Nessieland : le blog

Live-report Sonisphere 2010 à Getafe (ESP) – 1ère partie

Posted on: 07/13/2010

Ce Sonisphere 2010 en Espagne a été exceptionnel tant dans sa programmation que dans son déroulement et j’ai fait partie des chanceuses qui ont fait ce voyage incroyable pour faire la fête avec tous les metalheads d’Espagne et d’Europe ainsi que des groupes comme Soufly, Slayer, Rammstein, Messhugah, Deftones, Faith No More et plein d‘autres encore. Retour sur mes 3 jours et demie de folie au festival et dans cette ville folle qui s’appelle Madrid…

Day 1 – Jeudi

J’ai pris la 1ère fois l’avion de ma vie en ce jeudi 8 juillet 2010 à Roissy et je reconnais avoir eu la trouille de ma vie. Encore plus que dans le bus de nuit qui m’a ramené jusqu’à la gare du Nord, il était 4.20 du matin, l’heure des sorties de boites, des comas éthyliques et des esprits bien trop échauffés. Paris by Night, une expérience que je ne referai pas de sitôt. Il y 6 heures à CDG et je suis la dernière à embarquer sur le vol pour Madrid qui devait partir dans 45 minutes mais plus de peur que de mal, j’ai pu enregistrer mes bagages et attendre gentiment d’être dans l’avion.

Aaaaah l’avion, quand on a jamais pris les voies aériennes comme moi, on est dans l’expectative mais dans mon cas, j’étais surtout… morte de trouille. Bien que j’ai dormi les ¾ du vol et me suis réveillée à temps pour atterrir à Madrid-Barajas dans les coups de 9 heures du matin. Aéroport gigantesque où il est très facile de se perdre, et encore plus quand on ne maîtrise pas la langue de Cervantès. Too bad. Et lorsque j’arrive à trouver le métro, je me rends dans une auberge de jeunesse qui se situe dans le quartier de Plaza de España (après m’être perdue dans un boui-boui mal famé et sentant les poubelles) où j’ai pu me dégoter une chambre simple et sympa. Seul hic, j’étais au 7ème étage et j’avais une vue imprenable sur les cagibis et l’arrière cour d’une église évangélique.

Après m’être installée, je suis partie visiter un peu le quartier pour me repérer et pour me dégoter un cybercafé (là-bas, ça s’appelle un « locutorio ») où j’ai pu checker mes mails et prévenir le monde entier que je suis bien arrivée à Madrid et qu’il pleut. Purée, je pars en Espagne et il pleut!! La poisse… Autre poisse, la nourriture. Si on excepte les délicieux bocadillos (jambon serrano ou fromage local, quand ce n’est pas les deux) et les glaces à l’eau (helados), la nourriture est SUPER CHER!!! Les Burger King à Madrid sont hors de prix et pas terribles, les Mc Do idem et je préfère ne pas vous parler des KFC. Donc, j’ai mangé que des bocadillos pendant pratiquement 3 jours. Mais ça valait le coup!!! Ñam Ñam!!

Sinon, j’ai pu faire un peu de tourisme, visité le fameux musée du Prado que j’ai adoré, passée en trombe au parc à côté de la gare d’Atocha et qui était sympa pour manger une bonne glace, je suis même partie voir le fameux stade Santiago Bernabeú et pour une fan de football comme moi, c’est juste super et aussi à la Puerta del Sol et à la Plaza Mayor (la grande place de Madrid où se trouve la mairie, un peu comme celle que l’on a à Paris). Mais je dois avouer que partir seule dans une ville inconnue, ça peut faire peur. Si bien que j’ai éclaté en larmes lorsque j’ai parlé à mes parents au téléphone… que voulez-vous, avant d’être une Gonzo Dudette, je suis la fifille à sa môman. Mais contrairement aux autres, je l’assume!! 23.20, je file au dodo, car le lendemain sera une journée riche en surprises.

Day 2 – Vendredi 

J’ai super bien dormi malgré la chaleur et ma famille qui me manquait. Malgré cela, le réveil s’est fait en douceur. Et même si mon espagnol n’est opérationnel, je réussis à communiquer petit à petit avec les espagnols. Il est 11 heures passées de 15 minutes quand j’ai retrouvée mes amies australiennes, Nina et Becca, originaires de Sydney pour suivre la tournée européenne de Faith No More, pour aller déjeuner à la Plaza Mayor. J’ai pris une part de tortilla et de l’eau très fraîche parce que le soleil cogne fort. On est en période de canicule en ce moment sur la péninsule ibérique. Mais malgré cela, j’arrive tout de même à bien rigoler avec elle et on se donne rendez vous au festival. Je pars me reposer un peu dans ma chambre d’hôtel et hop, direction Getafe pour aller au Sonisphere.

