nessie assistera. Si vous êtes sympa, elle vous offrira même à boire, non je plaisante, elle est étudiante donc pauvre haha…

Tout ça pour dire qu’on a vraiment hâte d’y être, de vous montrer tout ça au fil des semaines et puis de toute façon, on vous tiendra au courant du schmilblick car il compte à nos yeux et qu’on espère que bientôt, ça sera réciproque. Aussi on espère vivement vous rencontrer et de partager un amour mutuel et inconditionnel de la bonne musique, qu’elle soit « à chiper à choper » ou carrément « evil destroy de la mort qui tue » d’ailleurs. Eh ouais, ça se passe comme ça dans Nessieland…

Parlez en autour de vous, faites passer le message sur notre blog, réseau-socialisez avec nous via notre Page Facebook et notre compte Twitter et pour toute suggestion, n’hésitez pas à nous mailer à nessielandrocks@gmail.com.

Stay tuned, my friends…

Miss Nessie.

S’il y a bien une chose que Nessieland aime par dessus tout, ce sont les découvertes musicales. Alors lorsque nous avons été gentiment sollicités pour interviewer un duo pop français au talent et à la fraîcheur impressionnante, nous avons acceptés sans aucun problème. C’est ainsi que je me suis retrouvée un samedi ensoléillé de janvier (si si, ça existe!) à faire notre toute première interview avec Alex et JB de Call Me Señor, qui viennent de sortir un nouvel EP « Sex With You » et que je vous recommande très chaudement…

Sex With You, le nouvel EP des Call Me Señor

Sex With You, le nouvel EP des Call Me Señor

Hélàs, entre temps, la loi de Murphy a frappé Nessieland et je me suis retrouvée sacrément embêtée pendant une bonne quizaine de jours où mes mails professionels et mon accès au blog étaient bloqués, faute d’avoir un ordi qui marche, en plus d’avoir perdu plusieurs chroniques dans mon PC, désormais au paradis des PC merdiques… Heureusement, les choses reviennent petit à petit dans l’ordre et les chroniques prévues arrivent dans les jours qui viennent. Mais bon, l’interview est là et Nessieland aussi, alors c’est pas grave!!

****

Bonjour, je vais d’abord commencer en vous demandant de vous présenter, qui vous êtes, d’où vous venez, etc…

JB: Le groupe, c’est Alex et JB, on s’appelle Call Me Señor, on fait de la musique avec ce groupe depuis un peu plus d’un an. On sort un 2ème EP, prochainement, le 8 février, on fait de la musique ensemble depuis 6 ans et là, ce projet là, c’est un truc très pop et très dansant en même temps, on a pas encore fait de compromis entre le côté très dansant et le côté très catchy, très mélodiques, ce sont deux choses qui nous intéressent.

Bah, en fait vous venez de répondre plus ou moins à ma deuxième question qui en fait de savoir comment vous vous définiriez musicalement?

JB: Ça a un coté très new-pop.

Alex: Tu l’as dis ou pas?

JB: Non, je l’ai pas dit.

Alex: Parce qu’on va commencer à dire ça partout, on avait trouvé ça avec un pote ingé-son, parce que ça reste des mélodies avant tout.

C’est vrai que ça s’entend!

Alex: Ouais, c’est ça, des mélodies et des voix que tu peux chantonner. Et en même temps derrière, on est plus électro, c’est pas juste de la pop classique. Et donc, c’est un peu la tendnace de 2011, je pense. En fait, c’est ça, t’as plus aucune pop vraiment plate comme avant, tous ont un un peu d’éléctro, le new-pop. J’adore (rires).

J’aime aussi, je trouve ça sympa comme concept.

JB: Ça change de l’éléctro rock où t’entend toujours les mêmes trucs.

C’est surtout des trucs qui reviennent très souvent en ce moment.

Alex: Il y a beaucoup de groupes d’éléctro rock qui sortent en ce moment et c’est assez mauvais.

Et vous avez qui comme exemple? (rires)

JB: On a pas le droit de le dire.

Alex: Il y en a que j’aime pas, je vais pas en citer un en particulier. C’est juste un mouvement où t’as l’impression que tout revient à chaque fois. Je parle pas d’artistes qui font la même chose, qui font des chansons qui marchent bien et qui font 12 versions de ce qu’ils ont fait en single. On trouve ça un peu dommage.

Et donc, quels sont vos principales influences musicales? En fait, ça se résumerait à quoi?

JB: C’est Alex, c’est ce qu’il me fait écouter.

Alors, Alex?

