Nessieland : le blog

Then We Came To The End

Posted on: 09/02/2009

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J’entends dire depuis quelques mois que c’est la crise. Crise financière, crise économique, crise du pouvoir d’achat, crise diplomatique, crise du chômage, crise climatique, crise sanitaire, crise écologique, crise du disque, crise du cinéma, crise de foie, crise de larmes, crise de nerfs, crises d’angoisse, crise d’insomnie, crise identitaire, crise de la trentaine, quarantaine, cinquantaine…

On vous crise avec le stress, euh… on nous stresse avec ces crises mixées à toutes les sauces. Alors pour y remédier, je vous propose de prendre une bonne inspiration et de vous relaxer avec un bon bouquin. Et j’ai un livre idéal pour vous aider à vous détendre pendant une pause, lors d’une réunion qui n’en finit pas, un cours un peu trop soporifique ou entre deux stations de métro quand celui-ci tombe en rade, surtout dans Paris.

Non, ce n’est pas une histoire epic épique d’heroic fantasy ou un énième torchon à l’eau de rose de chez Harlequin, mais celle d’une boîte qui court à sa perte… Qu’il y a-t-il de dépaysant dedans ? Eh bien, ce que je vais m’empresser de vous dire.

L’histoire de « Then We Came To The End » (disponible en version française sous le nom de « Open Space ») se déroule donc dans le Quartier d’Affaires de Chicago à l‘aube de l‘an 2000, où l’agence de publicité dirigée par une main de maître par la redoutable Lynn Mason connaît une grave crise sans précédent. La fin de toute une époque où les créatifs gagnaient des millions pour vous vendre du rêve, des bagels gratuits pour tous et des montagnes de concepts empilés sur les boxes de ces grands bureaux en open space…

Et les employés de cette agence vont vivre la plus grande peur de leurs vies : qui sera le prochain à partir ? Il faut aussi dire qu’elle ne manque pas de ressources, entre Chris Yop (le fanatique des chaises ergonomiques), Carl Garbedian (qui vole les médocs de ses collègues), Tom Mota (toujours à deux doigts de péter une durite), Marcia Dwyer (la langue de vipère à la coupe rétro ridicule), Jim Jackers (le souffre-douleur de la boîte), Benny Shassburger (le boute en train de la boîte), Karen Woo (la peste ambitieuse intégrale) et Joe Pope (le supérieur hiérarchique dont personne ne sait rien sur lui). Sans oublier la boss Lynn Mason, qui cache à toute l’équipe qu’elle souffre d’un cancer du sein.

Ce qui est fascinant dans Then We Came To The End, c’est de voir tout ce que la mauvaise troupe est prête à faire pour éviter de « marcher à l’espagnole vers le bout du couloir » (petite référence au bouquin et à une chanson de Tom Waits, « Walking Spanish ») mais surtout avec quel sérieux ils arrivent à se retrouver dans des situations plus que cocasses, voire même vraiment hilarantes.

Sans vous raconter la fin, je peux vous assurer que l’on se retrouve tous dans au moins un des personnages de ce livre à un moment ou à un autre car si leur métier et leurs caractères les en empêchent, ils restent (ou deviennent, c’est selon) malgré tout humains. C’est en gros la plus belle leçon qu’on pourrait en tirer bien que, étonnement, ce livre n’a pas vraiment de morale.

En effet, l’auteur (Joshua Ferris, publicitaire et écrivain, né en 1974 et originaire de Chicago) nous montre simplement que cette vie, décrite dans ce roman fictif- mais qui serait vraiment parfait pour une adaptation en série grâce à ses petites histoires dans l‘histoire -, elle pourrait être la nôtre, la vôtre, la mienne, celle de n’importe qui en soi.

Et pour les littéraires les plus sceptiques, sachez que ce 1er roman (publié dans le Sunday Times et sélectionné pour le titre de « meilleur premier roman » du Guardian, rien que ça) et qu’il a été accueilli lors de sa sortie en 2007 par une pluie de critiques dithyrambiques et conquis par l’univers décalé de cette boîte de pub et de ses cadres sup’ de l’Illinois, plus américains que tous les George W. « Bretzel » Bush du monde. En V.O ou en V.F, Then We Came To The End est un petit bijou de littérature, facile à lire et tordant à souhait. Courez vite vous le procurer, c’est satisfait ou remboursé !! Non, plus sérieusement, je suis sûre que vous allez l’adorer…

Miss Nessie.

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2 Réponses to "Then We Came To The End"

Bonjour! Je suis americaine mais je voudrais bien acheter ce livre en version francaise pour un ami mais je ne le peux pas trouver.

Bonjour!! J’ai acheté la version française de Then We Came To The End (en VF ça donne « Open Space ») dans une Fnac à St Lazare, je pense que tu pourras en trouver quelques exemplaires… 🙂

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