Nessieland : le blog

Archive for avril 2010

J’étais chez moi, dans ma chambre ce matin en train de paufiner mes playlists de la semaine tout en pensant au concert des 65daysofstatic de ce soir (dont le live-report en ligne dimanche ou lundi) quand je me suis souvenue que nous étions aujourd’hui le 30 avril… Pour le commun des mortels, le 30 avril c’est juste un jour comme un autre, voire pour certains le « jour de paie » mais pour moi, la Gonzo Dudette, c’est une bien triste journée car il y a 28 ans nous quittait l’un des plus grands critiques rock gonzo de l’histoire du journalisme moderne, à savoir Lester Bangs.

Lester Bangs

Leslie "Lester" Bangs (1948-1982)

Derrière ce pseudonyme hyper racoleur se cachait un homme, un touche-à-tout répondant au nom de Leslie Conway Bangs. Leslie naquit le 14 décembre 1948 à Escondido, en Californie et était à la fois  journaliste, critique musical, auteur et musicien.

Considéré comme l’un des plus grands rock critics de l’histoire, son œuvre atypique dépasse largement le cadre du rock ‘n’ roll et est souvent considérée comme une œuvre littéraire à part entière, fortement influencée par Bukowski, Burroughs et Kerouac. Le premier article de Lester Bangs fut une critique du disque Kick out the Jams du MC5 pour le compte du magazine Rolling Stone. Alors âgé de vingt ans, Lester Bangs critique l’album avec véhémence, alors que ce dernier rencontre un fort succès auprès du public et des rédactions spécialisées (il se rétractera quelques années plus tard, reconnaissant un certain talent à la formation de Détroit). Ouaip, Lester était loin d’être un ange; sans concession avec les artistes qu’il chroniquait, le bonhomme n’hésitait pas à se montrer un peu méchant.

Lester Bangs publia en tout plus de cent cinquante critiques pour Rolling Stone entre 1969 et 1973, année où il fut renvoyé pour « manque de respect envers les musiciens ». Voilà ce que ça coûte d’être intraitable. C’est alors le magazine Creem qui l’engagea et lui donna un espace de liberté où il eut tout loisir de s’exprimer à sa guise. Considérant que sa personne était aussi importante que les artistes dont il avait à parler, il n’hésitait pas à insérer dans ses textes de larges plages autobiographiques, d’où son association sinequanone et indiscutable au journalisme gonzo.

Méprisant toutes les prétentions et cultivant un goût certain pour la provocation, il éprouvait un profond dédain pour des groupes comme Led Zeppelin, qu’il n’hésita pas à qualifier de « pédales émaciées ». En revanche, il avait un profond respect pour Lou Reed. Lester Bangs inventa, développa et promut une esthétique de joyeux dédain et d’amour de ce qui pouvait passer pour du déchet. À cela il donna un nom : le punk. Pour le compte de Creem, il publia plus de cent soixante-dix comptes-rendus et soixante-dix articles (dont certains atteignaient la trentaine de pages, notamment celui sur The Clash).

Ami et collègue du maître Hunter et adepte de drogues et d’alcool, il mourut de complications respiratoires le 30 avril 1982, à l’âge de 33 ans. Nous savons aujourd’hui qu’il avait beaucoup de projets de romans, d’essais et de livres en tous genres, que sa courte vie ne lui permit pas de mener à terme. Selon sa propre expression, « le disque de rock qui a eu le plus d’importance dans sa vie » est l’album Astral Weeks, de Van Morrison

Oeuvres et biographies

Discographie

  • Lester Bangs and the Delinquents : Jook Savages on the Brazos, LP, Live Wire, 1981.
  • Birdland, With Lester Bangs, LP, Add On, 1986.
  • Lester Bangs : Let It Blurt / Live, 45t, Spy Records Ltd, 1979. (single)