JB: Non mais c’est un peu ça (rires).

Alex: La liste, ça commence à Oasis, Blur, les Stones Roses, des trucs qui ramènent à l’Angleterre.

La scène de Manchester, je crois?

Alex: Ouais, c’est un peu ça même s’ils sont plus de Manchester. Sinon, il y a des trucs un peu plus récents comme Kasabian.

JB: On écoute plus de trucs comme ça.

Alex: Sinon, on écoute aussi du rock, disons classiques, évidemement Beatles, Stones, enfin surtout en ce moment. On a eu cette période comme tout le monde et ça nous influence encore. Ça nous influence encore parce que justement, ça a influencé tout le monde après. Qui il y a d’autres…

Ouais, c’est les références?

Alex: Ouais c’est ça. Il y a du rap aussi, du rap français à un moment mais pas beaucoup. C’étaint des trucs comme NTM, Busta Flex, encore que son premier album j’aimais bien, le 2e, Fric, Violence et je sais pas quoi [ndlr: C’était Fric, Violence, Sexe et Flouze, en 2000], il était trop nul, enfin je trouve. Sinon des trucs américains comme les premiers albums de Dr Dré, Snoop, les premiers d’Eminem, ses démos qui étaient super bien, Kanye West, son dernier album qui est incroyable. Toi (en désignant JB), t’es plutôt sur Lil Wayne.

JB: Pas l’album rock, hein!

(rire général) Ah ouais, mais ça c’était juste une mauvaise blague, en fait. J’ai entendu un titre une fois mais, euh non.

JB: C’est dégueulasse, alors que avant il y avait des trucs super intéressants. Je suis pas fan quand il faisait des trucs avec des guitares et des vocoders, je trouve ça un peu épuisé.

Alex: Bah Kayne West, il l’avait fait avec Heartbreak (ndlr: son album sorti fin 2008, qui n’a pas rencontré le public escompté) mais dans des sons peut-être un peu plus propres. Les deux premiers albums de Foals qui m’ont mis complètement sur le cul. En français c’est super léger, ça va être des groupes qui vont chanter en anglais comme Phoenix, Housse de Raquette…

JB: Bah Housse de Raquette, ils avaient fait un premier album en français, un truc incroyable, que j’écoute en boucle. Après il y a des trucs inconnus pour lesquels on est tombés, pour une raison ou une autre, comme Toro Y Moi, Kisses, El Guincho, c’est pas des trucs super connus, moins connus mais excellents.

Alex & JB de Call Me Señor

Alex et JB de Call Me Señor

Vous allez donc sortir un EP le 8 février et vous avez DJ sets de prévus à Londres, plusieurs à Paris et à Reims aussi…

JB: C’est pas des tous des DJ sets,c’est surtout des concerts mais c’est vrai qu’on en a un prévu dans deux semaines [ndlr: l’interview a été faite le 29 janvier et le DJ set a eu lieu le 10 février dernier]. On est pas des DJ, on mixe, on fait des petits sets comme beaucoup de groupes de rock le font…

Alex: …Mais on passe plus des chansons que de faire des vrais mixes, mais c’est surtout des concerts.

JB: C’est vrai que pour les concerts, on a pas de platines, on joue avec de pistes mais on a nos instrus. On est pas juste des DJ derrières des machines. Je pensais à des mecs comme Justice en fait, qui sont juste devant leurs platines.

Et du coup, comment vous appréhendez tout ça en fait, est-ce que vous êtes impatients de monter sur scène, de faire votre truc?

JB: Ça peut paraître prétentieux, c’est pas le but mais c’est quelque chose qu’on mérite. C’est pas qu’on mérite de vendre un million d’albums et tout. C’est juste qu’on mérite parce qu’on travaille dessus depuis un an et demi. On a commencé ce groupe tous les deux, vraiment à partir de zéro, on avait aucune chanson d’avant, on s’est juste câlés, on a passé beaucoup de temps à écrire, à travailler sur les sons qu’on voulait avoir, beaucoup de temps à découvrir aussi ce qu’il serait possible de faire en terme de production et c’est assez flagrant avec les deux EP sur la différence qu’on peut avoir avec le son. Et du coup, c’est pas une surprise, c’est quelque chose de naturel et en fait, on passe beaucoup de temps à travailler et ça devient plus une attente. Et quand une chanson tombe, bah voilà, c’est surtout que je ne sais plus combien de temps on a passé sur cette chanson et il est donc normal que tel mec de telle salle aime bien. Faut pas le prendre pour un truc prétencieux, c’est vraiment travail et rigueur. On est conscient que c’est une chance, qu’on ne l’a pas tous et que ça fait un an et demi qu’on est dessus. On écrit beaucoup, on fait donc de la musique ensemble depuis très longtemps, c’est justifié.

