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Faith No More : l’interview par les fans!!

Posted on: 10/25/2010

Faith No More

Faith No More

Les fans de Faith No More en ont rêvé, ils l’ont fait!!! Avec la participation des sites de nos amis de chez Faith No More 2.0, Stubbadub ainsi que la sympathique Faith No More French Community, les fans ont été invités l’été dernier à poser toutes sortes de questions aux membres du groupe et ils les ont gentiment répondus en marge du Festival de Dour (où j’ai eu la chance de les voir sur scène et d’en faire un joli report). Voilà les vidéos et les traductions (pfioooooou!) en Moliérien en espérant que ça vous plaise.

Voici la 1ère partie ci-dessous :

Et la 2e partie juste ici :

 

Et la traduction, juste en dessous :

D’un point de vue de fan, tout le monde dans le groupe semble être heureux et prendre beaucoup de plaisir sur cette tournée. Qu’en est-il vraiment au sein du groupe? Est-ce que vous vous amusez et êtes juste content d’être à nouveau ensemble?

Bill Gould: En fait, je suis épuisé d’avoir mis en place toute cette tournée depuis l’année écoulée. Vous pouvez voir que je suis beaucoup plus grisonnant que je ne l’étais parce que j’ai dû afficher ce sourire de merde sur mon visage alors que je me sentais comme une merde la plupart du temps.

Roddy Bottum.: C’est épuisant, ça demande beaucoup de travail. Tout le monde dans le groupe semble avoir du bon temps sur cette tournée. On s’est beaucoup amusés. C’est une occasion vraiment folle et unique que nous avons eu.

Mike Bordin: Vous pouviez en déduire que l’on en arriverait à cette conclusion.

RB: N’importe qui penserait que se replonger dans le passé et faire ce que nous sommes en train de faire, revenir en arrière et redécouvrir quelque chose que nous avons fait il y a longtemps, serait de la folie. Et cela, peu importe qui le fait?.

BG: Ça a été une expérience étrange.

RB: Il y a quinze ans, nous étions différents et avons tous fait des choses que nous regrettons, gérer les choses d’une manière que nous n’aurions probablement pas faite aujourd’hui. Ainsi, la possibilité de revenir en arrière et de faire toutes ces choses nouvelle est fascinante. C’est vraiment un ajustement et un bon feeling pour chacun de nous personnellement et d’un point de vue créatif. C’est aussi le fait que nous le fassions 15 ans après, que nous avons tous joué la musique durant ces 15 dernières années, et honnêtement, nous sommes tous meilleurs dans ce que nous faisons. Alors c’est amusant de faire ce que nous faisons, ça sonne mieux, c’est de meilleure qualité et c’est justement cela qui nous fait plaisir.

 

Quelles ont été, si ce fut le cas, les facteurs majeurs qui, selon vous, ont fait de cette réunification une réalité, et pouvez vous nous dire où en est désormais cette réunion?

 

BG: Quand j’étais dans le groupe, je me sentais toujours un peu différent de beaucoup d’autres groupes. Beaucoup de groupes au cours de ces 5 dernières années ont décidé de se reformer et je dirais que pour 90% d’entre eux, ce n’est pas quelque chose de bien. Et j’ai toujours eu beaucoup de fierté à être moi-même dans FNM et j’étais vraiment angoissé à l’idée de me lancer dans quelque chose dont je ne serais pas fier. Ça rend tout ce que vous avez déjà fait la 1ère fois inutile si vous vous sabordez la seconde fois.

RB: Je suis d’accord. Nous avons toujours fait les choses, depuis que nous avons commencé ce groupe, exactement comme nous le voulions. Il était important pour nous tous de revenir en faisant les choses à notre façon avec beaucoup plus de goût, plus élégamment. Il y avait un peu d’excitation, de nervosité, je pense, qu’en sachant que cela pourrait être compromis, que nous serions jugés par certains seulement à cause d’une chose que nous voulions faire personnellement.