Héritage laissé par Lester

  • Bangs est mentionné dans la chanson de R.E.M. It’s the End of the World as We Know It (and I Feel Fine) en 1987.
  • Bangs est également mentionné dans la chanson de Dillinger Four Our Science Is Tight.
  • Bangs est encore mentionné dans la chanson des Ramones It’s Not My Place (In the 9 to 5 World) de l’album Pleasant Dreams en 1981.
  • L’auteur de science fiction Bruce Sterling a écrit son histoire de Dori Bangs (publiée dans Asimov’s Science Fiction en 1989) en s’inspirant de Bangs (et de l’auteur de comics Dori Seda). Sterling étudie ce qu’aurait pu faire Bangs s’il avait vécu plus longtemps.
  • Bangs est interprété par Philip Seymour Hoffman dans le film autobiographique de Cameron Crowe Presque célèbre (2000), dans lequel un journaliste musical le prend comme idole.
  • Et même si on a de quoi se plaindre dans le journalisme musical vu les baltringues et autres abrutis finis que constituent la majeure partie de la grande famille des « rock critics« , en particulier en France, on peut toujours apprécier l’hyper objectivité journalistique dans le monde des magazines culturels et musicaux que fut celui du grand Lester. Repose en paix, dude…

    Miss Nessie

    ps: Toute référence à des rédacteurs des Inrocks, de Rock N’ Folk ou autre juré de télé-crochets est tout sauf fortuite. Et comme on dit par chez nous: « Straightforwardness Rocks »!! 😀

    Le label metal le plus connu et respecté au monde, Roadrunner Records, a décidé de se la jouer « The final Countdown »… Comment ça, le compte à rebours? Je m’explique : l’écurie américaine a décidé ces derniers jours de nous dévoiler, peu de temps après ce qui était, enfin je crois, les 10 meilleures chansons de Roadrunner, la liste des 10 meilleurs clips du label. Et vu les groupes qui ont été signés chez eux, il faut s’attendre à du bon et surtout du lourd…

    Comme ici à Nessieland, on est solitaire de nos amis de Roadrunner et aussi parce que le métal, c’est bien, je vous propose de faire tout comme eux le compte à rebours en partant de la 10ème à la 6ème place avant d’attaquer le top 5 dans les jours à venir.

    Le number 10 n’est autre que les Brésiliens de Sepultura et leur “Ratamahatta”, sorte de chanson alliant death metal et chant tribal typique du Brésil, et en plus, je serais à la place de Max Cavalera, je pourrais me vanter d’avoir fait un featuring avec la légende de la musique carioca à savoir Carlinhos Brown. Ce clip tout de marionettes de vaudou locales et de Playdoh en apparence, est en réalité une mini-représentation théatrale du Brésil et de sa belle jungle amazonienne. Vous avourez que c’est nettement plus Rock’n’roll que Guignol, que mes amis lyonnais me pardonnent… Pour plus de Sepultura ou encore de Roots, album dont est tiré ce clip, cliquez ici.

    Le numéro 9 est assez spécial dans le sens où des millions de fans à travers le monde ont pleuré la disparition soudaine de son frontman Peter Steele, il s’agit de Black N°1 (Little Miss Scare-All). Culte pour les fans du groupes et intéressant pour les padawans et ou non-fans du groupe, ce clip relativement sombre (en noir et blanc, centré sur la drôle de grimace de Steele avant de se projeter dans une sorte de bois où les Type O. se mettent à jouer, me faisant rappeler un vieux clip de Opeth). Ce classique de Type O fera plasir à tout le monde et pour se (re)faire un bon Type O Negative, l’album Bloody Kisses vous sera chaudement recommandé (moi je débute à peine et c’est pas mauvais du tout) et pour plus de Type O c’est par ici que ça se passe.

    Alors pour le numéro 8, je serais beaucoup plus intraitable parce que c’est un groupe que j’eusse aimé jadis (bah oui, il faut bien que mon Bescherelle me serve de temps en temps) et qui m’a profondémént deçue au fil des années, si bien qu’aujourd’hui, je ne peux plus les voir en peinture. Ouaip et le pire que ce que le peu d’estime qui me restait pour Dez Fafara (l’ex-Coal Chamber) s’est en allée lorsque j’ai entendu cette chanson lors d’une émission de radio aujourd’hui défunte (c’était la Guerilla Radio sur OuiFM). Alors parce que je suis fair-play et qu’il a été nommé, je vous mets ce  “Clouds Over California” mais c’est uniquement pour vous que je fais ça, amis lecteurs, c’est dire à quel point je vous aime… Et puis pour ceux qui eussent aimés, jetez une oreille sur The Last Kind Words et faites un tour par  pour en savoir plus.

