Nessieland : le blog

Archive for juillet 2010

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir une chanson à travers plusieurs artistes. Aujourd’hui, c’est The Chauffeur.

Initialement chantée par Duran Duran en 1984, cette chanson a connu une seconde et même troisème jeunesse. Voici la version originale. Attention, votre ordi n’est pas déréglé, c’est juste le synthé qui est comme ça mais la chanson n’en reste pas magnifique et puis je trouve que ça donne une atmosphère particulière qui nous permet d’apprécier ce titre encore plus, uen chanson qui aurait très bien pu faire partie d’une BOF de Gangsters, d’une adaptation d’un thriller sudéois ou encore de Taxi Driver. Ouais, Taxi Driver sans la moindre hésitation… encore que Raging Bull?

Une vingtaine d’années sont passées et les Duran Duran ont splitté et un petit groupe néo-métal trop pas connu de Sacramento, Deftones (trop pas connu comme je vous le disais) a repris cette chanson pour les besoins de la BO du film Underworld: Evolution, film paradoxal où la BOF est bien supérieure au film qui est, soyons honnêtes, un sacré nanar. C’est grâce à cette chanson que j’ai mis de côté mon aversion pour le néo-métal (que j’ai toujours) pour apprécier à sa juste valeur les p’tits gars de Deftones. Et j’ai pas regretté mon choix jusqu’au dernier album, Diamond Eyes, auquel j’ai vraiment pas accroché. M’en fous, je les ai vu au Sonisphere à Madrid et j’ai quand même aimé…

Une version plus électro de The Chauffeur que je vous propose par les américains de Sleepthief où on peut entendre la voix cristalline de Kirsty Hawkshaw. Le groupe, plus underground et très peu connu a au moins le mérite de nous offrir une version plus futuriste de cette chanson, qui a été interprétée, pratiquement en même temps que celle de Deftones, ce qui est marrant quand on y pense… Moi en tout cas, je l’aime bien ^^

Miss Nessie.

NB: Cet article a été rédigé initialement fin juin mais n’a pu être publié qu’aujourd’hui pour cause de PC défaillant. Toutes mes excuses…

 
Omen

"Omen" de Soulfly

 

Soulfly … aaaah Soulfly!!! Que de bons souvenirs!! Le concert énorme à Paris en 2005, la séance de décicace qui l’a précédée aux Champs Elysées (mais pourquoi plus personne n’en fait?), mes 1ers moshpits d’adolescentes… toute une époque!!

Mais les choses ont changé sen 5 ans, Max & Iggor Cavalera se sont rabibochés, la Cavalera Conspiracy a fait son apparition en grande pompe en 2008, Incite (groupe du fils de Max, Richie C.) a repris le flambeau du death metal américano-brasileiro depuis la fin (officieuse) de Sepultura et puis surtout, Soulfly a peu à peu laissé son côté reggae/roots pour le son brutal et méchant. J’avoue avoir été sceptique en lisant quelques interviews mais mes craintes se sont vite discipées lors de la sortie du « single » Rise Of The Fallen, en featuring avec Greg Puciato de The Dillinger Escape Plan.

Parce qu’ici à Nessieland, on aime bien le métal et que généralement, on le lui rend bien, j’ai décidé de m’intéresser à Omen, le dernier bijou de Soulfly, sorti chez Roadrunner Records et dispo dans toutes les bonnes crêmeries depuis fin mai… et le moindre qu’on puisse dire, c’est que cet album est radicalement différents des précédents opus.

Et on le ressent dès les premières doubles pédales folles que l’on doit à Bloodbath & Beyond, titre qui a le mérite d’être à la fois très catchy et très efficace. Ce qui nous met déjà dans l’ambiance. Il parait que la qualité d’un album se joue sur les 3 premiers titres et les 2 derniers, j’ai oublié qui a dit ça, mais dans ce cas précis, c’est entièrement vrai. Vous pouvez déduire donc que Rise Of The Fallen (qui est une tuerie) et Great Depression, qui est très thrash métal sont deux belles réussites. Néanmoins, j’ai reconnu dans Great Depression des petites références à la discographie du père Cavalera, serait-ce fortuit?

D’autres titres comme Jeffrey Dahmer, Vulture Culture, Mega Doom ou encore Counter Sabotage marquent le tournant radicalement thrash death pris par le combo de Phoenix, Arizona. Jeffrey Dahmer ou comment Max raconte l’histoire vraie d’un psychopathe cannibale sans tomber dans les clichés (style Cradle Of Filth ou autres groupes de Black Metal, foireux ou non d’ailleurs) alors dit comme ça, ça doit vous faire ni chaud ni froid mais c’est à mon sens une des chansons les plus réussies de l’album avec Off With Their Heads et Soulfly VII, trop rares titres à avoir gardés l’esprit originel de Soulfly à mon goût.

Et puis il y a celles qui m’ont fait « l’effet soufflé », on croit qu’on est tombé sur un dragon et on se rend compte qu’en fait c’était une gerbille!! Comme pour Lethal Injection, qui est de loin la moins réussie de l’album et puis aussi Kingdom. Alors Kingdom, c’est pas que c’est mauvais mais c’est juste que ça ressemble à du sous-Cavalera Conspiracy. Et c’était pas faute d’y avoir fait beaucoup d’efforts pour pas que ça se remarque : la voix de Max y est toujours aussi puissante et Marc Rizzo y fait de très bons riffs, jusque là et en plus, il y a moyen de faire de sacrés moshpits dessus mais au final, on en ressort un peu déçu. Effet soufflé, donc!!

Mais bon, dans l’ensemble, j’ai quand même été agréablement surprise par ce nouvel album de Soulfly et je trouve que ce Omen est une bonne galette et qu’il faut la déguster avec modération…

Note: 7,5/10 (oui, désormais les notes sont sur 10)

  • Sortie: 31 mai 2010 chez Roadrunner // 11 titres (durée; 40′ 38 »)
  • Préférées: Rise Of The Fallen, Jeffrey Dahmer, Off With Their Heads

 

Miss Nessie

Les fresques historiques n’ont pas toujours été très réussies sur grand écran. Et l’histoire nous a souvent prouvé que même les plus grandes épopées pouvaient devenir des séries B ou pire, des bides tellement colossaux que certains acteurs se sont brûlés les ailes rien qu’en y jouant : Vercingétorix, 1515, Vidocq, Marie-Antoinette ou encore Alexandre et ce, parmi d’autres nanars irregardables que j’ai sûrement omis de citer…

House Of Saddam: bienvenue dans une famille presque comme les autres...

En revanche, ça passe nettement mieux sur le petit écran et généralement le succès est au rendez vous: Les Rois Maudits, Napoléon, Rome, Kaamelot (dans un autre registre mais avec autant de succès) ou encore The Tudors et j’en passe. Parce que les faits historiques font souvent part belle avec le drame, le caustique, l’ironie ou alors dans le cas de la série irlando-américaine l’animosité (aussi bien dans le caractère mi-figue mi-raisin de Henry VIII – qui l’était tout autant dans la vraie vie – que dans ses chevauchées royales auprès de généreuses donzelles – et de ce que je sais grâce à mes cours à la fac, c‘était pas que du fictif ces histoires de galipettes en lousedé dans les granges).

Eh bien, amis historiens, fans de séries télé et critiques en tout genre, si vous n’avez jamais entendu parler de House Of Saddam, c’est que ma foi, vous ne regardez pas les bonnes chaînes. Oubliez donc les guéguerres futiles entre les Newman et les Abbott, jetez à la fenêtre toutes les vannes douteuses de Laurent Romejko et abandonnez toute envie de « Diner Presque Parfait ». Cette série britannique, et initiée par BBC Two, raconte avec beaucoup de justesse le destin de la famille d’un général qui deviendra en l’espace de peu de temps, un des hommes les plus puissants au monde et l‘homme fort de l‘Irak pendant plus de 30 ans, Saddam Hussein. Là, déjà ça a l’air plus intéressant non…

Sans tomber dans le sentimentalisme ni dans le genre télénovela colombienne mal doublée, House Of Saddam nous relate la vie de la famille de l’ex-dictateur et depuis son ascension au pouvoir en 1979 après la grave crise du pétrole jusqu’à sa déchéance en 2003 puis sa mort par pendaison en décembre 2006. Bien sur, raconter près de 35 années de pouvoir en 4 épisodes de 52 minutes, ça implique pas mal de choses et aller à l’essentiel pour comprendre un peu mieux qui était le personnage en fait partie, d’où l’intérêt de ne parler de ce qui a vraiment touché les Hussein ainsi que l’Irak en lui-même. Et tout y passe au peigne fin, sa prise du pouvoir militaire, la guerre avec le voisin Iranien de 1979 à 1989 avant de s’attaquer au voisin koweitien en 1991 puis les tensions grandissantes avec l’Occident qui le mèneront à se perte avec la 2nde Guerre du Golfe (qui est encore au jour d’aujourd’hui un bourbier tel que ni américains ni irakiens n’arrivent à s’en sortir, et là, je ne parle que des faits).

