Nessieland : le blog

Archive for the ‘Concerts’ Category

Hellfest 2011

Notre musique, notre religion

Après bien des galères, notre Summer Of Rock débute sur les chapeaux de roues avec la sixième édition du HELLFEST. Autant vous dire avec du très lourd…

Une programmation de folie et une réputation de « Valhalla terrestre pour les métalleux », et hop, nous voilà partis pour la charmante ville de Clisson, à quelques dizaines de kilomètres de Nantes. Accompagnée de mon « partner in crime » de chez RockYourLife!, nous avons pu découvrir « in real life » ce qu’était vraiment le Hellfest. Bah en fait, le HELLFEST c’est de l’amour, des circle pits, des tartines de l’enfer, des rencontres et aussi des caprices météorologiques. Mais bon, je vous laisse découvrir les live-reports complets que j’ai écrit pour RYL!

Live-report Day 1     —      Live-report Day 2      —      Live-report  Day 3

Galerie photos sur Facebook:   part 1   /  part 2 part 3  /  part 4  /  part 5

Les interviews de Nick Catanese (Black Label Society) et Marc Rizzo (Cavalera Conspiracy) doivent arriver incessamment sous peu…

Miss Nessie

Que dire d´un concert que la France a attendu depuis des années? Que dire de mon premier Bercy? Des sept heures dans le froid, la faim et la fatigue? En fait, c´est comme si tout ce que je suis sur le point de dire est superflu… mais pour des raisons qui n´engagent que moi, je vais quand même essayer de le faire.

System Of A Down

System Of A Down

Alors, ce concert de SYSTEM OF A DOWN, c´est l´histoire d´une bande de potes, réunis par leur amour de la musique et leurs origines arméniennes, qui décident de faire deux dates à Paris Bercy (pas la meilleure salle pour un son optimum, pour ne pas dire que c´etait de la grosse bouillasse). Après plus de 4 ans de hiatus, les SOAD sont revenus en force en France pour une tournée mondiale de réunion, non seulement les fans étaient au rendez-vous mais en plus, ils étaient pire que déchainés. Ce qui n´était pas le cas pendant la première partie, qui avait été assuré difficilement par …AND YOU WILL KNOW US BY THE TRAIL OF DEAD (qui avait assuré aussi difficilement la 1ère partie de AUDIOSLAVE). Comment vous dire… Ce groupe s´est fait littéralemt huer dès la fin de la première chanson, rarement un groupe s´est fait huer de la sorte bien que quelques personnes ont fait l´effort d´applaudir par respect pour le groupe. Le groupe jouait une sorte de rock psyché rempli de fausses notes, Bercy n´aidant en rien mais a eu la classe de remercier les mecs qui criaient « You suck!« . Je n´ai aucune idée de la manière dont ils vont s´y prendre demain soir mais s´ils pouvaient m´empecher de dormir sur les trois dernières chansons, ce serait sympa…

Bon, revenons à nos moutons, enfin á System, on a attendu dans un Bercy bouillonnant le début du concert pendant un peu plus de 45 minutes et là, le grand rideau avec le logo du groupe tombe durant Prison Song et c´est précisément à ce moment que la salle est devenue folle, même les gens en gradins ne se sentaient plus. Après, je serais juste incapable de vous raconter la suite parce qu´on a tous chanté à plein poumons sur chaque chanson, dansé comme le grand Serj « Dieu » Tankian, headbangué comme Shavo Odadjian (basse) et Daron Malakian (guitare / chant), quant à John Dolmayan, il a été nickel derrière les futs. Seul regret de cette magnifique soirée, nous n´avons pas eu droit à un rappel ni même à ATWA (mais on a eu War, Bounce et P.L.U.C.K et ca c´était juste excellent) mais la chanson qui a retenti juste après le concert, quand les lumières se sont allumées, c´était Epic de FAITH NO MORE. Pas besoin de vous dire plus, ceux qui me connaissent le mieux savent exactement le genre de chose que je fais…

Pour résumer la soirée, la setlist suffit. See you tomorrow à Bercy!!

Miss Nessie

SETLIST:

  • Prison Song
  • Soldier Side – Intro
  • B.Y.O.B.
  • I-E-A-I-A-I-O
  • Needles
  • Deer Dance
  • Radio/Video
  • Hypnotize
  • Question!
  • Suggestions
  • Psycho
  • Chop Suey!
  • Lonely Day
  • Bounce
  • Kill Rock ‘n Roll
  • Lost in Hollywood
  • Forest
  • Science
  • Darts
  • Holy Mountains
  • Aerials
  • Tentative
  • Cigaro
  • Suite-Pee
  • War?
  • Toxicity
  • P.L.U.C.K.
  • Sartarabad
  • Sugar

A chaque passage des QUEENS OF THE STONE AGE dans la capitale, ce sont tous les fans de rock (et en parliculier de stoner rock) qui se déplace en masse pour voir ce petit groupe formé en 1997 et qui est devenu tellement culte, notamment grâce à l’album Song For The Deaf (2002) mais son charismatique frontman, Josh Homme (ancien gratteux chez les mythiques KYUSS). Bien sur, ce passage à l’Olympia n’a pas échappé à la règle quand on sait que le concert a affiché sold out en 1/2 heure et que les billets se sont vendus à prix d’or (pour ne pas dire qu’ils coûtaient la peau du cul) et les fans sont venus très tôt et très nombreux pour assister à ce concert de rêve… Rien que d’y penser, j’en ai la larmichette à l’oeil!!