    Numéro 7 avec nos amis de Sepultura. Encore? Eh ouais, encore!! C’est pas moi qui choisit et ça fait quand même plaisir de voir ça. Cette fois-ci, c’est une chanson un peu plus politique “Territory” qui fait d’ailleurs référence à l’occupation israélienne en Palestine. Après, je fais pas dans la politique, j’estime être trop honnête et franche pour ça mais néanmoins, il n’est pas nécessaire d’avoir sa carte d’adhérant à l’UMP pour savoir où se trouve la véritable puissance de ce titre. Et je sais par expérience, que des métalleux sarkozystes ça existe et que la plupart du temps, ils sont assez sympas. Revenons à Sepultura et ses clips toujours plus « roots » les uns que les autres, et je le dis sans mauvais jeu de mots. L’ambiance « bombes et bédouins » pour un clip de Sepultura, bah mine de rien, ça le fait quand même. Pour plus de Sepultura ou alors de Chaos A.D., mon album fétiche des thrasheux de Belo Horizonte, c’est juste ici.

    Pour finir, du moins pour l’instant, voici le numéro 6 de ce top 10 des meilleurs clips de l’écurie Roadrunner et cette chanson de Slipknot est juste ma-gni-fique. Réalisé par le percussioniste Shawn « Clown » Chahan et son pote, le réal’ Paul Brown, “Snuff” est un petit court-métrage (plus qu’un clip en tout cas), qui met en scène le frontman de l’hydre à 9 têtes, Corey Taylor luttant contre saon histoire d’amour un peu toxique (*gros soupirs*). Ce clip ne vous laissera pas indifférent, que vous soyez pro ou anti-Slipknot parce que ce clip est aussi beau que la chanson, qui est elle-même aussi belles que les paroles qui l’accompagnent. Perso, je l’aurais mis un peu plus haut dans le Top 10 mais bon, 6e c’est très bien aussi. Pour plus de Slipknot et pour les hérétiques qui osent se dirent « métalleux » sans avoir écouté la tuerie qu’est All Hope is Gone, voilà une session de rattrapage ou presque par là.

    Deuxième partie de ce Top 10 dans quelques jours, et puis pour les curieux, je vous invite à faire un tour du côté du website de Roadrunner http://www.roadrunnerrecords.com/. Un lien vers le site français de Roadrunner Records se trouve en haut à gauche, so long amis metalheads…

    Miss Nessie.

    Cette chanson est une de mes préférées de Faith No More… Chanson que j’espère entendre très bientôt lors de leur retour en Europe en juillet!!

    Faith No More - Brixton

    Faith No More à Brixton: putain 20 ans!!

    Je vous explique: « The Real Thing », l’album dont est tiré ce magnifique Zombie Eaters, est sorti en Europe le 3 juillet 1989, soit le lendemain d’un dimanche pas comme les autres qui a vu la naissance d’une future Gonzo Dudette. Cette chanson est aussi qui me caractérise le plus – ceux qui me connaissent bien comprendront pourquoi, les paroles aussi d’ailleurs – et c’est aussi une chanson ma foi idéal pour une session headbangs en folie…

    En fait, si je vous la met aujourd’hui c’est parce qu’il y a tout juste 20 ans (alors que je n’étais qu’une toute petiote cowgirl en Pampers ultra-absorbant), nos amis de Faith No More ont livrés un de leurs plus grands concerts, à savoir le Live At Brixton Academy. Concert énorme qui tourne d’ailleurs beaucoup dans mon lecteur DVD, mais ça c’est juste parce que je suis HYPER fan.

    Il faut savoir que c’est aussi dans cette même Brixton Academy (salle londonienne mythique pour tout gigeur, rockeur et/ou metalhead qui se respecte) que le tout 1er show des Faith No More réunis, pour leur Second Coming Tour qui en est à sa 2e année et qui fera d’ailleurs un tour au Sonisphere 2010 à Getafe (Espagne) dont je me ferais une grande joie de vous faire une review complète de mes merveilleuses aventures en Espagne et aussi au Dour Festival en Belgique, où il y a 80% de chances pour y assister et au Gurtenfestival en Suisse (où j’aurais adoré y aller mais je suis bien trop fauchée pour ça, ce qui est dommage…). Trève de blabla, voici la bombinette Faith No Morienne!!