Tous ces aspects qui ont fait de Saddam Hussein, celui qui est devenu ont été donc regroupés dans cette série à l’humour cinglant et à la tension dramatique absolue, ce qui en fait, un bijou télévisuel. Celui qui interprète l’ex-dictateur, c’est un inconnu répondant au nom de Yigal Naor. Inconnu ici en France mais très connu dans son Israel natal où il a déjà fait ses preuves en tant qu’acteur de renom. Son épouse, Sajida Khairallah Talfah, est interprétée par Shohreh Aghdashloo, une actrice les plus côtée d’Iran.

Autre fait plus qu’intéressant dans House Of Saddam, hormis les plumes incroyables des scénaristes et des producteurs britanniques Alex Holmes, Stephen Butchard et Sally El Hosaini, ce sont les seconds rôles qui crèvent aussi l’écran et ceux qui l’ont le plus crevés sont français. Eh oui, cocorico donc, car trois personnages importants de la série viennent effectivement de chez nous : Said Taghmaoui qui joue le rôle de Barzan Ibrahim, général irakien et accessoirement demi-frère de Saddam, Said Amadis, qui joue Adnan Khairallah, le cousin et beau-frère de Saddam et aussi Simon Abkarian, l’interprète de Oais, le dernier fidèle de Saddam, personnage torturé dont on s’attache très vite au fil de l’histoire.

Alors le gros hic, c’est que dans une fresque historique, vu que ça parle de faits ayant déjà existés, on connaît la fin. Mais, et c’est là où je trouve que les fresques historiques sont tout bonnement merveilleuses, c’est que le suspense est présent, du début jusqu’à la fin. Tout devient électrique dès la moindre action et/ou parole et dans le cas de personnages à très fort caractère comme le fut Saddam, Henry VIII et même Napoléon, ça rend l’intrigue encore plus alléchante.

Alors comme j’ai vraiment envie que vous y jetiez un œil, je ne vous raconterais pas tout mais cette mini-série est géniale autant dans l’écriture que dans la trame de l’histoire parce que justement, c’est une histoire contemporaine presque banale au fond. Parce que House Of Saddam avant d’être une série sur les heures sombres de l’Irak, c’est avant tout une belle et tragique histoire de famille… et quelle famille!!

Miss Nessie

C’était une des adaptations ciné les plus attendues de l’année 2010, le film « L’Agence Tout Risques » qui fut dans les années 80 la série que tout le monde connaît avec les très charismatiques George Peppard (dans le rôle d’Hannibal Smith) et Mr T. (dans celui de la grosse brute Barracuda).

L'agence Tous Risques

L'agence tous risques, version 2010

Alors la version 2010 reprend la même trame mais nous explique en fait comment la fameuse agence (The « A-Team » dans la version originale) est devenue celle que l’on connaît, celle qui aime que les plans se passent sans accrocs comme le disait si bien le Colonel dans la série, mais elle a été quelque peu remaniée et réadaptée à l’ère moderne. Le synopsis reste malgré tout le même: quatre anciens membres de l’US Army (ils sont vétérans de la Guerre du Golfe là où ils étaient vétérans de la Guerre du Vietnam dans la série) tentent de faire blanchir leur noms auprès des autorités compétentes, qui les suspecte d’avoir commis un crime et pour le coup, ils tenteront le tout pour le tout pour prouver leur innocence…

Alors bien sur, les choses ne sont pas si facile quand on a aussi les fédéraux collés aux basques du Colonel John Smith dit Hannibal (joué par Liam Neeson), du Lieutenant Templeton Peck dit « Futé », du Sergent Bosco A. Baracus le fameux « Barracuda » et du Capitaine H.M. Murdock dit « Looping ».

Bon, il faut aussi le reconnaître, les mecs de l’Agence Tout Risques sont sacrément tarés entre Futé, le beau gosse de service interprété par un Bradley Cooper plus hot dans son bod’ que jamais (surtout lorsque ce dernier parle la langue de Molière, aaaaah je fonds!!), Looping (joué par l’excellent Sharlto Copley, qui ne restera pas inconnu très longtemps) qui est juste « guedin dans sa têteuh » et aussi Barracuda qui s’avère être plus humaniste qu’on le croit, il n’y a de quoi s’inquiéter.

Mais si il y a bien une chose que j’ai retenu de ce film, c’est que cette histoire est un chouia plus crédible que la version télévisée et que les personnages sont aussi plus réalistes…

Donc, bye-bye au caricatural Mr. T, brute épaisse, distributeur de torgnoles taciturne et icône de mode désuète et bonjour à Quinton ‘Rampage’ Jackson, catcheur de son état et acteur à ses heures perdues, qui rend plus humain et plus intéressant le personnage de Barracuda, du bon boulot pour l’apprenti acteur, en tout cas, j’ai plus adhéré à son personnage d’homme en quête de paix intérieure que de celui du fils Smiths dans le remake (quasi létal) pour enfants de Karaté Kid, qui doit sortir début août.

J’ai beau avoir apprécié le film, je reste malgré tout sceptique en ce qui concerne deux personnages. Le 1er c’est celui de l’agent Carissa Sosa, jouée par Jessica Biel. Euh, qu’est ce qu’elle fait ici au juste? Enfin, je veux dire à part jouer les pseudo femmes fatales et rouler des pelles à Bradley Cooper. Encore qu’elle peut rouler des pelles à qui elle veut mais franchement, je m’attendais à un peu mieux de sa part. La deuxième déception vient de Liam Neeson (qui est pourtant un acteur que j’aime beaucoup) mais qui ne parvient pas, hélas, à avoir la même classe que George Peppard, c’est tout juste s’il est capable de tenir le cigare plus de 20 secondes. C’est triste parce que Hannibal a toujours été mon préféré dans la série… mais le reste de l’équipe s’en est malgré tout bien sorti.

Si une troisième déception, il devait y en avoir, ce serait sûrement la fin du film. Alors certes, c’est plus fun et plus rythmé, comme le reste du film d’ailleurs avec une pointe d’humour fine comme je les aime mais une des dernières scènes du film me fait plus penser à un épisode de « Scooby-Doo » qu’à un blockbuster hollywoodien.

Mais bon, tout ceci ne sont que des détails qui n’auront d’importance pour vous qu’après avoir vu le film et encore, ce ne sont pas les trucs qui vous viendront en tête dans l’immédiat. Malgré ces petites imperfections, parce que le film parfait n’existe pas mais que s’il s’en rapprochait, ça serait Wayne’s World *rires*, le film reste malgré tout un excellent divertissement et je vous conseille très vivement d’aller le voir au cinéma parce qu’il se trouve que l’adaptation d’une série au cinéma n’est pas toujours réussie et quand on en voit une, il faut se ruer dans les salles obscures pour le voir.

Note: 8/10

Miss Nessie

C’est en tant que fan de musique alternative que j’ai décidé d’aller faire un tour chez nos voisins belges pour assister à la 22e édition du festival de Dour. Mais je dois aussi reconnaître que j’ai surtout fait le déplacement en ce lendemain de fête Nationale surtout pour revoir mon groupe préféré, Faith No More, pour la 3e et probablement dernière fois.

Dour Festival

22e édition du festival de Dour en Belgique

Confidence pour confidence, la programmation de cette année m’a laissé un peu sur ma faim et en particulier, celle du jeudi, censée être la plus intéressante pour moi. J’ai croisé des groupes durant mes petites escapades dans cette petite ville de Wallonie mais ces derniers ne m’ont pas enthousiasmés des masses, que je m’explique.

Les hipsters de chez Eiffel ont produit un show relativement mièvre et j’en ai conclu qu’on les a sans doute un peu trop vite surestimés. Au bout de trois chansons, je suis partie parce que ça devenait un peu trop chiant pour moi. Un peu comme si je regardais un film de Sofia Coppola, j’attendais une action qui ne viendrait pas. Bah, c’est un peu le même sentiment que j’ai eu avec Eiffel. Et c’était pas mieux avec Wax Tailor (et pourtant j’étais contente de les voir), pourtant le groupe produit des albums plus qu’intéressants mais en live, le soufflé retombe parce qu’on tombe dans une sorte de mécanique: tu jumpes parce qu’il faut jumper, tu secoues ta tête parce qu’il faut le faire, tu bouges ce que tu peux mais la magie n’y est pas. Ou alors, je suis passée complètement à côté, ce qui est possible après tout. Mais bon, je crois que je vais me cantonner aux albums et aux extraits sur MySpace, parce que Wax Tailor, bah c’est quand même sympa comme groupe.

