Nessieland : le blog

Live-report Sonisphere 2010 à Getafe (ESP) – 2ème partie

Posted on: 07/14/2010

Ce Sonisphere 2010 en Espagne a été exceptionnel tant dans sa programmation que dans son déroulement et j’ai fait partie des chanceuses qui ont fait ce voyage incroyable pour faire la fête avec tous les metalheads d’Espagne et d’Europe ainsi que des groupes comme Soufly, Slayer, Rammstein, Messhugah, Deftones, Faith No More et plein d‘autres encore. Retour sur mes 3 jours et demie de folie au festival et dans cette ville folle qui s’appelle Madrid…

Sonisphere

Day 3 – Samedi

C’est dans les nuages et les souvenirs de la veille que je me lève en cette veille de finale de Coupe du Monde. Après quelques appels, ravitaillements en tout genre et photos en compagnie de Don Quichotte et son fidèle Sancho Panza, moi et mon bocadillo au fromage me rends vers 15.30 à nouveau à Getafe pour cette 2e journée du Sonisphere (et déjà la dernière, ce qui veut aussi dire que mon voyage prendra bientôt fin) et le 1er concert auquel j’assiste, c’est celui d’un groupe français que je ne connaissais que de nom: Headcharger.

On dit que la 1ère impression est la bonne et il faut dire qu’ils m’ont très vite impressionnée. Un son puissant avec une excellente rythmique et un chanteur au capital sympathie non négligeable, ce concert de Headcharger m’a beaucoup plu. Ils ont vraiment assurés et ont bien assurés la promo de leur dernier album « The End Starts Here » et il est clair qu’il va falloir que je vous en parle plus en détail dans les semaines qui viennent parce que ce groupe en vaut vraiment la peine. Pour les qualifier, je dirais que la direction musicale de Headcharger ressemble à du « on a commencé là où des groupes commes Walls of Jericho et Converge se sont arrêtés ». En tout cas, c’est du lourd et du bon et j’ai hâte de voir ce que ce groupe donne dans une salle parisienne dans les prochains mois à venir. Groupe à suivre donc.

C’est après une bonne heure de concert que je rejoins au camping mon amie espagnole. Sur le chemin, je discute avec des metalleros espagnols dont une qui parlait très bien le français. Super sympas et belles photos prises avec eux. Elle m’a même prêter son téléphone pour que je demande à mon amie de me rejoindre. Elle avait étudier dans un lycée français et étudié à Marmande, et elle était ravie de me savoir originaire de Paris, ville qu’elle avait visité il y a des années mais qu’elle a adoré. Bons souvenirs avec les metalleros. Sinon, je me dirige vers le camping dans la chaleur insoutenable de Getafe, il fait 38 putain de degrés et pas une once d’air dans le ciel. Sans compter que la petite bouteille d’eau coûte 2 euros sur place… quelle poisse!!! Mais bon, au final on s’est retrouvées avec mon amie et on a pu discuter de trucs de filles (elle a 22 ans et je viens d’en avoir 21, alors les points communs, c’est pas ce qui manque) et on a une fois de plus digressées sur Incubus et Brandon Boyd, ce qui nous a fait raté les 15 premières minutes du concert de Deftones. Raaaaah, vilain Brandon!!! Et du coup, on était plutôt loin de la scène. Mais on a quand même bien profiter du concert et puis Chino Moreno nous a ressorti les classiques (Be Quiet and Drive, My Own Private Summer, Back To School, Feticeira, Bored…) et les nouveautés tirées de leur dernier album (que perso, j’ai pas trop aimé, bien que la qualité y est) « Diamond Eyes » (Diamond Eyes et Rocket Skate, qui ont eu un super accueil auprès des metalleros) et lorsque le concert se finit, mon amie part rejoindre ses potes italiens tandis que je partais pour aller voir Soulfly.