BG: Il y a beaucoup de risques personnels et beaucoup de confiance remises en cause car en disant que vous allez faire quelque chose, c’est déjà une chose en soi, mais ensuite vous engager pendant un an sur une tournée, être dans le bus, parfois ça devient un vrai challenge, avoir à faire beaucoup de personnes et ayant à donner. Vous savez quand vous le faites au début, mais vous ne savez pas ce qui va se passer au cours d’une année. C’est donc un acte important de foi.

 

Que pensez-vous avoir gagné et perdu en tant que groupe, lors de vos performances live par rapport à autrefois ?

 

Roddy: Je pense que probablement il y a surtout des gains. Nous faisons de gros concerts, et nous sommes vraiment fiers de ce que nous faisons. Et comme je le disais avant, nous avons tous joué la musique durant ces 15 dernières années. La compétence du groupe sur scène en tant que telle est bien meilleure qu’elle ne l’était avant.

Bill: Oui, c’est vrai.

Roddy: Si nous avons perdu quelque chose c’est peut-être juste une part de nous quand nous étions plus jeunes, probablement un peu plus bêtes et plus enclins à commettre des erreurs, il y a quelque chose à cela. Il y a un petit charme à se lancer dans l’inconnu  et ne pas savoir ce que vous faites. Maintenant, nous sommes un peu plus sages et plus intelligents que nous l’étions.

Bill: Ce qui est intéressant c’est qu’à l’époque, nous avions le même âge que notre public, ce qui parait relativement bizarre. Ok, il y avait pas mal de gosses aussi mais c’était plus pour jouer pour des semblables. Et maintenant nous sommes un peu plus âgés que nous jouons plus pour nous-mêmes alors que je dirais que la majorité des gens qui viennent nous voir aujourd’hui sont plus jeunes que nous.

 

Avez-vous pensé à faire une autre étape du Second Coming Tour mettant l’accent sur le reste de votre catalogue qui n’a pas été jouée ces derniers temps (Everything’s, Ruined, Smaller and Smaller, Mouth To Mouth, Absolute Zero, A Small Victory, Edge of the World, Falling To Pieces …)?

Puffy: [plaisantant] Question suivante!

Roddy: Nous avons été très méticuleux sur le choix des chansons que nous voulions faire et celles que nous ne voulions pas faire. Nous avons essayé de jouer beaucoup de chansons en répétition mais si nous ne les ressentions pas, nous n’allions pas les faire. Nous avons pris beaucoup de soin pour décider des setlists. Je ne pense pas que nous allons revenir en arrière et nous mettre à jouer des chansons que nous n’avons pas envie de jouer.

Billy: Certaines sonnent mieux que par le passé et d’autres ont juste mal vieilli. Et quelques-unes des chansons sur la liste n’ont tout simplement pas un bon son. Nous les avons joué et beurk…  Même si sur les CDs, ce sont de très bons titres comme on les jouera pas maintenant parce que nous ne sommes tout simplement pas dedans.

 

N’ayant pas de Représentant Presse sur cette tournée, Billy et Roddy, vous avez rejoint et adopté Twitter et l’avez utilisé pour la promotion de la tournée de réunification. Avez-vous trouvé ce moyen intrusif ou, au contraire, est ce cela qui vous a amené plus près des fans? Quelle importance cela a-t-il joué?

Roddy: Il était vraiment important pour nous d’avoir une voix venant du groupe. Nous avons décidé dès le départ que nous ne ferions pas de promo presse car il n’y a vraiment rien qui ne nécessitait une promotion ainsi qu’aucun besoin de parler de nos propres personnes (une petite reformulation s’imposait). Nous avons fait cette déclaration il y a longtemps, lorsque nous avons fait nos albums studios et évolués et il n’y a rien de nouveau à dire. Nous avons donc pris la décision ferme que nous n’allions pas faire de presse du tout. Peu de temps après avoir pris cette décision, Billy s’est inscrit sur Twitter, puis nous avons réalisé la capacité à atteindre autant de personnes intéressées. Je pense qu’il y avait beaucoup de personnes au début, lorsque nous avons commencé la tournée qui ont voulu savoir ce qui se passait, avoir des scoops. Twitter est une excellente occasion pour nous deux d’atteindre et de s’adresser aux gens.