Autre groupe un poil décevant: The Maccabees. Ils sont anglais, plutôt mignons, relativement jeunes, la vingtaine à tout casser et sinon, ils n’ont pas grand-chose, hormis des sonorités indie brit-pop à la Revolver voire les Libertines bifurquant sur du sous-Blur mais sans le fun et la foufoune qui va avec, pour reprendre l’expression plus que douteuse de Dédé Manoukian (oui oui, je sais, ça craint mais j’ai pas trouvé mieux, hélas! Vous excuserez ce manque de tact flagrant de ma part mais bon, mieux vaut être honnête et appeler un chat un chat que de sortir des trucs qui font « péteux de service » mais cela n‘engage que moi). Si la brit-pop de chambre, c’est votre came, vous pouvez toujours y jeter une oreille, sinon réservez-les pour d’autres groupes nettement plus rock’n’roll… ou pour un bon vieux Murderdolls!!

Bon maintenant on va passer aux choses un peu plus positives parce qu’il s’en est quand même passés des bons trucs, malgré une prog’ placé sous le signe de la ‘hype’ trop de hype saoule les mélomanes et pas qu’un peu d’ailleurs et une bande de punks anars qui crachaient et insultaient tous les francophones qui se trouvaient sur le site. Il va falloir bannir ces gens des festivals parce qu’ils sont sacrément casse-burnes à foutre le bordel et à faire chier les gens qui viennent parfois de très loin pour faire la fête, grrrr!! Je les déteste!

Les trucs positifs donc. Oui, enfin j’en ai retenu trois. La 1ère, ce sont les stands entre ceux pour les cosmétiques où on pouvait se faire offrir des échantillons et des séances de maquillage gratos, ceux pour Coca Cola et sa ‘Fontaine du Bonheur’ où on pouvait gagner des chapeaux en participant à des jeux sympas et aussi celui de Jack Daniels où on pouvait gagner des t-shirts et des portes clés en faisant des blind-tests et des trucs comme ça. J’ai pas trop participé faute de temps et d’argent mais bon, de ce que j’ai vu ça avait l’air funnissime! La 2e chose positive de ce festival, c’était l’ambiance. Hormis ces satanés keupons, l’ambiance était au beau fixe, tout comme le temps et c’est clair que les gens sont venus à Dour pour s’amuser. Sourires et bronzages en vue, que demander de plus!! Et la 3e chose positive de ce festival, c’est ce jeune combo américain, orginaire de Virginie mais désormais basé à Savannah, Géorgie et qui s’appelle Baroness. Alors il va vraiment falloir que je m’appesantisse parce que c’est juste une pure merveille!!

J’ai connu Baroness, il y a 2 ans et la première chose qu’on m’ait dite sur eux, c’est que c’est un bon mix entre Mastodon et Don Caballero. Ils ont vu juste parce que ces deux groupes ont infanté mes années lycées, alors il était plus que naturel qu’ils m’accompagnent dans mes (més)aventures à la fac d’Anglais de l’UPEC. Alors, j’arrive dans un grand chapiteau baptisé « La Petite Maison Dans La Prairie » après m’être procurée un t-shirt ‘Happy Birthday Fucker!’ (le t-shirt officiel de la tournée européenne 2010 de FNM) et l’épisode de ces abrutis de punks et je m’aperçois que ô joie, ô bonheur retrouvé il y a une floppée de fans de Faith No More dans le chapiteau. J’en profite pour saluer certains et pour me placer suffisamment bien pour pouvoir faire des bonnes photos lors du show des états-uniens. Comme un poisson dans l’eau… enfin haha dans la bière.

Ce qui m’a pas mal amusée, c’est que les roadies ont été applaudis par le public. Preuve qu’ils font un super boulot et que le metalleux n’oublie jamais le roadie et ça, c’est cool! 19 heures passées de 13 ou 14 minutes, je ne sais plus, les quatre membres de Baroness débarquent sur scène et dès le début, ils envoient du lourd, du très lourd avec O’ Appalachia, je crois. Ils défendent parfaitement bien leur deux efforts (Red Record, sorti en 2007 et Blue Record, sorti en 2009). On a eu droit a de beaux moments de complicités entre le quatuor, notamment par les 2 chanteurs-gratteux John Baizley et Brian Blickle.

Un de mes moments préférés, c’est quand ils ont enchaînés The Birthing, Isaac et Wanderlust. Mes trois préférées!!! Alors une fois n’est pas coutume, je n’ai pas moshé. Non, pas de moshpits pour la Gonzo Dudette mais un sacré trip mi-sludge mi-stoner mais vraiment excellent. La dernière fois que j’ai autant trippé, c’était au concert de 65daysofstatic en avril dernier. Le groupe a reçu un excellent accueil à Dour et ils en avaient l’air ravis. J’espère les revoir très très vite à Paris dans le courant de l’année, vu que j’ai pleuré lorsque je les ai raté à Paris en janvier, voire en 2011.

Après ça, je pars rejoindre mes Aussie gals pour nous rendre sur place au concert de Faith No More. Pour moi, c’était ma 3e fois après la jolie claque que fut Rock en Seine et le show tonitruant qu’était celui du Sonisphere à Madrid, il y a 10 jours. Pile poil pour la fin du show timidou des Maccabees. Alors on s’installe et on discute de la playlist, tout en taillant un bout de gras avec quelques fans venus de Franche Comté et du Nord – Pas de Calais pour applaudir la bande à Patton. Pas de potes de la FNM French Community en vue mais bon…

On nous avait dit avant le concert que cette date belge réserverait quelques surprises, ma foi, nous avons été servis car ils ont débutés avec Midnight Cowboy joué en intro. Ça a l’air un peu timide vu comme ça, mais le public a super bien réagi. Preuve que c’est très efficace. Mais bon, un concert de FNM sans pogos, ça ne serait pas un concert de FNM et les pogos sont venus de From Out Of Nowhere, une fois de plus repris par une foule de fans (dont une grosse majorité de trentenaires et bizarrement plus qu’à Madrid et à Paris l’an dernier). Je me retrouve un peu écrabouillée lorsque Mike Patton fait péter le mégaphone mais bon, j’ai pu prendre des supers photos, c’est déjà ça ^^

Idem lors de Land Of Sunshine où Mikey fait à nouveau son taré et où la foule ne tient plus en place. Gros headbangs en perspective et un darwa pas possible avec Caffeine. Entendre des flamands, wallons, luxembourgeois, néerlandais, français et tellement plus encore s’égosiller « Almost. Sweet Talk. Caffeeeeeeeine! », c’est un bonheur indescriptible. C’est juste incroyable!! La tension redescend un peu avec Evidence, chantée en anglais avec un petit bout en espagnol et comme je suis une élève studieuse, j’ai bien retenu les paroles espagnoles lors de mon séjour à Madrid alors j’ai pu la chanter tranquillou et faire claquer mes doigts au moment opportun auprès des Aussies et du couple de FNMers de Besançon qui m’a bien fait rire!!

Re-darwa pendant Surprise You’re Dead! Ça part en cacahouète avec une foule excitée et un combo qui l’était autant (parce que tandis que Patton se déchaînait sur scène, on a aussi eu droit à quelques distractions de la part de Roddy Bottum et de Puff Bordin). Et en parlant de surprises, on a eu droit à une nouvelle interprétation de Chinese Arithmetics. Fini le « Fuck You » des débuts piqués à Lily Allen et bye-bye au plus que mythique « Poker Face » de Lady GaGa et place à Boom Boom Pow des Black Eyed Peas en intro. Je voudrais pas charrier mais Patton s’avère très crédible en Fergie. Mais blague à part, cette version était tout aussi réussie. Puis vient mon moment préféré: Last Cup Of Sorrow. Ma chanson préférée en live parce que c’est la chanson qui me met dans tous mes états et qui a un son de basse à se lécher les babines. Je suis une fan de la basse de Billy Gould et en particulier lorsque LCOS est jouée en live parce que les sonorités y sont encore meilleures, moi j’adore! Vous imaginez alors ma joie lorsqu’elle fut jouée. Bons délires et quelques headbangs de rigueur.

Cuckoo For Caca. Généralement, c’est à ce moment-là que les choses empirent parce que TOUT LE MONDE se déchaîne sur cette chanson. Aussi bien les fans que le groupe, même Jon Hudson qui est remarquable dans sa discrétion nous livre de sacrés bons riffs. Et puis, la batterie folle de M. Bordin aussi d’ailleurs. Moment de communion avec les fans lors de la ballade/reprise Easy. Tout le monde lève les mains en l’air, quelques cornes ont été faites, pas de briquets mais une belle symbiose et Dour qui chante en chœur le refrain et même le solo de guitare. J’ai vu des mecs se ridiculiser en le faisant mais ça avait le mérite d’être très fun.