Queens Of The Stone Age

Queens Of The Stone Age (1998)

En bonne groupie, je débarque devant la salle mythique du boulevard des Capucines dans les coups de 15 heures et attends donc en bonne compagnie l’ouverture des portes. Quand on est groupie, on ne fait pas que dire des cochonneries sur le rouquin le plus appétissant du rock’n’roll, on court également très très vite pour aller à la barrière à nos risques et périls. Mais bon, ce qui nous importe c’est le concert et en particulier la première partie que personne ne connaissait THE DOUGH ROLLERS, un groupe rockabilly américain tout droit sorti d’un des films d’Elvis Presley plus que prometteur!!! La voix du chanteur Malcolm Ford (si si comme Harrison, qui n’est autre que son papa) est sans égale même si on sent bien la papatte Little Richardienne là dessous!! Certes, ce n’est pas ce qui tournerait en boucle dans mon MP3 mais bon, ça se laisse écouter et les gens ont relativement bien apprécié…

The Dough Rollers

The Dough Rollers

« L’Olympia vous offre maintenant 20 minutes d’entracte… » Le temps pour les fans de régler leurs appareils photos, d’aller se chercher une bière ou alors de discutailler entre fans de la suite du programme, qui ne se fit pas attendre car aussitôt que l’entracte fini, le quintet stoner (et son géantissime frontman habillé en curé) déboule sur la scène de l’Olympia avec un Regular John des plus tonitruants. En effet, le but premier de ce concert c’était de jouer en intégralité leur tout premier album, un éponyme, sorti en 1998 et véritable pépite pour tout fan de stoner rock, surtout quand on sait que la dite galette contient des tubes comme If Only, Mexicola, Walkin’ On The Sidewalks ou le magnifique You Can’t Quit Me Baby qui a clôturé le set magique du 1er album de QOTSA. Mention spéciale à The Bronze et Hispanic Impressions!! Durant lequel Josh Homme semblait nettement plus bavard et plus chaud bouillant que lors de sa dernière apparition à Rock En Seine l’été dernier (Qui a dit plus enrobé aussi? Dénoncez-vous!!). Le reste du groupe a tout donné (sauf peut-être Troy Van Leuwen mais là je chipote) et en particulier Môsieur Joey Castillo qui est sans conteste un des meilleurs batteurs au monde et qui a carrément fait oublié les patapoums assassins d’un certain Dave Grohl!! On a eu droit à des cris (beaucoup), des pleurs (quelques uns) mais aussi à des poussées d’hormones (trop nombreuses mais justifiables mine de rien).

C’est alors qu’ils redébarquent au bout de quelques minutes et PAM Monsters In The Parasol en pleine face!! Et puis Turning On The Screw, qui restera avec le planant Into The Hollow et le (relativement dispensable) Make It With Chu, les seuls titres du dernier album des reines de l’âge de pierre, Era Vulgaris, sorti en 2007!! Une belle aubaine pour les fans qui attendent avec impatience leurs prochains concerts au Main Square d’Arras le 1er juillet et aux Eurockéennes – où Nessieland sera présent dans le cadre de notre Summer Of Rock 2011 – le 2 juillet juste avant l’enregistrement de son successeur qui doit avoir lieu juste après le festival de Glastonbury et prévu pour la fin de l’année 2011. Le premier rappel se termine avec mon titre préféré, Little Sister

QOTSA

QOTSA

Josh Homme offre bien gentiment des shots de vodka et ceux qui, comme moi, furent aux premiers rangs, le sentent encore dans l’estomac au moment où je vous parle…

Deuxième rappel (avec les compliments du chef) et nous offre non pas un mais trois desserts des plus succulents:  un Go With The Flow orgasmique, un No One Knows plus éléctrifiant que jamais et un A Song For The Dead des plus sensationnels. La boucle est bouclée, après près d’une heure 40 de show avec deux rappels, on est aux anges, ravis, comme si on venait de se pendre la baffe de son vie ou que Cupidon vous ai soudain touché en plein cœur. Et c’est vrai qu’en tant que grande fan de stoner, Cupidon m’a touché en plein cœur car ce concert était de loin un des meilleurs concerts auquels j’ai pu assister du groupe (et c’était ma 4e fois) mais aussi en tant que fan de rock en général!!! Un concert de fou, un public bien remonté, des groupies fort sympathiques, une très bonne compagnie et une Gonzo Dudette dans un état à la limite du stellaire… La dépression post-concert risque d’être extrêmement rude mais bon, que peut-on espérer de mieux après un concert pareil? Ah si je sais, un encore meilleur show lors des Eurockéennes (et jour anniversaire de votre serviteuse)…

Miss Nessie

SETLIST

Regular John
Avon
If Only
Walkin’ on the Sidewalks
You Would Know
How to Handle a Rope
Mexicola
Hispanic Impressions
The Bronze
Give the Mule What He Wants
I Was a Teenage Hand Model
You Can’t Quit Me Baby

RAPPEL:

Monsters in the Parasol
Turning on the Screw
Into the Hollow
Make It Wit ChuLittle Sister

RAPPEL 2:

Go With the Flow
No One Knows
A Song for the Dead
Freaks, Geeks and Gigs

Freals, Geeks and Gigs, le Tumblr de Nessieland

Depuis quelques semaines, l’équipe de Nessieland a ouvert son propre Tumblr où nous y mettons nos photos des concerts où l’intrépide (mais caractérielle) Miss Nessie est amenée à s’y rendre.