Woohooo! Quel joie de revoir Max Cavalera après le show monstrueux qu’ils ont fait il y a 5 ans à l’Elysée-Montmartre. Mais je dois reconnaître qu’un concert de Soufly, ça comporte quatre composantes très spécifique:

  1. Primo, ça doit grouiller des gros chevelus qui grunte toutes les 3 minutes.
  2. Deuxio, tu dois savoir moshpitter au bon moment si tu ne veux pas te recevoir un pain et headline au bon moment si tu ne veux pas qu’on te prenne pour un émo padawan qui fait genre c’est un metalhead alors qu’en fait, il adore My Chemical Bromance et Billy Talentless.
  3. Tertio, il faut être de taille à supporter un tel darwa parce qu’un concert de Soulfly, même pour des kids comme moi, c’est jamais sans conséquences.
  4. Et pour finir, dans un concert de Soulfly, le rythme est le suivant: Chanson – Grunt – Mosh. Chanson – Grunt – Mosh. Chanson – Grunt – Mosh. Et c’est comme ça pendant 1h30.

Mais qu‘importe parce que le fort sympathique Max Cavalera est arrivé avec sa guitare customisée aux couleurs du Brésil et nous a servi comme entrée un Bonfire magistral. Et tout le monde connaissait déjà les paroles. La magie des festivals de métal. Ensuite lorsque Prophecy a retenti tout le festival a hurlé, et je dis bien hurlé, les paroles tout en headbangant et en s’éclatant. Moi, je me suis bien amusée. Puis vint Primitive. Même mécanique et même fun. Max Cavalera y est juste impeccable dans son role de chauffeur de salle. Et puis un classique dans la discographie du père Max, Refuse / Resist, de Sepultura (enfin, quand Sepultura était encore écoutable, c’est-à-dire jusqu’en 1996) et là, la scène est devenue juste folle. Puis vint un autre titre de son nouvel album, Omen (dont la chronique arrivera enfin ce vendredi dans Nessieland), qui ouvre d’ailleurs l’album Bloodbath & Beyond. Enoooooorme solo de guitare. Certes, le côté rasta groove metal n’y est plus mais bon, d’un autre côté, j’ai pas à me plaindre. C’est quand même du très bon son. Et la belle surprise venue des hommes de Max, c’est cette interlude de Walk de Pantera (je portais un t-shirt de Down, l’autre groupe de Phil Anselmo, ex-chanteur de Pantera). J’ai trouvé ça vraiment cool. Mais il y a eu comme qui dirait un gros souci.

Ce concert, bien qu’il fut vraiment mortel, eh bien je n’y suis pas restée longtemps parce que je suis tombée sur des trucs qui m’ont choquée et pas dans le bon sens du terme. Je suis tombée sur des mecs bourrés en train de pousser et de cracher sur quiconque était sur son chemin, un autre en train de se faire un shoot de cocaïne ou d’héroïne ou de je ne sais quelle merde que je ne prendrais jamais de ma chienne de vie et ça, c’était quand ce petit con de skinhead de mes deux n’était pas là à faire ses conneries de saluts nazi et me regardant bizarrement. Quoi? Qu’est ce que tu me veux? C’est quoi ton problème? T’as jamais vu une metalhead noire, connard!!! A ce moment-là, je me suis dit que c’était trop et que Max me pardonnera mais que je ne pouvais pas rester en compagnie de personnes pareilles. Non, je ne suis pas en train de m’embourgeoiser, je tiens juste à vivre centenaire et à rentrer sur Paris en un morceau, c‘est vrai quoi, merde…

Je me suis dit qu’il était tant de rejoindre mes potes pour aller voir Alice In Chains et puis vu, que ça serait ma 3e fois et la 1ère pour mon amie, je me suis dit qu’il fallait que je lui dise comment se passe un concert de AIC. Je lui surtout promis que ce concert sera inoubliable parce que c’est le genre de groupe qui donne tout ce qu’ils ont sur scène. Eh ben, elle a pas été surprise par qu’à 21.35 ils sont arrivés et ont joués d’emblée Them Bones. Bien sur, tout le monde chantait en chœur et connaissait les paroles par cœur. J’en ai même surpris d’un quand je leur ai dit que je les ai déjà vu 2 fois à Paris (en juin 2006 et en décembre 2009) et que j’étais une grosse fan de la bande de Seattle. Vous n’avez pas idée d’à quel point c’est génial d’être à 2,50 mètres de Jerry Cantrell, qui a 43 ans mais qui ne les fait pas du tout. C’est énorme. Mon amie Thay et moi étions bras dessus bras dessous à chanter les chansons du groupe. Tandis qu’elle prenait des photos et moi aussi d’ailleurs. Mes photos étaient meilleures que celles de FNM la veille. Elle a même pu prendre des vidéos dont une assez drôle où Jerry semble faire l’amour avec sa guitare sur la 3e chanson Rain When I Die. C’est bizarre dit comme ça, mais tant qu’on a pas vu ça, on ne peut pas savoir.