Symbiose en mode off et place aux riffs cinglants de Ashes To Ashes. Entre le trip et le mosh, mon cœur a balancé longtemps avant d’opter pour le trip mais bon, l’audience semblait avoir fait de même et ça, c’est beau. Quelques clichés de fait et hop, back to the party et place à ze moment du concert, à savoir Midlife Crisis. Alors non je ne ferais pas de jeux de mots douteux entre l’âge moyen de l’assistance et les paroles de la chansons parce que vu comment ça jumpait, hurlait et headbanguait, j’avais plus l’impression de me retrouver avec des kids qu’avec des pères et mères de famille. Ce qui est rassurant en soi, c’est d’ailleurs un mec à Rock en Seine qui avait dit que lors de Midlife; tout le monde dans la fosse avait 15 ans d’âge mental. Et pour l’avoir fait trois fois, je peux vous dire que c’est complètement véridique. Preuve que l’âge, c’est juste un nombre et que s’en soucier est débile. Un moment plutôt sympa lors du break dans Midlife Crisis, c’est que Sir Duke de Stevie Wonder a été rejouée en gimmick mais en mode down-tempo, groovy me dites-vous, oh que oui!!

Une chanson que Mike Patton a dédié « à toutes les mères » et celle que j’ai le plus redouté car c’est justement une des préférées de ma môman, Ben. Cette chanson qui fut interprété par le défunt Michael Jackson a été jouée devant une scène qui a joué le jeu. Mes Aussie gals étaient au courant que je n’appréciais pas Ben à cause de ma mère et m’ont consolée en me souhaitant bien du courage. Au final, j’en ai ri de cette situation mais aussi parce que les chœurs (Gould, Bottum et Hudson) avaient l’air de saturer de Ben, après ça reste mon impression, ça fait peut-être partie du truc et ça me faisait penser à une mauvaise blague ou à un pari perdu. Mais bon, l’important c’est qu’ils l’aient jouée et que j’ai quand même pas mal ri durant la chanson. Ouf, le semi calvaire terminé, les FNM enchaîne avec un Gentle Art Of Making Enemies des plus monstrueux. Une belle bouillasse de riffs, de shreds et de son sempiternel mais néanmoins génial même deux semaines après le V-DAY 21 « Happy Birthday Fucker!! ». Simple, efficace et direct. Tout ce que j’aime!!

Dernières chansons avant le rappel: King For A Day qui a vu Dour s’enflammer comme jamais (en tout cas, aucun autre groupe à mon avis n’a pas leur donner le même effet que nos San Franciscains préférés) et vu des effets musicaux impressionnants (merci Roddy et Mike pour les jolis bidouillages, j’ai beaucoup apprécié) ; puis Epic qui a rendu The Last Arena (scène où jouaient FNM) hystériques, tellement hystéro que je me suis refaite écrabouillée le plexus à cause des mecs qui clamaient au dessus de la foule, mais il a survécu ne vous en faites pas 😉 et puis un finish assez cocasse sur Just A Man où le crooner tente de faire chanter un enfant qui a eu peur de lui. Il s’en ai un peu moqué lors du rappel « C’est pas juste, pourquoi les enfants ne m’aiment pas! Je croyais qu’on ne trouverait mignon et gentil, mais non, ce sale gosse a eu peur de moi!! », la triste réalité vue par Mike Patton, perso j’ai trouvé ça drôle.

Cinq minutes plus tard, ils reviennent pour le rappel et je m’étais préparée psychologiquement aux Charriots de Feu accompagnée de Stripsearch mais au final, c’est A Small Victory qui a été jouée. C’était pas prévu mais c’est excellentissime. Jumps, moshpits et époumonnements ont été de sortie, j’étais plus que ravie de les voir le jouer sur scène, d’autant plus que c’était la 1ère fois. Puis un autre finish de toute beauté avec Be Agressive. Et tout le monde qui accompagnait Roddy en chantant « BE- AGGRESSIVE, B-E AGRESSIVE, B-E A-GG-R-E-SS-I-V-E! ». Et à la toute fin de la chanson: « Belgium, you win! » de la part de Mike Patton. Lui et ses acolytes nous remercie d’être venus en nombre et nous disent au revoir. Après la fin de ce show, je me suis d’abord dite: « Hey, mais où est passée Stripsearch! » et puis ensuite, il a fallu que je me rende à l’évidence, je ne les reverrais plus avant un moment et rien que d’y repenser, trois jours après les faits, ça me déprime encore plus. Ouaip je suis bien partie pour une dépression post-gig et ça sera plus sévère qu’à Rock en Seine

Il est 23h30 passées et l’assemblée venue très nombreuse pour Faith No More s’en va et nous avec. Je fais le trajet jusqu’à Mons, puis dis au revoir à mes Aussie gals en leur souhaitant un bon retour à Sydney et puis, je me rendors péniblement en repensant à cette soirée et à la fin de mes belles aventures faithnomoresques. Prochain live-report, dans 1 mois et demi lors du Rock en Seine édition 2010.

Miss Nessie

Ps: Gros remerciements aux Aussie gals, au couple de FNMers qui m’ont fait beaucoup rire et le reste de l‘assemblée pour l‘ambiance festive qui régnait au Last Arena, aux mecs de Baroness pour avoir fait un super show ainsi que les roadies, à mon Froggy Fucker préféré qui se reconnaîtra, aux gens sympas rencontrés à Mons, à l’ensemble du groupe Faith No More, à tous mes potes des communautés chiliennes et françaises de FNM ainsi qu’à la Stubb Family et au blog faithnomore2.0 et puis, je crois que c’est tout.

Ce Sonisphere 2010 en Espagne a été exceptionnel tant dans sa programmation que dans son déroulement et j’ai fait partie des chanceuses qui ont fait ce voyage incroyable pour faire la fête avec tous les metalheads d’Espagne et d’Europe ainsi que des groupes comme Soufly, Slayer, Rammstein, Messhugah, Deftones, Faith No More et plein d‘autres encore. Retour sur mes 3 jours et demie de folie au festival et dans cette ville folle qui s’appelle Madrid…

Sonisphere

Day 3 – Samedi

C’est dans les nuages et les souvenirs de la veille que je me lève en cette veille de finale de Coupe du Monde. Après quelques appels, ravitaillements en tout genre et photos en compagnie de Don Quichotte et son fidèle Sancho Panza, moi et mon bocadillo au fromage me rends vers 15.30 à nouveau à Getafe pour cette 2e journée du Sonisphere (et déjà la dernière, ce qui veut aussi dire que mon voyage prendra bientôt fin) et le 1er concert auquel j’assiste, c’est celui d’un groupe français que je ne connaissais que de nom: Headcharger.

On dit que la 1ère impression est la bonne et il faut dire qu’ils m’ont très vite impressionnée. Un son puissant avec une excellente rythmique et un chanteur au capital sympathie non négligeable, ce concert de Headcharger m’a beaucoup plu. Ils ont vraiment assurés et ont bien assurés la promo de leur dernier album « The End Starts Here » et il est clair qu’il va falloir que je vous en parle plus en détail dans les semaines qui viennent parce que ce groupe en vaut vraiment la peine. Pour les qualifier, je dirais que la direction musicale de Headcharger ressemble à du « on a commencé là où des groupes commes Walls of Jericho et Converge se sont arrêtés ». En tout cas, c’est du lourd et du bon et j’ai hâte de voir ce que ce groupe donne dans une salle parisienne dans les prochains mois à venir. Groupe à suivre donc.

C’est après une bonne heure de concert que je rejoins au camping mon amie espagnole. Sur le chemin, je discute avec des metalleros espagnols dont une qui parlait très bien le français. Super sympas et belles photos prises avec eux. Elle m’a même prêter son téléphone pour que je demande à mon amie de me rejoindre. Elle avait étudier dans un lycée français et étudié à Marmande, et elle était ravie de me savoir originaire de Paris, ville qu’elle avait visité il y a des années mais qu’elle a adoré. Bons souvenirs avec les metalleros. Sinon, je me dirige vers le camping dans la chaleur insoutenable de Getafe, il fait 38 putain de degrés et pas une once d’air dans le ciel. Sans compter que la petite bouteille d’eau coûte 2 euros sur place… quelle poisse!!! Mais bon, au final on s’est retrouvées avec mon amie et on a pu discuter de trucs de filles (elle a 22 ans et je viens d’en avoir 21, alors les points communs, c’est pas ce qui manque) et on a une fois de plus digressées sur Incubus et Brandon Boyd, ce qui nous a fait raté les 15 premières minutes du concert de Deftones. Raaaaah, vilain Brandon!!! Et du coup, on était plutôt loin de la scène. Mais on a quand même bien profiter du concert et puis Chino Moreno nous a ressorti les classiques (Be Quiet and Drive, My Own Private Summer, Back To School, Feticeira, Bored…) et les nouveautés tirées de leur dernier album (que perso, j’ai pas trop aimé, bien que la qualité y est) « Diamond Eyes » (Diamond Eyes et Rocket Skate, qui ont eu un super accueil auprès des metalleros) et lorsque le concert se finit, mon amie part rejoindre ses potes italiens tandis que je partais pour aller voir Soulfly.