 

Ce joli blog tumblr tout neuf, qui a ouvert ses portes fin mars dernier s’appelle donc « Freaks, Geeks and Gigs », en hommage à une série télévisée disparue trop tôt (http://freaksgeeksandgigs.tumblr.com), où, parfois accompagnée de ses amis « freaks » et « geeks », elle prend des photos avec son smartphone de ses « gigs » pour « freaks and geeks »… Vous me suivez, non? En tout cas, suivez nous sur Tumblr!!!

 

Certes, pour l’instant, on a pas mis grand chose mais vous pouvez déjà admirer quelques clichés des concerts de Fu Manchu à la Maroquinerie et celui de Skunk Anansie à l’Olympia. Les concerts de Flobots, Beatsteaks et Julie Christmas seront disponibles dans quelques jours 😉

 

Miss Nessie

Cette année encore, Nessieland (en partenariat avec nos amis de chez RockYourLife!) se rendra au Festival de Dour pour la deuxième année consécutive après la première journée de la 21ème édition où on a pu applaudir entre autres BARONESS, THE MACCABEES et en particulier FAITH NO MORE qui a livré un superbe set. Non, je ne dis pas ça parce que je suis fan mais parce que je le pense…

Enfin bon, cette année, la 22ème édition fait encore la part belle à l’ouverture d’esprit, une chose essentielle à la société qui semble être en voie de disparition, mais ça je le garde pour un prochain post. Toujours est-il que du 14 au 17 juillet prochain dans la charmante ville de Dour (c’est pas loin de la frontière franco-belge, à une petite dizaine de kilomètres de Maubeuge et trois toutes petites heures de Paris) vous pourrez choisir vos scènes et les groupes que vous voudriez vous en priorité.

 

Dour Fest

Dour Fest (les 14, 15, 16 et 17 juillet, en Belgique)

Pour les fans d’indie, de pop sucrée et de folk, vous pourrez aller voir les frangines délurées de chez COCOROSIE, la troupe suédois de I AM FROM BARCELONA, les p’tits nouveaux bien sympathiques de chez JUNIOR BOYS et puis de PULP et SYD MATTERS où là toute description serait considérée comme superflue. Sinon, il y a aussi MOGWAI, SUEDE, THE KLAXONS, FOALS et mes petits chouchous des DANANANANAYKROYD et ces petits écossais tout fous fous, il FAUT les voir sur scène, c’est juste immanquable. Parole de Gonzo Dudette!! C’est déjà pas mal comme programme…

Dananananaykroyd

Nos chouchous écossais de chez Dananananaykroyd

 

Maintenant admettons que, comme moi, vous soyez des gros fans de metal, d’alternative rock et de trucs qui font du bruit et des pogos, il y aura toujours moyen d’aller saluer KARMA TO BURN, les pontes du thrash metal à la New-Yorkaise ANTHRAX, leur confrères prog de chez NEUROSIS (et là, il ne faut pas les rater, les Neurosis), les revenants (et pas des moindres) de chez KYUSS LIVES où si vous voyez une blackette à lunettes beugler toutes les chansons à plein poumons c’est que ce sera moi, sans oublier les PAPA ROACH, KYLESA, THE GALLOWS, MADBALL, SKINDRED, FOZZY, LIFE OF AGONY, UNCOMMONMENFROMMARS et DAGOBA, rien que ça et je suis sure d’en oublier plein…

 

Kyuss Lives!

Les légendes du stoner, Kyuss Lives!

Sinon, pour ceux qui préfèrent les platines aux doubles pédales, il y aura également une bien belle scène électro avec la venue du phénomène PENDULUM, de mes autres chouchous anglais de THE QEMISTS, des frenchies de JAMAICA (que vous connaissez forcément) des BOYS NOIZE, DEERHOOF, IAMX, THE BEWITCHED HANDS, des DJ sets de STEVE AOKI, VITALIC, LAURENT GARNIER, EROL ALKAN, THE HERBALIZER et tutti quanti.

 

The Qemists

Pour les fans de drum'n'bass, The Qemists from Brighton, UK

Et pour les fans de hip-hop et de roots reggae, parce qu’il y en a, même dans Nessieland, les venues de CYPRESS HILL, PUBLIC ENEMY et puis surtout des mythiques HOUSE OF PAIN (mais si, ceux qui veulent que tu jumpes around comme à la St Patrick, avec l’hyper charismatique EVERLAST), sinon on aura aussi droit à AKHENATHON FT. FAF LA RAGE et SOPRANO (ça c’est pour Marseille), ROHFF (pour Paris, enfin le Val-de-Marne), GROUNDATION, LES OGRES DE BARBACK, HIGH TONES et ISRAEL VIBRATION…

 

