Nessieland : le blog

Daniel Merriweather

Posted on: 09/28/2009

Ici à Nessieland, on ADORE les découvertes. On les adore encore plus quand ils étaient méconnus du public lorsqu’on les a découvert. Et après en avoir parlé lors de notre précédente session australienne, nous allons vous évoquer plus en détail un artiste comme on les surkiffe, Daniel Merriweather.

Daniel Merriweather, la soul à laustralienne

Daniel Merriweather, la soul à l'australienne

Nous sommes en 2007.

L’album « Version » du producteur anglais Mark Ronson et le single tiré de cet album, ‘Stop Me’ avec Daniel Merriweather font tout deux un carton en Europe et aux États-Unis. ’Stop Me (If You Think You’ve Heard This One Before)’ est en réalité une reprise des Smiths (l‘ancien groupe de Morrissey) et Ronson l’a bien mis en valeur, notamment grâce à la voix soul du bel Australien. Cette année, il nous revient avec un nouvel album « Love & War », un album que l’on pourrait qualifier de « Folk-soul positive », bourrée de tubes et de belles surprises. Si vous avez encore des doutes sur ce que je dis, prenez garde parce que dans les années 2010, il faudrait compter avec lui…

« Love & War », c’est un peu la collision entre deux mondes, celui de la Grosse Pomme où se mêlent lumières et rêves et celui de la ville de son cœur, Melbourne, où il est né il y a 26 ans. Daniel Paul Merriweather, de son vrai nom, n’a effectivement pas oublié ses origines modestes. Ce fils d’enseignants, qui a grandi dans un quartier populaire à l’est de Melbourne, est ce qu’on pourrrait appeler un autodidacte, que je m’explique. Tombé dans la musique depuis tout petit, il apprend à l’âge de 4 ans à jouer du violon selon la méthode Suzuki (c’est-à-dire grâce à l’oreille sans lire la musique) et se révèlera doué tout comme au chant. Ce fan de hip-hop et de r&b est aussi un très grand admirateur de chanteurs tels que Thom Yorke, Jeff Buckley ou encore Otis Redding, rien que ça.

Merriweather est aussi sait aussi faire preuve de beaucoup de philosophie, comprendre ce qui se passe autour de nous (fait de pus en plus rare dans le monde de la musique à mon grand regret) mais l’âge ingrat l’a rendu instable et livré à lui-même. Il évite de justesse la case prison mais abandonnera très vite le chemin de l’école. Il avouera avoir bosser dans un KFC pendant deux mois avant de jouer dans les rues de Melbourne pour une poignée de dollars australiens mais surtout, soyons honnêtes, pour le plaisir.

À la vingtaine, le jeune Daniel avait beau intéresser l’industrie du disque kiwi, il ne fut pas à l’abri des problèmes : 1er album qui se termine en projet mort-né, pépins de santé dus à un polype sur les cordes vocales… Malgré tout cela, et l’aide précieuse de Mark Ronson qui deviendra en plus de son producteur, son ami et acolyte, les Version Players (le groupe de Ronson, qui l’accompagnera sur l’album « Versions » sorti en 2007) feront une tournée en 2004 puis en 2007. Bon, il y a quand même eu d’autres collaborations depuis comme « City Rules » avec le MC New-Yorkais Saigon entre autres.

En juin 2009, Daniel Merriweather sort donc son joli méfait, toujours produit par le père Ronson et les Dap Kings, et a eu un grand succès outre manche – classé numéro 2 des Charts de la Perfide Albion – mais aussi en France où il a caracolé dans le top 10 des albums cet été. Le 1er single « Change » est une véritable bouffée d’air frais, tant sa positivité et le timbre de voix de Merriweather y sont impressionnantes. Les titres « Cigarettes », « Down And Out In New York City » (ode à sa ville d’adoption, dans laquelle il réside depuis 3 ans maintenant), « You Don’t Know What Love Is » ou encore le magnifique duo avec la chanteuse Adele « Water And A Flame », sont aussi à conseiller très vivement sur cette galette.

Humilité, passion, maturité et philosophie, c’est ainsi que l’on pourrait qualifier l’œuvre et le personnage de Daniel Merriweather. Cette valeur montante de la soul, à l’instar d’un Ray LaMontagne ou encore d’un feu Jeff Buckley en son temps, n’est à manquer sous aucun prétexte. Et croyez-moi, on est pas forcé d’être un fan des Boys II Men ou de D’Angelo pour voir le talent où il se trouve. En tout cas, je suis déjà fan !!

Miss Nessie

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