Woohooo! Quel joie de revoir Max Cavalera après le show monstrueux qu’ils ont fait il y a 5 ans à l’Elysée-Montmartre. Mais je dois reconnaître qu’un concert de Soufly, ça comporte quatre composantes très spécifique:

  1. Primo, ça doit grouiller des gros chevelus qui grunte toutes les 3 minutes.
  2. Deuxio, tu dois savoir moshpitter au bon moment si tu ne veux pas te recevoir un pain et headline au bon moment si tu ne veux pas qu’on te prenne pour un émo padawan qui fait genre c’est un metalhead alors qu’en fait, il adore My Chemical Bromance et Billy Talentless.
  3. Tertio, il faut être de taille à supporter un tel darwa parce qu’un concert de Soulfly, même pour des kids comme moi, c’est jamais sans conséquences.
  4. Et pour finir, dans un concert de Soulfly, le rythme est le suivant: Chanson – Grunt – Mosh. Chanson – Grunt – Mosh. Chanson – Grunt – Mosh. Et c’est comme ça pendant 1h30.

Mais qu‘importe parce que le fort sympathique Max Cavalera est arrivé avec sa guitare customisée aux couleurs du Brésil et nous a servi comme entrée un Bonfire magistral. Et tout le monde connaissait déjà les paroles. La magie des festivals de métal. Ensuite lorsque Prophecy a retenti tout le festival a hurlé, et je dis bien hurlé, les paroles tout en headbangant et en s’éclatant. Moi, je me suis bien amusée. Puis vint Primitive. Même mécanique et même fun. Max Cavalera y est juste impeccable dans son role de chauffeur de salle. Et puis un classique dans la discographie du père Max, Refuse / Resist, de Sepultura (enfin, quand Sepultura était encore écoutable, c’est-à-dire jusqu’en 1996) et là, la scène est devenue juste folle. Puis vint un autre titre de son nouvel album, Omen (dont la chronique arrivera enfin ce vendredi dans Nessieland), qui ouvre d’ailleurs l’album Bloodbath & Beyond. Enoooooorme solo de guitare. Certes, le côté rasta groove metal n’y est plus mais bon, d’un autre côté, j’ai pas à me plaindre. C’est quand même du très bon son. Et la belle surprise venue des hommes de Max, c’est cette interlude de Walk de Pantera (je portais un t-shirt de Down, l’autre groupe de Phil Anselmo, ex-chanteur de Pantera). J’ai trouvé ça vraiment cool. Mais il y a eu comme qui dirait un gros souci.

Ce concert, bien qu’il fut vraiment mortel, eh bien je n’y suis pas restée longtemps parce que je suis tombée sur des trucs qui m’ont choquée et pas dans le bon sens du terme. Je suis tombée sur des mecs bourrés en train de pousser et de cracher sur quiconque était sur son chemin, un autre en train de se faire un shoot de cocaïne ou d’héroïne ou de je ne sais quelle merde que je ne prendrais jamais de ma chienne de vie et ça, c’était quand ce petit con de skinhead de mes deux n’était pas là à faire ses conneries de saluts nazi et me regardant bizarrement. Quoi? Qu’est ce que tu me veux? C’est quoi ton problème? T’as jamais vu une metalhead noire, connard!!! A ce moment-là, je me suis dit que c’était trop et que Max me pardonnera mais que je ne pouvais pas rester en compagnie de personnes pareilles. Non, je ne suis pas en train de m’embourgeoiser, je tiens juste à vivre centenaire et à rentrer sur Paris en un morceau, c‘est vrai quoi, merde…

Je me suis dit qu’il était tant de rejoindre mes potes pour aller voir Alice In Chains et puis vu, que ça serait ma 3e fois et la 1ère pour mon amie, je me suis dit qu’il fallait que je lui dise comment se passe un concert de AIC. Je lui surtout promis que ce concert sera inoubliable parce que c’est le genre de groupe qui donne tout ce qu’ils ont sur scène. Eh ben, elle a pas été surprise par qu’à 21.35 ils sont arrivés et ont joués d’emblée Them Bones. Bien sur, tout le monde chantait en chœur et connaissait les paroles par cœur. J’en ai même surpris d’un quand je leur ai dit que je les ai déjà vu 2 fois à Paris (en juin 2006 et en décembre 2009) et que j’étais une grosse fan de la bande de Seattle. Vous n’avez pas idée d’à quel point c’est génial d’être à 2,50 mètres de Jerry Cantrell, qui a 43 ans mais qui ne les fait pas du tout. C’est énorme. Mon amie Thay et moi étions bras dessus bras dessous à chanter les chansons du groupe. Tandis qu’elle prenait des photos et moi aussi d’ailleurs. Mes photos étaient meilleures que celles de FNM la veille. Elle a même pu prendre des vidéos dont une assez drôle où Jerry semble faire l’amour avec sa guitare sur la 3e chanson Rain When I Die. C’est bizarre dit comme ça, mais tant qu’on a pas vu ça, on ne peut pas savoir.

Et William DuVall dans l’histoire? Il était bel et bien là, chantant et faisant participer le public. Ce mec est juste incroyable et c’est aussi un des frontman les plus sympathiques sur scène qui existent. Sans déconner. Il est là et il te donne tout.  Ce mec est une perle. Et en plus, il met pas mal l’ambiance que ce soit sur les classiques du groupe comme Dam That River, Again, Ain’t It Like That (ma préférée en live pour les breaks et la session rythmique de malade) ou encore Die Young que sur les nouveaux titres comme Check My Brain, A Looking In View ou encore cette chanson que j’adore et qui s’appelle Acid Bubble. C’est à ce moment là que William nous explique qu’ils sont ravis d’être ici; en Espagne et plus particulièrement au Sonisphere pour fêter la dernière date de leur tournée européenne (avant la grosse tournée US intubée BlackDiamondSkye avec Deftones et Mastodon et qui est en fait un jeu de mots avec les derniers albums de ces groupes Black Gives Way To Blue pour AIC, Diamond Eyes pour les p‘tits gars de Sacramento et Crack The Skye pour Mastodon). Une fois de plus la session rythmique composée du très grand batteur Sean Kinney et du plutôt petit bassiste Mike Inez (c’est un peu comme Laurel & Hardy version GrungeTown) a été efficace, impeccable et puis il faut dire qu’on s’est déjà pas mal battus pour les médiateurs de Inez et les baguettes de Kinney, surtout les baguettes.

Mais le grand moment de ce concert, c’est Rooster. Une chanson qui ne laisse personne, je dis bien personne, indifférent. Sinon, c’est que vos goûts musicaux sont plus que déplorables (pire que ce qu’on m’attribue sur Twitter) et là, je vous plains. Et pas qu’un peu. Cette chanson est plus que magnifique et que lorsque vous voyez tout le monde lever des mains et reprendre en chœur les paroles poignante de cette chanson qui parle des stigmates de la guerre (Jerry Cantrell l’a écrite grâce aux souvenirs de son père, Jerry Cantrell Sr.,vétéran du Vietnam) et puis, elle m’a toujours donnée des frissons cette chanson. Depuis mes 12 ans. Mais il fallait se rendre à l’évidence. C’était déjà fini et ils ont reçu après 1h20 de concert une standing ovation des plus méritées. J’ai hâte de les revoir Alice In Chains, en 2011 peut-être.

On fait l’impasse sur le concert de Megadeth pour aller se chercher à boire (parce que se faire un gig alors qu’on crève de chaleur, ça mérite un petit rafraîchissement) et se préparer psychologiquement pour aller voir Rammstein. Et il y a de quoi. 20 minutes après être cherchés des cocas, les places de devant étaient déjà prises d’assaut par les fans des teutons. Alors on attend gentiment, on rigole et on parle déjà de nos meilleurs souvenirs du festival. J’apprends quelques mots d’italiens et d’espagnol et je leur apprends des petits mots en français et des gros mots aussi. « On se croirait dans une réunion Erasmus » plaisanta mon amie espagnole. On a beaucoup ri mais elle avait raison.

Le groupe est annoncé pour 00h10 et bien sur, c’était un des groupes à avoir absolument pour ce festival. Alors quand ils firent leur apparition sur Rammlied, c’est sous un tonnerre d’applaudissements  et une explosion de riffs et de feux d’artifice que le groupe commença son concert. Comme un 14 juillet mais avec quelques jours d’avance en sorte. Les allemands ont une nouvelle fois sorti l’artillerie lourde, les grosse guitares, les déguisements délurés de Till Lindemann et aussi les petits sketchs sympas de Till et son claviériste doux dingue Flake (de son vrai nom Christian Lorenz). C’est un show on ne peut plus explosifs où là encore les chansons qui ont eu le plus de succès sont celles que tout le monde connaît (Kleine Lust, Feuer Frei, Stripped, Benzin, Links 2-3-4, Du Hast ou encore Ich Will). Je pensais qu’ils joueraient Amerika mais bon, on a eu Sonne à la place (j’adore cette chanson et le clip est tout aussi chouette) et c’est pas plus mal et cela, sans oublier de faire un peu de promo et d’interpréter les chansons du nouveau Rammstein sorti en fin d’année dernière Liebe Ist Für Alle Da comme Rammlied, Frühling In Paris ou encore l’incroyablement bébête Pussy avec sa ritournelle hyper sexuelle (qui ne choquerait que ma filleule de 9 ans et pourtant elle regarde Dilemme et Secret Story) et son humour potache limite misogyne mais aussi assez drôle. Voilà ce que c’est que d’avoir grandi en regardant Jackass… Sad but true!!