House Of Pain

House Of Pain is comin' atcha

Pfiou, une affiche comme ça, aussi alléchante, ça donne envie d’aller faire un tour chez nos amis de Belgique, non? Bah moi si, et on y sera? Et vous y serez-vous? Si oui, allez donc sur le site du festival de Dour (http://www.dourfestival.be), sur leur page Facebook, leur compte Twitter ou encore n’importe quelle billetterie digne de ce nom pour avoir la chance d’assister pour 100 € (pour les 4 jours, ce qui revient à 25€ la journée) ou alors 50€ pour la journée à ce festival que je recommande vivement à tous les fans de musique, aux mélomanes, aux vrais et à tous ceux qui croient que la musique se vit en live et avec une bonne kriek en compagnie d’un mec (ou d’une fille) qui deviendra ton (ta) BFF même si tu ne parles pas sa langue, de le faire ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. L’ambiance y est super, la bouffe un peu moins mais avec un très beau temps on pourrait carrément oublier nos petits soucis le temps d’un bon week-end prolongé de la Fête Nationale… Si ce n’est pas votre cas, ma foi, vous allez rater quelque chose!!!

 

Le poster avec tous les noms

Le poster avec tous les noms

De toute façon, vos avis nous importent autant que votre soutien, alors envoyez nous le tout via notre page Facebook, notre Twitter, en bas de cet article ou encore par mail (nessielandrocks[at]gmail.com) où nous serions archi ravis de discuter zique et festoches avec vous!!

Miss Nessie.

 

Black Label Society

Black Label Sociey

Comme vous le savez sans doute, Nessieland n’est pas mon unique lieu de récréation… Bah oui, sinon ce n’est pas drôle professionellement, ni humainement. Alors de temps en temps, j’écris pour d’autres webzines.

Aujourd’hui, je vous montrer ce que j’ai fait récemment chez nos amis de RockYourLife! où  on m’a gentiment demandé de produire un beau live report de ce que concert qui a été tout bonnement FAN-TAS-TIQUE!!!

C’était le vendredi 25 février dernier à la Cigale, une bien belle salle d’ailleurs, et la première partie était un groupe très très sympathique répondant au nom de Godsized. Mais pas de spoil alert pour vous, si ça vous branche de le lire, faut cliquer juste ici

Pour donner son avis, ce sera en bas de l’article, sur notre page Facebook, notre Twitter ou bien par mail nessielandrocks@gmail.com

Miss Nessie

Jeudi 18 novembre dernier eut lieu à l’Elysée-Montmartre un concert que beaucoup de metalheads n’auraient raté pour rien au monde, à savoir le concert des américano-brésiliens de Soulfly. Bah oui, un concert avec Max Cavalera, ce n’est pas un concert qu’on risque de rater même si ça tombe une veille de partiels (non, je ne me sens absolument pas visée). Quoi qu’il en soit, cette date était très attendue par les fans du groupe d’autant plus que leur dernier album, l’excellent Omen, est déjà sorti depuis quelques mois déjà (et qu’on a pu chroniquer ici même pour Nessieland). Résumé d’une soirée placée sous le signe auriverde…

Soulfly
Soufly en concert

La première partie était assurée par un groupe, originaire de Phoenix (où réside o senhor Cavalera avec sa charmante petite famille), répondant au nom de Incite. Pour être totalement honnête, je les connaissais déjà vu que je les ai connus sur MySpace (eh oui, ça existe encore, même que c’est mieux que Fessebouque) et je savais que ce groupe serait connu par beaucoup de thrashers parce que le chnateur n’est autre que Ritchie Cavalera, le beau fils de Max. Venus presque en opportunistes pour promouvoir leur premier méfait, The Slaughter, le combo a plutôt tenté tant bien que mal de chauffer l’Elysée-Montmartre, plus qu’impatiente de mosher sur du Soulfly. On ne pourra jamais leur reprocher leur brutalité mais on peut bien les reprocher un manque d’originalité parce que, hélas, il ne suffit pas de s’appeler Cavalera pour faire du bon son et être crédible en tant qu’artiste. Les riffs ont comme un goût de déjà entendu, les autres membres du groupe étaient trop cloués sur place et quant à Ritchie, ma foi, à force de trop vouloir faire comme papa, il finit par ressembler à une mauvaise caricature de Phil Anselmo et ça c’est pas cool !! La fin du set (surtout les 3 derniers titres) étaient plus sympas à entendre. Allez courage, avec un peu de travail et beaucoup d’originalité, vous arriverez à faire aussi bien que DevilDriver ou Lamb Of God

Incite
Incite
Ritchie Cavalera
Ritchie Cavalera

Il est pas loin de 20h45 quand Max Cavalera et toute sa clique débarque sur scène et enchaîner sans chipoter sur Blood Fire War Hate repris en chœur par la foule puis par Prophecy, l’anthologique Back To The Primitive, Seek ‘n’ Strike et ma préférée Babylon , qui m’a permis de me rendre compte que c’est toujours un plaisir d’aller dans un concert où on peut croiser du jeune, du moins jeune, du tatoué, du percé et parfois même des cadres sup en costard. Eh oui, croyez-moi ça existe !! Alors évidement, on a aussi eu droit à de très beaux moshpits et à des petits moments de folie comme on les aime dans les concerts métal. On a aussi droit à de très beaux classiques de genre Roots Bloody Roots, Refuse Resist, enfin les bons vieux Sepultura quoi mais aussi Bloodbath & Beyond, Frontline ou encore un Jumpdafuckup tout bonnement monstrueux en fin de set. Notons aussi que Rise Of The Fallen a été joué et que c’est plutôt pas mal… même sans la présence de Greg Puciato des Dillinger Escape Plan.