Alex: C’est pas trop mon cas, c’est surtout être excité de faire ces concerts. Là, on joue à Londres, la Flèche d’Or c’est la troisème date de l’année, la deuxième où on est en tête d’affiche et c’est super cool. Moi j’aime bien parce que ça casse un peu le rythme, on fait partie de ces groupes où de par le positionnement, c’est pas du tout le même exercice le live comme des groupes comme The National, où c’est vraiment le son qui compte. Nous, en live, les gens ont la perfection de notre son, enfin ce que nous on cherche sur nos titres, ils le retrouvent dans nos enregistrements en club, en concert comme à la Flèche d’Or, le but c’est que les gens se marrent, qu’ils passent une bonne soirée, qu’ils s’éclatent, dansent, qu’ils aient un bon souvenir. Et le nombre de soirées dans lesquels je suis allé où je me suis souvenu de la bonne soirée ou de la mauvaise soirée en fonction de la musique qui y passait et tout. C’est ce qui compte. Donc, en live c’est moins difficile pour nous, je dis pas qu’on doit pas être bon, je dis juste qu’on a pas cette perfection de son à rechercher, il faut juste que les chansons passent, qu’elles soient bien jouées et que les gens s’éclatent.

Vous avez un album en vue, faire quelque chose d’un peu plus gros ou alors vous préférez rester cantonnés sur les EP pour le moment?

JB: Là aussi, ça se fait petit à petit, c’est un taf. On a autant de chansons pour pouvoir faire un album potentiel, en même temps, ça sert à rien de sortir un album tout de suite. On sait vraiment où on va aller, on ne veut pas que quand on sort un album, que ça fasse comme – je citerais aucun nom – mais des groupes parisiens qui  sortent direct un album et qui en ont vendus 3 à leur potes et à leur famille, ce serait une erreur parce qu’il s’agit de groupes qui ont souvent de bonnes chansons, en même temps, ils sortent ça trop tôt. Il y a un vrai truc, et les groupes l’ont un peu oubliés, c’est qu’il faut d’abord travailler, faire plein de concerts et faire plein de EP, de faire connaître ton truc et après, quand on sentira que c’est prêt, là on se fera un album.

Alex: Et puis aujourd’hui, avec l’ère numériqu, on sait très bien que, même nous, on essaie d’acheter des albums pour leur continuité et puis, après tout je fais de la musique, donc je suis obligé d’être un peu câlé là-dessus. Sinon, tous les gens qui sont autour de moi, ils achètent que les chansons qu’ils aiment, ils n’achètent plus forcément d’albums, ça se fera sur iTunes, sur tous les supports digitaux. Donc, après ce qui va changer pour nous, en tout cas pour moi, c’est que le support, on s’en fout complètement. Il faut juste continuer à écrire des chansons, comme d’habitude et après, ils finiront peut-être sur un EP 4 titres ou sur un album avec 12 ou 14 chansons. Mais dans le résultat, je vois pas pourquoi ça changerait mon écriture. On s’est donné une direction et un objectif: on écrit, on écrit et le jour où on aura l’opportunité de faire un album, on le fera. En attendant, l’EP c’est super, ça permet de faire un peu de distribution

JB: Et puis l’album c’est un truc que le manager voit. Lui, il le saura, il viendra nous voir, il nous dira « Ce serait bien de faire un album… » Nous, on écrit nos chansons, on fait des concerts, on fait des remixes de plein de trucs, et ça on le fait bien.

Alex: Ça fait genre 10 ans qu’on fait de la musique, enfin avant qu’on se connaisse. Ca change tellement. Et au début, quand t’as 15 et que tu penses à faire de la musique, tu te dis évidemment que le but c’est l’album. Maintenant, il y a plein d’artistes archi connus, qui aujourd’hui sortent à peine leurs albums. Ils ont fait 4 EP, ils ont fait leur carrière grâce à ça, il y a aussi le fait d’être diffusé qui est génial, déjà pour iTunes, ça n’existait pas avant. On sait pas comment ça fonctionne. Je sais que nous, si on faisait un album, il faudrait qu’on choisisse 10 ou 12 chansons qui soient cohérentes. Après, avoir plein de chansons et qu’elles soient bonnes, c’est ce qu’on essaie de faire tous les jours, qu’on ai un album en vue ou pas, quoi.
Comment vous avez en fait rencontré Nico Prat?