Bill: Quelque part, et c’est très bizarre, nous n’avons pas vraiment besoin d’un porte-parole ou d’un représentant presse. Il y a quelques interventions sur Twitter, surtout lorsqu’on a amorcé cette reformation – comme lorsque nous avions ajouté une date en Pologne – et les journaux ont relayés nos tweets et les ont utilisés comme base pour des articles, c’est incroyable. C’est très bien.

Roddy: Et c’est aussi libérateur de savoir tout est entre nos mains.

 

Nous avons tous apprécié l’aspect communicatif de ce Second Coming, en particulier en ce qui concerne des informations importantes concernant les préventes et les infos sur le concert, et ce, grâce à Twitter. Ma question est, quelle importance pensez-vous que les différents communautés en ligne, la plupart établis bien après votre séparation, ont eu pour cette réunion? Et si certains d’entre vous jette un œil sur ces sites?

 

Bill: Je consulte la plupart d’entre eux

Roddy: Je pense que nous tous les consultons tout le temps, enfin la plupart d’entre eux. C’est vraiment super pour nous d’autant plus avec une famille dysfonctionnelle comme c’est le cas avec le groupe, collectivement, les sites ont formé cette famille dysfonctionnelle et folle de nos fans à travers le monde. Ça a été vraiment intéressant de regarder les différentes interprétations des gens, de ce que nous faisons et d’observer leurs réactions les uns avec les autres et de leurs interactions avec nous. C’est un processus vraiment intéressant.

Bill: Nous avons commencé sur Internet et à travailler avec des communautés de fans comme . Je pense que c’était 1994 ou 95 peut-être ou peut-être plus tôt, au moment d’Angel Dust, sans doute lorsque nous avons commencé avec les forums, les newsgroup et ce genre de trucs. Ainsi, nous avons été actifs dessus et pendant une longue période. C’est vraiment cool que nous utilisons  comme notre site parce que cela a vraiment été l’une des choses après la rupture qui ne s’arrêtait pas et qui nous faisait exister, les gens peuvent obtenir des renseignements sur nous. Je dirais qu’une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui a effectivement à voir avec les fans et les sites de fans. Je tiens à dire que 2.0 est impressionnant. Ils ont fait un excellent travail. C’est mieux que vous, les gars, le fassiez plutôt que nous.

Roddy: Absolument, vous les mecs, vous avez une meilleure perspective. Surtout de ceux de 2.0, qui le font bien mieux.

Bill: Ils montrent des vidéos de nous que je n’aurais jamais montrées.

 

Une équipe de tournage a été remarqué lors des concerts de San Francisco, comptez-vous sortir un DVD / Blu-Ray sur ce Second Coming Tour ?

 

Roddy: Les shows que nous avons fait à San Francisco ont été des shows vraiment spéciaux, les premiers que nous avons fait dans la Bay Area depuis très longtemps. On pourrait en faire un DVD, on ne sait pas. Nous savions les concerts àSan Francisco seraient vraiment particuliers, vraiment spéciaux. C’étaient trois concerts et trois nuits vraiment formidables. Nous savions ce que nous voulions et les mettre en boite dans le cas où plus tard, nous voudrions en faire un DVD.

Bill: Nous avons eu beaucoup de gens et pas mal de nos amis qui ont essayés d’en savoir plus sur ces trois jours et maintenant quelqu’un doit siéger à travers eux et voir ce que nous allons faire avec eux. Mais c’est cool que nous l’avons eu.

 

Depuis FNM version 1, vous avez tous beaucoup travaillé sur d’autres projets difféents. Groupes éphémères, musiques de films et crétions de maisons de disques entre vous, Ozzy, Imperial Teen, Ipecac et Kool Arrow, pour ne citer qu’eux. Théoriquement, si vous deviez faire un autre disque, pensez-vous que les compéetnces et l’expérience que vous avez tous acquises au cours de ces 10 dernièes années, pourraient avoir une incidence sur l’écriture et sur son enregistrement ?