1ère impression: les transports madrilènes sont hyper efficace et plus réguliers que notre chère RATP et la gare d’Atocha est magnifique. Impressionnant, surtout compte tenu des circonstances… 40 minutes en métro et en train Renfe (équivalent espagnol de la SNCF) et me voilà à Getafe, prête à faire la fête avec les metalleros et aussi mon autre amie, elle est espagnole, Thay, venue des Canaries pour assister au festival et ses amis italiens, venus de Bologne. J’étais ravie d’y être, même la queue pour obtenir son bracelet pour les 2 jours. J’y ai croisé beaucoup de monde dont un irlandais qui a reconnu mon accent typiquement parisien et avec qui j’ai sympathisé durant la queue. Oui, le metalleux aime saluer ses consoeurs surtout quand elles sont françaises.

20 minutes plus tard, je rejoins mon amie au camping et on papote tranquillou de FNM, dAlice In Chains et de tous les autres groupes qu’on a envie d’aller voir. On a beaucoup ri. 20 heures et le début des festivités pour nous avant de se séparer, ça m‘avait fait un peu de peine mais bon… Les Aussies et moi avions retrouvés un de mes potes de concerts préférés qui avait aussi fait le déplacement de Paris jusqu’ici pour voir Faith No More. Qu’à cela ne tienne, on dîne ensemble et on a aussi beaucoup ri (les t-shirts spéciaux de mon pote aussi d’ailleurs, vous devriez voir ça, sa collec’ est fendart).

C’est presque l’heure du concert de Slayer lorsqu’on s’installe avec les filles pour regarder le show, mais je trépignais tellement d’impatience que je suis partie pour aller dans la fosse et là, c’était juste infernal!! Mais dans le bon sens du terme, brutal, ouf, sale et bien méchant, ce set espagnol a largement compensé le concert annulé de l’avant-veille à Paris. Tom Araya, bassiste du groupe, avait vraiment l’air cool. Jeff Henneman et Kerry King, l’immense bébé Kerry King si je puis dire, ont été des sacrés bouchers. Mon seul regret était de ne pas avoir vu Dave Lombardo, le batteur et l’un des meilleurs en ce bas monde pour être complètement honnêtes. J’avoue que je n’étais pas une grande fan de Slayer, surtout à cause de certaines paroles, mais au délà de tout ça, Slayer en live, c’est du bourrin comme on l’aime et j‘ai changé d‘avis sur eux. Les classiques tout comme les nouveautés ont été jouées (Raining Blood, War Ensemble, Cult, Seasons in the Abyss, South Of Heaven, Disciple, Hell Awaits…) mais le moment que j’ai le plus aimé, hormis le fait que j’ai pu voir Mike Patton à 4 mètres de moi en train d’apprécier le show, c’est le final avec ma chanson préférée du groupe, Angel Of Death, j’ai bien moshé comme il se doit, c’est-à-dire comme une possédée et le pire c’est que j’en redemandais. Sur que le prochain concert parisien de Slayer sera avec moi dans la fosse à jumper et crier « Hell Yeah! » à la fin de chaque morceau hahahahahah, parole de Gonzo Dudette!!! Un concert de folie et amplement réussi. Mention spéciales aux metalleros espagnols qui sont juste des grands malades dans leurs têtes, j’ai jamais vu des mecs aussi tarés dans une fosse. Qu’est ce que j’avais l’air ridicule comparés à eux!! Autre fait marquant, les filles et moi, avons vu mon pote de concert sur les côtés de la scène et le 1ère mot qui m’est venu en tête c’est « l’enflure ». Je l’ai détesté un petit quart de seconde. Maintenant, il se saura hahahah!