JB: En soirée. Nico est un noctambule avéré et il est connu dans tout Paris pour ça.

Alex: J’imagine que tu l’as rencontré en soirée aussi…

Eh bien, en fait, je le connais via une émission de radio qu’il anime, les Critiques Zik avec Laura Leishman [sur Le Mouv’, l’émission est du lundi au jeudi de 21h à minuit et tous les mercredis à 22h, on invite 2 autres bloggeurs ou rédacs chef de webzines musicaux pour parler des derniers titres qui tournent en radio en Europe et aux States]. Et un jour, il m’envoie un mail en me demandant si ça me plairait de faire une petite interview des Call Me Senor, alors je lui réponds « Ouais, pourquoi pas… » Alors je vais checker tout ça sur MySpace et je me suis dit « Ah ouais, ça va être sympa », alors j’ai préparé mes questions et puis je suis là (rires).

Alex: On savait qu’il bossait un peu dans la musique, qu’il bossait dans des magazines, qu’il organisait des soirées, et comme l’a dit JB, on a recommencé un nouveau groupe de zéro et on s’est dit qu’on allait demander à Nico pour savoir si on pouvait un petit concert par ci par là et il nous a booké deux dates. Et à la fin de la deuxième, je suis reparti chez moi, parce que je devais bosser et JB est resté, il m’a laissé un message sur mon portable en disant maintenant on a un manager. Ca reste notre manager, c’est pas moi qui l’ait choisi mais voilà…

JB: Mais même avant, on trainait dans d’autres bars, qui étaient assez réputés à Paris parce qu’il y avait des groupes qui y allaient très souvent et on avait croisé Nico, qui traînait là aussi. Après tout, on fait parti des mêmes cercles.

Et donc pour 2011, vous prévoyez quoi? Une tournée, peut-être même des festivals…

JB: Ouais, dans l’idéal ce serait des festivals, ça nous ferait vraiment marrer.

Alex: D’ailleurs, c’est maintenant qu’il faut s’en occuper!

JB: On a envie de jouer, que les morceaux tournent. On va en écrire d’autres, on va essayer de faire des remixes, faire tourner le truc…

Alex: C’est vrai qu’on essaye, c’est l’avantage d’avoir maintenant un manager qui est Nico, c’est que on peut, juste après l’interview rentrer et écrire une chanson si on veut faire notre truc et après, c’est Nico qui s’occupe de gérer l’organisation derrière. C’est lui qui va nous dire si ça nous va de faire un concert là, un concert là, éventuellement une tournée et c’est lui qui va préparer notre rentrée. Mais là, nous on reste sur la musique tout le temps, et là il nous avait préparé une journée promo pour faire des versions acoustiques d’une chanson. On essaie de faire ça étape par étape. Donc là, journée promo, ensuite le concert à la Flèche d’Or [ndlr: qui était d’après les échos que j’ai eu « incroyable » et « bien sympa », ça m’apprendra à mal choisir mes soirées parisiennes], à Londres. Et puis il va y avoir aussi le clip de Sex With You qui se prépare et qui sera disponible d’ici un mois (et qui sera naturellement dans Nessieland).

Et une dernière question, vous avez un mot pour la fin, un truc à dire aux gens du style « Venez nous voir, on est géniaux! »?

Alex: Aux français, aux gens de Londres et à toute la population…

JB (l’interrompant): T’es en train de faire l’appel du 29 janvier, c’est ça? (rires)

Alex: Et en plus, ce sera dans l’East End, ce sera un super concert. Un petit festival. Et pour ceux qui ne pourront pas aller, la date de la Flèche d’Or [le 11 février dernier, je vous mettrai des liens relatifs à ce concerts très vite] avec Patrick Bower, qui est l’autre artiste du label Shakermaker.

Bah voilà, j’en ai fini pour l’instant, plus d’autres questions, je vous remercie d’avoir répondu à mes questions…

JB: C’est nous qui te remercions!