 

Roddy: C’est une grande inconnue. Nous n’allons pas faire un autre disque, mais je pense qu’une partie de du travail fourni avec Faith No More lorsque nous étions ensemble et que nous écrivions des chansons, c’est que chacun d’entre nous a quittés le bagage de nos autres intérêts en dehors de la porte et se sont réunis en tant que groupe et a crée quelque chose qui était une sorte de fusion de ce qui était dans la salle. Je ne pense pas que nous allons apporter de nouvelles choses… mais sait-on jamais…

Bill: Je pense que dans n’importe quelle partie d’une chose où vous avez travaillé a toujours une identité différente et je pense que nous avons une certaine identité qui fait de nous tous ce que nous sommes. Il y a deux choses : l’une, c’est d’être capable de se détendre et s’exprimer et l’autre, c’est de travailler avec les forces et les faiblesses de chacun. Heureusement, plus on est amené à faire des choses et plus on s’améliore.

 

Au fil des ans depuis votre séparation, aucun d’entre vous n’a écrit quelque chose qui pourrait être considéré comme utile à Faith No More?

Roddy: Je n’en ai pas, non.

Bill: Je dois avoir peut-être autour de 500 ou 600 des choses qui pourraient éventuellement ètre imputable à Faith No More. Je n’ai pas cessé d’écrire, j’écris tout le temps.

 

J’ai été surpris au moment du concert de FNM à Coachella que, autant les médias que les fans de musique aux États-Unis, ne semblaient connaître de vous que ‘Epic’. Cela ne vous a t-il pas irrité de voir qu’une chanson pas vraiment représentative de votre discographie soit votre plus grand succès ? Et avez-vous déjà pensé à faire un peu comme Radiohead qui ont arrêtés de jouer ‘Creep’ en live ?


Roddy: Je ne sais pas. Je ne comprends pas vraiment notre public américain, en tout cas pas assez pour dire que nous sommes souvent identifiés qu’avec cette chanson. Je pense que ce n’est pas notre cas. Je pense que c’est plus compliqué que cela pour le public américain.

Bill: La presse, les médias et VH1 sont une chose et puis il y a aussi les gens, c’est un pays vraiment grand. Je suis d’accord avec Roddy, c’est vraiment difficile à dire.

Roddy: Je voudrais clarifier quelque chose aussi. Les gens m’ont demandé sur cette tournée et sur les différents dates et lorsque nous étions en Amérique en supposant que le fait, ils pensent que la raison pour laquelle nous ne tournons pas aux États-Unis c’est parce que nous n’avons pas été aussi populaire ou alors il n’y aurait pas assez de gens pour vouloir nous voir jouer. Ce n’est pas le cas. Je suis sûr que si nous voulions faire une tournée US, nous l’aurions faite et ça nous irait très bien. Nous n’avons pas eu un réel désir de rentrer dans le bus et de jouer dans toutes les petites villes à travers l’Amérique, ce n’est justement pas où nous en sommes aujourd’hui.

Bill: Ça nous a un peu dérangé sur le moment. Je dirais que les pouvoirs en place dans les États par rapport à la mise en place des concerts, je veux dire que nous avons un spectacle dans notre ville natale de San Francisco et ses environs. Je pense qu’il est appelé et ils ne veulent pas de nous cette année, ce qui est vraiment étrange que nous vu que nous sommes de là-bas, et nous sommes effectivement disponibles pour le faire. Bien que nous avions eu un très gros succès commercial aux USA pendant un temps très limité et les personnes qui ont travaillés pour nous là bas nous ont vu que ce genre de choses dans l’industrie – je ne sais pas si c’est un bon mot à utiliser- il y a une certaine perception qui a pris avec nous et nulle part ailleurs. Je ne pense pas que cela passe pour le fan de base, mais ce sont des trucs qui se font, nous devons passer au-dessus de ces préjugés.