Et William DuVall dans l’histoire? Il était bel et bien là, chantant et faisant participer le public. Ce mec est juste incroyable et c’est aussi un des frontman les plus sympathiques sur scène qui existent. Sans déconner. Il est là et il te donne tout.  Ce mec est une perle. Et en plus, il met pas mal l’ambiance que ce soit sur les classiques du groupe comme Dam That River, Again, Ain’t It Like That (ma préférée en live pour les breaks et la session rythmique de malade) ou encore Die Young que sur les nouveaux titres comme Check My Brain, A Looking In View ou encore cette chanson que j’adore et qui s’appelle Acid Bubble. C’est à ce moment là que William nous explique qu’ils sont ravis d’être ici; en Espagne et plus particulièrement au Sonisphere pour fêter la dernière date de leur tournée européenne (avant la grosse tournée US intubée BlackDiamondSkye avec Deftones et Mastodon et qui est en fait un jeu de mots avec les derniers albums de ces groupes Black Gives Way To Blue pour AIC, Diamond Eyes pour les p‘tits gars de Sacramento et Crack The Skye pour Mastodon). Une fois de plus la session rythmique composée du très grand batteur Sean Kinney et du plutôt petit bassiste Mike Inez (c’est un peu comme Laurel & Hardy version GrungeTown) a été efficace, impeccable et puis il faut dire qu’on s’est déjà pas mal battus pour les médiateurs de Inez et les baguettes de Kinney, surtout les baguettes.

Mais le grand moment de ce concert, c’est Rooster. Une chanson qui ne laisse personne, je dis bien personne, indifférent. Sinon, c’est que vos goûts musicaux sont plus que déplorables (pire que ce qu’on m’attribue sur Twitter) et là, je vous plains. Et pas qu’un peu. Cette chanson est plus que magnifique et que lorsque vous voyez tout le monde lever des mains et reprendre en chœur les paroles poignante de cette chanson qui parle des stigmates de la guerre (Jerry Cantrell l’a écrite grâce aux souvenirs de son père, Jerry Cantrell Sr.,vétéran du Vietnam) et puis, elle m’a toujours donnée des frissons cette chanson. Depuis mes 12 ans. Mais il fallait se rendre à l’évidence. C’était déjà fini et ils ont reçu après 1h20 de concert une standing ovation des plus méritées. J’ai hâte de les revoir Alice In Chains, en 2011 peut-être.

On fait l’impasse sur le concert de Megadeth pour aller se chercher à boire (parce que se faire un gig alors qu’on crève de chaleur, ça mérite un petit rafraîchissement) et se préparer psychologiquement pour aller voir Rammstein. Et il y a de quoi. 20 minutes après être cherchés des cocas, les places de devant étaient déjà prises d’assaut par les fans des teutons. Alors on attend gentiment, on rigole et on parle déjà de nos meilleurs souvenirs du festival. J’apprends quelques mots d’italiens et d’espagnol et je leur apprends des petits mots en français et des gros mots aussi. « On se croirait dans une réunion Erasmus » plaisanta mon amie espagnole. On a beaucoup ri mais elle avait raison.