Un truc sympa qui est arrivé pendant Pussy, c’est que Till Lindemann a sorti un gros canon qui devait lui servir de…euh… comment je pourrais l’appeler sans paraître grossière ou inculte… on va l’appeler sa « verge ». Donc je disais, il nous sort le canon qui lui sert de verge et une floppée de mousse surgit de nulle part et asperge les premiers rangs. Je crois qu’il est inutile de vous dire quel en était la signification car même ma filleule aurait compris. Tout ça pour dire que faire ça avec tant de fun est sous des feux d’artifice incroyables ne pouvait que provoquer l’admiration, la joie ou encore la surprise de la part des fans. En tout cas, il y en avait pas un seul metallero qui s’est plaint. Du bon travail.

On part brièvement pour aller voir Messhuggah mais comme je devais partir le lendemain, nous ne sommes pas restés longtemps. 5 ou 6 chansons tout au plus mais le peu que j’ai vu m’a beaucoup plu. Un bon show puissant et fort sympa. Il est dans les coups de 2.30 quand ma bande et moi sommes partis;, nous avons pris la pause ensemble, acheté un t-shirt souvenir et puis, ça a surtout été fun de voir qu’il y avait quelques français dans le coin.

Il était temps de nous quitter et puis j’étais un peu triste parce que ce festival ainsi que tous les gens que j’ai connus allait tous me manquer. J’ai serré mon amie espagnole dans les bras et j’ai dis aux italiens qu’ils étaient les ritals que je préférais le plus au monde. On s’est quittés joyeusement et j’ai rencontré des metalleux français avec qui j’ai pris le car jusqu’à mon hôtel. Il est 4 heures du matin et j’entamais ma dernière journée à Madrid en dormant bien paisiblement dans ma chambre.

Day 4 – Dimanche

Je quitte mon hôtel et me prends vite fait à manger dans le coin avant de quitter Madrid pour l’aéroport. Mon avion devait partir pour 16.45 pour Paris-Beauvais et les mauvaises surprises se sont enchaînés. Seule bonne surprise à mon retour (parce qu’on a paumé des souvenirs que j’avais acheté pour ma famille et mes clopes), c’est que la 1ère chose que je vois en rentrant chez moi, c’est le bus salvateur d’Iniesta. L’Espagne est devenue championne du monde et moi, j’étais ravie d’être rentrée à la maison.

La morale de l’histoire: punaise, vivement l’année prochaine!!!

Miss Nessie

PS: je tiens à remercier tous les gens qui ont fait de ce trip un voyage d’enfer, tous les groupes que j’ai vu ce weekend-là et en particulier Faith No More ainsi que mes Aussie gals, mon amie espagnole et ses potos d’Italie, mon pote de gig que j’appelle affectueusement Sugardaddy aka le « froggy mofo » et puis aussi remercier le personnel de Ryanair qui ont gâché mon retour en France.

PPS: Je dédie ce post à Paul le Poulpe qui nous a tragiquement quitté lundi après 3 belles années auprès de la Mannschaft. RIP Octopus !!

Ce Sonisphere 2010 en Espagne a été exceptionnel tant dans sa programmation que dans son déroulement et j’ai fait partie des chanceuses qui ont fait ce voyage incroyable pour faire la fête avec tous les metalheads d’Espagne et d’Europe ainsi que des groupes comme Soufly, Slayer, Rammstein, Messhugah, Deftones, Faith No More et plein d‘autres encore. Retour sur mes 3 jours et demie de folie au festival et dans cette ville folle qui s’appelle Madrid…

Day 1 – Jeudi

J’ai pris la 1ère fois l’avion de ma vie en ce jeudi 8 juillet 2010 à Roissy et je reconnais avoir eu la trouille de ma vie. Encore plus que dans le bus de nuit qui m’a ramené jusqu’à la gare du Nord, il était 4.20 du matin, l’heure des sorties de boites, des comas éthyliques et des esprits bien trop échauffés. Paris by Night, une expérience que je ne referai pas de sitôt. Il y 6 heures à CDG et je suis la dernière à embarquer sur le vol pour Madrid qui devait partir dans 45 minutes mais plus de peur que de mal, j’ai pu enregistrer mes bagages et attendre gentiment d’être dans l’avion.

Aaaaah l’avion, quand on a jamais pris les voies aériennes comme moi, on est dans l’expectative mais dans mon cas, j’étais surtout… morte de trouille. Bien que j’ai dormi les ¾ du vol et me suis réveillée à temps pour atterrir à Madrid-Barajas dans les coups de 9 heures du matin. Aéroport gigantesque où il est très facile de se perdre, et encore plus quand on ne maîtrise pas la langue de Cervantès. Too bad. Et lorsque j’arrive à trouver le métro, je me rends dans une auberge de jeunesse qui se situe dans le quartier de Plaza de España (après m’être perdue dans un boui-boui mal famé et sentant les poubelles) où j’ai pu me dégoter une chambre simple et sympa. Seul hic, j’étais au 7ème étage et j’avais une vue imprenable sur les cagibis et l’arrière cour d’une église évangélique.

Après m’être installée, je suis partie visiter un peu le quartier pour me repérer et pour me dégoter un cybercafé (là-bas, ça s’appelle un « locutorio ») où j’ai pu checker mes mails et prévenir le monde entier que je suis bien arrivée à Madrid et qu’il pleut. Purée, je pars en Espagne et il pleut!! La poisse… Autre poisse, la nourriture. Si on excepte les délicieux bocadillos (jambon serrano ou fromage local, quand ce n’est pas les deux) et les glaces à l’eau (helados), la nourriture est SUPER CHER!!! Les Burger King à Madrid sont hors de prix et pas terribles, les Mc Do idem et je préfère ne pas vous parler des KFC. Donc, j’ai mangé que des bocadillos pendant pratiquement 3 jours. Mais ça valait le coup!!! Ñam Ñam!!

Sinon, j’ai pu faire un peu de tourisme, visité le fameux musée du Prado que j’ai adoré, passée en trombe au parc à côté de la gare d’Atocha et qui était sympa pour manger une bonne glace, je suis même partie voir le fameux stade Santiago Bernabeú et pour une fan de football comme moi, c’est juste super et aussi à la Puerta del Sol et à la Plaza Mayor (la grande place de Madrid où se trouve la mairie, un peu comme celle que l’on a à Paris). Mais je dois avouer que partir seule dans une ville inconnue, ça peut faire peur. Si bien que j’ai éclaté en larmes lorsque j’ai parlé à mes parents au téléphone… que voulez-vous, avant d’être une Gonzo Dudette, je suis la fifille à sa môman. Mais contrairement aux autres, je l’assume!! 23.20, je file au dodo, car le lendemain sera une journée riche en surprises.

Day 2 – Vendredi 

J’ai super bien dormi malgré la chaleur et ma famille qui me manquait. Malgré cela, le réveil s’est fait en douceur. Et même si mon espagnol n’est opérationnel, je réussis à communiquer petit à petit avec les espagnols. Il est 11 heures passées de 15 minutes quand j’ai retrouvée mes amies australiennes, Nina et Becca, originaires de Sydney pour suivre la tournée européenne de Faith No More, pour aller déjeuner à la Plaza Mayor. J’ai pris une part de tortilla et de l’eau très fraîche parce que le soleil cogne fort. On est en période de canicule en ce moment sur la péninsule ibérique. Mais malgré cela, j’arrive tout de même à bien rigoler avec elle et on se donne rendez vous au festival. Je pars me reposer un peu dans ma chambre d’hôtel et hop, direction Getafe pour aller au Sonisphere.

1ère impression: les transports madrilènes sont hyper efficace et plus réguliers que notre chère RATP et la gare d’Atocha est magnifique. Impressionnant, surtout compte tenu des circonstances… 40 minutes en métro et en train Renfe (équivalent espagnol de la SNCF) et me voilà à Getafe, prête à faire la fête avec les metalleros et aussi mon autre amie, elle est espagnole, Thay, venue des Canaries pour assister au festival et ses amis italiens, venus de Bologne. J’étais ravie d’y être, même la queue pour obtenir son bracelet pour les 2 jours. J’y ai croisé beaucoup de monde dont un irlandais qui a reconnu mon accent typiquement parisien et avec qui j’ai sympathisé durant la queue. Oui, le metalleux aime saluer ses consoeurs surtout quand elles sont françaises.