    Enjoy, YOU FAT BASTAAAAAAARDS!!

    Les paroles pour faire comme au karaoké, j’ai dit « comme »:

    You’re everything
    That’s why I cling to you
    When I emerge
    My thoughts converge to you
    To you…
    The world is so small
    Compared to you
    And everybody’s wrong
    Compared to you
    To you…
    I begin to see through your eyes
    All the former mysteries are no surprise
    So now, you listen
    ’cause I’m omniscient…
    Hey look at me lady
    I’m just a little baby
    You’re lucky to have me
    I’m cute and sweet as candy
    As charming as a fable
    I’m innocent and disabled
    So hug me and kiss me
    Then wipe my butt and piss me
    I hope you never leave
    ’cause who would hear me scream?
    Nobody understands
    Except the toys in my hands
    So now you listen
    ’cause I’m omniscient
    Hey look at me lady
    I’m just a little baby
    If I smile, then you smile
    Then I’ll get mad for awhile
    I melt in your mouth
    And in your hands whenever I can
    But I really do nothing
    Except kickin’ and fussin’
    I like to make a mess
    I laugh at your distress
    I sit all day in my crib
    Absorbing all you give
    I’m helpless, I’m flawless
    I’m a machine…
    Give me, I need my toys…
    Keep me hot
    Keep me strong
    Keep me everlong
    So now you listen
    ’cause I’m omniscient

    Miss Nessie

    Lorsque j’ai vu pour la 1ère fois le trailer de « Kick Ass », les deux seuls mots qui sont sortis de ma bouche à ce moment-là étaient « Je veux !!! ». Ce qui veut dire dans ma langue qu’il faut absolument que je vois ce film. Alors j’avais déjà eu par ailleurs des échos sur ce film, en passe de devenir culte, et ces échos m’ont envie d’aller le voir au cinéma. Alors, prenant mon courage à deux mains, j’ai fait un tour du côté de la Gare de Lyon (dont une place de cinoche coûte la peau des fesses, soit dit en passant) samedi dernier et j’ai juste grave a-do-ré!!!

     

    Kick Ass

    Kick Ass... dans ta face!!

    C’est vrai qu’en même temps, qui n’a jamais secrètement rêvé d’être un super héros, qui n’a jamais joué à la Ligue des Justiciers à l’époque de la primaire (là je m’adresse aux moins de 25 ans). Bon, je suis pas geek, plutôt geek-friendly et ma super héroïne préférée, c’était Wonder Woman. Ça l’est toujours d’ailleurs. Et bien, le jeune Dave Lizewski (interprété par Aaron Johnson) a décidé de pousser le délire encore plus loin en devenant un véritable super héros, Kick Ass. Sa devise: « Je ne suis pas invisible mais je peux vous botter le cul!! »…

     

     

    Jusqu’alors, il ne cassait pas des briques mais s’en prenait plein la tronche. Jusqu’au jour, où s’en prend à un plus gros morceau et là, le buzz prend et Kick Ass devient une star malgré lui. Il sera d’ailleurs confronté à d’autres collègues (que l’on appelle dans le métier des « copycats ») dont Hit Girl (l’adorable Chloë Grace Moretz), son acolyte Big Daddy (Nicolas Cage dans toute sa splendeur et aussi sa moustache) et aussi Red Mist (sous les traits de Christopher Mintz-Plasse, mais si c’était McLovin dans « SuperGrave »). Dans sa lutte contre le crime, il tombera notamment sur le parrain de la mafia locale, Frank D’Amico (formidable Mark Strong). Et comme dirait mon père, c’est là que les emmerdes commencent… pour le plus grand bonheur des spectateurs.