Le groupe est annoncé pour 00h10 et bien sur, c’était un des groupes à avoir absolument pour ce festival. Alors quand ils firent leur apparition sur Rammlied, c’est sous un tonnerre d’applaudissements  et une explosion de riffs et de feux d’artifice que le groupe commença son concert. Comme un 14 juillet mais avec quelques jours d’avance en sorte. Les allemands ont une nouvelle fois sorti l’artillerie lourde, les grosse guitares, les déguisements délurés de Till Lindemann et aussi les petits sketchs sympas de Till et son claviériste doux dingue Flake (de son vrai nom Christian Lorenz). C’est un show on ne peut plus explosifs où là encore les chansons qui ont eu le plus de succès sont celles que tout le monde connaît (Kleine Lust, Feuer Frei, Stripped, Benzin, Links 2-3-4, Du Hast ou encore Ich Will). Je pensais qu’ils joueraient Amerika mais bon, on a eu Sonne à la place (j’adore cette chanson et le clip est tout aussi chouette) et c’est pas plus mal et cela, sans oublier de faire un peu de promo et d’interpréter les chansons du nouveau Rammstein sorti en fin d’année dernière Liebe Ist Für Alle Da comme Rammlied, Frühling In Paris ou encore l’incroyablement bébête Pussy avec sa ritournelle hyper sexuelle (qui ne choquerait que ma filleule de 9 ans et pourtant elle regarde Dilemme et Secret Story) et son humour potache limite misogyne mais aussi assez drôle. Voilà ce que c’est que d’avoir grandi en regardant Jackass… Sad but true!!

Un truc sympa qui est arrivé pendant Pussy, c’est que Till Lindemann a sorti un gros canon qui devait lui servir de…euh… comment je pourrais l’appeler sans paraître grossière ou inculte… on va l’appeler sa « verge ». Donc je disais, il nous sort le canon qui lui sert de verge et une floppée de mousse surgit de nulle part et asperge les premiers rangs. Je crois qu’il est inutile de vous dire quel en était la signification car même ma filleule aurait compris. Tout ça pour dire que faire ça avec tant de fun est sous des feux d’artifice incroyables ne pouvait que provoquer l’admiration, la joie ou encore la surprise de la part des fans. En tout cas, il y en avait pas un seul metallero qui s’est plaint. Du bon travail.

On part brièvement pour aller voir Messhuggah mais comme je devais partir le lendemain, nous ne sommes pas restés longtemps. 5 ou 6 chansons tout au plus mais le peu que j’ai vu m’a beaucoup plu. Un bon show puissant et fort sympa. Il est dans les coups de 2.30 quand ma bande et moi sommes partis;, nous avons pris la pause ensemble, acheté un t-shirt souvenir et puis, ça a surtout été fun de voir qu’il y avait quelques français dans le coin.

Il était temps de nous quitter et puis j’étais un peu triste parce que ce festival ainsi que tous les gens que j’ai connus allait tous me manquer. J’ai serré mon amie espagnole dans les bras et j’ai dis aux italiens qu’ils étaient les ritals que je préférais le plus au monde. On s’est quittés joyeusement et j’ai rencontré des metalleux français avec qui j’ai pris le car jusqu’à mon hôtel. Il est 4 heures du matin et j’entamais ma dernière journée à Madrid en dormant bien paisiblement dans ma chambre.

Day 4 – Dimanche

Je quitte mon hôtel et me prends vite fait à manger dans le coin avant de quitter Madrid pour l’aéroport. Mon avion devait partir pour 16.45 pour Paris-Beauvais et les mauvaises surprises se sont enchaînés. Seule bonne surprise à mon retour (parce qu’on a paumé des souvenirs que j’avais acheté pour ma famille et mes clopes), c’est que la 1ère chose que je vois en rentrant chez moi, c’est le bus salvateur d’Iniesta. L’Espagne est devenue championne du monde et moi, j’étais ravie d’être rentrée à la maison.

La morale de l’histoire: punaise, vivement l’année prochaine!!!

Miss Nessie

PS: je tiens à remercier tous les gens qui ont fait de ce trip un voyage d’enfer, tous les groupes que j’ai vu ce weekend-là et en particulier Faith No More ainsi que mes Aussie gals, mon amie espagnole et ses potos d’Italie, mon pote de gig que j’appelle affectueusement Sugardaddy aka le « froggy mofo » et puis aussi remercier le personnel de Ryanair qui ont gâché mon retour en France.

PPS: Je dédie ce post à Paul le Poulpe qui nous a tragiquement quitté lundi après 3 belles années auprès de la Mannschaft. RIP Octopus !!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Calendrier

juillet 2010
L M M J V S D
« Juin   Août »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Blog Stats

  • 89,731 hits

Twitter de Nessieland

Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.

Flickr Photos

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

Rejoignez 4 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :