Nessieland : le blog

Le rock australien

Posted on: 09/02/2009

Pour ceux qui veulent réduire l’Australie au pays de Kangourous et compagnie, veuillez s’il vous plaît passer votre chemin. Car ce pays continent a le mérite d’être à l’origine de véritables pépites cinématographiques et musicales ces trente dernières années : oui, l’Australie est un pays aussi éclectique qu’électrique. Et comment parler d’électricité et surtout d’Australie sans évoquer les ô combien mythiques AC/DC…

Et bien que la joyeuse bande à Angus Young a révolutionné le hard rock dans le monde entier avec le succès que l‘on connaît, ils ne sont pas seuls à faire grandir et évoluer la scène rock australienne qui est, ma foi, très riche en surprises. Il y en a-t-il vraiment pour tous les goûts, me direz-vous ? Oui, oui et trois fois oui. Mais d’abord petit passage en revue de ce qu l’on appelle « the Oz Rock ».

Le rock australien a fait ses débuts, tout comme leurs comparses britanniques et américains dans les années 1950-60, puisant ses inspirations dans ses origines diverses et variées (européennes, américaines mais aussi africaines). À cette époque, les dignes représentants de la scène pop et rock kaki s’appelaient Billy Thorpe, The Thunderbirds, Johnny O’Keefe ou encore The Shadows, groupe culte de l’époque de surfeurs zicos connu pour être celui du guitariste Hank Marvin, véritable icône en Australie.

La renommée internationale pour la scène musicale australienne viendra avec The Easybeats, The Wild Cherries et The Bee Gees (si si, ils sont bien australiens) qui firent un carton dans le monde entier. Dès lors, une pléiade de groupes firent leur entrée dans la grande famille du rock, avec plus ou moins de succès entre 1964 et la fin des 70’s, comme les Masters Apprentices, The Saints, The Loved Ones, Normie Rowe, Ray Colombus & The Invaders, The Dingoes, Coloured Balls, The Angels, Rose Tattoo, The Saints, Cold Chisel, Sebastian Hardie Band pour ne citer qu’eux.

Et puis, un jour, une bande de gamins bien tarés de Sydney décident de nous montrer ce que c’est que le vrai rock’n’roll. Je veux bien entendu parler du groupe AC/DC sans qui des générations de rockeurs n’auraient (sans doute) jamais vu le jour. Car le symbole même de cette Oz Rock est représenté par son charismatique leader, le guitariste au look d’écolier feu follet Angus Young. Fort du succès de leurs précédents méfaits, « Highway to Hell » devient un album mythique, pas seulement par les chansons qui englobent cette album mais aussi parce que cet album (qui les a fait décoller dans le monde entier) fut aussi le dernier de son talentueux chanteur Bon Scott, mort étouffé par son vomi après une nuit trop arrosée durant leur tournée en 1980. Ce sera Brian Johnson qui le remplacera au pied levé et avec qui ils sortiront leurs albums cultes « Back In Black », « You Shook Me All Night Long » (le 2e album le plus vendu du monde avec Thriller de Michael Jackson), « Thunderstruck » ou encore leur dernier méfait « Black Ice », sorti en septembre 2008, et qui s’est très bien vendu en Europe.

D’autres groupes cultes comme Little River Band, Radio Birdman (groupe punk rock assez mainstream), Midnight Oil (groupe culte des 80’s dont le chanteur Peter Garrett est désormais ministre de l’écologie du gouvernement de Kevin Rudd, le chef de la diplomatie australienne) ou encore Dead Can Dance ont enflammé la scène indie rock mondiale. Mais l’indie rock sans évoquer le légendaire Nick Cave (qui se fit connaître avec les Bad Seeds, Dead Can Dance justement entre autres collaborations dont une ballade avec Kylie Minogue en 1994 « Where The Wild Roses Grow » ) et le groupe mondialement connu INXS serait du blasphème. INXS, groupe à groupies des années 1980-90, se fit connaître en 1982 avec « Original Sin » en Europe et aux States.

C’est après le succès de l’album « The Swing » en 1984 et le carton planétaire qui a suivi avec son successeur « Kick » en 1987 que la bande de Michael Hutchence, aussi bon chanteur que charmant jeune homme, se lança dans la croisade de ce qu’il restera un des rares groupes des 80’s à ne pas sombrer dans le ridicule kitsch de l’époque. Hélas, malgré de très bonnes ventes et un succès international non négligeable, Hutchence devient dépressif et meurt par pendaison le 22 novembre 1997. Sa mort soudaine a bouleversé l’Australie qui lui rend hommage lors d’un concert géant en 1999, où l’on pouvait compter sur une foule de grosses stars australiennes les sœurs Minogue (Kylie et Dannii), Bono qui lui écrira une chanson et Terrence Trent d’Arby, tous deux proches de Hutchence.

On peut aussi évoquer la période alternative rock et metal australienne avec des groupes tels que GANGgajang, Silverchair (groupe grunge culte), Scatterbrain (groupe d‘alternative rock bien barrés), Killing Heidi, Baby Animals (dont la chanteuse très culottée me fait souvent penser à Katie Jane Garside et parfois même à Courtney Love), de Jet (cultisme groupe des années 2000), d’Airbourne (qui seront cultes dans les années 2010, j’en suis sûre), The Vines, The Berzerker, Pendulum, Regurgitor, The Amenta ou John Butler Trio (responsables du tube « Zebra » en 2004). Dans un style moins rentre-dedans, il y a aussi les sœurs Minogue (reines du dancefloor), Daniel Merriweather (plus orienté soul), Sam Sparro (carrément électro) ou encore l’excellente Sia Furler (chanteuse notamment de Zero 7, groupe britannique lounge pop mais en solo aussi).

Certes, je ne vous vous parle que du meilleur mais l’Australie nous a aussi gratifié du pire…, il y a quelques années nous avons eu droit aux Savage Garden (soupe popisante pour jeunes de la « Generation X » des 90‘s), Swirl (une mauvaise blague shoegazing), les Bee Gees (parce qu’ils ne faut pas déconner non plus), The Waifs (du Mudhoney mais en moins supportables), Frank Bennett (un Paul Anka plus jeune), Tina Arena et The Veronicas (sorte de jumelles Olsen façon poupées rock pour ados en fleurs).

Et le rock aborigène dans tout ça ? Ne vous en faites pas, les Didjeridoos sont dans la place avec des groupes world très intéressants comme No Fixed Address, Yothu Yindi ou la chanteuse world Christine Anu.

Voilà un petit tour d’horizon sur ces artistes australiens qui vous donneront envie – du moins, je l’espère – de vous intéresser à eux… et comme on dit là bas « It’s a long way to the top (if you wanna rock’n’roll) »…

Miss Nessie.

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