    Les effets spéciaux sont certes basiques et l’histoire relève plus du teen-movie que de l’adaptation de comic (parce que Kick Ass, à la base c’est un comic américain de Mark Miller et de John Romita Jr.) mais on peut leur pardonner parce que le film est vraiment vraiment excellent. Le film part dans un délire où TOUT est au 4e dégrés: les répliques, la caractérisation des personnages (le jeune geek, la jolie fille inaccessible (interprété par Lyndsy Fonseca, vue dans How I Met Your Mother et aussi dans… Les Feux de l‘Amour), les meilleurs potes prêts à tout pour de la chair fraîche (Tamer Hassan et Clarke Duke, vu dans le désopilant Sex Drive et meilleur pote de Michael Cera, le père un peu dépassé, le grand méchant et j’en passe) et aussi dans le scénario complètement loufoque qui ferait passer Spiderman pour un vulgaire téléfilm de l’après-midi de chez M6 et la Lanterne Verte pour une asperge en slibard moule-frites. Bon, j’ai l’air d’exagérer un peu comme ça mais bon, il faut dire que le film est risible à tous les points mais sans que ça devienne une parodie grotesque, c’est juste un film hyper drôle avec un scénar’ incroyablement audacieux, des acteurs au poil et une sacrée réalisation…

    En plus, c’est cool de voir à nouveau Nicolas Cage dans un bon rôle (parce que ça n’a pas toujours été ça…) et aussi Mark Strong dans un rôle de méchant (parce que ça lui va tellement bien, bizarrement c’est dans ces moments là que je le préfère). Quant aux jeunes Johnson, Duke, Fonseca et puis surtout (mon cher et tendre) Christopher Mintz-Plasse, ils sont tous impeccables. Mais mes plus gros compliments vont à la jeune Chloë Grace Moretz qui a été – et je le dis sans prétention aucune – le rayon de soleil de ce film, comment ne pas résister à la jolie bouille de Hit Girl, l’une des super héroïnes les plus tarées de l’histoire? Elle ira loin cette petite, c’est moi qui vous le dit. D’ailleurs, amis geeks et puis les autres aussi, réjouissez-vous car un Kick Ass 2 est déjà en préparation et serait prévu pour 2012. Moi, j’attends ça avec impatience!! Woohoo!!

    Si vous avez l’occasion d’aller le voir, faites-le. Avec ses potes un week-end, pour les chanceux encore en vacances pour quelques jours comme Bibi ou alors pour se détendre un chouia avant les partiels, c’est le must. Je vous le conseille très chaudement parce que ce film mérite vraiment d’être vu, il mérite de faire un énorme carton au box-office (comme Adèle Blanc-Sec, que j’ai aussi bien aimé) et puis surtout il est juste énormissime!!! Ruez vous dans les salles, parce que la Gonzo Dudette l’a dit…

     

    Sortie le 21 avril 2010

    Note: 4,5/ 5

    Miss Nessie

    Impardonnable!!! Tant de dilettantisme, ça me met les nerfs en vrac. Et pourtant, je n’oublie JAMAIS un anniversaire. Heureusement que Twitter est là parce que sans ça, je n’aurais pas pu écrire de post sur les 47 ans du fondateur de Faith No More, Bill Gould. Et ça, ça aurait été moche. Très moche…

    Billy Gould

    Happy belated birthday, fucker!!

    Bill Gould, né William David Gould le 24 Avril 24 1963 à L.A., Californie est donc, comme je vous l’ai déjà dit bassiste et fondateur du groupe Faith No More et ce, depuis 1981. Il est aussi producteur et a crée son propre label Koolarrow Records en 1997, dont la majeure partie de ses groupes sont en spanglish (langue que je maîtrise à la perfection à défaut de le faire en véritable espagnol mais là, je digresse…)

    Tout commença pour lui, enfin si on peut dire, au lycée (plus précisément le Loyola High School, à Los Angeles) où il commença à jouer de la basse et où il rencontra son acolyte, le claviériste Roddy Bottum. Quelques années plus tard, il déménage à San Francisco et ce sera accompagné de Mike Bordin, batteur dreadlocké de son état et de Jim Martin, futur ex-gratteux du groupe qu’ils monteront petit à petit Faith No Man, qui deviendra Faith No More en 1983 après avoir vu défiler plusieurs vocalistes… Inutile de vous dire l’influence grandissant du bassiste au sein du groupe et ni de refaire l’historique du groupe que j’ai déjà maintes fois raconté. Elément notable: Mr. Gould a d’ailleurs produit le dernier album studio de FNM « Album Of The Year », datant de 1997 et qu’il continue toujours à produire via son label.