Le grand Max Cavalera
Le grand Max Cavalera
Soulfly

Seul souci, les vigiles !! De ma vie de moshpitteuse professionnelle, je n’ai jamais vu des gros connards aussi insultants, hautains et irrespectueux envers les fans, comme ce fan qui s’est fait tabasser par des vigiles alors que le bassiste était tout simplement en train de le saluer sans parler de l’autre qui insultait les gens et refusaient que ces derniers posent leurs sacs sur les côtés. Instaurer un minimum de sécurité, c’est un truc qui est compréhensible, mais les traiter comme des sous-merdes, je ne suis pas d’accord !! Hormis ce détail plus que pénible, la soirée a quand même été bonne et puis une fois de plus, Max Cavalera a tout déchiré et ses acolytes peuvent effectivement être fiers d’avoir produit un très bon show. Vivement le prochain 🙂

Setlist :

  • Blood Fire War Hate
  • Prophecy
  • Back To The Primitive
  • Seek ‘n’ Strike
  • Babylon
  • Kingdom
  • Refuse/Resist (Sepultura cover)
  • Bloodbath & Beyond
  • L.O.T.M.
  • Porrada
  • Bumba
  • Troops Of Doom (Sepultura cover)
  • Frontlines
  • Arise / Dead Embryonic Cells (Sepultura cover)
  • Rise Of The Fallen

Encore:

  • Roots Bloody Roots (Sepultura cover)
  • Jumpdafuckup / Eye For An Eye

ps: Désolée pour la mauvaise qualité des photos mais on est en attente d’un bridge tout beau tout mignon pour pouvoir prendre des supers clichés des concerts à venir cette année et c’est vrai qu’il y en a une pelle!! 😉

Vendredi 5 novembre dernier avait lieu un petit festoche alternative rock dans une toute petite salle mais qui fut, parole de Gonzo Dudette, une des soirées les plus fun de ma carrière et aussi de ma vie. Est-il possible de faire plus fun que le Sonisphere en Espagne l‘été dernier? Est-il possible de faire plus fan que Rock en Seine en 2009? Je réponds oui et en plus, j’en ai eu beaucoup moins cher!!! Et comme pourrait dire certains, il en faut peu pour être heureux et gnagnagna…

Toujours est-il que le Tamanoir, toute petite salle coincée dans une cité de Gennevilliers, dans les Hauts-De-Seine, est une salle particulière dans le sens où ce café musique accueille beaucoup de groupes français alternatifs et de métal aussi. Le mois dernier, Ed-Ake et Die On Monday y jouaient et l’an dernier j’ai aussi pu applaudir Dagoba toujours dans le cadre de ce Tama’Core et aussi parce que l’ambiance est aussi géniale que sa bière pas chère. D’autant plus que c’est tout près de « chez moi ». Cette année, 4 groupes y participaient et en arrivant (en charmante compagnie) au Tamanoir je n’en connaissais qu’un seul et pas des moindres car il s’agissait de nos petits chouchous de Headcharger (découverts au Sonisphere de Madrid cet été puis croisés en 1ère partie d’AqME il y a 15 jours comme en constate ce report pour nos amis de chez RockYourLife!).

Le Tamanoir de Gennevilliers (92)

Les portes se sont ouvertes à un peu plus de 20 heures et le 1er groupe à débarquer sur scène était un groupe uruguayen répondant au nom de Guachass. Un quartet stoner mené par une chanteuse, Camila (dont sa voix pourrait s’apparenter à Courtney Love ou encore Kim Gordon de Sonic Youth) et une guitariste, Mariana, petite par la taille mais grande par les solos de riffs dont bien des hommes devraient s’en inspirer!! Leurs compos à la fois lourdes et entraînantes, chantées en majeure partie en espagnol, sont impressionnantes. La session rythmique est aussi très efficace et les mélodies sont imparables. Voilà un groupe que je soutiendrais mordicus pour le restant de mes jours car un tel groupe, dont le jeu n’est pas sans rappeller Led Zeppelin et Black Sabbath, venu de si loin (Montevideo, quand même) est un groupe qui vaut définitivement le détour!!! A suivre de très près donc et à ne pas rater s’ils passent très de chez vous. Amis parisiens, les Guachass seront le 15 novembre au Klub à Paris et j’y serais!!!

Guachass

Guachass : groupe garage rock de Montevideo (Uruguay)

 

Tout comme le 2e groupe à être passé, les Niçois de chez Water Pipe Cult, qui viennent de sortir une démo (ma foi excellente, je devrais en faire une chronique si le temps me le permet) et qui est aussi mené par un sacré bout de nenette, Caroline. Un groupe qui résulterait d’une fusion explosive entre Fu Manchu, At The Drive-In et Queen Adreena (groupes qu ont bercé mon adolescence) et ce charmant cocktail est encore plus efficace en live. De l’énergie, du fun, une belle voix, des super riffs et puis surtout de sacrés bons moshs en perspective – quand ils se sont pas en train de pogotter, ce qui est drôle quand on sait qu’il devait y avoir une petite trentaine de personnes dans la salle – ils ont absolument TOUT pour me plaire et j‘espère VOUS plaire aussi. Les Water Pipe Cult ont aussi très communicatifs avec le public et puis leurs compos feront, je n’en doute pas une seconde, mouche auprès de certaines radios ou au moins une… Une de mes préférées jouées ce soir là c’est Walking Back Home. Que je vous conseille plus que chaudement d’aller les voir aussi dès qu’ils passent très de chez vous (et je parle surtout pour nos amis du Sud-Est), perso j’en suis tombée folle amoureuse!!!