 

Quels sont vous meilleurs souvenirs et moments préférés de cette tournée?


Roddy: La mise en route a été vraiment, vraiment fun, très excitante. Ça faisait beaucoup de temps que nous étions tous en interaction comme dans un groupe, et il y avait une sorte de nervosité folle, pour moi, en ce qui me concerne, une énergie folle à l’idée d’ètre de retour dans la même pièce que tout le monde et en passant par les chansons. C’était très émouvant. Je ne n’étais pas rendue compte que cela était aussi émotionnel, c’était quelque chose de vraiment vraiment lourd. Juste aller sur scène et de jouer les chansons d’abord entre nous. C’était vraiment intense pour moi et c‘est quelque chose que j‘ai adoré. Et puis, de la même manière que de commencer, le premier spectacle à Brixton a été vraiment passionnant et très tendu, juste un sentiment affectif réel et grand.

Bill: Il y en a eu beaucoup effectivement. Ce qui s’est passé à Brixton a été impressionnant: il a été plein à craquer et nous avons été vraiment différents de ce que nous sommes maintenant. Je dirais que l’autre soir en Serbie quand on a fait cette chanson (lorsque qu‘ils ont joué Ajde Dano, ndlr), c’était aussi énorme. Chaque tour nous a apporté beaucoup de choses mémorables.

 

Comme à Moscou, j’ai vu que la foule était complètement folle. L’était-ce tant que ça?

 

Bill: Tu veux savoir une chose au sujet de ce concert. Il y avait cette main courante au bas de l’escalier et nous sommes sortis de la camionnette et je courais dans l’escalier et je me suis écorché tout le bras sur la balustrade et c’était environ 45 minutes avant que nous devions monter sur scène et je ne pouvais plus bouger ma main. Je l’ai mis sous glace et …

Puffy: Sa main n’a littéralement pas fonctionné !

Bill: Mais de toute façon il pouvait tenir la pioche et je pouvais me débrouiller pour jouer. Et si je m’étais vraiment fait mal, j’aurais probablement bousillé mon bras. D’une certaine manière, ça me l’a bien remis en place là où ça n‘a pas fait mal.

Roddy: Nous avons été très chanceux, quand même. Dans la préparation de cette tournée, nous avons été suffisamment précis dans le sens où nous voulions que ces concerts soient assez spéciaux. Et dans la plupart des cas, nous nous en sommes sortis en réalisant une expérience incroyable. Nous avons été vraiment chanceux, comme lors des concerts à New York qui ont été formidables. Nous y avons joué juste en face de la rivière au coucher du soleil. En Serbie aussi, l’autre soir c’était vraiment dingue, on s‘est vraiment amusés. Et on s‘est appliqué pour ça. Nous avons joué cette chanson et que seuls les gens de ce pays auraient compris et c’était vraiment un magnifique souvenir. Nous avons été vraiment chanceux.

Bill: Et puis nos fans aussi, pour être venus à tous nos spectacles, ils ont été incroyables et de très loin. C’est vraiment difficile d’avoir un mauvais concert quand vous avez autant d’énergie venant d’eux, lorsque vous recevez beaucoup d’énergies positives. On peut vraiment travailler avec ça et c’est un plaisir et ça rend les choses meilleures. Nous avons été vraiment, vraiment chanceux dans à peu près tous les spectacles, je dirais sur cette tournée. Avons-nous fait un concert où ils ont eu des balais dans le cul ?

Puffy: Partout, ils ont été heureux de nous voir.

Bill: A chaque concert.

Puffy: C‘est un truc chez nous qu‘il ne faut pas exagérer. Ne pas sortir trop, le plus important ce sont les concerts. Et les gens savent que ce n’est pas comme pour une tournée d’adieu qui durerait 10 ans. Venez nous voir quand vous avez l’occasion et que ça, c’est très particulier pour moi.