    Fortement apprécié par ses pairs et ses fans, il est cependant resté très actif dans le milieu punk, rock et métal après la dissolution, plus ou moins tragique, de Faith No More en 1998. Il y a eu le mythique groupe mexicain Brujeria (dont il produira un des albums « Brujerizmo » et où il officia longtemps à la basse et la guitare), il a aussi eu Harmful (groupe qu’il a rejoint en 2007) et puis aussi Fear Factory (raaaah que de bons souvenirs, Fear Fac’!!) et sans oublier (sinon, je me ferais taper sur les doigts) Jello Biafra & The Guantanamo School Of Medicine. Et je ne cite que les connus…

    Ah oui, avant que j’oublie, il faut aussi que je précise qu’à l’instar des membres de Faith No More,  Bill Gould est aussi extrêmement cool avec les fans qu’il rencontrent (et je sais de quoi je parle) et communiquent beaucoup avec eux via Twitter ou les quelques communautés de fans sur Facebook, donc la FNM French Community – dont la responsable n’est autre que votre dévouée Gonzo Dudette. Et comme on dit chez nous, joyeux anniversaire Bill!!

    Plus d’infos sur www.koolarrow.com ou encore sur leur MySpace.

    Miss Nessie

    Alors j’avais le choix comme article entre Christine Ockrent, Micheal Moore  et John Cena. Bon, j’ai rien contre eux mais bon, on ne peut pas vraiment dire d’eux qu’ils sont gonzo. En revanche, je me suis souvenu de l’anniversaire d’Iggy Pop (il a eu 62 ans ce mercredi) alors pourquoi pas l’Iguane…? 🙂 

    Iggy Pop

    Iggy Pop, 62 ans et toujours barré

    C’est le 21 avril 1947 que naît Iggy Pop, de son vrai nom James Newell Osterberg, à Muskegon dans le Michigan, aux États-Unis. Il est élevé à une cinquantaine de kilomètres de Detroit et plus précisément dans une caravane ! Sa famille, établie dans la petite ville de Ypsilanti, en banlieue d’Ann Arbor, est constituée d’un père suédois d’adoption mais d’origine irlandaise et d’une mère scandinave.

    L’Iguane

    Féru de rock assez violent, Iggy Pop débute sa carrière au sein d’un petit groupe, The Iguanas, au début des années 60, ce qui explique qu’on le surnommera plus tard « l’iguane »… Chanteur et batteur, il forme ensuite The Prime Movers en 1965, juste après avoir obtenu son diplôme d’école secondaire. Cela marque aussi la fin de ses études puisqu’il part dans la foulée pour Chicago. Il espère y jouer de la batterie aux côtés des plus grands bluesmen.

    The Stooges

    Une aventure qui tourne court cependant car notre homme a un goût immodéré pour le rock. Il retrouve un copain d’école, Ron Asheton et, avec le frère de ce dernier, Scott, et Dave Alexander, forme The Psychedelic Stooges en 1967. Un groupe de fous furieux qui se cherche un style avec des barils d’huile et des aspirateurs (!) avant de se rabattre plus logiquement sur les traditionnelles guitares, basses, batteries… Devenu The Stooges, la formation se forge une solide réputation en même temps qu’Iggy Pop (qui adopte ce surnom à ce moment précis) devient une vraie bête de scène ! Leurs concerts déchaînent à tel point les passions qu’un premier album éponyme sort en 1969, suivi d’un second, Funhouse, en 1970. Ce ne sont pas d’immenses succès commerciaux mais ce sont les vrais précurseurs du punk rock !

    David Bowie

    Iggy Pop, en proie avec la drogue, décide de dissoudre The Stooges dans l’année mais c’est un fan qui va les relancer ! Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de David Bowie… Celui-ci arrive à les convaincre de se reformer et ils publient Raw Power en 1973. Mais le résultat des ventes n’est pas probant. Chacun replonge dans ses fâcheuses manies et la séparation, définitive, intervient en 1974. Iggy Pop retombe dans ses vieux démons, erre dans les rues d’Hollywood, tente sans succès de collaborer avec Ray Manzarek (The Doors) puis part se faire soigner dans un hôpital psychiatrique… C’est là que Bowie lui rend visite et lui propose de partir avec lui sur la tournée Station To Station.