Water Pipe Cult, MON coup de coeur de la soirée

Water Pipe Cult, MON coup de coeur de la soirée

 

Troisième groupe à arriver sur la scène du Tamanoir, un peu plus connu dans la scène française, il s’agit de Loading Data, considérés par certains (et à juste titre) comme les pontes du stoner en France. Hormis le fait qu’un des membres ait produit la démo des Water Pipe Cult, ils font aussi du bon gros son comme on les aime. En gros, c’est l’équivalent tricolore de Kyuss pour ceux qui ne savent pas vraiment où je veux en venir. Là aussi, les influences stoner et desert rock de Loading Data font une grosse partie du boulot et puis quand à la voix chaude et grave du chanteur n’a absolument RIEN à envier au célèbre géant rouquin des Reines de l’Age de Pierre tellement elle est efficace. Et puis leurs riffs, de toute façon les riffs stoners… pff si je vous en parle je vais vous faire une flaque tellement j’aime ça mais ils valent largement leur pesant de cacahouètes, surtout en live bien qu’on attends avec impatience un nouveau méfait de la part des parisiens. C’est puissant, catchy, trippant et puis très mélodieux à la fois. Le mieux pour parler d’eux c’est de les voir en concert mais j’ai passé les ¾ d’heures les plus heavy metal de ma vie depuis Dour parce que c’était tout simplement mortel!!! Donc, on va chez les agitateurs de curiosités et on prend une place ou deux pour aller les applaudir dès qu’ils passent dans le coin!! C’est un ordre!!!

Loading Data

Loading Data, groupe à suivre de toute urgence

Quatrième et dernier groupe à passer – il est déjà 23h40 et on m’a déjà offert 4 bières en plus d’avoir bien sympathisé avec les Guachass et les Water Pipe Cult, les Headcharger!!! On les aime dans Nessieland et on les soutient depuis pas mal de temps déjà et le fait que la salle était exceptionnellement peu remplie, l’ambiance y était!!! Troisième fois oblige, je commence à connaître les chansons par cœur et la setlist est similaire à celui donné lors du concert avec AqME où anciens et nouveaux morceaux font part belle au quintet caennais. Même leur reprise de Led Zeppelin, Communication Breakdown, a été efficace. Set et ambiance bien rodée, plutôt hardcore aussi et les mouvements de bassin de Seb’, le chanteur, me font toujours autant tripper. Mais blague à part, moi et la toute petite trentaine de personnes qui étaient au concert se sont bien amusés, surtout lorsqu’à retenti Intoxicated que le Tamanoir connaissait par cœur. Autres 45 minutes intenses et riches en barres de rire et en headbangs qui me valent, à presque une semaine après les fait, une douleur assez persistante au niveau des cervicales. Ouch!! Mais qu’importe parce que ça les valait et que je suis impatiente de remettre ça lors du Bring The Noise Festival à la mi-décembre avec Die On Monday et Airbourne.

Nos amis de chez Headcharger

Une belle soirée qui s’achève mais avec des souvenirs plein la tête et de belles photos que vous retrouverez dès ce weekend dans Nessieland Rocks!! ainsi que sur notre MySpace. Et comme on dit chez moi, hell yeah!

Pour les MySpaces c’est aqui pour Guachass, pour Water Pipe Cult, here pour Loading Data et ici pour Headcharger!!

 

Miss Nessie

 

Ps: Gros remerciements à Headcharger pour leur gentillesse ainsi qu’aux Guachass et Water Pipe Cult pour la sacrée soirée passée avec elles et une pensée toute particulière au charmant accompagnateur qui se reconnaîtra (küsse!)

Les avantages d’assister à un concert de Dillinger Escape Plan, c’est que lorsqu’il fait relativement froid comme en ce vendredi 1er octobre dernier, on a vite le temps de se réchauffer. Et quand la 1ère partie s’appelle Cancer Bats, on sait d’emblée que ce concert risque d’être énorme. S’il m’a fallu 3 semaines pour rédiger ce post, ce n’est pas seulement parce que mon ordi est mort et que recopier des notes prises sur un vieux Alcatel n’est pas journalistiquement évident, en plus du manque cruel de temps dûs à mes obligations d’étudiante, c’est aussi pour pouvoir prendre le temps de vous expliquer en quoi ce concert des Dillinger Escape Plan avec Cancer Bats était sensationnel… à défaut d’être abordable (32€ en prévente, 36 sur place alors que les places en province excèdent rarement les 20€, ouch!).