Aux alentours de minuit, je retrouve mon amie espagnole et un de ses potes, Francesco, devant la scène pour voir Faith No More. Et que dire? On était tellement impatiente d’y être. Bien qu’on les ait vu toutes les deux l’an dernier (elle à Milan et moi à Paris), on voulait le revivre une deuxième fois. Lorsque les 1ères notes de Reunited ont retenti, j’ai sautillé de joie, je me suis dit « ça y est, c’est reparti pour un tour woohoo » et là, toutes les frustrations que j’ai eu durant le voyage, Paris qui me manquait, les petites incompréhensions et autres pépins sans aucune relation avec Madrid se sont envolées aussi vite que la musique. Gros frissons à l’arrivée complète du groupe et me voilà à chanter à tue-tête les paroles. Et puis Mike Patton qui fait le guedin, comme d’habitude j’ai envie de dire, et qui parle en espagnol, c’est excellent!! Et je ne dis pas ça parce que je suis une une fan, ni même parce que je suis une fille…

Blague à part, lorsque retentit From Out Of Nowhere, c’est un tonnerre d’applaudissements et de jump qui parcourt la Scène 1 du Sonisphere, un truc de ouf mental, c’était tout bonnement de la folie furieuse. Le clavier de Roddy Bottum, la guitare de Jon Hudson, la basse (oh maman!) de Billy Gould et la batterie de Mike Puff Bordin: tout était réunis pour faire de ce show une tuerie. Ça chante en chœurs avec Mike Patton à plein poumons et ça moshe pas mal aussi, il y a même eu des bousculades mais au final, on a eu du fun!! Beaucoup de fun!! Bien qu’on ait perdu notre italien. Dès Land Of Sunshine, je savais que ce concert serait un succès. Nouveaux headbangs et bien sur, nouvelles bousculades. À croire que le metallero ibérique n’est pas très galant. À la fin de la chanson, Patton commence à aboyer et sort un truc en espagnol qui ressemblerait à « Faites lâcher les chiens! ». Moshpits en folie et moi la première à brailler les paroles de Caffeine. Durant cette chanson, on s’est même faite des copines de concerts avec mon amie, aussi fans de FNM que nous. Puis vint le tour d’Evidence (devenue pour la peine Evidencia) qui a été chantée pratiquement en espagnol, pour le plus grand bonheur des Sonispheriens.

La scène est devenue encore plus incontrôlable dès les 1ers riffs de Surprise You’re Dead! Re-moshpits (et plus de fun pour la Gonzo Dudette et ses « spanish gals »), fosse au bord de l’anarchie surtout lorsque le señor Hudson nous sort sa cavalcade de riffs et avec la foule qui reprend la chanson. Bah oui, le metalleux, surtout quand il est fa de Faith No More, connaît toutes les paroles par cœur, même les versions étrangères de ces dernières. Total Madness mais en même temps, qu’est ce que c’était chouette!! Puis s’en suit Chinese Arithmetics (annoncés par les claviers du señor Bottum) avec la désormais célèbre intro de Poker Face de Lady GaGa – j’ai eu une petite pensée à un vieil ami d’enfance à ce moment là qui est un gros fan de la Miss Germanotta. Et hop, nouveau délire du señor Patton lors de Last Cup Of Sorrow (une de mes chanson live préférée du groupe, notamment pour le son de basse mortel du señor Gould). Ça redevient le bordel au moment de Cuckoo For Caca (autre chanson live favorite mais cette fois-ci le mérite revient au señor Bordin, le fameux « Puff the drummer » cité à la fin de la chanson) et ça a été mon meilleur souvenir de moshpits parce que tout le monde se prenait dans les bras en criant « You Can’t Kill It! ». Un grand moment, en effet!!

Et à ce moment là, il est arrivé un truc incroyable, la foule s’est soudainement assagie pour lever les mains au ciel et chanter en chœur la mythique reprise des Commodores, Easy. Ce qui est marrant, c’est que c’est en écoutant la radio un soir que j’ai redécouverte cette chanson des Commodores que je connaissais bien à l’époque et je l’ai nettement préférée à la version originale. C’est quelques semaines après qu’un copain de l’époque me parlât plus en détail de Faith No More et plus de 7 ans après les faits, j’étais en Espagne pour les voir pour la deuxième fois et j’ai ressenti des frissons tout partout, en particulier lors du solo de guitare. Il y avait de quoi être aux anges et nous l’étions tous à ce moment-là. Après la grosse ballade, place à Ashes To Ashes et là, le show est redevenu ouf mental. Moins de moshs mais une grosse ambiance de fiesta malgré tout. Efficace et très catchy et une fois de plus, la foule a beaucoup participé en reprenant la chanson. Nul doute, les gars de FNM étaient ravis de voir des fans qui l’étaient autant qu’eux si ce n’est pas plus d’ailleurs.