    Le contact est tellement bon que les deux compères s’établissent à Berlin en 1976 et David de prendre en main la carrière de son pote. Il le fait ainsi travailler sur les albums The Idiot et Lust For Life, en tête des charts américains en 1977. Iggy Pop obtient enfin la reconnaissance au moment où le punk connaît son heure de gloire.

    Blah Blah Blah

    Iggy Pop part en tournée avec « Ziggy Bowie » pour l’accompagner aux claviers, ce qui est perceptible dans l’album live TV Eye en 1978, puis décide enfin de voler de ses propres ailes. C’est ainsi qu’il publie quatre albums, un par an, entre 1979 et 1982 ! Dans l’ordre, New Values, Soldier, Party et Zombie Birdhouse. La sortie de ce dernier coïncide avec la parution d’une autobiographie, « I Need More », dans laquelle il évoque son passé pas toujours glorieux. Après Zombie Birdhouse, Iggy Pop revient à ses premières amours et renoue avec son producteur préféré, David Bowie. Celui-ci sort d’un succès mondial sans précédent grâce à Let’s Dance et lui donne un nouveau coup de main pour l’album Blah Blah Blah. Il sort en 1986 et c’est un triomphe avec, entre autres, les singles Real Wild Child et Cry For Love. Les États-Unis découvrent enfin l’un des leurs.

    Arizona Dream

    En 1988, paraît Instinct dans lequel on relève la guitare de Steve Jones des Sex Pistols, puis c’est Brick By Brick, en 1990, qui comprend notamment un duo avec Kate Pierson des B52’s (Candy).

    Iggy Pop est devenu un modèle pour toute une génération et on le voit au cinéma dans « Cry Babies » de John Waters. Il publie l’excellent American Caesar en 1993 et, trois ans plus tard, Naughty Little Doggie. C’est également dans le milieu des années 90 que l’on découvre In The Death Car [de loin celle que je préfère de Iggy Pop], tiré de la bande originale du film Arizona Dream. Nouveau tube mondial. Le cinéma est d’ailleurs un fidèle allié de Iggy Pop puisque l’on peut entendre le fameux Lust For Life dans le film Trainspotting en 1996 et que l’artiste apparaît dans Cry-Baby, Dead Man ou The Crow II: City Of Angels au cours de la décennie. On le voit aussi de façon récurrente dans une série télévisée outre-Atlantique, The Adventures of Pete & Pete. Il a aussi signé en 1998 le générique du dessin-animé culte  Les Zinzins de l’Espace qui a bercé toute mon enfance et mon adolescence…

    Skull Ring

    En 1999, paraît une compilation de ballades enregistrée avec le trio jazz Medeski, Martin & Wood (Avenue B) tandis qu’Iggy Pop est la vedette de l’émission « Behind The Music » de la chaîne VH1. Il revient dans les bacs en 2001 avec l’album Beat Em Up. Deux ans plus tard, c’est la reformation tant attendue des Stooges qui collaborent à son album Skull Ring avec Mike Watt en lieu et place du regretté Dave Alexander. Sum 41 et  Peaches sont aussi crédités. Iggy Pop a définitivement gagné sa place au Panthéon du rock. Un poil « barge » mais tellement indispensable…

    (source: ramdam.fr)

    Miss Nessie

    C’est avec stupéfaction et aussi un peu d’énervement que j’ai reçu hier un mail de Hole qui annonce à ses fans que « ses concerts en dehors du Royaume-Uni sont d’ores et déjà reportés. »

    Hole

    Hole à Paris, pas pour tout de suite...

    Alors, on ne sait pas si c’est une affaire foireuse de promoteurs, de volcan islandais ou alors un caprice de Courtney (et pourtant je l’adore Ms Love…), mais ce qui est sûr c’est qu’on ne sait pas à quand (tout sauf début juillet sauf pour le 2 *croise les doigts*) et que les autres shows aux USA et donc, en Angleterre seront assurés. Et comme dirait l’autre, « fait chier!!! »

    Ce qui est vraiment dommage car le concert de Paris était presque sold-out et que justement son dernier album, Nobody’s Daughter, doit sortir ce lundi dans les bacs (une chronique lui sera d’ailleurs entièrement consacrée ce mardi!!)