20 minutes plus tard, je rejoins mon amie au camping et on papote tranquillou de FNM, dAlice In Chains et de tous les autres groupes qu’on a envie d’aller voir. On a beaucoup ri. 20 heures et le début des festivités pour nous avant de se séparer, ça m‘avait fait un peu de peine mais bon… Les Aussies et moi avions retrouvés un de mes potes de concerts préférés qui avait aussi fait le déplacement de Paris jusqu’ici pour voir Faith No More. Qu’à cela ne tienne, on dîne ensemble et on a aussi beaucoup ri (les t-shirts spéciaux de mon pote aussi d’ailleurs, vous devriez voir ça, sa collec’ est fendart).

C’est presque l’heure du concert de Slayer lorsqu’on s’installe avec les filles pour regarder le show, mais je trépignais tellement d’impatience que je suis partie pour aller dans la fosse et là, c’était juste infernal!! Mais dans le bon sens du terme, brutal, ouf, sale et bien méchant, ce set espagnol a largement compensé le concert annulé de l’avant-veille à Paris. Tom Araya, bassiste du groupe, avait vraiment l’air cool. Jeff Henneman et Kerry King, l’immense bébé Kerry King si je puis dire, ont été des sacrés bouchers. Mon seul regret était de ne pas avoir vu Dave Lombardo, le batteur et l’un des meilleurs en ce bas monde pour être complètement honnêtes. J’avoue que je n’étais pas une grande fan de Slayer, surtout à cause de certaines paroles, mais au délà de tout ça, Slayer en live, c’est du bourrin comme on l’aime et j‘ai changé d‘avis sur eux. Les classiques tout comme les nouveautés ont été jouées (Raining Blood, War Ensemble, Cult, Seasons in the Abyss, South Of Heaven, Disciple, Hell Awaits…) mais le moment que j’ai le plus aimé, hormis le fait que j’ai pu voir Mike Patton à 4 mètres de moi en train d’apprécier le show, c’est le final avec ma chanson préférée du groupe, Angel Of Death, j’ai bien moshé comme il se doit, c’est-à-dire comme une possédée et le pire c’est que j’en redemandais. Sur que le prochain concert parisien de Slayer sera avec moi dans la fosse à jumper et crier « Hell Yeah! » à la fin de chaque morceau hahahahahah, parole de Gonzo Dudette!!! Un concert de folie et amplement réussi. Mention spéciales aux metalleros espagnols qui sont juste des grands malades dans leurs têtes, j’ai jamais vu des mecs aussi tarés dans une fosse. Qu’est ce que j’avais l’air ridicule comparés à eux!! Autre fait marquant, les filles et moi, avons vu mon pote de concert sur les côtés de la scène et le 1ère mot qui m’est venu en tête c’est « l’enflure ». Je l’ai détesté un petit quart de seconde. Maintenant, il se saura hahahah!

Aux alentours de minuit, je retrouve mon amie espagnole et un de ses potes, Francesco, devant la scène pour voir Faith No More. Et que dire? On était tellement impatiente d’y être. Bien qu’on les ait vu toutes les deux l’an dernier (elle à Milan et moi à Paris), on voulait le revivre une deuxième fois. Lorsque les 1ères notes de Reunited ont retenti, j’ai sautillé de joie, je me suis dit « ça y est, c’est reparti pour un tour woohoo » et là, toutes les frustrations que j’ai eu durant le voyage, Paris qui me manquait, les petites incompréhensions et autres pépins sans aucune relation avec Madrid se sont envolées aussi vite que la musique. Gros frissons à l’arrivée complète du groupe et me voilà à chanter à tue-tête les paroles. Et puis Mike Patton qui fait le guedin, comme d’habitude j’ai envie de dire, et qui parle en espagnol, c’est excellent!! Et je ne dis pas ça parce que je suis une une fan, ni même parce que je suis une fille…

Blague à part, lorsque retentit From Out Of Nowhere, c’est un tonnerre d’applaudissements et de jump qui parcourt la Scène 1 du Sonisphere, un truc de ouf mental, c’était tout bonnement de la folie furieuse. Le clavier de Roddy Bottum, la guitare de Jon Hudson, la basse (oh maman!) de Billy Gould et la batterie de Mike Puff Bordin: tout était réunis pour faire de ce show une tuerie. Ça chante en chœurs avec Mike Patton à plein poumons et ça moshe pas mal aussi, il y a même eu des bousculades mais au final, on a eu du fun!! Beaucoup de fun!! Bien qu’on ait perdu notre italien. Dès Land Of Sunshine, je savais que ce concert serait un succès. Nouveaux headbangs et bien sur, nouvelles bousculades. À croire que le metallero ibérique n’est pas très galant. À la fin de la chanson, Patton commence à aboyer et sort un truc en espagnol qui ressemblerait à « Faites lâcher les chiens! ». Moshpits en folie et moi la première à brailler les paroles de Caffeine. Durant cette chanson, on s’est même faite des copines de concerts avec mon amie, aussi fans de FNM que nous. Puis vint le tour d’Evidence (devenue pour la peine Evidencia) qui a été chantée pratiquement en espagnol, pour le plus grand bonheur des Sonispheriens.

La scène est devenue encore plus incontrôlable dès les 1ers riffs de Surprise You’re Dead! Re-moshpits (et plus de fun pour la Gonzo Dudette et ses « spanish gals »), fosse au bord de l’anarchie surtout lorsque le señor Hudson nous sort sa cavalcade de riffs et avec la foule qui reprend la chanson. Bah oui, le metalleux, surtout quand il est fa de Faith No More, connaît toutes les paroles par cœur, même les versions étrangères de ces dernières. Total Madness mais en même temps, qu’est ce que c’était chouette!! Puis s’en suit Chinese Arithmetics (annoncés par les claviers du señor Bottum) avec la désormais célèbre intro de Poker Face de Lady GaGa – j’ai eu une petite pensée à un vieil ami d’enfance à ce moment là qui est un gros fan de la Miss Germanotta. Et hop, nouveau délire du señor Patton lors de Last Cup Of Sorrow (une de mes chanson live préférée du groupe, notamment pour le son de basse mortel du señor Gould). Ça redevient le bordel au moment de Cuckoo For Caca (autre chanson live favorite mais cette fois-ci le mérite revient au señor Bordin, le fameux « Puff the drummer » cité à la fin de la chanson) et ça a été mon meilleur souvenir de moshpits parce que tout le monde se prenait dans les bras en criant « You Can’t Kill It! ». Un grand moment, en effet!!

Et à ce moment là, il est arrivé un truc incroyable, la foule s’est soudainement assagie pour lever les mains au ciel et chanter en chœur la mythique reprise des Commodores, Easy. Ce qui est marrant, c’est que c’est en écoutant la radio un soir que j’ai redécouverte cette chanson des Commodores que je connaissais bien à l’époque et je l’ai nettement préférée à la version originale. C’est quelques semaines après qu’un copain de l’époque me parlât plus en détail de Faith No More et plus de 7 ans après les faits, j’étais en Espagne pour les voir pour la deuxième fois et j’ai ressenti des frissons tout partout, en particulier lors du solo de guitare. Il y avait de quoi être aux anges et nous l’étions tous à ce moment-là. Après la grosse ballade, place à Ashes To Ashes et là, le show est redevenu ouf mental. Moins de moshs mais une grosse ambiance de fiesta malgré tout. Efficace et très catchy et une fois de plus, la foule a beaucoup participé en reprenant la chanson. Nul doute, les gars de FNM étaient ravis de voir des fans qui l’étaient autant qu’eux si ce n’est pas plus d’ailleurs.

Puis vint Midlife Crisis, moment incontournable lorsqu’on assiste à un show de Faith No More parce que ça danse, ça headbangue dans tous les sens. Comme une grosse récré en fait. La récré a été encore plus fun lorsque Sir Duke de Stevie Wonder a été joué en gimmick (lorsque nous avions eu droit au générique de la série britannique Eastenders l’an dernier à Rock en Seine, ça aurait été drôle s‘ils avaient joué Poubelle La Vie quand on y pense). Trêve de plaisanteries ou on va encore dire que je suis une sale gosse qui ne sait pas écrire des posts de qualité (EAT THIS!!) et revenons à nos moutons, enfin plutôt au Gentle Art of Making Enemies où, une fois de plus, Patton a fait son schtarbé sur scène. Ça pogotte comme des malades et bien sur, j’ai fait de même. Moshpitteuse un jour, moshpiteuse toujours!! Idem sur King For A Day, et la chanson a été dédiée « au nouveau roi d’Espagne, Carlos Puyol ». Vous imaginez le footoir que ça a été lorsque Patton l’a dit… et ça à deux jours d’une finale de Coupe du Monde dont nous connaissons tous l’issue. Ça me ferait presque regretter leur séparation à deux mois de notre Coupe du Monde, il y a 12 ans (rires). Autre chanson destinée à l’équipe d’Espagne, Be Agressive qui a aussi été repris par la foule toute entière de Getafe. Une chanson qui a dû porter bonheur à Andres Iniesta… surtout à la 116ème minute.