******

Pour plus d’info sur les Call Me Señor, rendez vous sur leur MySpace (http://www.myspace.com/callmesenor), leur twitter (http://twitter.com/cmsenor) ou encore sur leur page facebook (http://www.facebook.com/pages/Call-Me-Se%C3%B1or/265537139169)… Et pour ceux qui veulent savoir à quoi ça ressemble Call Me Senor, voici une petite vidéo qui vous fera plaisir…

Une autre? Bon d’accord mais seulement parce que c’est vous…

Miss Nessie

ps: Enormes remerciements à JB et Alex pour leur gentillesse ainsi qu’à Nico Prat pour sa patience ainsi que pour avoir rendu cette toute première interview de Nessieland possible…

Aaaaah la Suède, ses fjords, ses polars, ses enseignes de meubles low-cost. Et sa foisonnante scène rock, pop et metal. Eh oui, des artistes comme Robyn, Lykke Li, The Cardigans ou encore Opeth et In Flames sont bel et bien du pays de Fifi Brindacier et de Mikael Blomkvist. Certes, il n’y a pas que Abba et Neneh Cherry en Suède. Une chose est sure, en 2011 il va falloir compter sur un tout nouveau groupe, les Royal Republic.

Royal Republic

Royal Republic

Depuis 2007, ce quatuor originaire de Malmö (prononcez malle-meuh) fait du bon rock’n’roll bien barré et à l’énergie punkisante qui en ravira plus d’un. En somme, si vous avez aimé The Hives ou The International (Noise) Conspiracy, vous les adorerez!! Sonorités entraînantes, refrains entêtants et humour carrément potache, ce premier effort « We Are The Royal » est une petite pépite dans le genre, si ce n’est la pépite de ce début d’année 2011. Décorticage de la bête…

We Are The Royal

We Are The Royal: une pépite made in Sverige

 

L’album commence de manière tonitruante avec l’intro « The Royal » où l’on découvre les qualités vocales de Adam Grahn, alliant punk et rockabilly. Le ton est déjà donné avec le 2e titre, « President’s Daughter » qui allie bon riffs, textes hilarants et mélodies catchy. En parlant de paroles hilarantes, l’album contient pas mal de titres complètement tarés et catchy dont les paroles parlent essentiellement de filles, de conquêtes féminines et… de meufs! Les exemples les plus criants seraient « Tommy-Gun », « I Must Be Out Of My Mind », « Walking Down The Line » (un hommage à Johnny Cash?) ou encore l’excellentissime nouveau single « Underwear », qui peut se vanter d’avoir le meilleur refrain au monde: « I can see your underground from down here… » (trad: je peux voir tes sous-vêtements d’ici-bas). Chez moi, on dit que c’est PRICELESS!!!

 

Enfin bref, toujours est-il que ce premier effort des Royal Republic est très prometteur, les singles « Tommy-Gun », « All Because » (qui les a fait connaître en Scandinavie, fin 2009) ou encore « Underwear » (dont le clip devrait arriver incessamment sous peu) en sont de belles preuves. Sinon, il y a aussi des titres plus rentre-dedans comme « OiOiOi » (oui oui, comme le style musical), « The End » ou encore « Cry Baby Cry » qui fait énormément penser à The Hives comme si l’intro aurait été pompée à « Walk Idiot Walk » mais là, non ça passe crème comme dirait les djeun’s…

 

(clip de Tommy Gun)

 

S’il y a un titre qui caractérise parfaitement bien cet opus, c’est bien « Good To Be Bad ». Cette chanson a le don de vous rendre jouasse, vous faire shaker du booty en soirée et qui serait archi efficace en Sabotage Rock Party (juste pour éviter de mettre des trucs comme les Black Eyed Peas ou les Plasticines, après moi je dis ça, je dis rien…). Certes, ça sent l’influence Hives/Danko Jones à plein nez, mais qu’importe parce que ce titre est taillé pour la scène, en plus d’être l’une des plus réussies de l’album. « Full Stream Machine » est aussi super sympa, puissant et à la fois drôle avec ses petits effets futuristes façon « Retour du Jedi ». En tout cas, la mayonnaise prend très facilement avec cette album, le son et la prod sont sans défauts et il vous rendra de bonne humeur en toute circonstances. Quand on vous dit que la musique adoucit les mœurs…

 

Pour conclure, je dirais que cette première galette est réussie, que c’est un album à posséder parce qu’un truc qui vous fait sautiller comme un cabri 12 fois par titre et que le rock’n’roll scandinave est plus que vivant et c’est tant mieux!! Quelque chose d’autre à ajouter à cela? Oui, que cet opus des Royal Republic est indispensable et quand bien même il ne se serait pas encore, croyez moi, parole de Gonzo Dudette, IL LE SERA!!! Tack så mycket Royal Republic!!!

 

Miss Nessie

 

  • Album: We Are The Royal
  • Sortie le 17 janvier 2011 chez Roadrunner Records
  • Note: 9/10

 

www.royalrepublic.com

www.myspace.com/royalrepublicsweden

www.twitter.com/royalrepublic

 


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