The Dillinger Escape Plan

The Dillinger Escape Plan

 

J’arrive sur place à 19h45 (merci la RATP, une fois de plus, vous me gâchez la vie) et a pour le coup loupé une bonne partie de la 1ère première partie, à savoir les frenchies de The Ocean, un groupe vraiment sympa et énergique que beaucoup de fans de Norma Jean apprécieront malgré le fait que… bah la salle n’était pas super réceptive. Tant pis, parce que perso j’ai trouvé ça pas mal. Affaire à suivre donc.

Il est 20h et des brouettes quand je rejoins mes collègues du website RockYourLife!, histoire de papoter du concert qui va suivre avant de se remettre plus sérieusement au boulot lorsque les Canadiens barges de chez Cancer Bats ont débarqués et là, les « motherfucking Cancer Bats » comme ils aiment s’appeler ont bien mis l’ambiance au Trabendo (charmante petite salle avec un son correct et une fosse encore plus létale que celle de la Maroquinerie). alternant vieux titres et nouveautés de leur dernier et excellent album Bears, Mayors, Scraps and Bones. La salle et surtout la fosse a clairement dégénéré au milieu du set avec des slams, des gros headbangs et des circle pits à faire languir un hardos à veste jean patché. Ce qui était aussi très drôle, c’est que le chanteur Liam Cormier parle plutôt bien français (bah ouais, ils viennent du Canada donc ils connaissent un peu quand même). Seul gros bémol au concert : ils n’ont pas joué Sabotage!! La fameuse reprise des Beastie Boys qui les a fait connaître aux metalheads, keupons et hardcorers de tous les coins du globe. Les fans étaient ravis de les voir malgré tout sur Paris et le set était franchement bon mais punaise, ils ont pas joué Sabotage?!? J’ai rien compris et on est pas mal à se poser la question, même aujourd’hui quand on y pense. Une prochaine fois, peut-être?

Les "motherfucking" Cancer Bats!!

Les "motherfucking" Cancer Bats!!

Les Cancer Bats ayant fini, les fans se sont par la suite rués au stand merchandising alors que je me préparais psychologiquement à ce 3e show des Dillinger Escape Plan (le 1er étant en 2007 avec Stolen Babies et Poison The Well et le 2e en février dernier avant la sortie de l’excellentissime Option Paralysis et qui avait en première partie… un magicien). Petit moment papotage avec d’autres amies du fanspace d’AqME et hop, je me place devant pour prendre les bons shoots pour ce concert. Il est 21h passées de quelques minutes lorsque retentissent les 1ères notes de Farewell Mona Lisa (1er titre et « single » du dernier méfait des natifs du New Jersey) et c’est lorsqu’on s’attend à voir Greg Puciato (chanteur) devant la petite scène du Trabendo qu’on finit par le retrouver… de l’autre côté de la salle!! Surprise, surprise donc. Ils ont ensuite enchaîné avec pas mal de titres cultes du groupe comme Milk Lizard, Panasonic Youth ou encore Fix Your Face avant d’entamer une magnifique intro/impro (?) de Paranoid Android de Radiohead sur laquelle TOUTE la salle a trippé. Moi comprise.

Puis s’en est suivit les nouveaux titres du nouvel album : ils ont été au nombre de 6 (sur 10 quand même) et puis les titres plus anciens ne sont pas en reste car la foule (fans de Dillinger en majorité) connaissaient les titres par cœur de ces titres là à savoir Sugar Coated Sour (tirée du cultissime album Calculating Infinity, datant de 1999), Black Bubblegum (tirée du très bon Ire Works, sorti en septembre 2007) ou encore ma préférée Sunshine The Werewolf (extraite de Miss Machine de 2004, 1er album studio avec Greg Puiato au chant et dernier avec Chris Pennie à la batterie, parti rejoindre les gros relous de Coheed And Cambria) où il était difficile de ne pas slammer ou au moins de moshpitter comme des oufs mentaux. Parce que la salle a été vachement réceptive, comme une sorte de grosse communion où le chaos regne aussi bien musicalement que dans l’attitude. Je ne saurais vous dire à quels points les circle pits étaient plutôt impressionnants et puis, il faut dire que le show qui nous était offert était… hum… disons musclé!! Très musclé. Bourré de testostérones et un peu de bière aussi mais quoi qu’il en soit, voir Ben Weinman (le gratteux et compositeur) faire le con sur scène et se laisser photographier aussi facilement ainsi que Greg Puciato qui va carrément sauter dans la fosse pour se laisser slammer, c’est tout simplement énorme. Les autres membres du groupe (dont le jeune et sympathique batteur Billy Rymer) étaient vraiment cool de remercier les fans et de les saluer. Rarement un groupe n’aura été aussi proche de ses fans et quand je vois ça, je suis hyper ravie de les voir dans les petites salles parce que c’est là où on prend conscience de ce gros foutoir qu’est The Dillinger Escape Plan. Seul hic, quelques petits problèmes de son récurrents(changez d’ingé son les mecs, crotte de zut!!) qui une fois de plus a fait buguer certaines chansons.

Vivement la prochaine tournée et une 4ème mi-temps avec les Dillinger, groupe que je surkifferais jusqu’à la fin de mes jours.