    Plus d’infos, quand j’en aurais, c’est promis… 😉

    Miss Nessie

    Une petite vidéo bien sympa trouvée sur YouTube grâce à nos amis chiliens de Patton Archivo (eh oui, c’est en espagnol mais ça ne peut pas vous faire de mal et en plus, c’est un excellent blog sur l’ami Mike Patton ainsi que sa multitude de projets, solos ou non d’ailleurs) où des marionnettes, les fameux Zig & Zag – muppets que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaître – qui reprennent le cultissime Epic  de Faith No More déguisés en Elvis et chantant comme ce dernier.

    Zig & Zag

    Zig & Zag

    Le fond vert avec des images qui défilent apportent aussi à cette vidéo une toute  petiote touche kitsch et qui aussi, aux yeux de certains fans comme moi, peut aussi être vu comme un hommage à un autre clip de Faith No More, Everything’s Ruined dont le fond est également en ford vert… Il ne m’en fallait pas plus pour publier cette merveille, attention grand moment de télévision…

    Miss Nessie

    P.S.: Je m’étais promise de pas la faire mais tant pis « Master of Puppets I’m pulling your striiiiiiings / twisting your mind and smashing your dreaaaams / blinded by me, you can’t see a thiiiiiing / just call my name, `cause I’ll hear you screeeeeaaaam / Masteeeer… Masteeeeer… » !!

    MOPA

    My Own Private Alaska en tournée

    Petit statement de la part de nos amis toulousains de My Own Private Alaska qui seront en tournée du 12 au 22 Mai en France. Ce jeune combo viendra d’ailleurs près de chez vous pour défendre leur dernier album, le très très bon « AMEN » (déjà dans le bacs et bientôt dans votre iPod, j’espère) et courez les voir parce qu’ils en valent vraiment le coup… le 12 Mai avec Manimal, Magyar Posse et Naive @ Le Bikini pour le Vendetta Festival de TOULOUSE (31)

    • le 13Mai avec Magyar Posse @ L’Echonova de VANNES (56)
    • le 14 Mai avec Magyar Posse @ La Grange à Musique de CREIL (60)
    • le 15 Mai avec Magyar Posse et Kwoon @ l’EMB de SANNOIS (95)
    • le 16 Mai avec Magyar Posse @ Nouveau Casino de PARIS (75)
    • le 17 Mai avec Magyar Posse @ Le FerrailleurNANTES (44)
    • le 19 Mai avec Magyar Posse @ Les Trinitaires de METZ (57)
    • le 20 Mai avec Magyar Posse @ Le Clacson de LYON (69)
    • le 21 Mai avec Magyar Posse @ La Cartonnerie REIMS (51)
    • le 22 Mai avec Magyar Posse @ L’Aeronef de LILLE (59)

    Pour les plus chanceux et les plus téméraires d’entre vous, ami(e)s lecteurs (-trices), je vous donne donc RDV à Sannois 😉

    Miss Nessie

    Il fait beau, c’est le printemps, les oiseaux chantent et pour une raison qui m’échappe encore, c’est quand je suis de bonne humeur que j’aime tout particulièrement écouter du Soundgarden… ça et aussi parce que les concerts que les fraîchement reformés ch’tis gars de Seattle dans leur ville natale est tout bonnement IN-CROY-ABLE et je dis pas ça parce que je fus, jadis, une des plus jeunes fans de la bande à Chris Cornell – depuis 1993 et je n’avais même pas encore 4 ans, j’ai des témoins qui peuvent le prouver!!

    Soundgarden

    Soundgarden is back!!

    Et pour fêter en grande pompe le grand retour de Soundgarden, tout en souhaitant très vivement (pour ne pas dire en suppliant et me mettant à genoux) une venue prochaine de Soundgarden en Europe (et croyez-moi, on est un bon million à le souhaiter cette tournée européenne) ou même à Paris, ville où réside d’ailleurs le père Cornell avec sa petite famille. Voici pour vous, non pas une mais DEUX vidéos de l’une de mes chansons préférées du groupe, à savoir Slaves and Bulldozers, qui est à mon sens la chanson la plus heavy metal de Soundgarden… Go on, boys!!

    Ça c’est la version originale, tirée de l’album BadMotorFinger (1993) 🙂

    Et ça c’est la version 2010 au Showbox de Seattle, WA (il y a tout juste une semaine), enjoy!! 😉

    Miss Nessie


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