Bill: En profiter pleinement tant qu’on y est.
Puffy: C’est aussi ce que nous faisons, c’est la raison même pour laquelle nous le faisons.

 

Pouvez-vous nous parler de vos riders pour les concerts … Est-ce que vous faites la demande ? Il parait que vous tombez sur des trucs bizarres, voire même carrément salaces…

Bill: Il y a qu’un français pour poser une question pareille !

Roddy: Nous demandons juste que nos costumes soient nettoyés tous les jours et c’est quelque chose de particulier pour nos riders. Nous avons des magazines coquins sur les riders pour une raison quelconque. Je pense que Tim Moss, notre gestionnaire, doit en mettre sur les riders plus que nous. C’est pas un truc qui nous intéresse forcément mais je n’ai pas dans un point et j’insiste sur le fait ça se fait à part égale, de sorte que nous ayons autant d’hommes nus que des femmes nues.

Bill: Il faut dire que ça les a surpris que nous puissions trouver ça dégoûtant, alors on nous a donné en Belgique [on nous montre un exemplaire de USA Today].

Puffy: Je ne voudrais pas ça montrer à mes enfants.

Bill: En Turquie, ça a été le rapport Robb et le Financial Times, je crois.

Puffy: Tim a également une machette ou un hachoir à viande sur le rider.

Roddy: Des corsages, des fleurs pour nos costumes…

Bill: C’est comme un rider de 56 pages, mais la plupart de qu’il a à faire avec des trucs techniques comme des lumières et tout et tout. Toutefois, je sais qu’il est déjà・posté sur le net alors vous pouvez aller les trouver.

 

Bien que vous, les gars, vous ne l’admettrez jamais, vous avez sans aucun doute changé un aspect du « rock alternatif » ou ce que vous voulez l’appeler. Votre influence en tant que groupe est difficilement atteignable. Vous avez ouvert les oreilles et les esprits de beaucoup de monde et cela a aussi permis d’explorer tous les types de styles de musique avec différents styles que vous avez explorés et les gens avec lesquels vous avez collaborés. Ceci étant dit et fait, que voudriez-vous en tirer de votre expérience chez Faith No More pour nous le faire partager et apprécier?

Roddy: C’est une très bonne conculusion, je trouve. Nous avons vécu tellement de temps ensemble. Billy et moi nous connaissons depuis que nous avons 10 ans ou quelque chose comme ça, ça fait un bail qu’on se connait, trois ou quatre d’entre nous. Nous trois (en parlant de Billy, Roddy et Puff), ça va doit 25 ans voire plus.  On a eu des hauts et des bas,  le fait de bosser ensemble et de vivre ensemble et créer de l’art ensemble et de voyager tous ensemble. Il y a tant de hauts et de bas, et nous nous sommes aussi dispersés au fil du temps. Et s’en aller en ce moment, avec une relation  intacte artistiquement et personnellement et rester  amis, c’est une chose assez étonnante.

Bill: Faites confiance à nos instincts et se faire confiance mutuellement au fil des ans. Nous avons beaucoup tourné, nous avons beaucoup travaillé et nous avons connus beaucoup de changements comme Roddy le disait et c’est seulement quand on arrive presque à la fin qu’on peut regarder ce que tu as fait et que tu said précisement pourquoi tu faisais ce que tu faisais. Parce que tu étais tellement concentré, que tu faisais les choses au jour le jour, semaines après semaines parce que tu n’as pas le luxe de savoir, vous le savez, pourquoi tu dois le faire parfois. Maintenant que tu peux regarder en arrière et te dire que je suis content d’avoir fait confiance à mon instinct.

 

FIN DE L’INTERVIEW

 

Je tiens à remercier tout ceux qui ont contribué de près ou de loin à cette interview et plus particulièrement à Billy Gould, Roddy Bottum et Mike Puff Bordin pour avoir si gentiment répondu à ces questions mais aussi nos partenaires (Adrian, Gerry, Josh et notre lecteur et ami Sugar Daddy).

La suite au prochain épisode…

Miss Nessie

 

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