Miss Nessie

Setlist DEP:

  • Farewell
  • Milk Lizard
  • Fix Your Face
  • Paranoid
  • Room Full Of Eyes
  • Gold Teeth On A Bum
  • Chinese Whispers
  • Sugar Coated Sour
  • Widower
  • Black Bubblegum
  • Good Neighbor
  • Sunshine The Werewolf
  • Mouth Of Ghosts
  • 43% Burned

ps: Les photos du concerts seront disponibles ce mardi sur notre blog anglophone, Nessieland Rocks!! avec quelques commentaires en prime. Le lien sera également disponible lundi sur notre page MySpace ainsi que sur mon compte Twitter (@NessiefromParis)

Mercredi dernier avait lieu un concert pas comme les autres. Normal, quand on connait un peu les musiques alternatives, on sait d’emblée que les tokyoïtes de Melt Banana (comprenez « banane écrasée ») n’est pas un groupe comme les autres, loin de là! Petit résumé d’une soirée nippone et loin d’être mauvaise…

Melt-Banana

Melt-Banana

Il est pas loin de 20 heures lorsque j’arrive à la Maroquinerie pour assister au concert quand je fus agréablement surprise d’entendre du Fugazi en fond. Moi qui surkiffe le groupe, c’était juste magnifique. La soirée s’annonçait donc bien. Je me place pour faire mes photos quand il est déjà l’heure de la 1ère partie. Généralement, les 1ères parties ici ont le don de vous rendre baba, comme ce magicien fou au concert des Dillinger Escape Plan en février dernier, et une chose est sure c’est que les teutons de Circle sont très… euh, spéciaux.

Je ne sais pas ce que c’était mais j’étais hyper mal à l’aise dans le sens où je n’ai jamais été autant effrayée par un SM Curieux au look cuir-cuir moustache qui avait été vilain avec le Capitaine Haddock. Il s’avérait être le chanteur / pianiste du groupe, groupe qui est d’ailleurs constitué de 3 gratteux aux leggings moule-teub hideux, 1 bassiste viking et 1 batteur plus discret. Quant à leur musique, c’était du grand n’importe quoi, un espèce de truc très conceptualisé, très avant-gardiste, très bizarroïde. J’ai beau adorer les chanteurs tarés et rock’n’roll, mais là c’était pas possible. J’étais d’ailleurs contente quand ça c’est enfin arrêté malgré une meilleure 2e partie de set…

Re-pause d’une demie-heure avec du re-Fugazi dans les écoutilles et donc, une Gonzo Dudette re-contente. Pendant ce temps, je sympatise avec un cadreur d’Arte venu faire quelques prises pour l’émission Tracks et prends quelques photos de la scène. 5 minutes avant ke début du set, on aperçoit deux membres du groupe (le guitariste et la chanteuse), ils fignolent leur matériel et puis BAM dans ta face!! Ils débutèrent le show avec beaucoup d’énergie et de panache, les 1ers titres sonnaient déjà très vitaminés et à la fois très punk. Les Melt Banana envoyaient du lourd et du décapant si bien que le circle pit s’est fait dès le 2e titre et qu’en plus, ça partait de plus en plus en sucette. Pour des raisons évidentes de sécurité (et aussi pour éviter la même mésaventure que mes compagnons à la fête de l’Huma), j’ai préféré m’éloigner du circle pit. Petite chute mais rien de grave, mes photos furent saines et sauves et en plus, j’ai pu retrouver un pote ^^

Parenthèse fermée, la suite du concert se déroula à merveille, les chansons (qui soit dit en passant dépassaient rarement les 2 minutes) furent d’une energie folle (comme du bon vieux visual kei à l’ancienne mais la hype en moins et le rock en plus) et la voix de la chanteuse me rappela pas mal celle de ma chère et tendre Julie Christmas (Made Out Of Babies, Spylacopa). Quant au guitariste, avec ses airs de geek hardcore, il resta hyper concentré sur son instru et ses jouets mais c’était pas plus mal. ^^

Une dizaine de titres plus tard, la bassiste et le batteur les ont rejoint et le terme « noise-rock » prend alors TOUT son sens. La chanteuse ambiance beaucoup la Maroq’ avec cette même intensité punk.. On se serait cru à un des 1ers concerts de Mr Bungle (pour les plus chanceux d’entre nous), groupe que les Japonais connaissent très bien pour avoir fait en 2005 un split album avec son ex-leader, Mike Patton et un de ses 45 783 projets solos, Fantômas et aussi collaborés avec eux sur leur dernier album studio, Suspended Animation, sorti la même année.

Toujours est-il que la petite salle rue Boyer était en proie à la demence et aussi au fun. Tout le monde semblait (ou presque) s’être pris une jolie claque à la toute fin du set dans les coups de 22h30. Ils sont revenus après quelques minutes pour deux rappels et 7 chansons (dont 6 rien que pour le 1er rappel), et la spécificité de ces chansons étaient qu’elles ne dépassaient pas les 35 secondes. Mais bon, vu la qualité du show et des compos, il n’y avait pas de quoi avoir peur.

En fait, Melt Banana sur scène, c’est à la fois très bordeline et très pointu, c’est principalement pour cette raison que ce groupe ne soit connu que par des fins connaisseurs (et aussi que ce n’est pas pour TOUTES les oreilles) mais une chose est sure, dès qu’ils repassent à Paris, Nessieland sera sur le coup. Affaire à suivre donc…

Miss Nessie

ps: the english-written article is available here.


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