Et puis, VLAM Epic en pleine poire. Je crie comme une dératée « C’est ma chanson! C’est mon chanson! » dans un espagnol plus qu’approximatif et tout le monde qui crie « Woohooo » lors des 1ères notes du cultissime Epic. Ça crie, chante, danse et s’amuse en parfaite harmonie malgré quelques impolis bousculeurs mais à part ça, c’était cool. Et puis les applaudissement donnés à Roddy lors de son « solo de piano » si je puis m’exprimer ainsi. C’était beau, très beau. Et puis drôle aussi quand Patton appelle Hudson « Juan ». Un des autres moments de folie lors de ce concert, c’est durant Just A Man où Patton est devenu encore plus schtarbé et nous fait un stage diving des plus impressionnants. Il y a eu beaucoup de rires, venant de sa part aussi. Et puis le petit finish où les FNM se lâchent sur les dernières notes de Just A Man, qui était très réussi et où tout le monde avait les mains en l’air. Mais on était pas encore rassasiés. Heureusement que l’heure du rappel a sonné.

Les FNM reviennent et nous gratifie d’un « Ohé », comme à Santiago Bernabeú. Chant que tous les Sonispheriens, espagnols ou non d’ailleurs, ont repris avec ferveur. Puis vient un de mes moments préférés du concert, les Chariots de Feu (Charriots of Fire en VO, Carrios de Fuego de l‘autre côté des Pyrénées) qui précédent le sublime Stripsearch, une des plus belles chansons du groupes, tant elle est planante et les paroles magnifiques (et qui résumait un peu mon état d’esprit du moment). Gros trip là-haut dans les étoiles, bien loin des kilos de poussières que j’ai inhalé en ces 2 jours de festival (à suivre dans la 2e partie). Mais je suis vite redescendu pour la toute dernière chanson, We Care A Lot. C’est très vite redevenu le bordel mais bon, c’est pour ce genre d’ambiance que les concerts de Faith No More ont été fait. Et forcément, ça a jumpé et pas qu’un peu. Mais bon sang, qu’est ce que c’était bon. À la fin de We Care A Lot, les membres du groupes nous remercie d’être venus en nombre et a souhaité bonne chance à la Roja. « Vous devez gagner ce dimanche, vous êtes les plus forts! » dixit Patton avant de partir.

Il est temps pour moi de rejoindre les Aussies, restées en backstage, pour… vous savez quoi, mieux vaut que je ne vous dise rien d’autre sur la fin de la soirée mais ça a été, ma foi, très intéressant et très fun aussi. Tout ce que je peux dire, c’est que beaucoup de monde aurait adoré être à ma place et par respect pour eux, pas un mot sur la suite des évènements.

Je suis quand même rentrée dans ma chambre d’hôtel dans les coups de 4 heures du matin et j’étais couverte de poussière de la tête aux pieds. Et avant même que j’ai eu le temps de dire « Fuckin’ A! » (réplique culte du film « The Big Lebowski ») que j’étais déjà partie à Paradise City (là où l’herbe est verte et où les émos sont bannis).

La suite de mes aventures madrilènes dès demain dans Nessieland…

Miss Nessie.

Il y a de ces anniversaires que l’on oublie pas… sans doute parce qu’ils se rapprochent des notres. C’est surement pour cette raison que je me souviens toujours de celui de Roddy Bottum, claviériste de Faith No More, qui a fêté hier le 1er juillet ses 47 ans. Et comme on dit en Californie, « CHEERS! »

Roddy Bottum

Roswell C. Bottum III - Est. 1963

Faire une mini-bio ou un Gonzo Tribute sur l’ami Roswell Christopher Bottum III n’est pas du tout une chose facile, précisement parce que on ne sait pas où commencer…Sans doute par sa rencontre au lycée avec Billy Gould et Mike Bordin (respectivement bassiste et batteur de FAITH NO MORE, groupe qu’il rejoindra en 1981 suite au départ de Wade Worthington, le claviériste originel). Il est assez rare dans un groupe de métal, dans les années 1980 j’entends bien, d’avoir du clavier qui ne sonne pas « synthé pourri à la Europe » ou « orgue d’église catholique traditionaliste » et pourtant, c’est ce qu’a réussi jusqu’à présent à faire Mister Bottum. En même temps, il fait du piano depuis qu’il est tout petit…

De fil en aiguille, le groupe prend un peu plus d’ampleur et c’est donc en 1989 (hihihihi hahahahaha, hum désolée) avec l’album « The Real Thing » et en particulier avec la chanson « Epic« , tube parmi les tubes dans les Headbangers’ Ball, où le mélange des genres classiques et heavy metal digne de la scène de la Bay Area de San Francisco rend non seulement très bien, mais où il y a une certaine forme de magie qui se forme, je pense surtout à la fin de « Epic » avec le solo de piano… Ce genre de crossover, il n’y a que très peu de groupes qui arrivent à le faire, l’exemple le plus probant serait les Beastie Boys. Autre nouveauté apportée grâce à Roddy, l’utilisation des samples à bon escient… là, je vous ramène à l’album « Angel Dust » où on sent bien la patte de Roddy, outre le son de basse more et les performances vocales de Mike Patton.

Outre son job dans Faith No More, il a aussi son propre groupe: Imperial Teen, qu’il a fondé en 1994 avec son amie Lynn Berko, figure de proue de la scène indie de la Bay Area où il officie comme chanteur mais où il est aussi composituer et multi-instrumentaliste. Rien que ça, et pourtant Roddy Bottum considère que Imperial Teen, c’est juste un groupe de potes, sans leaders et qui joue pour le coup une sorte de power pop sucrée qui se savoure comme une barbe à papa, ou bien une pomme d’amou, c’est selon… Imperial Teen, groupe dont les mérites devraient être ventés plus souvent que ceux des bébés rockeurs français (après, ça n’engage que moi), c’est aussi le bébé de Roddy car ce groupe est fort par son identité clairement indie, un groupe de scène aussi et dont tout fan de Sonic Youth se DOIT d’aimer tant les sonorités vont de paire. C’est en gros, son coté pop qui parle, pour grossir un peu le trait, avec des relants post-punk à la The Saints (groupe punk australien des 70s connu dont sa chanson phare « I’m Stranded » a été un tube en Amérique du Nord en 1976, NDLR). Et il chante aussi en alternance avec Berko. Ils ont sorti 4 albums et le 5ème est en préparation. En Nessielandien, ça veut juste dire que je vais vous en parler très très prochainement.

Les fans de FNM comme moi, auront aussi remarqués que M. Bottum a beaucoup moins participé à l’élaboration de l’album « King For A Day, Fool For A Lifetime », il faut dire qu’il traversait une très mauvaise passe en ce temps là, pas mal de trucs horribles comme le décrochage de la drogue et la mort de son père entre autres. Mais, il s’est bien rattrapé sur « Album Of The Year » (les premières notes de Stripsearch hyper trippante, c’est bien de Roddy 😉 ) et il a aussi beaucoup participé à la réunification du groupe en 2009. Et c’est parce qu’il a beaucoup apporté dans Faith No More et qu’il est aussi super cool avec les fans (il communique souvent via Twitter (@RODDYBOTTUM) et son nouveau site web roddybottum.com qui a ouvert lundi dernier) qu’il est autant appréciés des FNMers.

Et en dehors de Faith No More et de Imperial Teen, il collabore avec pas mal de monde de la scène indie comme les L7, il y a quelques années, Hole aussi (Courtney Love est une de ses meilleures amies et fut un temps vocaliste de Faith No Man, qui devint Faith No More en 1984) ou tout récemment les Horrors et ça, c’est quand il ne compose pas des bandes originales de films comme « What Goes Up », « Adam & Steve », la série « Help Me, Help You » ou encore la série pour enfants « Fred: the Movie ».

Pour finir, je concluerais cet artrcle en revenant brièvement sur ma rencontre avec M. Bottum l’an dernier à Rock en Seine, je n’ai échangé que quelques mots avec lui mais il a été un vrai gentleman, super gentil et en plus, entre Cancers il y a forcément des atomes crochus. Je me souviens aussi de l’avoir fait rire quand je lui a dit que son anniversaire était la veille du mien et que la sorti en France de « The Real Thing » était le lendemain de ma naissance et que j’en ai conclu que c’était le destin. Excellent souvenir et encore joyeux anniversaire!!!

Miss Nessie (qui a officiellement 21 ans depuis quelques heures!!)


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