Puis vint Midlife Crisis, moment incontournable lorsqu’on assiste à un show de Faith No More parce que ça danse, ça headbangue dans tous les sens. Comme une grosse récré en fait. La récré a été encore plus fun lorsque Sir Duke de Stevie Wonder a été joué en gimmick (lorsque nous avions eu droit au générique de la série britannique Eastenders l’an dernier à Rock en Seine, ça aurait été drôle s‘ils avaient joué Poubelle La Vie quand on y pense). Trêve de plaisanteries ou on va encore dire que je suis une sale gosse qui ne sait pas écrire des posts de qualité (EAT THIS!!) et revenons à nos moutons, enfin plutôt au Gentle Art of Making Enemies où, une fois de plus, Patton a fait son schtarbé sur scène. Ça pogotte comme des malades et bien sur, j’ai fait de même. Moshpitteuse un jour, moshpiteuse toujours!! Idem sur King For A Day, et la chanson a été dédiée « au nouveau roi d’Espagne, Carlos Puyol ». Vous imaginez le footoir que ça a été lorsque Patton l’a dit… et ça à deux jours d’une finale de Coupe du Monde dont nous connaissons tous l’issue. Ça me ferait presque regretter leur séparation à deux mois de notre Coupe du Monde, il y a 12 ans (rires). Autre chanson destinée à l’équipe d’Espagne, Be Agressive qui a aussi été repris par la foule toute entière de Getafe. Une chanson qui a dû porter bonheur à Andres Iniesta… surtout à la 116ème minute.

Et puis, VLAM Epic en pleine poire. Je crie comme une dératée « C’est ma chanson! C’est mon chanson! » dans un espagnol plus qu’approximatif et tout le monde qui crie « Woohooo » lors des 1ères notes du cultissime Epic. Ça crie, chante, danse et s’amuse en parfaite harmonie malgré quelques impolis bousculeurs mais à part ça, c’était cool. Et puis les applaudissement donnés à Roddy lors de son « solo de piano » si je puis m’exprimer ainsi. C’était beau, très beau. Et puis drôle aussi quand Patton appelle Hudson « Juan ». Un des autres moments de folie lors de ce concert, c’est durant Just A Man où Patton est devenu encore plus schtarbé et nous fait un stage diving des plus impressionnants. Il y a eu beaucoup de rires, venant de sa part aussi. Et puis le petit finish où les FNM se lâchent sur les dernières notes de Just A Man, qui était très réussi et où tout le monde avait les mains en l’air. Mais on était pas encore rassasiés. Heureusement que l’heure du rappel a sonné.

Les FNM reviennent et nous gratifie d’un « Ohé », comme à Santiago Bernabeú. Chant que tous les Sonispheriens, espagnols ou non d’ailleurs, ont repris avec ferveur. Puis vient un de mes moments préférés du concert, les Chariots de Feu (Charriots of Fire en VO, Carrios de Fuego de l‘autre côté des Pyrénées) qui précédent le sublime Stripsearch, une des plus belles chansons du groupes, tant elle est planante et les paroles magnifiques (et qui résumait un peu mon état d’esprit du moment). Gros trip là-haut dans les étoiles, bien loin des kilos de poussières que j’ai inhalé en ces 2 jours de festival (à suivre dans la 2e partie). Mais je suis vite redescendu pour la toute dernière chanson, We Care A Lot. C’est très vite redevenu le bordel mais bon, c’est pour ce genre d’ambiance que les concerts de Faith No More ont été fait. Et forcément, ça a jumpé et pas qu’un peu. Mais bon sang, qu’est ce que c’était bon. À la fin de We Care A Lot, les membres du groupes nous remercie d’être venus en nombre et a souhaité bonne chance à la Roja. « Vous devez gagner ce dimanche, vous êtes les plus forts! » dixit Patton avant de partir.

Il est temps pour moi de rejoindre les Aussies, restées en backstage, pour… vous savez quoi, mieux vaut que je ne vous dise rien d’autre sur la fin de la soirée mais ça a été, ma foi, très intéressant et très fun aussi. Tout ce que je peux dire, c’est que beaucoup de monde aurait adoré être à ma place et par respect pour eux, pas un mot sur la suite des évènements.

Je suis quand même rentrée dans ma chambre d’hôtel dans les coups de 4 heures du matin et j’étais couverte de poussière de la tête aux pieds. Et avant même que j’ai eu le temps de dire « Fuckin’ A! » (réplique culte du film « The Big Lebowski ») que j’étais déjà partie à Paradise City (là où l’herbe est verte et où les émos sont bannis).

La suite de mes aventures madrilènes dès demain dans Nessieland…

Miss Nessie.

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